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Jeudi 20 août 2026

Du "Dictionnaire de la pensée politique" : 

"L'autre courant (libertarien), généralement qualifié de "minarchiste", estime que le gouvernement doit se limiter à la protection des individus, mener une politique de défense et faire respecter les contrats."

 On peut être totalement en phase avec une telle approche aux conditions de bien définir de quel gouvernement on parle (l'Etat ? les "autorités" ? la bureaucratie ? ...), ce que l'on entend par "protection" (prévention par la garde, par la prévention, par l'éducation ou par l'interdit) et par "individu" (les "communautés" sont-elles exclues ? Je pense à l'antisémitisme ou à l'antimaçonnisme), ce que couvre la notion de défense (contre les agressions militaires seulement ou, aussi, contre les agressions économiques, financières, commerciales, informationnelles, religieuses, idéologiques, etc ...) et ce que l'on entend par "contrat" (écrit, complet et signé sans contrainte ni chantage, ou, aussi, les contrats tacites, naturels (comme les obligations des parents vis-à-vis de leurs enfants) ou à la "tope-la" selon les traditions, ...).

Moyennant cet effort de développement, je suis totalement partisan du principe de cette doctrine du "minarchisme". 

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 Sur la "Liberté" ...

De Madame Roland en témoignage des horreurs de la Terreur française (et de la soi-disant "Révolution" de 1789 qui n'a finalement abouti qu'à la dictature militaire de Napoléon Bonaparte qui a mis, durablement, même jusqu'à nos jours, la pagaille et la méfiance réciproque en Europe, notamment entre l'Allemagne, la France et l'Angleterre, méfiance et suspicion à l'origine des deux guerres mondiales du 20ème siècle) : 

"Liberté, que de crimes a-t-on commis en ton nom !"

 La liberté, comme le justice ou la démocratie, est : "un concept contesté par essence" (Dict. de la pensée politique).

La liberté qui consisterait, pour chacun, à faire ou à dire n'importe quoi, à faire ou à dire ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut, est une aberration infantile. Le culte du caprice.

Comme le concept de justice qu'il faut remplacer par celui d'équité, et celui de démocratie qu'il faut remplacer par celui de noocratie minarchiste, il faut remplacer le concept de liberté par celui d'autonomie.

 L'humain n'est qu'une émergence, parmi des milliards d'autres, engendrée et portée par le processus de l'évolution cosmique (comme les vagues à la surface de l'océan) avec l'intention claire de voir cet humain s'accomplir pleinement au service de l'accomplissement cosmique.

La notion d'autonomie s'applique au chemin de cet accomplissement personnel et collectif car les chemins possibles sont multiples et demandent, chacun, des talents, des risques, des compétences, des énergies et des volontés différentes.

L'autonomie est le droit de chacun à choisir le chemin d'accomplissement qui lui convient le mieux, qui "colle" le mieux à sa propre personnalité, à la condition expresse et réciproque de ne pas nuire aux cheminements des autres, de la Vie et de l''Esprit. 

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 L'antijudaïsme chrétien, né dès Paul de Tarse qui affirme que Jésus a été crucifié par les Romains, mais sous l'instigation des Juifs (le "traître" ne s'appelle-t-il pas Judas – Yéhoudah, le "juif"), est ancêtre de l'antisémitisme "racial" (alors que la judéité est une culture mentale et non un race génétique) et de l'antisionisme politique, tous deux de plus en plus actifs de nos jours.

Cet antijudaïsme, latent ou exacerbé selon les époques, a induit une méfiance des Juifs à l'égard de toutes les idéologies conservatrices imprégnées, même chez les non-croyants, de valeurs, de croyances et de certitudes chrétiennes (qui ont généré la caricature du Juif que nous connaissons encore aujourd'hui).

Politiquement parlant, les penseurs juifs ont le plus souvent penché du côté des tendances les plus éloignées de la tradition chrétienne, donc plutôt à gauche durant le 19ème siècle, jusqu'à ce que cette "gauche" engendre les pires totalitarismes (fascisme, nazisme, communisme, marxisme, maoïsme, etc ...).

Aujourd'hui la plupart des penseurs juifs hors Israël, s'intéressent plus à la science et à la philosophie, qu'à la politique ... et ceux qui s'en préoccupent, penchent plutôt vers un libéralisme (voire libertarianisme) plus théocentrique ou cosmocentrique, qu'anthropocentrique. 

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 De Bruno Colmant : 

"On vit un paradoxe en fait : ces excès de régulation révèlent une soif de contrôle absolu de nos sociétés, et c'est justement cette soif qui leur fait perdre le contrôle de leur propre destinée ! On a bâti des labyrinthes où même l'architecte est perdu !"

 Ce besoin compulsif de sécurité et de contrôle a engendré une complication infernale sensée répondre à la croissance en complexité du monde. Mais la complication n'est jamais une bonne réponse à la complexité dans la mesure où son inefficacité coûte de plus en cher en argent et en instabilité.

C'est le syndrome de "l'usine à gaz".

C'est oublier la première partie du KISS américain : "keep it simple and stupid", que la complexité ambiante oblige à transformer en un autre KISS : "keep it simple and smart".

Car c'est l'intelligence à la pointe de la connaissance des logiques internes des processus complexes, dont on a besoin et non d'usines à gaz bureaucratiques qui continuent de raisonner de façon analytique et mécanique, plutôt que d'apprendre à raisonner de façon holistique et téléologique. 

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 De Bruno Colmant : 

"L'Etat doit cesser d'être un simple comptable, chargé de gérer la pénurie, pour redevenir un architecte du long terme."

 Les Etats n'ont jamais été et ne doivent surtout pas se croire un "architecte du long terme". Il est totalement incompétent pour ce faire. C'est le travail des centres de recherche que de modéliser (donc d'architecturer) les processus d'évolution complexe des communautés humaines.

Le futur humain se dessine non pas comme des réseaux d'Etats (qui doivent et vont disparaître et, avec eux, cette bêtise appelée "nationalisme"). L'avenir, ce sera huit continents culturels autonomes (Euroland, Américanoland, Latinoland, Afroland, Islamiland, Russoland, Indoland et Sinoland). Déjà aujourd'hui, tous les conflits majeurs du globe sont le fait de friction à la jointure entre deux continents (Ukraine entre Euroland et Russoland, Iran entre Islamiland et Américanoland, Israël entre Euroland et Islamiland, Yémen et Érythrée entre Afroland et Islamiland, Vénézuela et Colombie entre Américanoland et Latinoland, Soudan entre Islamiland et Afroland, etc ...)

Chaque continent sera un ensemble complexe de réseaux de régions géographiques cohérentes sur le plan socioéconomique, et de communautés culturelles, scientifiques et intellectuelles, animées d'une même intentionnalité globale, différente de continent à continent.

La mondialisation (la déliquescence de l'ONU et de l'OTAN en sont les manifestations actuelles) et l'étatisme (la faillite financière de nombre d’États actuels) sont des concepts surannés propres au paradigme de la Modernité qui s'achève sous nos yeux.

 

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