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Vendredi 31 juillet 2026

Beaucoup de polémiques idéologiques et politiques tournent autour de la notion de "propriété" : propriété privée ou publique, personnelle ou collective, ... propriété d'un objet, propriété d'une idée ou d'une information, ... propriété de son temps et de sa vie ...

De plus, il faut distinguer propriété et usage : on peut être, par exemple, propriétaire d'un chemin, mais avoir l'obligation de concéder un droit de passage à tous ou à certains.

La propriété est presque toujours le résultat d'un échange contre autre chose dont on est déjà propriétaire : de l'argent, du travail, des objets, des informations, ...

Mais si l'on remonte ces processus d'échanges, la propriété de quelque chose appartient à celui qui l'a lui-même créée. De manière générale, la propriété de quoique ce soit nait toujours de la valeur d'utilité ou d'enchantement, engendrée par l'activité de son (ses) producteur(s)/inventeur(s). 

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 Du journal suisse NZZ de Zurich (extrait) traduit par mon ami Jak : 

"Les Juifs d’Europe ne sont pas en sécurité

 L’antisémitisme est de retour. Pourtant, le souvenir de la Shoah devrait conduire à ce qu’une protection permanente des Juifs ne soit plus nécessaire. Par Richard C. Schneider

 La nouvelle aurait dû ébranler toute l’Europe. À Sarcelles, une commune de la banlieue parisienne comptant une importante communauté juive, près de trois cents personnes ont été évacuées après la découverte, à proximité d’une synagogue, d’un véhicule suspect contenant une arme de guerre. Les enquêteurs soupçonnaient la préparation d’un attentat. Les personnes concernées ont été mises en sécurité, l’attaque n’a finalement pas eu lieu. Pourtant, quelques heures seulement plus tard, cette information avait pratiquement disparu des gros titres.

    C’est précisément cela qui est remarquable. Il y a dix ou vingt ans, un tel événement aurait provoqué une onde de choc politique. Aujourd’hui, une telle nouvelle suscite à peine davantage qu’un léger malaise. Quelque chose s’est presque imperceptiblement déplacé. L’antisémitisme est revenu avec une intensité inquiétante. Mais l’Europe s’est-elle déjà habituée aux conditions dans lesquelles la vie juive est désormais contrainte de se dérouler ?

     Quiconque se promène aujourd’hui à Paris, Bruxelles, Londres ou Berlin remarque à peine les véhicules de police stationnés devant les synagogues. Les policiers armés, les barrières de sécurité et les sas de contrôle font désormais partie du paysage urbain. Pour la plupart des passants, ces signes visibles du danger sont devenus un élément ordinaire du décor. C’est là que réside le véritable problème : l’état d’exception n’est plus perçu comme une exception.

Une situation paradoxale

 Il serait faux d’affirmer que l’Europe ne fait rien. Les services de sécurité de nombreux États travaillent avec professionnalisme et déjouent régulièrement des attentats. Les gouvernements et d’autres institutions ont nommé des responsables chargés de la lutte contre l’antisémitisme, créé des programmes de prévention et investi des moyens considérables dans la protection des institutions juives. Les responsables politiques visitent régulièrement les communautés juives, évoquent la responsabilité historique de leurs pays et expriment leur solidarité. Il faut reconnaître ces efforts, car sans eux, la vie juive serait aujourd’hui bien davantage menacée dans de nombreux pays européens.

   Et pourtant demeure un sentiment de malaise, né d’une situation paradoxale : les dispositifs de sécurité fonctionnent, mais c’est précisément pour cette raison qu’ils ne sont presque plus remarqués. On a l’impression que le problème est sous contrôle. En réalité, seules ses manifestations visibles sont gérées ; la haine, elle, ne disparaît pas. Les démocraties européennes échouent lorsqu’il s’agit de retrouver une véritable normalité.

   À quoi ressemblerait cette normalité ? C’est très simple : les Juifs pourraient se rendre à la synagogue sans qu’une unité lourdement armée ne monte la garde devant la porte. Les parents juifs pourraient conduire leurs enfants à l’école sans avoir constamment à penser aux mesures de sécurité. La présence de policiers armés devant un lieu de culte serait alors perçue comme le signe évident qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans la société.

   L’habitude de vivre dans cet état d’exception s’installe insidieusement. Ce qui choquait hier paraît normal aujourd’hui. La première voiture de police devant une synagogue attirait l’attention ; la centième passe presque inaperçue. Il s’agit d’un mécanisme psychologique bien connu dans les situations de crise : les êtres humains ne peuvent vivre durablement en état d’alerte permanente. Ils développent des routines pour s’adapter à l’exception. Cela rend certes les sociétés plus résilientes. Mais cela comporte aussi un danger : l’état d’exception n’est plus seulement supporté ; il finit par être accepté."

 L'analyse est pertinente : la haine est devenue "normale" et "acceptable" puisqu'elle est (presque) "sous contrôle". Mais l'article omet de dire que la grande majorité de ces agressions et attentats sont le fait d'islamistes (je dis bien "islamistes" et non pas "musulmans") fanatisés et aux ordres d'une idéologie antisémite alimentée par l'Iran et ses complices, d'une part, et par l'extrême-gauche (LFI), d'autre part, et tout cela pour la plus grande joie de la Russie de Poutine.

 

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