Mercredi 29 juillet 2026
La plupart des systèmes doctrinaux humains, qu'ils soient religieux ou idéologiques, fonctionnent sur un seul et même principe : "l'obéissance".
Cela implique une codification plus ou moins tatillonne et détaillée des devoirs et des interdits, liée à des institutions policières, judiciaires et punitives plus ou moins égalitaires.
Ces codifications sont sacralisées au nom d'une quelconque idole : "dieu", "roi", "chef", "peuple", etc ...qui reflète le simplisme du processus et ne fait que prolonger les relations "parent-enfant" bien connues de l'analyse transactionnelle.
Ce schéma "parent-enfant" est typique de toutes les sociétés d'individus et contraire au principe même des communautés de personnes qui pratiquent la relation "adulte-adulte".
Comme toujours, la question de fond est celle de l'intentionnalité. Dans le cas des sociétés fondée sur l'obéissance, la finalité est "l'ordre" (au sens "mécanique" du terme) tel que défini ou rêvé par l'idole suprême ou ses prétendus représentants.
Dans les communautés adultes, cet ordre mécanique serait sclérosant et mortifère, puisque ces communautés sont des processus constructifs et vivants cherchant l'accomplissement de leur plénitude par l'émergence progressive et créative d'une complexité toujours nouvelle et souvent imprévisible.
Il est impossible de construire un Temple en gardant intact l'ordre stérile qui prévalait avant que débute le chantier. En revanche, il est essentiel que ce chantier soit mené avec efficacité et soin, dans le souci de ne pas nuire à l'intégrité et à l'accomplissement de la Vie, donc du monde et des autres humains.