Dimanche 18 janvier 2026
Je suis atterré par le constat que pour beaucoup de gens, gauchisme, autocratisme et impérialisme semblent si étrangers l'un à l'autre, alors que ce sont des quasi-synonymes.
Du nazisme au stalinisme ou au maoïsme, du poutinisme à Xi-Jin-Ping ou à Kim-Jong-Un, on n'a affaire qu'à du socialisme "normal" car le socialisme et son égalitarisme proclamés sont tout simplement contre-nature et ne peuvent se maintenir que par la violence (grèves, syndicats, manifestations, boycotts, dégradations, démagogismes, sabotages, désinformations, ...).
Socialo-gauchisme et totalitarisme sont synonymes !
Les humains ne sont pas égaux entre eux ; ils sont tous différents et ont le droit de l'être ; la seule méthode pour les rendre solidaires et fraternels, est la quête incessante des complémentarité et non des antagonismes.
Le socialo-gauchisme ne connaît que le triangle destructeur de l'entropie égalitariste qui tire tout vers le bas. Il est temps de changer de braquet et de pratiquer, obstinément, le triangle néguentropique (basé sur les différences comme base de la richesse collective) avec ses trois "moments" : chacun chez soi, l'organisation contractuelle et la fusion fraternelle.
Sous prétexte de "défense" des malheureux, des exclus, des faibles, des pauvres, des défavorisés, des "précaires" (c'est le mot à la mode), ... le socialo-gauchisme pratique intensément le nivellement par le bas, la culpabilisation généralisée, la désinformation systématique, la castration des élites, la mauvaise foi insidieuse et culpabilisatrice.
Il est temps de proclamer haut et fort que n'est pauvre et malheureux que celui ou celle qui veut bien l'être (ou qui cherche à le feindre pour vivre de tous les assistanats).
Il faut se convaincre de cette équation simple : "assistanat égale assassinat".
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Après le refus de tous les esclavages, tant intérieurs qu'extérieurs, la deuxième Parole du Sinaï marque, elle, le refus de toutes les idolâtrie tant intérieures qu'extérieures. "Tu ne feras pas d'idole !"
Mais qu'est-ce qu'une "idole" (PSL en hébreu) ? Qu'est-ce que l'idolâtrie ?
PèSSèL en hébreu signifie simplement "statue" ou "sculpture", et pointe vers l'idée d'une image figée de ce qu'il y a dans le ciel, sur la terre ou dans l'eau que l'on se fabriquerait et que l'on "servirait" (dont on serait l'esclave).
Au fond, l'idole n'est rien d'autre qu'une réponse toute faite sur laquelle on se décharge de tous ses doutes ; elle est une croyance aveugle ; elle est un dogme. Quelle que soit la question, c'est elle qui est la réponse.
L'idolâtrie est précisément l'inverse du "doute méthodique" cartésien ; elle est le refus obstiné de toute incertitude.
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La Foi, c'est la confiance et la fidélité à la qualité du chemin(ement) à découvrir et à parcourir.
La Croyance, c'est la certitude dogmatique de déjà connaître parfaitement la nature de la destination du bout du chemin que l'on n'a donc plus aucun besoin de parcourir.
En fait, il n'y a pas de destination ; il n'y a que des mythes que l'on s'invente pour éviter le travail et l'effort du cheminement intérieur.
Ce sont ces mythes qui sont les idoles des humains.
Il n'y a nulle part où aller. Cheminer vers le toujours plus haut ... et voilà tout.
Confiance et fidélité : voilà toute la Foi nue, enfin débarrassée de toutes les croyances. Confiance et fidélité en une méthode de progression, en ne se préoccupant nullement de son aboutissement.
C'est le voyage qui importe, pas la destination.
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"Elohim" exprime l'Intentionnalité. "YHWH" exprime la Logicité. "Eyn-Sof" exprime l'Unité intemporelle. C'est le triangle divin ou cosmique.
Face à lui, le triangle humain de la Foi (la Conservativité – "El-Elyon"), du Monde (la Substantialité – "El-Shaday") et de l'Alliance à construire (la Constructivité – "El-Tzébaot").
Ensemble : l'hexagramme ou Etoile de David ou Sceau de Salomon.