Mercredi 16 septembre 2026
Les neuf étapes du canevas cosmologique :
1. Unité : le Réel existe et il est Un (unité, unitarité, unicité, unitivité)
2. Bipolarité : le moteur du Réel qui garantit la continuité de son existence est la Bipolarité (et non la Dualité) qui induit des tensions à dissiper.
3. Conservativité : le premier objectif du Réel est de subsister (Substantialité), de se sécuriser, d'accumuler.
4. Intentionnalité : l'autre objectif du Réel est l'atteindre son plein épanouissement et son accomplissement en plénitude.
5. Logicité : la Conservativité requiert de l'Intentionnalité qu'elle respecte des Règles d'Ordre et d'Harmonie, de cohérence et de prudence.
6. Activité : l'Intentionnalité requiert de la Conservativité qu'elle alimente le processus cosmique en ressources (substance et pulsation).
7. Voie entropique : la dissipation des tensions bipolaires ouvre trois scénarios entropiques visant l'uniformisation.
8. Voie néguentropique : la dissipation des tensions bipolaires ouvre trois scénarios néguentropiques visant la complexification.
9. Constructivité : tout ces préalables étant acquis, le Réel peut ouvrir le chantier cosmique de sa propre évolution optimale.
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A propos de "l'Utilitarisme" d'après le DPP :
"Utilitarisme est le nom donné à une conception éthique selon laquelle, directement ou indirectement, les actes, les politiques, les décisions et les choix se justifient par leur tendance à favoriser le bonheur de ceux qui en sont touchés.
(...)
Le bonheur est pris dans le sens de plaisir, et non-bonheur dans le sens de douleur ou d'absence de plaisir.
(...)
L'objectif générale est maximiser le plaisir, autrement dit, il faut que la balance nette du plaisir sur la douleur pour la collectivité qui en sont affectés, soit la plus élevée possible."
Deux remarques capitales s'opposent à l'idée d'utilitarisme.
La première observe que les notions de plaisir et de bonheur varient considérablement d'un individu à l'autre, et qu'elles évoluent énormément au fil du temps et des circonstances : c'est la notion de désir qui est extrêmement volatile et sur laquelle il est impossible de construire une organisation sociétale durable et fiable ... hors la philosophie vulgaire "du pain et des jeux".
La seconde fait appel à cette distinction fondamentale venant de Spinoza qui souligne la différence colossale qui existe entre le "plaisir" (la jouissance primaire d'une consommation immédiate ... comme le veut "du pain et des jeux"), le "bonheur" (l'harmonie et la tranquillité avec l'autour de soi par l'échange de sentiments partagés qui dépendent, donc, des autres) et la "joie" qui exprime le progrès dans l'accomplissement spirituel et l'épanouissement psychique de soi ... qui ne dépendent en rien des institutions politiques, quelles qu'elles soient, sauf en ceci : le seul rôle de ces institutions publiques est de préserver et de protéger toutes les démarches et évolutions personnelles contre les pressions et violences de la société !
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A propos de "l'Utopisme" selon le DPP :
"[Les utopies] critiquent explicitement les organisations politiques et sociales existantes dans une perspective plus radicale que réformiste ; de plus, elles proposent de nouveaux idéaux et illustrent la manière dont ces idéaux pourraient se réaliser dans une société différente.
(...)
Mais l'utopisme n'est pas seulement un plaidoyer pour un idéal – si c'était le cas, tous les penseurs politiques seraient des utopistes à certains égards. L'utopisme consiste à appliquer l'idéal ou les idéaux à tous les aspects de la vie sociale, avec des conséquences révolutionnaires quant à la réorganisation de la société.
(...) les problèmes sociaux sont le produit de mauvaises institutions, qui déforment ou contrecarrent nos tendances naturelles ; le remède est d'inventer des institutions plus libérales et plus humaines et d'encourager le développement et l'amélioration de l'individu. (...) Il y a un lien rationnel entre la conception de l'être humain et une conception particulière de la société.
(...)
Il est remarquable que, même après que la démocratie ait été largement acceptée comme forme de gouvernement, beaucoup d'utopistes préfèrent encore le gouvernement d'experts, ou même pas de gouvernement du tout."
Toute utopie est une projection des désirs personnels de son auteur sur l'ensemble de la société, preuve de cet orgueil qui fait croire que tous les autres rêvent à la même modalité de vie que soi.
Dieu, protégez-nous des utopies et de tous les messianismes religieux et idéologiques.
Les institutions politiques sont là pour protéger les personnes libres contre l'agression et la violence des autres. Pour le reste, leur vie est leur problème propre et il est inconvenant, au nom d'un quelconque idéalisme (toujours pervers et enclin au totalitarisme), de prétendre savoir, mieux que chacun, ce qui est bon pour lui.
Quant au remplacement de la démocratie par des organisations expertes, il ne s'agit pas d'une utopie, mais d'une nécessité. Il est temps de remettre tous les politicards en quête de pouvoirs et de renommées, dans les oubliettes de l'Histoire.
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A propos de "Violence" selon le DPP :
"Dans son sens premier, le violence est le fait de causer des dommages à autrui, en tuant, mutilant ou blessant. On peut étendre la signification du terme à la menace de tels actes et à tout ce qui nuit moralement ou physiquement. On peut même inclure la destruction de biens. Certains écrivains politiques ont étendu le concept de violence aux effets des systèmes politiques, sociaux ou économiques oppressants qui nuisent aux personnes qu'ils gouvernent.
(...)
On peut distinguer deux formes de violence : la violence en tant qu'instrument et la violence en tant qu'expression. En utilisant la violence en tant qu'instrument, on cherche à atteindre des buts spécifiques en causant des dommages ou ayant un rôle de dissuasion. La violence en tant que forme d'expression individuelle ou collective est une fin en soi et ce que l'on juge c'est l'héroïsme qui en découle, plutôt que ses résultats spécifiques."
La force (qui doit être puissante mais ne doit pas forcément sombrer dans la violence bestiale) est un monopole d'Etat au service de la paix et de l'ordre, et dont les deux piliers sont la force militaire vis-à-vis des agressions extérieures et étrangères, et la force policière pour protéger chaque individu dans le mode de vie pacifique qui est le sien, et pour briser la délinquance sous toutes ses formes. Hors de là, la violence est une maladie abjecte qui infecte la vie personnelle et sociale, et qui rend tout le monde inquiet et fébrile.
Ainsi, la violence et la force d'Etat n'ont de sens et de valeur qu'au service des modes de vie personnels et individuels, et n'en a jamais, au grand jamais, lorsqu'elles se mettent au service d'une idéologie quelle qu'elle soit (religieuse ou politique).
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A propos de "Volonté générale" selon le DPP :
"(...) c'est à la "volonté générale" que l'individu doit se référer pour savoir dans quelle mesure il doit être un homme, un citoyen, un sujet, et aussi que la "volonté générale", qui ne se trompe jamais, est le lien de toutes les sociétés."
La "volonté générale" est une invention utopique et imaginaire des obscures Lumières françaises (Diderot, surtout). Cette "volonté générale" n'existe pas. Il n'existe qu'une myriade de volontés individuelles parfois plus ou moins convergentes, mais le plus souvent divergentes ou, en tous cas, indépendantes les unes des autres.
Derrière cette idée saugrenue et fausse de "volonté générale", se cache insidieusement une perverse obsession démocratique et égalitaire pour l'humanité.