Expertise & Prospective dans le monde réel

Mercredi 08 juillet 2026

Une brève histoire du christianisme hors des sentiers battus ...

 Le christianisme de base fut inventé par Paul (Saül) de Tarse, un Juif renégat, adopté par une famille patricienne romaine et rejetant tout à la fois le Judaïsme des sadducéens, des pharisiens (parmi lesquels la famille de Jésus de Nazareth), des esséniens et des zélotes).

Paul de Tarse ne connut jamais Jésus déjà exécuté lorsqu'il reçut sa "révélation". De ce fait, Paul fut rejeté par les authentiques compagnons du Jésus réel dont son frère de lait, Jacques, et sa fiancée, Marie de Magdala.

 Il fallait un miracle pour libérer la Judée du joug romain ; il en inventa une kirielle.

Il fallait un héros libérateur (un "Messie" donc) ; il inventa Jésus-Christ autour de la figure de Jésus de Nazareth augmentée d'autres figures de la rébellion judéenne.

Il fallait un symbole pour nourrir les temps nouveaux d'après l'oppression : il inventa la résurrection de Jésus après son exécution en tant que rebelle et fauteur de troubles.

Il fallait encore mettre tout cela par écrit pour transmettre le message à tous les Juifs malgré leur expulsion de Judée par la Romains en 70 ; il désigna Marc qui écrivit le premier Evangile aux alentours de l'an 70.

Ce premier Evangile, un peu maigre, fut encore retravaillé et enrichi de nouvelles fables par des pauliniens convaincus : d'abord par Matthieu vers 80, puis par Luc vers 85 ou 90.

 Mais en parallèle avec ce christianisme naissant, voulu et tramé par Paul pour les masses populaires avides, comme tous les désespérés, de promesses miraculeuses, un autre christianisme, bien plus élitaire et mystique naquit dans la communauté juive d'Alexandrie, sous influence gnostique et plotinienne, avec tout ce que cela veut dire d'influence gréco-latine, de métaphysique et d'ésotérisme.

Ce fut immédiatement la "guerre" entre ces deux christianismes : l'un plus politique, l'autre plus mystique.

C'est à ce christianisme élitaire mystique d'Alexandrie que l'on doit la plupart des Evangiles dits "apocryphes" (Thomas, Marie, Nicodème, Philippe, etc ...). Remarquons, en passant que ces Evangiles apocryphes ont largement inspiré le Coran, quelques siècles plus tard. Les pauliniens, après l'exil forcé des Juifs hors Judée, tentèrent bien un rapprochement ; cela donna l'Evangile de Jean qui, sans renoncer aux fables pauliniennes, donne un ton mystique et ésotérique qui n'a pas échappé, par exemple, à la Franc-Maçonnerie régulière qui ne "jure" que par l'Evangile de Jean. 

*

 Dans l'esprit des premiers chrétiens, il n'y avait aucun doute : Salomon avait été l'amant de la "maudite" reine de Shaba (alors que rien, dans le texte biblique n'en permet l'hypothèse ... au contraire). Il quitta Israël, adora de faux dieux,  renia l'Alliance de Moïse et fut donc la cause de la scission des deux royaumes juifs, de la disparition de l'un d'eux et de l'isolement de l'autre.

Bref, avec sa "putain" de reine de Shaba, Salomon avait assassiné le Judaïsme et il était grand temps de le ressusciter sous de nouveaux auspices grâce à Jésus et Paul ! Eh oui ... Le Judaïsme originel (le Lévitisme) avait bel et bien été assassiné et les Romains, entre 70 et 135, parachevèrent la besogne en détruisant le Temple de Jérusalem et donc les Saducéens qui en étaient les "servants", en pourchassant et exterminant les Zélotes (les "résistants" armés à l'occupation romaine), en étouffant les Esséniens et leur mysticisme, et en exilant la Pharisiens c'est-à-dire la majorité de la population juive encore sur place.

Ce pharisaïsme reconstruisit peu à peu un nouveau Judaïsme grâce au rabbinisme dans les communautés exilées, d'abord, et au talmudisme, ensuite. 

*

 Le Réel n'est pas un "Être" ; il est un perpétuel "Devenir".

Et pour qu'il y ait du devenir, il faut trois piliers : une Intention (qui n'est pas une finalité), de la Substance (qui n'est pas une matière, mais dont la matière est une des manifestations) et de l'Activité (qui n'est pas du mouvement, mais dont le mouvement est une des manifestations).

De plus, pour que ce Réel puisse être durable, il doit se doter de règles de Cohérence qui puissent lui assurer de la pérennité.

La mission de la cosmosophie es donc de définir cette Intention, cette Substance et cette Activité.

Ces deux dernières constituent une bipolarité qui exige la dissipation optimale des tensions qu'elles induisent. 

*

 D'Albert Einstein : 

"L'esprit scientifique, puissamment armé en sa méthode, n'existe pas sans la religiosité cosmique." 

*

 La Substance, l'Activité et l'Intention évoluent, elles aussi, en fonction des opportunités qui surgissent au fil de l'évolution du Réel. 

*

 Le Luminarisme se fonde sur l'idée (le "devoir") que chaque humain peut et doit penser et agir par et pour lui-même ... et refuser toute forme d'obéissance non librement consentie par la raison.

Cette utopisme simpliste et infantile oublie un détails d'importance : peu d'humains sont capables de penser et d'agir par eux-mêmes ; la plupart fonctionne par mimétisme et pur nombrilisme.

Cette autonomie théorique et essentielle aboutit à une perpétuelle foire d'empoigne entre abrutis incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, ivre des parfums artificiels déversés à plein seaux par les démagogues.

Le Luminarisme est une théorie remarquable et respectable, mais utopique car inapplicable dans le monde réel de la grande majorité d'humains aussi futés que des palourdes au pas lourd.

 

Site propulsé par Plone depuis 20 ans grâce à Netvaast