Lundi 05 octobre 2026
Un Koan Zen : "Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as !"
*
D'après le dernier roman de Giuliano Da Empoli : "Les Fondateurs" :
"Peter Thiel, milliardaire libertarien, cocréateur de la société Palantir Technologies, à la tête d'une somme de données numériques considérables peut transformer des villes en écrans, des visages en données, des serveurs en archives mortes mais qui se définit comme un fondateur et pas un entrepreneur.
Animé par la volonté de remplacer les choix humains par des algorithmes parce que pour eux, les fondateurs, l'humain est faible, peu fiable, imprévisible et fondamentalement malade.
Réduire le plus possible cette emprise humaine sur la marche du monde, en exerçant la puissance d'une force hyper-rationnelle qui basculera toute forme d'incertitude. D'ailleurs, les seigneurs de la Tech sont des individus qui pour la plupart n'aiment pas la vie ... l'empathie les a déserté."
Il s'agit d'un roman, bien sûr, mais je reste convaincu qu'il y a des malades mentaux de haut niveau (du genre Elon Musk) qui pensent comme cela chez les géants de la Tech.
*
De Hannah Arendt :
"Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire, ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez."
Dans son idéalisme naïf, notre chère Hannah oublie que le "peuple" ne pense jamais et ne connait que "du pain et des jeux" ... Et depuis l'aube des temps, ceux qui convoitent le pouvoir et ses breloques lui font croire n'importe quoi (par exemple à l'égalité des humains) en échange de ces babioles jouissives.
*
La légende maçonnique d'Hiram, le Maître du Chantier du Temple de Salomon ...
Comme tout travail mérite salaire, chaque semaine, chacun, selon son niveau, recevait son salaire puisé par le Maître de Chantier dans le budget alloué par le Roi, et réparti par lui entre les "Maîtres d'équipes" qui, ensuite, les distribuaient selon leurs grades, respectivement, aux manœuvres, aux Apprentis qui recevaient leur salaire à la colonne du Nord, et les Compagnons qui recevaient le leur à la colonne du Sud.
La distribution s'effectuait en échange du mot de passe secret, connu par chacun selon son niveau et selon son appartenance de métier.
Le seul à connaître le "mot sacré" des salaires les plus élevés, était Hiram lui-même.
Tout ce système fonctionnait selon les règles de l’Équité la plus stricte, à chacun selon ses mérites, ses compétences, ses virtuosités et ses actes. Il n'était là point question d'égalité qui aurait été la plus injuste des formules au regard du travail et du génie investis par chacun.
L’Équité est incompatible avec l’Égalité.
Les ordres, grades et classes maçonniques ne reconnaissent que le mérite de l'excellence, et la profondeur et l'ampleur du travail réalisé : "De chacun selon ses Forces et à chacun selon ses Mérites".
Tout le reste ne pourrait être que bavardage idéologique et parasitisme organisé.
La Franc-maçonnerie tend à devenir une véritable et pure aristocratie (non héréditaire) au sens étymologique grec du terme : "le pouvoir aux meilleurs", c'est-à-dire aux plus compétents, aux plus virtuoses, aux plus travailleurs, aux plus fraternels, aux plus dévoués, aux plus respectueux des autres, de la Vie et de l'Esprit.
Toute l'histoire légendaire qui va mener au décès de l'Architecte Hiram et au modalité de la poursuite du Chantier après lui, va opposer cet aristocratisme éthique à l'arrivisme et au parasitisme des usurpateurs et des malhonnêtes.
Toute cette terrible histoire de meurtre par appât du gain non mérité, ne fait que souligner l'impérieuse nécessité de garder soigneusement les Secrets de la Franc-maçonnerie et de n'y recevoir que des "hommes libres et de bonnes mœurs", d'une moralité et d'une probité irréprochables.