Expertise & Prospective dans le monde réel

Dimanche 27 septembre 2026

Le problème de la pénurie des ressources vitales pour l'humanité ne s'arrête pas (loin de là) aux énergies fossiles. Il est beaucoup plus global. Le seul modèle valable doit comparer deux paramètres : le taux et la vitesse de reconstitution des ressources naturelles (éventuellement aidées par des technologies) et le taux d'évolution des consommations humaines.

De là, une seule éthique globale est possible : la FRUGALITÉ tant en termes consommatoires que démographiques.

Le taux de renouvellement naturel des ressources permet de faire vivre 2 milliards d'humains sur Terre (soit la population totale vers 1925). Il est donc vital de réduire le taux de reproduction, partout dans le monde, à hauteur de 1.3 enfants vivants par femme sinon l'humanité commencera à s'éteindre entre 2150 et 2200. 

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 De Robert Zimmer à propos du "Ainsi parla Zarathoustra" de Nietzsche : 

"Nitzsche a placé dans ce livre toute son ambition de philosophe et de poète. Il se considérait comme un prophète philosophique désireux d'annoncer la fin de l'ère ancienne et le début d'une nouvelle. L'ancienne métaphysique, l'ancienne morale, mais avant tout la foi en un au-delà devaient être portées au tombeau, et l'on devait rétablir dans ses droits l'homme libre et naturel."

 Le propos de ce livre majestueux n'est pas de prêcher, comme certains malveillants l'ont prétendu sur la base du fameux "Dieu est mort !", un athéisme quelconque.

Ce que Nietzsche dénonce et combat, c'est le dualisme chrétien, cette dualité irréconciliable entre ce monde et l'autre monde, entre l'humain et le Dieu extérieur et étranger, entre la temporalité et l'éternité, entre l'accomplissement spirituel et le "Salut" messianique.

Annoncer la fin des religions , ce n'est pas promouvoir la mort de la Spiritualité ! Tout au contraire !

Si le Dieu personnel, anthropomorphe et étranger au monde réel, est bien mort (enfin !), cela ne tue en rien le Divin comme fondement immanent et vivant et pensant et accomplissant de tout ce qui existe.

Je ne suis pas loin de penser que, dans son "Zarathoustra", Nietzsche est un peu ce prophète des temps modernes qui annonce, à la fois, l'effondrement du cycle culturel du messianisme (de 400 à 2050) et l'émergence du cycle culturel suivant (de 2050 à 3700) qui sera celui du panenthéisme (et de l'accomplissement de soi au service de l'Accomplissement du Réel-Un-Divin) déjà annoncé par Spinoza.

 Mais pourquoi ce nom de Zarathoustra (Zoroastre, le fondateur de la religion persane au 7e s. avant l'ère vulgaire) ? Par opposition franche au christianisme : c'est une évidence. Mais pourquoi Zoroastre, et non Aristote ou Lao-Tseu, ou un autre nom inventé pour l'occasion ? Certains prétendent que le vrai Zarathoustra fut le premier à instaurer la dualité morale entre Bien et Mal et que donc, sa renaissance sous la plume de Nietzsche devait signifier son "mea culpa" pour cette dualisation absconse et inaugurer au "Par-delà Bien et Mal". 

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 Il est vital de tuer toutes les formes d'idéalisme : le "monde idéal" rêvé par certains (tant religieux qu'idéologues) n'existe pas et n'existera jamais. N'existe que le monde réel comme manifestation présente et abrupte du Réel-Un-Divin. 

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 Le christianisme impose une infantilisation de l'humain vu comme un enfant capricieux et retors qui doit enfin obéir à son Père inaccessible dans les cieux et à son mentor sacrifié sur la Terre.

Le christianisme – et le mahométisme plus encore – est une religion de la soumission et de l'obéissance. D'où l'impérieuse nécessité de se libérer de ces deux religions liberticides et infantilisantes. 

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 Il est urgent que l'humain quitte le bas-âge du plaisir et du caprice, "du pain et des jeux", des contes de fées et des princes charmants des promesses d'un autre monde, religieux ou idéologique, et devienne réellement adulte en tendant vers le "surhumain", au sens de Nietzsche ("La volonté vitale, inépuisable et créatrice").

Le surhumain est dionysiaque et vise le déploiement de la vitalité (du corps, du cœur, de l'esprit et de l'âme) au service de la "volonté de puissance" (donc de l'épanouissement de toutes les potentialités) ... et tout cela au service de l'accomplissement du cosmos qui est le Réel-Un-Divin. 

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 L'Eternel Retour n'est pas ce cercle qui se referme sur lui-même en recommençant et ressassant éternellement le même voyage ; il est au contraire une spirale plane qui tourne pour recroiser éternellement les mêmes axes (naissance, croissance, apogée, déclin et effondrement) mais, à chaque tour, un peu plus loin du centre, sans jamais revenir en arrière.

Mais ce que Nietzsche n'avait pas voulu voir, c'est que cette spirale évolue parce qu'elle possède un moteur d'évolution qui est l'Intentionnalité cosmique de l'accomplissement en plénitude. 

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 L'œuvre et la vie de Nietzsche connurent deux périodes successives : la première est une révolte nihiliste qui prépare la seconde ("Aurore", "Le Gai Savoir" et "Ainsi parla Zarathoustra") qui dépasse cette révolte nihiliste et inaugure un panenthéisme ("le Surhumain" et "Dieu est mort") de l'accomplissement ("Volonté de puissance" et "Eternel Retour").

 

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