Jeudi 10 septembre 2026
A propos de "Socrate" selon le DPP :
"Socrate, d'après Platon, insiste continuellement sur l'idée que la sagesse en politique repose sur des compétences, elle suppose la compréhension intellectuelle de tout ce que l'on fait et la capacité à l'enseigner. Il pensait que la politique d'Athènes avait fondamentalement deux défauts.
Le premier est lié à ce que les décisions importantes sont prises à la suite d'un vote majoritaire, alors que la plupart des gens n'ont ni le temps, ni les dispositions pour appréhender, par la pensés, les conséquences des décisions.
Le second défaut réside en ce que les leaders politiques sont dépendants des majorités ; ils ont besoin que celles-ci les soutiennent au moment des élections, et bien que la cité demande une qualification intellectuelles de ses médecins et de ses architectes, le pouvoir politique repose non sur la compétence mais sur la capacité à obtenir l'adhésion du peuple.
Socrate montre souvent que les personnalités publiques les plus connues manquent de consistance intellectuelle."
La démocratie et la loi de la majorité (incompétente et ignare) conduisent fatalement à la démagogie qui, elle-même, en réaction, alimente le cheminement vers la dictature.
Quel que soit le raisonnement que l'on puisse faire, on arrive à la conclusion que la démocratie et l'autocratie forment une bipolarité dont les deux pôles conduisent à la destruction du processus d'accomplissement de société humaine au service de la Vie et de l'Esprit.
Et comme toujours, cette bipolarité induit des tensions souvent désastreuses qu'il faut dissiper optimalement, de façon néguentropique et donc selon une montée en complexité fusionnelle jouant sur la complémentarité des pôles et non sur leur opposition.
On peut imaginer, par exemple, que la démocratie se prononce sur le projet global de société à moyen et long termes, mais qu'une technocratie oligarchique soit en charge (et responsable !) de la conception du plan de travail et de la bonne et performante exécution du trajet vers à réalisation de ce projet.
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A propos de la "Souveraineté" selon le DPP :
"La souveraineté est le pouvoir ou l'autorité qui dispose des attributs ultimes d'arbitre. Une personne ou un ensemble de personnes sont autorisés à prendre les décisions et à régler les conflits à l'intérieur d'une hiérarchie politique. Pouvoir prendre de telles décisions implique indépendance par rapport à des pouvoirs extérieurs et autorité ou domination sur les groupes internes. (...)
Le premier attribut de la souveraineté est sa position : c'est le pouvoir le plus élevé dans le hiérarchie politico-légale. Le deuxième attribut est l'ordre : c'est le pouvoir "final" ou ultime de décision dans la hiérarchie politico-légale. Le troisième attribut est l'effet : il implique un caractère de "généralité", ce qui veut dire qu'il influence le cours des actions et général. Le quatrième attribut de la souveraineté est l'autonomie : le souverain doit être indépendant dans ses relations avec les autres agents (internes ou externes, nationaux ou étrangers) et ne peut être leur sujet.
(...)
Lorsque nous allons du bas vers le haut, en particulier dans les Etats fédéraux, nous ne trouvons pas une seule personne ou un groupe de personnes qui soient compétents pour décider des sujets importants qui se présentent. Jurys, tribunaux administratifs, comités législatifs, cours ordinaires, autorités locales, associations ou entreprises privées, tous jouissent de formes et de degrés variés d'autonomie et on ne peut pas remonter de niveau en niveau en passant par toutes les instances de décision et ce, quel que soit le point d'où l'on parte. Il en résulter que la souveraineté a bien un caractère diffus."
Tout cela signifie que le concept de souveraineté est un leurre ; il n'existe aucune entité qui soit réellement autonome. Tout ce qui existe forme un entité unique où tout est en interaction permanente avec tout le reste, tant en interne qu'en externe.
L'autonomie pure et absolue n'existe jamais ; cela n'empêche nullement de tendre vers l'autonomie optimale qui permette le meilleur épanouissement de soi et de l'autour de soi, tout en respectant les autonomies relatives des autres éléments qui interagissent avec soi.
Quant à la souveraineté politique d'un Etat, c'est une énorme fadaise, tant vis-à-vis du monde extérieur que des communautés intérieures. Tout groupe humain (même l'humanité prise comme un tout) est dépendant de ressources qui lui sont extérieures, pour pouvoir survivre décemment. Mais, encore une fois, cela n'empêche nullement de mettre tout en œuvre pour être le plus autonome et donc le moins dépendant possible non pas au niveau de l'Etat (qui est un artifice, cicatrice, souvent purulente de l'Histoire), mais au niveau des communautés culturelles.
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D'Henry David Thoreau :
"En vérité, nos plus grands bonheurs sont très bon marché."
"N'engagez pas les services d'un homme qui fait son travail pour de l'argent, mais celui qui le fait par amour de sa tâche."
"Je crois que dans ce pays, la presse exerce une influence plus importante et plus pernicieuse que l'Eglise dans sa pire période."
Thoreau, disciple d'Emerson et du transcendantalisme, cherche l'accomplissement de soi afin de trouver, au-delà de tous les plaisirs, la Joie de l'épanouissement de la Vie (dans la Nature) et de l'Esprit (dans la poésie et la philosophie). Cette Joie transcendante, bien au-dessus de tous les plaisirs et de tous les bonheurs, est aussi appelée "félicité", terme qui lui donne une dimension mystique.