Expertise & Prospective dans le monde réel

Lundi 22 juin 2026

Le micmac idéologique dit "droite" ...

Libéralisme ...

Libertarianisme ...

Anarchisme ...

Capitalisme ...

Mercantilisme ...

Financiarisme ...

Conservatisme ...

Bourgeoisisme ...

Clanisme ...

...

Chacune de ces doctrines a une signification propre, souvent opposées les unes aux autres, dont le seul point commun est de s'opposer au "gauchisme", qui, lui aussi, est un mélange confus de socialisme, d'égalitarisme, de démocratisme, d'anti-individualisme, d'étatisme, d'autoritarisme, de centralisme, de bureaucratisme, de fonctionnarisme, de collectivisme, de communisme,  etc ...

La question de fond est celle-ci : quel doit être le pouvoir respectif de l'individuel et du collectif.

Et depuis toujours, les individus "forts" sont beaucoup plus individualistes quel la masse des individus "faibles" enclins à toutes les formes de collectivisme.

Il ne s'agit nullement dans cet imbroglio – sauf à se référer à des valeurs religieuses – de "justice sociale" qui est une concept vide fabriqué sur mesure pour la cause. Rien, là-dedans, n'est ni "juste", ni "injuste". IL y a des "forts" et des "faibles", et il y a des "généreux" et des "égocentristes". 

 

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 De Claude Onesta : 

"Depuis vingt ans, le monde va de crise en crise, financière, technologique, sanitaire puis géopolitique. Mais c'est avant tout, une crise de sens !!! Cette instabilité est génératrice de peurs, ce qui fait le lit des vendeurs d'illusions sécuritaires. La France n'est pas épargnée par cette vague de repli sur soi. Ils sont de plus en plus nombreux à penser que l'on doit se protéger des autres. On entend de plus en plus ceux qui construisent des murs plutôt que des ponts. Mais l'aspiration des nouvelles générations semble privilégier une vision du monde plus responsable donc plus raisonnable. Ce monde-là, nous devons les aider à le construire. On ne trouve plus les réponses dans le champ politique, on est devenu passifs et vindicatifs quand il faudrait être entreprenants et solidaires. C'est un conflit de temporalités, les transformations s'inscrivent dans un temps long quand nos décideurs n'existent que dans le temps court. Donner de l'autonomie à ceux qui explosent, impliquer et responsabiliser ceux qui réalisent pour veiller à l'épanouissement de chacun."

 Le terme central est "vendeur d'illusions sécuritaires" – surtout dans un monde chaotique en pleine mutation paradigmatique ! 

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 De Christophe Grosbost : 

"C'est la fin d'une illusion. L'idée selon laquelle la technologie flotterait dans un cyberespace sans frontières guidée par la seule loi du marché s'est fracassée sur la notion de sécurité nationale.

Le vrai problème de fond - et heureusement la France et l’Europe commencent à changer depuis un an -, c’est que l’on a beaucoup trop longtemps continué à considérer le numérique comme un outil. Mais en réalité, c’est devenu un actif géostratégique capital pour une nation et pour une entreprise, qui est à la base même du succès d’une entreprise ou d’un pays. Ce qui veut dire aussi que l’inverse est vrai : nous impacter via le numérique est le meilleur moyen de nous nuire.

On touche maintenant du doigt pourquoi la souveraineté en matière d'IA et de robots est tellement essentielle. Pour bloquer un continent entier comme l'Europe, la Chine et les États-Unis n'auront qu'à dégrader les performances de l'IA accessible ou encore à ralentir les livraisons des pièces détachées pour la maintenance. ET à ce moment-là, notre économie passera en mode ralenti : les usines s'arrêtent, et bientôt les hôpitaux, les Ehpad et toute l'industrie.

" L’idée, c’est d’acculturer les gens au risque pour qu’ils soient capables de faire une analyse hyper pragmatique des types de données qu’ils ont et de se dire : « Mes données les plus géostratégiques et capitales pour ma survie au niveau mondial, je vais les mettre sur un cloud privé ou sur un cloud souverain."

 Depuis toujours, une technologie innovante est bien plus qu'un outil ; c'est une arme ! 

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 D'Olivier Babeau : 

"Un mal nouveau s'est diffusé dans notre société : la flemme. Elle sépare les générations, assèche notre volonté, appauvrit nos vies. Toutes les raisons que nous avions de fournir des efforts ont disparu. Les technologies se substituent à nos tâches et les États-providence ont déployé de puissants filets de protection. Inutile d'acquérir le savoir du monde, puisqu'il est à portée d'un simple clic. La vidéo remplace la lecture, la livraison remplace la sortie, l'écran remplace les rencontres. Plaid et canapé sont les symboles de la vie indolente idéale. On ne se bat plus pour appartenir à la société, c'est la société qui doit s'adapter à nous. Sans-gêne narcissique et sensibilité à fleur de peau gagnent du terrain. On a perdu le sens du temps long et exigeons tout, tout de suite."

 Oui, nous sommes entrés sans l'ère de la flemme ... et c'est dramatique ! L'humain est en train de devenir pur consommateur et s'occupera de moins en moins de production. Cela signifie donc que la petite minorité qui contrôlera la production, détiendra tous les pouvoirs en cultivant la paresse et les lubies de l'immense majorité. 

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 Il suffit d'être en désaccord avec Platon, pour avoir raison.

De toute l'histoire de la philosophie, seul Platon s'est trompé sur tout, et cela a induit, entre autres, deux millénaires de folie et d'oppression chrétiennes.

Rien que pour cette raison, il faut louer ces 16ème et 17ème siècles du Luminarisme pour la redécouverte d'Héraclite et de ses successeurs.

L'ère du dualisme est terminée. Le monisme et toutes ses bipolarités peut enfin s'épanouir ! 

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 Ne jamais confondre "athée" (ce que je ne suis pas) avec "antithéiste" (ce que je suis). 

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 De Marcel Conche : 

"La Nature est à comprendre non comme développement, dévidage,, enchaînement ou concaténation de causes, mais comme improvisation ; (...) La monde est le visage "de la Nature (...)."

 Autrement dit, mais maladroitement, la Nature (le "Réel") n'est pas une mécanique, mais un processus complexe avec des bifurcations, des alternatives, ... 

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 De Marcel Conche : 

"Il y a plusieurs métaphysiques, mais il n'y a qu'une morale ..."

 Plus précisément : il n'y a qu'une seule cosmologie processuelle, truffée de bifurcations (un arbre qui pousse dont aucune branche ne ressemble à aucune autre), mais il n'y a qu'une seule éthique : celle de l'accomplissement optimal qui anime chaque rameau, chaque feuille, chaque fleur et fruit, chaque cellule, quelle que soit la branche que l'on observe. 

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 Pour ceux qui se demandent ce qu'est le monde et quel y est leur rôle, il n'y a que trois types de démarches : la mythologie, le religion et la métaphysique.

Aujourd'hui, les mythologie relèvent du folklore suranné et les religions de croyances infantiles (dont celles de Descartes, Kant ou Hegel).

Il ne reste donc plus que la voie métaphysique (la voie présocratique ou taoïste) malheureusement inaccessible pour la majorité des humains ... car il faut alors "renoncer au divertissement" (non par interdiction, mais pas impossibilité puisque tout ce qui se passe, à l'intérieur comme à l'extérieur, questionne). 

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 La Spiritualité pose deux questions (de mille manières) :

-   Comment se fait-il que la Réel existe ? (c'est la question métaphysique)

-   Comment vivre bien dans ce Réel ? (c'est la question éthique)

 

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