Lundi 31 août 2026
De Luz, ancien dessinateur de "Charlie Hebdo" :
"... L’image est devenue le vecteur principal de notre relation au genre humain, mais c’est une image autocentrée, égocentrique …
Le dessin comme traduction du monde semble bien minoritaire dans ce tsunami narcissique.
TikTok est le meilleur allié des obscurantistes.
Mais tant qu’il restera une librairie sur la planète, on peut garder espoir."
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Lu dans "Liaisons Flash" :
"Afghanistan : le sort des femmes effarant !
Voici cinq ans que les talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan.
Cinq ans d'entreprise méthodique, d'effacement des femmes de l'espace public : exclusion de l'enseignement secondaire et supérieur, interdiction de la plupart des emplois, restrictions drastiques à leur liberté de circulation, port du voile intégral, mariages précoces forcés... Les femmes et les filles ont été dépossédées de tout par ce régime.
Les Afghanes n'ont même plus le droit de parler.
Qui les entend encore ?
Qui porte leur voix ?
Le silence qui entoure leur sort est effarant ..."
L'Afghanistan n'est que le parangon de la triste réalité islamiste que l'on trouve aussi en Iran, au Hamas, au Hezbollah, et partout où l'islamisme fanatique éradique l'islam ouvert et tolérant.
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De Philippe Silberzahn, chercheur professeur EM Lyon :
"Le problème de la France n'est pas la dette. C'est son rapport à la vérité sur cette dette.
Ce qui frappe, c'est le refus d'établir un diagnostic partagé. De voir la réalité en face. D'accepter les faits: un immense mensonge collectif. Soljenitsyne décrivait, à propos de l'URSS des années 70, les effets du mensonge sur un collectif. La vérité cesse d'être un repère commun : les chiffres deviennent des arguments. Les individus se corrompent, à force de répéter ce qu'ils savent faux. Le lien social se défait, car là où chacun soupçonne l'autre de feindre, plus personne n'agit ensemble. Et le système finit par se décomposer, faute de base solide.
La France n'est évidemment pas l'URSS. Mais on y promet ce qu'on sait intenable, on y réclame des services publics sans vouloir les financer, on y brandit des chiffres fantaisistes que personne ne conteste - et cela sur tout l'échiquier politique, depuis longtemps. Les crises ne sont pas fatales en elles-mêmes. Elles le deviennent quand elles sont niées. Aujourd'hui, ne pas mentir doit devenir le premier des actes politiques: tout le reste en découle."
Et ce problème terrible n'est pas propre à la France !
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L'Etat n'est acceptable que s'il n'existe aucun fonctionnaire. Toutes les activités doivent être privées, mais l'Etat peut éventuellement être un client comme les autres, lorsque la Nation connaît un besoin global et général.
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A propos de la "Propriété" (cfr. DPP) :
"La propriété est une institution qui demande à être justifiée. (...)
Des considérations très différentes peuvent légitimer la propriété : conformité avec l'harmonie divine, compatibilité avec les droits naturels ou capacité à permettre la réalisation de valeurs fondamentales telles que la justice ou la liberté."
L'argent étant, en principe, la résultante d'un travail, d'un talent, d'une expertise, d'un risque assumé, etc ..., la propriété résulte de ce qui a été acheté. Est ma propriété ce que j'ai acquis et que mon ouvrage m'a permis de posséder.
Ainsi, au sein d'une entreprise, le produit final est la propriété de celui qui a acheté les outils et qui a rémunéré le travail de ses collaborateurs (dont il a acheté le temps et l'énergie, au prix d'un salaire).
En général, ce n'est pas uniquement l'acheteur de ses propriétés qui est le seul propriétaire, mais sa famille directe (conjoint et enfants, par héritage), sauf disposition contraire.
Un achat commun induit une propriété commune à proportion du montant mis par chacun.
En revanche, un voleur (au sens le plus large d'escroquerie, de filouterie, de pillage, de tromperie, de mensonge, de tricherie, de violence, etc ...) ne devient jamais propriétaire de ce qu'il a volé, ni de ce que ce vol lui a permis d'acheter.
Le concept de propriété est, par ailleurs, une excellente introduction au paragraphe qui suit sur Pierre-Joseph Prudhon qui a écrit : "la propriété, c'est le vol".
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A propos de Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) selon le DPP :
"Les principales contributions de Proudhon à la théorie politique sont sa critique du gouvernement légal et son modèle de société dans lequel il a posé les bases du mutuellisme, une société fondée sur l'association où la coopération sociale serait garantie par un Etat, sans coercition. Ses critiques et ses propositions exprime une profonde communauté d'objectifs avec d'autres anarchistes qui recherchent la plus grande unité de la communauté en même temps que le plus complet développement individuel. (...)
Dans une société mutuelliste, les individus et les groupes négocient directement les uns avec les autres jusqu'à ce qu'ils parviennent à un accord acceptable par tous. (...)
Les membres d'une société mutuelliste sont donc contraints par le devoir autant que par l'intérêt. (...)
Sa description et sa défense d'une société où les gens qui ont un jugement indépendant, réalisent leur accomplissement personnel et l'unité sociale, font de Proudhon un des interprètes les plus persuasifs de l'anarchisme."
Avec le mutuellisme, la vision de la société quitte le modèle pyramidal hiérarchique dont l'Etat est le sommet, pour devenir ( ce qui est pleinement d'actualité) un ensemble autonome de personnes autonomes réunies par des réseaux communautaires autonomes.
Il y a là une bifurcation essentielle impliquant un saut vers le haut dans l'échelle des complexités (ce qui est bien le défi de notre époque). Les vieilles visions pyramidales sont surannées !
Encore faut-il réussir à éduquer les nouvelles générations à vivre de façon autonome sans jamais nuire à l'autonomie des autres, tant personnellement que collectivement.
C'est la combinaison étroite des notions d'autonomie et de réseaux qui dessinera la vie en société de demain ; l'Etat n'y jouera plus qu'un rôle de "gardien de la paix". En ce sens, Proudhon n'a rien d'un anarchiste violent et destructeur, mais le visionnaire de la société qui se mettra en place dans la seconde moitié de ce 21ème siècle.