Lundi 12 janvier 2026
Le Judaïsme n'est pas une religion faite de croyances (ni en un Dieu personnel, ni en la Révélation biblique, ni en l'historicité des personnages de la Torah, ni en la Vérité absolue et dogmatique des Ecritures – qui se contredisent -, etc ...).
Le Judaïsme est une Foi profonde en l'Alliance entre l'humain et le Divin, au travers de leur communion, c'est-à-dire de leur accomplissement réciproque, avec l'aide de la Bible hébraïque.
*
De Gustave Thibon :
"Être dans le vent est une condition de feuille morte."
*
De Romain Gary :
"Je suis a priori contre tous ceux qui croient avoir absolument raison. (...) Je suis contre tous les systèmes politiques qui croient détenir le monopole de la vérité. Je suis contre tous les monopoles idéologiques. (...) Je vomis toutes les vérités absolues et leurs applications totales. Prenez une vérité, levez-la prudemment à hauteur d'homme, voyez qui elle frappe, qui elle tue, qu'est-ce qu'elle épargne, qu'est-ce qu'elle rejette, sentez-la longuement, voyez si ça ne sent pas le cadavre, goûtez en gardant un bon moment sur la langue – mais soyez toujours prêts à recracher immédiatement. C'est cela, la démocratie. C'est le droit de recracher."
*
De Gaspard Koenig :
"Dans un monde qui devient partout illibéral, c'est l'Europe qui, loin d'être obsolète, offre le seul modèle viable pour surmonter les crises écologiques et géopolitiques. Encore faudrait-il qu'elle cesse de s'en excuser et ose en être fière."
*
De Marie Robert :
"Hier midi, dans un restaurant, j’ai observé une scène somme toute assez banale qui m’a pourtant profondément émue.
Une jeune serveuse avait fait tomber, en plein coup de feu, tout un panier à couverts. Des cuillères se sont mises à voler un peu partout, des fourchettes à glisser sous les tables. Elle était gênée, stressée, embarrassée par sa maladresse, et sans doute par le fait de déranger les clients, de retarder le service et d’ajouter une tâche à l’équipe. Elle a commencé à bredouiller quelques mots d’excuses en se penchant pour ramasser.
C’est alors qu’une première femme s’est levée pour l’aider, puis une seconde, puis en quelques minutes, tout le restaurant ramassait des fourchettes, des cuillères et des couteaux, quelqu’un proposant même d’aller faire la plonge. En cinq minutes à peine, l’incident était non seulement réparé mais une étrange joie avait envahi l’espace. Ce n’était rien, vraiment rien, un geste infime, dérisoire, mais pourtant c’était bouleversant, nous étions capables de ça. Capables de nous lever, de nous unir, d’aider.
Nous sommes chaque jour un peu plus incités à croire en la fin du monde, en l’ultime échec de notre vivre-ensemble, mais il me semble qu’il est de notre devoir d’infléchir le sort. Comment allons-nous réparer ce monde ? Comment allons-nous apprendre à vivre avec nos empêchements, nos désaccords, nos abandons, nos blessures, nos défaillances ? Comment allons-nous observer ce qui est cassé pour en prendre encore plus soin ? Comment allons-nous nous relever ?"
*
Le holisme et l'émergentisme impliquent que le Tout soit différent de la somme de ses parties et que celles-ci, par leurs interactions, interrelations et fusions, changent de nature.
En revanche, l'analycisme et l'assemblisme impliquent que le Tout soit l'exacte somme de ses parties qui chacune, sans leur assemblage avec d'autres, garde intégralement sa propre nature.
Toutes les sciences classiques, nées de la Modernité, repose sur ce second paradigme analyciste et assembliste.
Le nouveau paradigme scientifique (celui de la complexité ou de la systémique) repose sur le premier paradigme holistique et émergentiste.
Ce changement de paradigme sera douloureux pour les sciences de la Vie (biologie, médecine, etc ...), et plus encore pour les pseudo-sciences psychiques, neurologiques ou sociologiques qui doivent renaître et fonder une toute nouvelle science noologique.