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Congrès "spiritualités & entreprises"

"Intégrer des principes spirituels dans les entreprises et les services publics? Une frivolité ou un état de fait?" est le thème de la quatrième édition de l'université du bouddhisme de Bruxelles.
  • Congrès "spiritualités & entreprises"
  • 2007-11-10T09:00:00+01:00
  • 2007-11-10T18:00:00+01:00
  • "Intégrer des principes spirituels dans les entreprises et les services publics? Une frivolité ou un état de fait?" est le thème de la quatrième édition de l'université du bouddhisme de Bruxelles.
  • Quand 10/11/2007 de 09:00 à 18:00 (Europe/Brussels / UTC100)
  • Ou Diamant, Avenue Reyers 80, Bruxelles
  • Nom du contact
  • Téléphone du contact +32 (0)2 675 38 05
  • Participants Managers et cadres des entreprises privées et des services publics; politiciens ; formateurs ; consultants ; grand public concerné
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Programme


9h00    Accueil des participants

9h30    Introduction

            La spiritualité: un mot galvaudé et un besoin fondamental ?

            Frans Goetghebeur (président de l’Union Bouddhique Belge)

Est-ce qu’en quittant la pensée unique basée sur le quantifiable et le chiffrable pour le      qualitatif (le durable, l’éthiquement acceptable) , les entreprises et les administrations n’accordent pas d’emblée une dimension plus spirituelle à leurs activités et leurs structures organisationnelles ? Est-ce qu’ils ne rejoignent pas ici un tendance remarquable qui devient de plus en plus visible dans nos sociétés ?

9h40    Vivre sa spiritualité au quotidien

             Lama Karta (enseignant bouddhiste, auteur)

            Comment un bouddhiste vit-il sa spiritualité au quotidien ? Cela implique-t-il une vie contemplative ou monastique ? Est-ce que la présence d’une sangha assure une continuité culturelle et une santé éthique à la société ? La pratique spirituelle  se résume-t-elle à des formules et des rites ou s’agit-il plutôt de développer une vision généreuse, constructive et ouverte dans l’action et l’engagement ? Ajouter aux critères de compétitivité et de succès les principes de la collaboration et le contentement, n’est-ce possible grâce à un vécu spirituel profond et riche ?

10h40  La spiritualité dans le management: une nécessité ou une stratégie ingénieuse ?

            Bruno Tuybens, secrétaire d’Etat

            En tant qu’ancien gestionnaire de patrimoine à la KBC, Bruno Tuybens s’est investi  dans une approche éthique de son domaine d’activité. En tant que secrétaire d’Etat chargé des entreprises publiques, et fort de son expérience antérieure, il peut mieux que quiconque formuler une vision alliant expérience de terrain et pensée innovante.

            Est-ce que l’action politique peut s’allier à une approche d’inspiration spirituelle tout en restant  généreuse envers tous les citoyens  et respectueuse par rapport au principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat ? Etre compétent, c’est pouvoir résoudre un problème. Etre responsable, c’est pouvoir prendre une décision. Cette dernière capacité ne présuppose-t-elle pas la présence de valeurs spirituelles plutôt que de convictions personnelles ?

11h40  Pause café

12h00  Développement durable ou sobriété vers un approfondissement radical de l’équilibre entre les principes économiques et spirituelles

            Le professeur Luk. Bouckaert, université catholique de Louvain

La sobriété est un art de vivre caractérisée par une diminution de la consommation matérielle choisie consciemment et une conduite de vie basée sur la simplicité. Le but est de donner plus d’espace aux biens spirituels comme la liberté intérieure, le lien avec la nature, l’harmonie sociale, la compassion et l’ouverture vers le sacré. Cet idéal de sobriété a des racines philosophiques et religieuses profondes en Orient comme en Occident. Dans l’agenda de la croissance moderne et de l’économie de consommation il y a peu ou presque pas de place pour la sobriété. Dans le meilleur des cas, la parcimonie est un moyen pour arriver plus tard à une production et une consommation augmentées. Comment pouvons-nous rééquilibrer les besoins spirituels et matériels ? Est-ce que la sobriété dépasse les plaidoyers actuels pour une économie durable ? Comment la sobriété peut-elle être intégrée dans la pratique comme un principe organisationnel de nature spirituelle ?

 13h00   pause et repas

 14h30   La spiritualité doit-elle rester tabou dans l’administration et dans l’entreprise ?

            Atelier animé par Monique De Knop

On constate aussi que dans bien des organisations, le fait de prononcer le mot de spiritualité entraîne un repli prudent, ou est parfois carrément considéré comme une incongruité.

            L’introduction des valeurs spirituelles dans le débat stratégique et opérationnel ne peut-il pas amener au contraire à une confiance mutuelle et à une approche plus créative ? Sinon comment cultiver l’autonomie des départements ou la créativité des employeurs, si ce n’est au travers de certaines convictions sur notre prochain ?

            Est-il possible pour un manager ou un cadre de peser sur les choix stratégiques de l’organisation ? Ou faut-il préférer une action directe en quittant le système et en choisissant le statut du militant? Comment piloter le changement ?

          Après une introduction, le public sera invité à débattre et à émettre des idées sur les conséquences des deux stratégies.

 15h30  Une culture nouvelle dans l’entreprise : un cas concret

            Caroline Holleufer et Jeroen de Wolf, administrateurs suédois et hollandais

            Parfois, les entreprises et les administrations mettent en place une  politique de développement durable qui implique une autre approche vis-à-vis du personnel, des clients et utilisateurs, des partenaires, de l’utilisation des ressources et de l’énergie.  S’agit-il d’une politique de marketing nouvelle ou est-ce que cette approche se fonde sur une véritable éthique spirituelle ?  Est-ce un égoïsme intelligent ou une réelle prise de conscience de l’interdépendance ?

            Caroline Holleufer et Jeroen de Wolf répondent à ces questions en prenant comme exemple leur expérience de direction dans deux multinationales européennes.

16h30  Intermède musical 

16h45   Méditation et sagesse comme outils de gestion

            Le regard d’un Lama

            (Lama Zeupa ou Lama Tashi Nyima)  

             Le manager doit diriger, donner des impulsions, motiver, stimuler, faire naître une dynamique de groupe, arbitrer lors de l’attribution des moyens et gérer des conflits. Indépendamment des qualités intellectuelles et techniques dont un chef d’entreprise ou le directeur d’une administration fera preuve, il doit surtout pouvoir gérer ses émotions et développer une action positive. La concentration, le calme mental, l’équanimité et une approche non duelle sont les bases sur lesquelles se fondent ces qualités.

  17 h 05  Méditation et sagesse comme outils de gestion

            Le regard d’un manager

            (Marc Halevy, docteur en sciences appliquées, philosophe, manager et scientifique, P.D.G. Maran Group s.a.)

            Un manager est garant des résultats et des performances dans son service public ou dans son entreprise. Il subit une pression continue et doit poser à ses collaborateurs des exigences de productivité et d’image. Il doit procéder à des restructurations, ou à des modernisations, gérer des problèmes de type disciplinaire, des problèmes interpersonnels tels que le harcèlement au travail.

            Existe-t-il une approche spirituelle de ces missions et comment mettre ces principes spirituels en cohérence avec les exigences managériales ?

17 h 30  Un panel avec tous les intervenants. 

18 h   Fin.


Sur le fond

« La politique économique a souvent été aux antipodes de l’intérêt économique lui-même » J.K. Galbraith

Le contexte

La mondialisation a induit des stratégies de plus en plus agressives dans le monde de l’entreprise. Les administrations publiques sont orientées vers un service moins rentable du fait de contraintes liées à l’intérêt général. Elles se voient à présent imposer des normes de productivité et de rentabilité.

Les managers de ces entreprises du secteur privé et public commencent à  s’interroger sur le sens et  les conséquences de leur action.

Une approche spirituelle permet peut-être de poser un regard innovant et plus large sur les problèmes auxquels on est confronté ici.

Le congrès s’adresse en premier lieu aux managers et aux cadres des entreprises privées et des services publics, aux politiciens, aux formateurs, aux consultants et au public concernés par les questions que nous évoquons.

La question qui se pose

Est-ce qu’en quittant la pensée unique basée sur le quantifiable et le chiffrable pour le qualitatif, le durable et l’éthiquement acceptable, les entreprises et les administrations n’ accordent pas d’emblée une dimension plus spirituelle à leurs activités et  leurs structures organisationnelles?  A cette question s’ajoute tout de suite une deuxième : mais est-ce qu’un Mahatma Ghandi peut diriger General Motors ?

Le congrès

A l’aide d’exposés, d’ateliers, de débats, nous voulons  approfondir la réflexion et amorcer une autre approche de questions qui, bien souvent,  empêchent le manager de dormir, tout autant que les insomnies suite aux inquiétudes dues aux fluctuations de son chiffre d’affaire.

Ajouter aux critères de compétitivité et de succès la collaboration et le contentement, est-ce bien sage ? Et si oui, est-ce qu’une telle politique présuppose un fondement spirituel ? Comment vivre  la spiritualité au quotidien ?

Est-ce qu’une telle approche appartient à une politique de marketing nouvelle ou est-ce qu’elle est fondée sur une véritable éthique  spirituelle ?  

Est-il possible pour un manager ou un cadre de peser sur les choix stratégiques de l’organisation ? Ou faut-il préférer une action directe en quittant le système et en choisissant le statut du militant? Comment piloter le changement ?

 

Un manager est garant des résultats et des performances dans son service public ou dans son entreprise. Il subit une pression continue et doit poser à ses collaborateurs des exigences de productivité et d’image. Il doit procéder à des restructurations, ou à des modernisations, gérer des problèmes interpersonnels.

Existe-t-il une approche spirituelle de ces missions?

Apprendre à travailler avec les incertitudes, l’adaptabilité permanente, le nouveau statut du travail et quitter le culte de la stabilité et de la continuité… est-ce que cela ne rejoint pas l’apprentissage du sens des concepts-clé du bouddhisme l’interrelation et la vacuité ?


Inscription

  • Prix d’inscription :
    • le prix est de 160 € (145 € pour les inscriptions dont le montant est acquitté avant le 31 août)
    • étudiants et membres des centres tibétains : 80€ , sur présentation de la carte d’étudiant ou de membre
  • Ce prix comprend les conférences, la documentation, le repas de midi et les pauses café.
  • Veuillez verser le montant au compte n° 001-3998047-74 de l’Institut Nalanda, rue de l’Orme, 50, 1030 Bruxelles. Depuis un pays étranger :IBAN :BE 0013 9980 4774- BIC GEBA BE BB