Fondements cosmologiques.
La science physique découvre peu à peu que le Réel ne se réduit pas à un jeu de Lego, à un assemblage mécanique et plus ou moins déterministe de "choses" élémentaires existant en soi (particules, atomes, molécules) encollées par des "forces" élémentaires. Ce sont les sens de l'humain qui lui ont fait forger cette représentation fausse. La réalité du Réel est tout autre et commence à se révéler suite aux révolutions relativistes et quantiques.
La révolution quantique a enclenché une vision du monde contre-intuitive : il n'existe aucun objet en soi, ni électron, ni atome, ni pommier, ni planète, ni galaxie.
Tout ce que l'humain perçoit comme un "objet", une "chose", une "particule", ... n'existe tout simplement pas. La vieilles vision cosmologique considérant l'univers comme un espace-temps vide mais parcouru, de ci de là, par des "êtres" ou des "étants" jouissant d'une existence propre, est tout simplement et très fondamentalement fausse.
L'univers est la surface extérieure d'une Unité absolue en évolution, parcourue par des courants et des pulsations qui produisent, en surface de cet "océan", des myriades de vaguelettes qui interfèrent entre elles et qui, parfois, font émerger une forme locale et passagère ayant suffisant de stabilité et d'équilibre pour pouvoir, à son tour, interagir avec d'autres formes pour construire, par échelons successifs, des formes de plus en plus grandes, stables et complexes.
Mais ces formes n'ont aucune existence en soi ; elles ne sont que des figures néguentropiques d'interférence plus ou moins sophistiquées entre une grande quantité de "vaguelettes" de surface, à la périphérie de l'Unité cosmique dont le moteur est une bipolarité principielle et intemporelle, instaurée entre Conservativité entropique et Intentionnalité néguentropique.
Répétons-le : les "formes" complexes qui émergent ne sont que des formes locales et temporaires, et non des "êtres" ou "choses" ou "objets" ; ces formes sont des superstructures ondulatoires qui restent totalement connectées, en tout, avec "l'océan" substantiel dont elles émergent.
Contrairement à ce que croyait la vision analytique et mécaniste de la physique classique, l'univers n'est pas un "jeu de Lego" qui assemble des briques élémentaires "éternelles" (des particules, des atomes, etc ...) pour construire des édifices, mais un vaste et dynamique "océan" substantiel dont la surface périphérique, nommée le "présent" est un immense jeu ondulatoire de vaguelettes interférentes dont émergent parfois des figures d'interférence capables d'une relative autonomie évolutive. Nos sens humain perçoivent l'univers un peu comme au travers de lunettes de réalité virtuelle où l'on croit voir des objets et des personnages qui, en fait, ne sont que des effets d'ondes lumineuses.
De son côté, la révolution relativiste nous présente un univers unitaire et unitif, constitué de substance prématérielle (vraisemblablement de l'énergie noire) mû par une activité d'accumulation qui explique l'expansion de cet univers et la production des ressources actives (substance et pulsation) alimentant l'Intentionnalité à la fois entropique (uniformisation) et néguentropique (complexification).
Ainsi le Réel se déploie-t-il comme Unité ayant comme moteur la bipolarité entre Intentionnalité (accomplissement et épanouissement néguentropique) et Conservativité (production substantielle et accumulativité). Ce moteur produit des ondes pulsatoire qui se déploient à sa surface sous la forme d'ondes quantiques engendrant, comme explicité plus haut, toutes les formes entropiques et néguentropiques qui peuplent l'univers.