Mercredi 15 juillet 2026
La Sagesse est la traduction du mot hébreu Hokhmah ('HKMH) qu'il ne faut pas confondre avec Bynah (l'Intelligence). D'après la Kabbale et son étude de l'Arbre de Vie appelé "Arbre séphirotique", l'Intelligence et la Sagesse forment la première bipolarité qui émerge de Kétèr (la "Couronne", symbole de la royauté absolue du Divin sur tout ce qui existe).
Une bipolarité est éminemment fondatrice car, qui ne le sait, la rationalité de l'Intelligence peut entraîner l'Esprit et l'égarer vers des chemins délirants et désastreux; alors que la Sagesse recherche la paix et la quiétude avec le risque d'endormir d'Esprit et de châtrer toute créativité, tout doute, tout questionnement.
Il suffit, pour s'en convaincre, d'observer une classe de petits enfants où les enfants sages et tranquilles font face aux enfants intelligents et turbulents.
Quel brouhaha lorsque Sagesse et Intelligence se chamaillent et s'entrebattent ... mais quel fécondité lorsque Sagesse et Intelligence peuvent enfin devenir complémentaires et faire émerger des mondes nouveaux dans la tranquillité et la quiétude ...
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Le Roi Salomon se fit faire un trône royal somptueux : un trône d'ivoire couvert d'or pur. Pour accéder au siège proprement dit, dont le dos était arrondi et les côtés garnis de bras décorés de lions d'or, il fallait monter six marches flanquées, chacune, de deux lions d'or, soit douze lions au total.
Le livre des Rois stipule même : "Il ne s'est rien fait de pareil pour aucun royaume" ...
En Hébreu, le mot "lion" se traduit par ARY (Alef : "étudier", Rèsh : la "tête", Yod : la "main") dont la valeur numérologique donne 231 (1+200+30) soit 6 (2+3+1) qui est le chiffre de l'harmonie, de la paix, de la beauté, de l'ordre, ...
La leçon est d'importance : pour construire cet ordre et cette paix, il faut éduquer, à la fois, la tête et la main donc, à la fois, la pensée et l'action.
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La philosophie construit un code de valeur à partir d'une vision métaphysique du Réel alors que la spiritualité construit sa métaphysique à partir de normes données a- priori (le décalogue, par exemple).
L'une va de la philosophie à l'éthique et l'autre prend le chemin inverse.
L'une par de Dieu et en déduit l'homme, alors que l'autre part de l'homme et cherche Dieu.
Ces deux chemins vont en sens inverse, certes, mais rien n'empêche leur convergence et leur complémentarité.