Expertise & Prospective dans le monde réel

Vendredi 06 mars 2026

On pourra dire qu'une idée est vérace (et non pas "vraie" au sens absolu) si sa représentation et/ou sa modélisation dans un langage humain correspond le plus parfaitement possible à la perception (accumulée par le passé dans la mémoire ou saisie dans le présent par les sens) que l'on a de l'évènement, de l'objet, du processus, de la personne, etc ... que l'idée veut décrire.

 La perception, la représentation ou la modélisation que la pensée élabore, sont soumises à tous les biais cognitifs inhérents au fonctionnement du mental humain. 

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 Il n'existe que deux travaux intellectuels réels : la science et la philosophie (au sens métaphysique).

La science part des faits avérés venant de l'expérience et remonte ensuite vers les principes de cohérence globaux (de l'atome vers le Divin), alors que la philosophie part des principes de cohérence globaux venant de l'intuition et redescend ensuite vers les faits constatables dans l'expérience (du Divin vers l'atome).

Science et philosophie se complètent donc et constituent les deux faces de la même activité intellectuelle.

Parallèlement, il existe toute une panoplie d'études techniques ou technologiques plus spécialisées qui s'appuient sur les résultats fondamentaux de la science et de la philosophie, pour tenter de résoudre des problèmes spécifiques réels.
Tout le reste n'est que bavardage, fantasmagories, inventions, délires ou pseudo-pensée ... Des pseudo-cultures encombrantes à éliminer des cursus académiques (les arts, la politique, les idéologies, les théologies, les religions, les psycho-machins, les sports, l'histoire politico-militaire, etc ...). 

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 Tout concept du langage et de la conscience uniformise un vaste ensemble d'entités réelles, toutes uniques et différentes, et réduit tout cet ensemble que quelques propriétés communes approximatives.

Le langage est l'instrument d'un nivellement entropique. Comme la démocratie.

La pensée humaines étant incapable de gérer des myriades de cas particuliers, s'invente des "cas généraux" qu'elle traitera comme s'ils existaient réellement.

 Ainsi, l'humanité, la race, le peuple, la nation, la classe sociale, la collectivité, etc ... sont des concepts vides qui ne désignent "entropiquement" , par réduction, que des ensembles flous d'entités toutes uniques et différentes. 

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 C'est le propre du libéralisme de considérer chaque être humain comme une personne unique et différente de toutes les autres, irréductible à quelque collectivité (uniformisante et imaginaire) que ce soit.

Chacun a des besoins et des désirs différents et cela implique le culte de l'autonomie personnelle, ce qui n'interdit nullement l'amour, l'amitié, la fraternité, l'entraide, .... pourvu qu'ils soient libres et volontaires, spécifiques et choisis.

La centralité de la personne n'interdit nullement (au contraire) la communauté et la fraternité, pourvu que celles-ci soient librement consenties et gérées. 

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 La "valeur" d'un concept, d'une idée, d'un processus, d'un objet, d'une personne, de quoique ce soit, c'est son utilité (mais ni au sens hédoniste, ni au sens utilitariste).

Ce qui est inutile, n'a aucune valeur.

Mais utile pour quoi ? Pour l'accomplissement de l'intention (et d'autant plus utile que cette intention est plus fondamentale), même si cet accomplissement est difficile ou pénible. 

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 Rien n'existe "en soi" ; tout ce qui "existe", n'existe que dans le regard qui le cerne.

Les vagues à la surface de l'océan n'existent pas "en soi" ; elles n'existent que dans le regard de celui qui observe cette manifestation particulière de l'océan sous-jacent. 

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 Rien n'a de valeur en soi – ce serait alors une "idole" religieuse ou morale - ; mais certains évènements, processus, objets, rencontres, personnes, textes, ... peuvent faire valeur pour une personne particulière, voire pour une communauté de personnes.

C'est cela le perspectivisme, notamment nietzschéen. 

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 Se tromper sur la valeur des ingrédients de son accomplissement, induit un dépérissement de la personne ... ce qui induit la perte de sa valeur dans le regard des autres qui l'entourent.

La vie humaine se déroule au sein d'une bipolarité existentielle fondamentale entre l'accomplissement de soi et sa propre valeur dans le regard des autres.

Et il faut alors, une fois encore, envisager les six scénarios de dissipation optimale des tensions entre ces deux pôles : allégeance et refus de soi (humilité et soumission), rejet égotique des autres (égocentrisme cynique), guerre névrotique (provocations et disputes permanentes), érémitisme pacifique (asocialité tranquille), compromis sociétal (socialité équilibrée) ou communion dans une intentionnalité de niveau supérieur (fraternité). 

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 Tout Nietzsche ...

La vérité n'existe pas.

Tout est interprétation en terme valeur.

Et toute valeur est mesure d'une utilité.

Utilité pour qui et/ou pour quoi ? Voila toute la question ! 

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 Selon Malthus - avec les mots d'aujourd'hui -, l'effondrement de l'assistanat public a trois causes : la pénurie des ressources naturelles, les évolutions technologiques et l'appauvrissement étatique.

Malthus en tire une très juste conclusion : il faut "désavouer publiquement le prétendu droit des pauvres à être entretenus aux frais de la société".

Malthus ne condamne aucunement la solidarité librement consentie et proposée, mais il combat le solidarisme idéologique et obligatoire.

Bref : un parasite n'a aucun droit !

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