Lundi 20 juillet 2026
Le Divin est la source de tout ce qui existe.
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J'emprunte le paragraphe qui suit au "Tonneau de Diogène" d'Olivier Dhikky, dans le chapitre consacré à la pensée de Spinoza :
"Connaître, c'est (...) saisir la nature de ce qui est, le monde ,la nature et ses propriétés et ses lois. Et c'est ce que Spinoza nomme Dieu. Dieu, non cet être imaginaire que les hommes vénèrent traditionnellement dans leurs religions et leurs superstitions. Pas une personne, par un surhomme gentil ou méchant, mais l'Être, ce qui est. Nous appelons Dieu l'Être infini et éternel et il s'agit bien là de sa définition ! L'homme en tant que tel est une partie de la nature et sa libération passera donc par une connaissance de la nature ou de Dieu et de ses lis nécessaires."
Dieu n'est pas ce personnage éternel et puissant qui crée le (un) monde face à lui et qui "joue" avec lui et avec tout ce qu'il contient, l'humain y compris. Cette image est absurde et dépassée ; il est essentiel de bien comprendre que le Divin est la source unique dont tout ce qui existe – y compris les humains – émerge.
Tout ce qui existe n'est que vaguelettes à la surface de l'océan divin ; et toutes ses vaguelettes ne font que manifester et servir, ensemble, l'existence et l'évolution de cet océan divin vers sa propre perfection.
Le Divin, c'est l'Être en Devenir, c'est l'Un qui enveloppe et fonde le Tout.
Dans le Divin, tout est solidaire avec tout. Tout n'est que manifestation et rien ne possède un être ou un devenir à soi. Tout est émanation du Divin. Tout est cause et effet de tout. Tout interagit avec tout comme toutes les vagues et tous les courants d'un même océan. Tout interagit avec tout et tout ne prend sens que s'il travaille à contribuer à la perfection du Divin.
L'humain n'est pas un être. L'humain n'est pas une personne encapsulée dans un illusoire moi apparent. L'humain n'est qu'une vague à la surface de l'océan, à la fois éphémère et éternelle, une forme qui se transforme, et non un objet défini qui posséderait un en-soi et un pour-soi (n'en déplaise à son orgueil et à son égocentrisme).
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Qu'est-ce que la "raison", le "rationnel", la "rationalité", le "rationalisme" ?
En cette fin de Modernité durant laquelle la "raison" a été le concept central excluant, quasiment tous les autres, il peut sembler que cette question est incongrue. Et pourtant ...
Wikipédia définit les choses : "La raison est généralement considérée comme une faculté propre de l'esprit humain dont la mise en œuvre lui permet de créer des critères de vérité et d'erreur et d'atteindre ses objectifs. Elle repose sur la capacité qu'aurait l'être humain de faire des choix en se fondant sur son intelligence, ses perceptions et sa mémoire tout en faisant abstraction de ses préjugés, ses émotions ou ses pulsions. Cette faculté a donc plusieurs emplois : connaissance, éthique et technique."
En général, très vite, la rationalité devient synonyme de "logique" et cette logique se réduit aux quatre principes aristotéliciens : identité, non-contradiction, tiers exclus et causalité.
Tout cela est éminemment discutable (et a été discuté au long de milliers de pages écrites par des philosophes de haut vol).
Quant à moi, je préfère me rapprocher des concepts de "cohérence" (de non-contradiction entre le réel et le modèle que l'esprit élabore) et d'"efficience" (de qualité et de rapidité des résultats obtenus).
Le Réel en tant que tel n'est pas accessible à l'esprit humain. Mais il peut en avoir des perceptions partielles (tous les spectres du Réel ne sont pas couverts) et partiales (ce qui est perçu est toujours déformés par les imperfections inévitables de l'instrument d'observation).
Ces perceptions doivent alors faire l'objet d'une représentation dans un langage quelconque lui aussi partiel et partial.
Toutes ces représentations doivent encore faire l'objet d'une mémorisation elle aussi fatalement partielle et partiale (tout ne peut pas être mémorisé et n'est retenu que ce qui semble pertinent).
Ces représentations mémorisées doivent alors faire l'objet d'une mise en relation avec les autres représentations déjà mémorisées : c'est la modélisation qui fournit une vision d'ensemble d'une partie des interrelations que l'on devine entre elles.
Tout le problème, alors, se ramène à la validation de ces modèles au moyen de comparaisons formelles, de cohésion avec l'ensemble de la connaissance (c'est-à-dire la collection de tous les modèles déjà intégrés), et de prédictions empiriquement vérifiées.
On aura compris que chaque étape de ce processus est entaché d'incomplétude (tous les éléments sont partiels) et de subjectivité (tous les éléments sont partiaux) et qu'en conséquence, le processus cognitif, philosophique, scientifique et culturel est un processus évolutif et vivant, constitué, comme il se doit, de cycles successifs (croissance, apogée, déclin) séparés par des périodes chaotiques où les incohérences accumulées imposent une refonte radicale de l'ensemble (pensons aux révolutions relativistes et quantiques qui ont obligé la révision radicale de toute la physique mécanique élaborée depuis Galilée, et ont ouvert les portes vers une tout autre cosmologie).
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Les classes sociales cela n'existe pas : partout les particularités humaines se répartissent en gaussiennes.