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Dimanche 13 septembre 2026

La Bipolarité cosmique de base, origine et source de toute évolution cosmique, repose sur deux principes fondamentaux : celui de Conservativité (Substantialité accumulative et entropique) et celui d'Intentionnalité (Accomplissement créatif et néguentropique).

La Substantialité s'exprime sous la forme de la Substance prématérielle (Hylé ou Ether) et se manifeste, entre autres, sous les formes de la Matière, de la Lumière, etc ...

L'Intentionnalité s'exprime sous la forme de d'une tension entre l'état présent et un futur indéfini, mais plus épanoui, plus riche, et se manifeste sous l'étendard de l'Ordre et de l'Harmonie.

Le travail de ces deux pôles universels induit des tensions qu'il convient de dissiper optimalement (selon le modèle de l'hexagramme de dissipation), ce qui appelle l'émergence d'une seconde bipolarité dérivée entre Activité (évolution pulsatile) et Logicité (efficacité cohérente).

Du travail conjoint de ces deux pôles concrets découle la Constructivité inhérente à l'évolution cosmique.

 

Au plan humain, cette Bipolarité cosmique se décline de mille façons : certitude et doute, confiance et méfiance, sécurité et aventure, opulence et précarité, stabilité et transformation, expérience et intuition, possession et désir, connaissance et ignorance, routine et créativité, réel et divin, intériorité et extériorité, etc ...

Mais cette bipolarité positive s'altère complètement lorsqu'elle dégénère en dualités quasi absolues : le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux, le Beau et le Laid, l'Absolu et le Néant, etc ...

La dualisation qui anime les religions et les idéologies et un cancer mental qui ferme le jeu des tension bipolaire et conduit au conflit et à la destruction.

 

Le Dualité s'oppose radicalement et frontalement à l'Unité du Réel-Tout-Divin, alors que la Bipolarité lui donne Vie. 

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 Doute et certitude sont incompatibles : le doute invite à marcher plus loin (construction néguentropique d'une connaissance vivante et évolutive), alors que la certitude amène à s'arrêter (satisfaction entropique d'une croyance figée et forcément fausse).

Le doute est nécessaire et obligatoire (ce que l'on perçoit, ce que l'on exprime, ce que l'on modélise est toujours contraint par les limites partielles et partiales des perceptions, des descriptions et des modélisations par la pensée). Le doute appelle un scepticisme positif et constructif (la connaissance doit évoluer) qui est l'opposé d'un nihilisme désespérant (la connaissance, même imparfaite est un leurre).

Descartes, au bout de son "doute méthodique" aboutissait à une seule et finale certitude : "Je pense donc je suis". Ce "je" ne signifie rien ; ce qu'il faut exprimer c'est : "Il y a pensée, donc il y a existence".

Ce passage du "je" au "il y a" est indispensable car qu'est-ce que "je" sinon l'illusion qu'aurait une vague à la surface de l'océan, d'avoir une existence propre.

 

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