Dimanche 06 septembre 2026
A propos de "Républicanisme", d'après le DPP :
"Le terme "république" se définit par opposition à la monarchies. Le roi exerce une autorité personnelle sur des sujets, et dirige son royaume comme s'il s'agissait de sa possession, tandis que, dans la république, le gouvernement est, en principe, la chose publique (res publica), aux mains de l'ensemble des citoyens. (...)
La vertu est le patriotisme et le sens de l'intérêt public, une volonté héroïque de placer le bien commun au-dessus de ses intérêts personnels et de ceux de sa famille."
Il faut changer de perspective. Il y a la personne, d'abord, entouré de sa famille proche (c'est cette cellule qui forme la "brique élémentaire" de toute société. Et puis il y a des communautés qui sont des réseaux denses et intriqués de personnes partageant des croyances et des intentions communes (chaque personne pouvant faire partie de plusieurs communautés). Et il y a des ensembles historiques de morceaux de communautés appelés "Nation de citoyens" qui est un regroupement artificiel de communautés en une entité politique (nommée pompeusement et indûment "patrie") : "les frontières sont les cicatrices de l'Histoire" et les nations ne sont que des rassemblements de communautés et de personnes, dans un même panier, par les hasards de l'histoire et des conquêtes territoriales du fait de guerres, de traités, etc ...
Il y a par ailleurs des ensembles de communautés qui forment des réseaux liés à une culture commune (langue-souche, religion, vision, idéal, valeurs, ...) et qui façonnent des "continents".
Il n'existe aucune "chose publique", mais il existe bien des intentions, des projets et des cultures communes à un grand nombre de personnes. Il faut abandonner l'idée de territoires matériels (les Etats-Nations) et entrer dans le concept de territoires culturels (les "continents" immatériels). Et ces "continents immatériels" ont chacun leurs propres manières de s'organiser, de se hiérarchiser, de s'ordonner, de se protéger, de se renforcer, de se transmettre, de vivre.
Le nouveau paradigme et le nouveau cycle civilisationnel qui émergent sous nos yeux, aujourd'hui, signent l'abandon de la notion d'Etat-Nation (et donc de politique nationale, de législation nationale, de frontières nationales, de "patrie"), pour l'émergence de "continents culturels" autonomes pouvant être soit complémentaires, soit incompatibles.
Il y a, selon moi, huit continents en émergence : Euroland, Américanoland, Latinoland, Afroland, Islamiland, Russoland, Indoland et Sinoland qui, chacun, dessine une mentalité, un projet global, un type d'économie, un mode de gestion commune (c'est là que la notion de politique peut reprendre force et vigueur) particuliers.
Il existe, d'or et déjà, 32 relations bipolaires entre ces huit continents qui, chacune, engendre des tensions à la fois entropiques (incompatibilités) et néguentropiques (complémentarités). Et toute l'histoire future de l'humanité se fera au travers des processus de dissipation optimale de ces tensions, soit par destruction, soit par construction.
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Les "siècles d'or" de l'histoire européenne furent le 17ème (Kepler, Galilée, Spinoza, Hobbes, Descartes, Pascal, Leibniz, Huygens, Newton, Fermat ...), le 12ème (Thomas d'Aquin, François d'Assise, Duns Scot, Roger Bacon, de Voragine, Dominique, ...), le 6ème (Boèce, ...) siècles de l'ère vulgaire (EV), le 1er (Archimède, Hannibal, les Ptolémée, Ashoka, ...), le 6ème (Thalès, Pythagore, Xénophane, Parménide, Esope, Siddhârta Gautama, Lao-Tseu, Confucius, Zoroastre, ...) et le 10ème (Salomon, Hiram, ...) avant l'EV (AEV).
Le 22ème siècle (EV) verra aussi, probablement, le début d'un autre "âge d'or" ...
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De Wikipédia à propos d'Héraclite :
"On retient généralement d’Héraclite sa philosophie du devenir à travers ses citations devenues célèbres (« Tout passe » et « On ne peut entrer deux fois dans le même fleuve »), son relativisme (« Le plus beau des singes est laid » en comparaison d'une autre espèce) et sa théorie de la contrariété (« La contrariété est avantageuse », « La plus belle harmonie naît des différences », « Toutes choses naissent de la discorde »])."
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Les cinq phases d'une vie humaine : naissance (de 0 à 17 ans : formation), la croissance (de 17 à 34 ans : construction d'une famille, d'un métier), l'apogée (de 34 à 51 ans : construction d'un patrimoine, d'une réputation, d'une maturité), le déclin (de 51 à 68 ans : sortie progressive de la vie constructive et active) et la déliquescence (de 68 à 85 ans : vieillesse et mort).
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A propos de "Théories des Révolutions" selon le DPP :
"Les révolutions sont des changements politiques fondamentaux, qui se déroulent souvent de façon dramatique, et toujours suivant un processus complexe. Lors de la révolution, le gouvernement central ne réussit pas à imposer sa loi sur une partie importante du territoire ou de la population. Divers groupes, y compris le gouvernement en place, luttent pour s'emparer de l'autorité centrale. Cette lutte pour le pouvoir peut se transformer en guerre civile, aboutir à des coups d'Etat rapides ou à des guérillas durables. Chaque groupe essaie de construire de nouvelles structures politiques (et souvent économiques) pour remplacer les précédentes."
Il faut bien distinguer les révolutions de masse (qui sont les vraies révolutions) avec les "révolutions de palais" qui ne sont, en fait, que des putschs.
Les vraies révolutions de masse n'ont qu'une seule cause : les pénuries de "pain" et/ou de "jeux" (n'oublions pas, par exemple, que la soi-disant "révolution française", n'a été qu'une révolution parisienne causée par une famine grave due à des récoltes successives déplorables liées à des perturbations météorologiques).
Une révolution, plus généralement et plus scientifiquement est toujours la conséquence d'une accumulation de tensions négatives (entropiques) entre la population et le pouvoir. Ces tensions peuvent être amplifiées par de la propagande d'une contre-élite quelconque, mais n'a aucune chance de réussir massivement s'il n'y a pas, préalablement, cette pénurie de "pain et de jeux".
Il faut bien comprendre que toute révolution va à l'encontre du principe d'inertie qui caractérise fondamentalement les masses (comme en physique théorique). Il faut donc que la force d'attraction pour un autre régime soit très forment alimentée par de une "énergie du désespoir" liée à des pénuries considérées par les masses comme existentiellement insupportables.
Le DPP ajoute :
"Rejai et Phillips, après les avoir étudiés, pensent que les leaders révolutionnaires, en fait, n'étaient généralement pas charismatiques et qu'ils n'ont pas fait les révolutions ; au contraire, ce sont les situations révolutionnaires (...) qui ont donné l'occasion à des individus (...) d'émerger (...)."
Il faut cesser donc de croire que des Lénine, des Mao ou des Hitler sont à l'origine de leur "révolution". Ils ont seulement profiter d'un climat massif et explosif de colère, de hargne et de tensions contre le pouvoir en place, pour phagocyter la révolution en devenir.
Enfin, le DPP poursuit :
"(...) ni les révolutions socialistes, ni les révolutions capitalistes [sic ...!] n'ont été capables de réduire de façon importante les inégalités de revenus ou de chances, sauf pour de très courtes périodes. Les tendances à la stratification sont très fortes dans toutes les sociétés humaines, même dans celles qui ont connu la révolution."
Autrement dit, tous les discours sur l'égalité de nature ou de chance entre tous les humains, sont autant de fumisteries. Répétons-le encore, tous les humains sont différents et uniques, et la notion d'égalité n'a aucun sens. En revanche, les impératifs d'équité, de respect et de mérite doivent être respectés par les autorités, quelles qu'elles soient, sous peine d'être disqualifiées.
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Pour paraphraser Parménide : "Penser, c'est vivre !".
Et les bien-pensants pensent mal et ne vivent pas bien.
Comme l'on ne pense qu'à partir des informations que l'on perçoit, si celles-ci sont irréelles, tronquées ou fausses, la vie sera perdue, mesquine ou brisée.
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J'adore le néologisme de mon ami Michel Maffesoli : "xyloglossie" pour parler, sur les racines grecques" de la langue de bois ...
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Dans le Réel, il n'existe aucune dualité, mais il est truffé de bipolarités.
Un aimant à deux pôles, mais ils sont inséparables, complémentaires sans être antagoniques. C'est précisément cette inséparable bipolarité qui permet à l'aimant de développer son champ magnétique et son action.
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De Michel Maffesoli ((in : "Ecosophie") :
"Séparer la lumière des ténèbres ! Voilà bien l'injonction primordiale constituant le fil rouge de la tradition culturelle occidentale. Ce fut également le principe de coupure sur lequel repose la modernité. Principe générateur et organisateur du mythe progressiste dont le résultat avéré est, tout simplement, la dévastation du monde."
Rien à y ajouter, Michel !
Et il continue :
"Il est certain que les pseudo-sciences humaines et sociales [il cite : "économie, politique, morale"] se contentent de répéter, avec arrogance et componction, quelques lieux communs dont la frivolité le dispute à la vanité."
J'aurais pu l'écrire moi-même !