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Mardi 14 avril 2026

Mon trépied intellectuel (cosmologie, philosophie, spiritualité) agace énormément les monophasés ... !

Il est évident que l'on ne joue pas le même jeu dont les règles différent clairement. 

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 Un système est dit complexe lorsque le nombre des paramètres, des interactions, des interrelations et conformations devient supérieur à ce qu'un cerveau humain peut traiter valablement, efficacement et lucidement. 

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 De Wikiberal : 

"Luigi Einaudi (1874-1961) est un économiste, publiciste et homme politique italien. Considéré comme le plus grand homme politique libéral italien de la première moitié du XXe siècle, il a été le second président de la République italienne.

Grand admirateur d'Adam Smith et de John Stuart Mill, il oppose à l'évangile nationaliste imposé par le fascisme, l'importance suprême de la liberté, la nécessité de la variété et du contraste : « une idée, un mode de vie, que tous acceptent, ne vaut plus rien ». Pour lui, la liberté est quelque chose qui regarde la vie de tous les jours, le libéralisme est une solution concrète qui concerne tous les aspects de la vie politique, sociale et économique d’un individu, il est une vision du monde. Le libéralisme économique n’est pas un pur économisme mais bien l’exaltation de l’individualité. Seul le libéralisme économique permet le développement de toutes les libertés."

 Toujours cette même bipolarité entre, d'une part, la néguentropie libérale stimulant la diversité et la différence, dans la complémentarité et la collaboration, et, d'autre part, l'entropie socialo-fasciste imposant l'uniformité et l'égalité, dans la disciplinarité et l'autorité.

Et il faut bien reconnaître que la plupart de nos continents d'aujourd'hui penchent plutôt nettement vers une forme ou l'autre l'autoritarisme entropique plus ou moins fort (Islamiland, Russoland, Sinoland, Américanoland), un continent plutôt néguentropique mais portant un lourd passe socialo-gauchiste (l'Euroland), deux continents ambigus oscillant entre anarchisme, socialo-gauchisme et banditisme (Latinoland et Afroland) et un continent (l'Indoland) qui semble évoluer vers un néguentropisme (notamment de par son histoire multiforme).

 Quoiqu'il en soit, la complexité ambiante, notamment en matière de pénurisation et d'algorithmisation, ne laisse guère de grands choix : l'avenir du monde humain sera néguentropique ou ne sera pas.

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 Et du même site : 

"Le mot catallaxie a été forgé à partir du concept de « catallactique » - qui nomme la science des échanges, soit la branche de la connaissance qui étudie les phénomènes du marché, c'est-à-dire la détermination des rapports d'échange mutuels des biens et des services négociés sur le marché, leur origine dans l'action humaine et leurs effets sur l'action ultérieure.

Comme le rappelait Friedrich Hayek, « catallactique » est un terme savant tiré du grec katallatein (ou katallassein) signifiant « échanger », mais aussi et surtout: « faire de l'ennemi un ami ». A partir de ce concept, le grand économiste et philosophe d'origine autrichienne a créé « catallaxie » servant à désigner, selon ses propres termes, « l'ordre engendré par l'ajustement mutuel de nombreuses économies individuelles sur un marché. Une catallaxie est ainsi l'espèce particulière d'ordre spontané produit par le marché à travers les actes des gens qui se conforment aux règles juridiques concernant la propriété, les dommages et les contrats. » "

 Au fond, la catallaxie n'est que l'autre nom de l'ajustement mutuel optimal dans une atmosphère éthique commune et librement acceptée.

C'est de la chimie organique dont les molécules sont des humains. 

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 De Jacques Gautron : 

"L’État a voulu créer une « religion d’État » et la gérer comme un « clerc », comme celui qui sait ce qui est mauvais et ce qui est bon pour le gentil peuple obéissant. La laïcité est devenue « la religion d’État ». Une religion contre toutes les autres. Vous êtes libre de pratiquer votre religion à condition de ne pas la montrer. Est-ce la meilleure manière de faciliter la coexistence de plusieurs religions que d’en créer une nouvelle sous le magistère de l’État ? [...] On sait bien que l’État pollue tout ce qu’il institutionnalise. La laïcité construite et constamment amendée par de nouvelles lois est devenue une nouvelle contrainte qui crée justement des extrémismes. »"

 J'aime beaucoup cette phrase : "On sait bien que l’État pollue tout ce qu’il institutionnalise." 

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 A la question posée : "quand un pouvoir est-il légitime ?", le réponse de base est "jamais" ... avec deux exceptions : lorsque la décision à prendre ne concerne que soi (c'est alors du libre arbitre) et lorsque la décision à prendre est urgente et met des vies ou d es souffrances humaines dramatiques en jeu (cette décision, alors, doit être gnoséocratique ... au service d'urgence d'un hôpital, dans les cas graves, c'est le médecin spécialiste qui décide, point/barre).

Dans toutes les autres configurations, le cas par cas s'impose et ne peut reposer que sur la compétence.

La métaphore de l'hôpital doit être développée dans toutes ses dimensions ... 

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 Il faut éliminer d'urgence la notion-même de "fonctionnaire". Il ne peut y avoir que les indépendants liés à leur employeur-client que par des contrats à court ou moyen terme, liant rigoureusement les rémunérations aux résultats produits. 

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 Les systèmes éducationnels dirigés ou commandités ou financés par l'Etat visent systématiquement la délibéralisation des jeunes afin d'en faire de "bons citoyens à sa botte".

Heureusement, ce système ne peut empêcher la formation d'une élite libérale (trop souvent très minoritaire) ; mais ce système, plus généralement, engendre soit des extrémistes socialo-fascistes, soit de violents anarcho-nihilistes. 

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 Les pouvoirs, quels qu'ils soient, ne doivent pouvoir intervenir que par exception. 

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 Plus un pouvoir est centralisé, plus il est illégitime. 

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 L'auto-organisation et l'autorégulation doivent toujours prévaloir dans un processus complexe. Toute intervention extérieure ne peut connaître et éventuellement maîtriser qu'une infime partie des paramètres en jeu. 

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 Les pouvoirs étatiques sont toujours d'essence "mécanique" (analytique, assembliste, réductionniste, déterministe, standard, stéréotypée, égalitaire, procédurale, normatif, etc ...). Tous ces pouvoirs-là sont forcément inopérants du fait de la complexification exponentielle des processus humains, tant personnels que collectifs.

La complexité n'est jamais réductible à de la mécanicité. 

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 La différence doit être rétablie rapidement entre quelqu'un qui a une fonction (un fonctionnaire) et quelqu'un qui a une mission (un solutionnaire).

Notre monde humain a besoin de se débarrasser de tous les fonctionnaires car il n'y a plus de fonctions à remplir (l'algorithmie s'en charge), mais il y a de plus en plus de missions (non algorithmisable) à accomplir. 

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 En un mot : nous vivons la mort du monde de la mécanicité et nous voyons émerger le monde de complexité.

Tout ce qui est encore mécanique sera robotisé et algorithmisé ; ne restera à l'humain que la complexité non réductible.

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