Expertise & Prospective dans le monde réel

Lundi 26 janvier 2026

Tout ce qui existe, possède une raison d'exister, qu'il soit poussé par le passé (causalisme) ou tiré par le futur (intentionnalisme). 

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 La pensée humaine collective comme la pensée de chaque humain individuel (du moins de ceux qui font partie de la petite minorité qui pense), est un processus complexe auquel s'appliquent les modèles que j'ai mis au point depuis des années.

Elle a une Conservativité : "la mémoire qui en fait la réalité : "Je sais, donc je pense, donc j'existe".

Elle a une Intentionnalité : "comprendre le Réel où l'existence humaine se déroule".

Elle a une Substantialité : "les langages portent et expriment la pensée".

Elle a une Logicité : "la rationalité (étymologiquement : la mise en rapport avec les autres matériaux mentaux) tant holistique et intuitive, qu'analytique et expérimentale".

Elle a une Constructivité : "elle s'élabore, couche après couche, par l'usage de l'hexagramme de dissipation des tensions, entre oublis et émergences". 

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 La pensée ne pourrait pas exister sans une mémoire qui accumule les récoltes d'un processus formalisant des concepts (un vocabulaire substantiel) et des interrelations (une grammaire logicielle).

Et ce processus ne produirait rien s'il n'était animé par un moteur mystérieux : une curiosité, un besoin d'observer et de comprendre sans doute conséquences de l'instinct de survie de cette espèce humaine si faible et si démunie face aux forces de la Vie et de la Nature.

C'est cette faiblesse-même qui engendra la Pensée humaine comme manifestation de l'Esprit aux côtés de la Matière et de la Vie. 

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 L'esprit humain (la psyché), manifestation locale, éphémère et très partiale et partielle de l'Esprit cosmique et divin, se réduit-il à ce processus constructif qu'est la Pensée (curiosité + mémoire + langage + rationalité + réflexion) ?

Des phénomènes réels comme l'émotion, l'extase, la tristesse, la joie, le plaisir, la douleur, etc ... peuvent toujours être reliés à l'idée de curiosité et entassés dans la mémoire ... mais pourquoi ne pourraient-ils pas être exprimés (langage), intégrés corrélationnellement  et même logiquement avec les autres faits de vie (rationalité), et médités de manière à contribuer à l'édification d'une existence pensée et réfléchie ?

Je suis enclin à prétendre que toute la psyché humaine se réduit à ce processus mental appelé "Pensée", mais que, très souvent, pour de très nombreux humains, le processus s'arrête très vite et se limite à des ressentis inexploités. 

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 Ne jamais confondre :

1.     "rationalité" qui est une "mise en rapports" des éléments, perçus et mémorisés, représentés et exprimés, au sein d'un tissu corrélationnel obéissant à des règles de cohérence,

2.    avec "rationalisme" qui est la réduction de toute la Pensée à la seule logique aristotélicienne.

La cohérence cosmique va infiniment plus loin que la simple et réductrice logique mécaniciste et réductionniste. 

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 Ce que nous appelons des "forces physiques" sont en fait des étiquettes conceptuelles plaquées sur le constat de corrélations récurrentes et cohérentes entres des variations locales d'état.

Que tout interagisse avec tout le reste, il n'y a aucune difficulté à le reconnaître et à l'affirmer.

En revanche, il est bien plus difficile de comprendre pourquoi ces corrélations prennent certaines formes très spécifiques (gravifiques, électrofaibles, nucléaires, etc ...) pour accomplir, chacune à leur niveau, la même Intentionnalité cosmique.

 Ce n'est pas parce qu'il existe de la masse que les forces gravifiques font que les corps s'attirent ; c'est parce que des entités s'attirent d'une certaine façon que l'humain a inventé la notion de masse.

De même, le proton et l'électron s'attire d'une autre façon que gravifiquement et c'est pourquoi les humains ont inventé les notions de charge électrique et de champ électromagnétique ; mais personne n'a jamais pu expliquer pourquoi les deux "charges électriques" complémentaires (celles du proton et de l'électron) sont exactement de même intensité mais de signe contraire.

 L'invention d'un concept décrit bien les choses, mais n'explique rien ! 

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 Ce que Christian Wolff appelle la connaissance historique, n'est autre que l'expression de la Conservativité accumulatrice, ce qu'il appelle la connaissance philosophique n'est que l'expression de la Logicité causale et ce qu'il appelle la connaissance mathématique n'est que l'expression de la Substantialité quantitative.

Autrement dit : mémoires, corrélations, quantités.

On ne trouve, chez lui, aucune trace d'Intentionnalité ; seulement du causalisme mécaniciste à la Galilée ou à la Newton.

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