Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

Actualité - De l'Etre au Devenir -Septembre 2021

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

 

Le 01/09/2021

 

La philosophie s'est embourbée à trop disserter sur les passions humaines.

Elle devrait quitter les marécages de la psyché et revenir sur sa terre ferme : la métaphysique, l'épistémologie et l'éthique.

 

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Tout arbre est une double arborescence : celle de ses branches et celle de ses racines. L'une visible et aérienne, l'autre invisible et terrienne, toutes deux de même volume.

N'en est-il pas de même de chacun de nos actes, conséquence de myriades de causes et cause de myriades de conséquences.

 

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Le 02/09/2021

 

Tout processus complexe évolue parce qu'il doit dissiper optimalement les tensions qui, sinon, risqueraient de le détruire (la notion de "dissipation des tensions" est due à mon mentor, le prix Nobel Ilya Prigogine et est explicitée en détail dans mon "Essai de cosmologie complexe" paru aux éditions Laurence Massaro en 2021 ainsi que dans mon "Dieu sait-il ce qu'il fait ? – Cosmologie et spiritualité" paru aux éditions Rouge & Noir en 2021).

 

Au fond, n'importe quel processus complexe (vous et moi, la galaxie de la Voie lactée, la vie d'une entreprise commerciale, la biosphère, une famille, …) est sujet à trois sortes de tensions fondamentales.

 

Il y a la tension entre le passé (la mémoire accumulée et épurée, les savoir et savoir-faire, les habitudes, les valeurs éducatives, l'inertie, …) et le futur (la vocation, les désirs, la volonté, de projet de vie, la mission, l'énergie, …). Cette tension s'appelle, techniquement, la tension dynamique ; elle engendre la temporalité du processus.

Pourquoi existe-t-il des tensions entre ces deux pôles du passé et du futur ? Tout simplement parce que tout processus est tenaillé entre son besoin de sécurité et de stabilité, et son besoin d'évolution et d'accomplissement

 

Il y a la tension entre l'intérieur (l'organisme, le corps, la masse pondérale, le volume de place, l'en-soi, la compacité, …) et l'extérieur (le milieu, l'environnement, le monde alentour, l'autour-de-soi, la fractalité, …). Cette tension s'appelle, techniquement, la tension topologique ; elle engendre la spatialité du processus.

Pourquoi existe-t-il des tensions entre ces deux pôles de l'intérieur et de l'extérieur ?  Tout simplement parce que tout processus est tenaillé entre son besoin de fermeture et de préservation, et son besoin d'ouverture et d'échange.

 

Il y a la tension entre la régularité (l'homogénéité, la facilité, la tranquillité, l'uniformité, l'entropie, …) et la complexité (la créativité, l'organisation, l'optimalité, le progrès, l'accomplissement, la néguentropie, …). Cette tension s'appelle, techniquement, la tension eidétique ; elle engendre l'organicité du processus.

Pourquoi existe-t-il des tensions entre ces deux pôles de la régularité et de la complexité ?  Tout simplement parce que tout processus est tenaillé entre son besoin de calme et de paix, et son besoin de progression et de construction.

 

Bien entendu, en fonction des circonstances et des configurations, ces trois tensions fondamentales (entre ces six pôles fondateurs et permanents que sont le passé et le futur, l'extérieur et l'intérieur, la régularité et la complexité) vont se manifester et s'exprimer et se décliner selon des myriades de façons différentes, avec plus ou moins de brutalité, plus ou moins d'intensité, plus ou moins de fréquence, etc …

Mais n'est-ce pas cela la vie ? La permanente adaptation dissipative afin de toujours ramener le niveau global de "stress" (qui est le mot anglais trop souvent utilisé pour traduire le mot français "tension").

Tout ce qui existe, vous et moi, cette chenille, cette entreprise, cette communauté … et donc l'humanité prise comme un tout, tout ce qui existe doit optimiser en permanence son projet de vie et ses potentialités, son espace de vie et son milieu, son organisation et ses contraintes.

 

"Rien de nouveau sous le soleil", aurait dit le Qohélèt (l'Ecclésiaste).

Toute la physique des processus complexes n'est rien de plus que la modélisation théorique de l'omniprésence de ces six pôles fondateurs et de la dissipation optimale des tensions entre eux.

 

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On appelle, techniquement, "métabolisme", la manière dont un processus complexe particulier s'y prend pour métaboliser, c'est-à-dire pour dissiper optimalement les tensions qui le tenaillent.

Chacun d'entre nous métabolise, constamment, ces "stresses" de la vie que sont la faim, le soif, la fatigue, le désir, la peur, la libido, le plaisir, le bonheur, l'angoisse, etc …

 

Mais il vient souvent un moment où disparaît l'adéquation optimale entre ce métabolisme et le monde alentour.  Si cette situation d'inadéquation perdure, il faut alors envisager sérieusement de changer ses habitudes, ses règles de vie, son regard sur le monde, ses organisations principales, son projet de vie, ses valeurs, ses modes de consommation, ses rapports aux autres ou à la Nature, ses croyances religieuses ou non, etc …

Techniquement, cela s'appelle une bifurcation ou, autrement dit, un changement de paradigme (un paradigme est l'ensemble des fondamentaux sur lesquels un processus se bâtit, s'organise, évolue, etc …).

 

On le sait, l'humanité connaît une bifurcation ou changement de paradigme, en moyenne environ tous les 550 ans.

Chaque être humain, dans la vie normale, connaît une "crise existentielle" environ tous les dix ou onze ans.

Si l'on devient une personne à part entière vers l'âge de raison, soit vers 7 ans, les échéances suivantes se manifestent à 18 ans (sortie de la famille), à 29 ans (fondation d'une nouvelle famille), 40 ans (construction d'un patrimoine), 51 ans (les enfants prennent leur envol), 62 ans (fin de la carrière professionnelle), 73 ans (début de la vieillesse) et 84 ans (début de la paix profonde et de la fin du tunnel …).

 

Quoiqu'il en soit, tout processus complexe connaît (et les mots sont importants et techniquement précis) un période de vie où l'ancien paradigme s'effondre (son métabolisme n'est plus adapté aux contraintes du milieu) et où un nouveau paradigme doit émerger (pour fonder un nouveau métabolisme de vie).

Le passage de cet effondrement à cette émergence est toujours difficile et induit une période de "chaotisation" de la vie, une phase de désordre, de désorientation, de profonde remise en question. Un phase qui n'est pas sans danger et dont on peut sortir détruit si l'on ne met pas toutes son énergie à construire, de fond en comble, un nouveau paradigme adéquat, en harmonie avec les nouvelles conditions de vie.

 

Ce n'est pas le lieu ici d'expliciter en détail les processus à l'œuvre, lors de l'effondrement de l'ancien paradigme, en pleine zone chaotique, pour faire émerger un nouveau paradigme adéquat.

Il suffit de savoir que cette "transition de phase" est toujours dangereuse et peut conduire, parfois, à la mort pure et simple du processus (cette "mort" processuelle a bien été étudiée par Jared Diamond dans son livre "Effondrement" paru aux éditions Folio-Gallimard en 2006 - original américain, en 2005).

 

Il faut surtout retenir les points suivants :

 

  • Nous vivons l'effondrement du cycle civilisationnel de la Christianité.
  • Nous vivons, en même temps, la fin du cycle paradigmatique de la Modernité.
  • Nous devons faciliter l'émergence, à la fois, d'un nouveau cycle civilisationnel et d'un nouveau cycle paradigmatique (ce fut déjà le cas lors de l'effondrement de l'empire romain qui signait la fin de l'Antiquité et de l'émergence du paradigme de la Christicité du haut moyen-âge qui inaugurait le cycle civilisationnel de la Christianité.

 

Pour faciliter ces émergence, il nous faut comprendre les tenants et aboutissants des effondrements et émergences en cours sous nos yeux.

 

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Le 03/09/2021

 

Pour moi, aucun doute possible : le transhumanisme est une vaste fumisterie, un rêve fumeux et ascientifique qui fait courir les Américains (comme le western, ou la ruée vers l'or, ou l'antisoviétisme, ou le wokisme actuel, ...).

D'un strict point de vue thermodynamique, l'ordre mécanique et l'ordre organique sont quasiment incompatibles entre eux sauf en ce qui concerne la part mécanique de l'organisme (squelette ou muscles, mais aucunement ce qui est cellulaire, systémique, nerveux ou cérébral).

Il faut se rendre compte que la biologie n'est nulle part dans la compréhension scientifique de la Vie : aucun labo n'est capable de fabriquer une seule cellule procaryote in vitro ... alors que dire d'un organisme de 80.000 milliards de cellules eucaryotes ...

Quant à l'immortalité, je ne la souhaite à personne ; ce serait la pire des punitions puisqu'elle ôterait toute valeur à ce qui fait la richesse et la beauté de la vie.

 

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Une société qui renonce à toute spiritualité, s'offre en pâture à n'importe quelle idéologie.

Lorsque plus rien n'a de sens,; plus rien n'a de valeur.

Alors "tout se vaut" (indifférencialisme) ou "Rien ne vaut" (indifférentisme). Ce nihilisme fait le lit de tous les totalitarismes.

Voilà où nous en sommes.

 

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Un fait : 71% des empereurs romains ont eu une mort violentes (dont seulement 9% sur un champ de bataille).

Ah, s'il pouvait en être de même pour les actuels apprentis-tyranneaux partout dans le monde (Poutine, Xi-Jinping, Orban, et tant d'autres).

 

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Une statistique selon le magazine "Challenges" : "11% des Français âgés de 25 à 34 ans vivent avec leurs parents. C'est 17% pour les Allemands, 37% pour les Espagnols et 52% pour les Grecs.".

C'est tout bonnement hallucinant, cette cohorte innombrable de "tanguy" parasitaires !

Qu'est-ce que cela signifie ? Que voilà une portion générationnelle, entre non négligeable et dominante, qui refuse de s'engager dans la vie, qui refuse l'autonomie, qui érige le parasitisme en système "normal" …

Mais cela signifie aussi que nombre de parents , là aussi entre non négligeable et dominant, sont incapables d'assumer le dernier devoir d'un parent : mettre ces adulescents face à leurs responsabilités !

 

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Les Français sont lucides. Mais ils ne comprennent pas que leurs maux viennent de cet assistanat permanent qu'ils trouvent "normal". Ils posent bien les problèmes, mais c'est aux autres (l'Etat, les entreprises) à leur trouver des solutions.

 

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Dans le Réel humain, seules les femmes ont le pouvoir de transmettre la Vie. Les hommes (au sens "mâles") en conçoivent une certaine jalousie et se sont, en conséquence, donné la mission de transmettre l'Esprit.

 

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D'Emmanuel Macron :

 

"A l'heure où le bruit compte souvent davantage que les faits, où les mots d'ordre qui divisent semblent avoir plus d'écho que les travaux d'analyse (…)."

 

Voilà bien le triste bilan de la dictature des "réseaux sociaux" et des infox-dealers comme ces chaînes d'information en continu qui ne connaissent que le sensationnel et le spectaculaire …

Dès le moment où l'on prétend vendre l'idée et le média pour "informer" la populace qui s'en fout, il faut jouer sur les appétits les plus reptiliens des primaires, à savoir : la haine, la cruauté, l'immédiateté, les dualités, la bêtise et de l'ignorance, … bref : la vulgarisation.

Ce mot, en lui-même, est tout un programme : vulgariser, c'est rendre accessible au vulgus (en latin : la "foule"), c'est donc rendre vulgaire.

On use généralement d'un euphémisme pour dire la même chose : la démocratisation.

 

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Quand vous aurez, comme moi, lu, analysé, compris, commenté et métabolisé quelques milliers de livres, quant vous aurez, comme moi, assisté à des milliers d'heures de cours et de conférences, quand vous aurez, comme moi, passé des milliers d'heures à réfléchir, à raisonner, à résonner et à écrire, quand vous aurez, comme moi, créé, géré, réorganisé et redressé des dizaines d'entreprises, alors nous pourrons parler d'égal à égal.

En attendant : fermez vos gueules.

 

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Pour obtenir du respect, il faut être respectable c'est-à-dire, non pas se draper dans sa "dignité humaine" hypothétique, mais produire des "œuvres" de qualité.

 

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Jusqu'à sept ans, un enfant n'a réellement besoin que de sa mère. Le père n'a un rôle à jouer qu'après.

J'ai élevé six enfants !

Il faut arrêter avec ces niaiseries égalitaristes (donc fausses) de congé paternel, de garde alternée, de famille homosexuelle, etc …

La Nature a ses lois et les humains, comme tous les vivants, doivent y obéir sous peine de troubles graves.

 

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Emmanuel Macron met en avant trois "vertus françaises". Décryptons :

 

  • "Ambition" c'est-à-dire orgueil et vantardise.
  • "Goût du progrès" c'est-à-dire travailler encore moins et robotiser plus.
  • "Conscience civique" c'est-à-dire assistanat, égalitarisme et étatisme.

 

Je ne suis pas sûr que ce soient des "vertus".

 

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C'est quoi les "gilets jaunes" ? Des crétins nostalgiques et passéistes. La France d'en-bas, mais vraiment de culturellement tout en-bas.

 

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N'importe quel sondage, aussi bien fait soit-il, permet à chacun de ses commentateurs de tirer la couverture de son côté idéologique.

Voilà toute l'ineptie des sondage et des statistiques. ce sont les questions qui font les réponses et ce sont la sélections de certaines réponses qui font les commentaires.

Tout cela est dérisoire.

La vérité n'est jamais statistique. La démocratie est donc aberrante.

 

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Il est curieux et angoissant de constater que, pour une majorité de citoyens, c'est à l'Etat de résoudre les problèmes.

 

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Ce qui fait valeur, ce qui est précieux, est toujours ce qui est rare.

Ce n'est pas vraiment une loi économique.

C'est plutôt loi métaphysique et éthique.

Qu'est-ce qui est rare et précieux pour toi ?

Cherche et tu trouveras le sens de ta vie.

 

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En France, il est sidérant de constater que la majorité des citoyens dépendent, au quotidien (mais sans s'en rendre vraiment compte, semble-t-il), de l'assistanat étatique, mais qu'elle fait bien plus confiance à la famille et à l'entreprise pour assurer son long terme.

Le beurre et l'argent du beurre, en somme !

 

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L'enseignement, à tous les étages, se médiocrise à tout va. Les enseignants sont sous-formés. Le psycho-pédagogisme triomphe. Le nombre d'heures d'enseignement réel s'effondre au profit de fumisteries pratiques, ludiques ou collectives. Le goût de la connaissance (surtout scientifique) est dévalorisé, voire moqué. L'effort est banni. La discipline aussi. Le diplôme est d'autant plus essentiel qu'il est vide et non mérité ; un droit, en somme. La centralisation étatique détruit tous les tissus locaux et fonctionne par mutation effrénée des enseignants qui ne s'attachent plus à rien.

Bref : la chienlit !

Il est indispensable – vital – de déconstruire totalement le ministère de l'éducation nationale et rendre leur totale autonomie à tous les établissements d'enseignement et de recherche.

L'Etat est cogniticide.

 

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De Gaspard Koenig, cette jolie formule :

 

"Plutôt que de guillotiner les nobles, faire de chacun un seigneur."

 

Je dirais plutôt : stimuler chacun à devenir un seigneur … mais il est tant de médiocres indécrottables.

 

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De Michel Onfray (qui ne dit pas que des bêtises) :

 

"La frugalité est l'art de ne pas être possédé par ce que l'on possède."

 

Et j'ajoute, à son endroit : l'intelligence est l'art de ne pas être aveuglé par sa propre croyance d'avoir raison.

 

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D'Alphonse Allais :

 

"Le comble de la politesse : s'asseoir sur son derrière et lui demander pardon."

 

Le comble de notre époque : pratiquer le manipulation de masse et exiger la transparence.

 

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Ce n'est jamais l'Etat qui sauve l'économie. Ce sont les entrepreneurs (les vrais, pas la gale financiariste et boursicoteuse) qui prennent tous les risques nécessaires à la prospérité durable.

 

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Tuer les talibans ? Du napalm sur les champs de pavot.

 

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Ce qui tue la France, c'est son administration publique (le vrai pouvoir, ici, n'est pas politique, mais bureaucratique) qui s'arrogé le droit, avec les assentiments des paternalistes (De Gaulle), des socialistes (Mitterrand) et des populistes (Le Pen) de régenter tout, contre le principe d'autonomie et de responsabilités personnelles. Il faut tuer l'Etat français pour que les communautés françaises reprennent force et vigueur contre les invasions financiaristes et islamistes.

 

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Le 04/09/2021

 

Du collectif RéInfoCovid  … enfin l'autre regard !

 

"Tout d’abord chapeau bas à tous ceux qui ont réussi à transformer le Coronavirus en "crise sanitaire mondiale", en "pandémie globale". Merci aux médias alarmistes, merci aux politiques dictatoriaux, merci aux scientifiques corrompus ou dogmatiques.

Nous tenons par cet article à leur exprimer toute notre gratitude. Gratitude qui vient du mot « grâce ». Oui nous avons été touchés par la grâce, grâce à vous.

Cette crise est une révélation, un dévoilement, une apocalypse. Et après l’apocalypse vient un autre monde. Nous ne reviendrons jamais au monde d’avant, n’en déplaise à ceux qui s’y accrochent encore.

Depuis plusieurs années, nous sentions bien que plusieurs choses « clochaient » dans ce monde. Pris par la vie de tous les jours avec ce sentiment confus d’un « quelque chose » qui n’allait pas, nous errions sans vraiment comprendre, nous raccrochant à ce monde vicié pour éviter la douleur de s’en détacher. Heureusement, le virus et son narratif burlesque envahissant la surface du globe est arrivé, nous arrachant nos œillères, nous laissant contempler le désastre.

D’abord, nous avons essayé de comprendre. Je peux vous le dire, nous n’avons jamais autant travaillé. Et je vais vous faire mal : nous sommes tous bénévoles ! Nous avons épluché tous les articles de sciences, toutes les informations, lois, décrets, ordonnances. Nous avons lu toutes les informations, celles des médias mainstream comme celles des « complotistes ». Nous avons appris à maîtriser internet, les réseaux sociaux, la communication, le graphisme, la communication non violente... Nous avons écrit, filmé, publié, coordonné, dessiné, chanté, dansé créé des œuvres d’art. Nous nous levons aux aurores et nous couchons lorsque nos yeux se ferment.

Vous vouliez nous appauvrir, vous nous avez tant enrichis : nos connaissances sont plus grandes, nous nous sommes découverts de nouveaux talents. Nous avons repoussé nos limites : plus que jamais nous sommes emplis d’espoir, de courage et d’allégresse.

Vous vouliez notre mort mais nous nous sentons plus vivants et rayonnants que jamais.

Vous vouliez nous désespérer, nous n’avons plus besoin d’espoir pour entreprendre.

Grâce à vous, nous avons pu cerner ce que nous ne voulions pas.

Nous ne voulons pas vivre masqués.

Nous ne voulons pas vivre en nous méfiant les uns des autres.

Nous ne voulons pas vivre dans la culpabilité hypothétique de « donner la mort » à nos proches en transmettant un virus.

Nous ne voulons pas vivre vaccinés de force tous les mois pour tous les virus qui sont ou viendront.

Nous ne voulons pas de passeport sanitaire, de reconnaissance faciale, nous ne voulons pas vivre fichés.

Nous ne voulons pas être incarcérés dans nos domiciles.

Vous vouliez nous séparer. «Attention, distanciation sociale: 1m, puis 1m50, puis 2m avec les nouveaux variants ».

Vous nous avez rassemblés.

Vous vouliez nous faire peur, nous sommes sortis de la caverne. Jouez tous seuls avec vos ombres.

Vous vouliez nous abrutir devant la télévision, nous l’avons éteinte et demain nous jetterons devant nos seuils tous vos biens de consommation à l’obsolescence programmée.

Vous vouliez nous imposer le passeport sanitaire, nous surveiller, nous reconnaître facialement, nous pucer peut-être ? Nous avons faim de liberté.

Vous vouliez nous vendre des médicaments couteux à l’efficacité et à la sécurité douteuse ? Nous arpentons d’autres chemins de santé.

Vous vouliez nous imposer votre vision du monde, marchande et basée sur la dette éternelle, la dépossession intégrale, jusqu’à celle de nos propres vies ? Nous posons les premières pierres d’un autre monde enthousiasmant basé sur la gratitude, la joie et la présence à l’autre.

Alors un immense merci à vous pour tous ces bienfaits."

 

Il faut arrêter cette mascarade ridicule. Un vaccin contre un virus ARN mutant est une ânerie.

Tous ceux qui devaient mourir de cette pandémie  - ou de toute autre cause, d'ailleurs – sont morts : pic de moralité en février, mars et avril 2020. Depuis : plus rien !

La pandémie devient endémie. Laissons-la s'installer comme se sont installées toutes les autres grippes classiques (qui sont aussi des coronavirus de type ARN qui ont progressivement mutés pour devenir "compatibles" avec leurs porteurs).

La seule stratégie valable est celle dite "No virus" (soigner et guérir les vrais malades isolés) ; la pire est celle dite "Stop and go" telle que pratiquée en France (vacciner et confiner tout le monde lorsque les taux d'incidence – qui sont faux – montent).

Il n'y a jamais eu ni de deuxième, ni de troisième, ni de quatrième vague. Tout cela relève de biais statistiques bien connus de tous les mathématiciens même débutants.

 

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Le 05/09/2021

 

D'Angelus Silésius :

 

"Dieu est un prodige : Il est ce qu'Il veut,

Et veut ce qu'IL est sans nulle mesure ni but."

 

Je dirais : : Dieu veut devenir ce qu'Il peut pleinement devenir.

Il n'a aucun but, mais Il est animé par Son Intention de plénitude.

Dieu n'est pas l'Être suprême, Il est le Devenir suprême.

C'est ainsi que Dieu est vivant car l'Être est mort, inerte, figé, froid !

 

Et aussi :

 

"Homme, si tu cherches Dieu pour avoir le repos, tu te trompes encore,

Tu te cherches, et non Lui, tu n'es pas encore enfant, mais esclave."

 

Dieu – le principe divin au fond du Réel – n'est ni une béquille, ni des besicles ; Il n'est d'aucune utilité pratique. Il est là pour donner sens et valeur à l'existence et non pour résoudre tous les problèmes humains, trop humains.

C'est toi qui dois le servir, et non l'inverse.

Toute prière est inutile. Mais il faut contempler le moindre pétale de pâquerette, la moindre élytre de hanneton.

 

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De Pierre Teilhard de Chardin :

 

"La seule religion acceptable pour l’homme est celle qui lui apprendra d’abord

à reconnaître, aimer et servir passionnément l’univers …"

 

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Des expressions comme "Dieu est infini", "Dieu est éternel", "Dieu est Justice" ou "Dieu est Amour" n'ont absolument aucun sens.

"Dieu" est un mot-symbole qui désigne ce qui est au-delà de tous les mots et de tous les concepts : Dieu est transcendance absolue puisqu'il est immanence absolue. Il est le fondement insondable du Réel.

 

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Retrouver la source …

Au fond du fond, il n'y a plus de fond ; il y a la source de tout ce qui coule, c'est-à-dire de tout ce qui existe et évolue, donc de tout ce qui naît, croît, culmine, décline et meurt.

Ceux qui croient encore en l'Être immuable et qui ne voient pas que tout est en Devenir (cette montagne, cette galaxie, cette étoile, cette mésange, ce caillou … aussi) n'aiment pas la Vie qui anime tout ce qui existe ; ils n'aiment que le figé, le fixe, l'immuable, l'inerte … ils n'aiment donc que la mort.

 

Le Réel est un fleuve qui coule à travers le temps. Tout y est vivant. Même Dieu qui est le nom que les humains donnent à ce courant de Vie, à ce principe de Vie, à cette âme de Vie (l'âme, étymologiquement, n'est au fond que ce qui "anime").

Retrouver la source, c'est retrouver la Vie, c'est retrouver l'âme de la Vie que les humains, parfois, appellent Dieu.

Mais ce n'est pas le Dieu des religions. Les religions relient peut-être certains humains entre eux pour leur laisser croire qu'ils ont raison et que les autres ont tort. Le Dieu des religions est toujours une idole.

 

Mais la Source de Vie est divine et au-delà de tous les dieux que les humains se sont inventés. Elle est la divinité unique de tous les dieux. Mais où se cache-t-elle donc ?

Les mystiques de toutes les traditions spirituelles ont répondu à cette question de façon claire, simple et évidente : la Source est partout en toi et partout autour de toi. Il suffit de voir, il suffit d'ouvrir enfin les yeux, il suffit de se dessiller.

 

Le message est dur ; serions-nous tous des aveugles ? Aurions-nous tous, comme les rapaces de chasse d'antan, les paupières cousues ?

Que regardons- nous ? MA vie. MES plaisirs. MON conjoint. MES enfants. MON travail. MES amis. Donc : MON nombril. Est-ce un tort ? Non, mais cela n'est jamais suffisant. Mais bien sûr que tout cela est indispensable ; mais tout cela ne prend sens et valeur que par rapport à quelque chose de plus essentiel, de plus indispensable : on ne vit pas POUR cela, mais on vit GRÂCE à tout cela. Pourquoi continuons-nous le chemin de la vie ? Pourquoi, comme interrogeait Albert Camus, ne nous suicidons-nous pas, là et maintenant, pour sortir de l'absurdité apparente de cette existence ?

 

La réponse : retrouver la source ! Au service de quoi mettons-nous notre existence ? Voilà le chemin de la Source. Qu'est-ce qui est plus grand ou plus haut que nous, et qui donne sens et valeur à notre existence et à tout ce qui la fait, et à tout ce qui la rend précieuse, en nous et autour de nous ?

 

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La common decency (ou "décence ordinaire") du socialiste antistalinien George Orwell, défendue par cet autre socialiste aberrant qu'est Jean-Claude Michéa, est un pur fantasme absurde qui affirme que les "classes populaires" ont un sens inné de la "morale naturelle" ; une morale fleurie, bienveillante, fraternelle, solidaire et bon-enfant.

Alors que, bien-entendu, "en face", les entrepreneurs économiques, les "élites" intellectuelles et spirituelles, les gens éduqués et cultivés, sont forcément des rapaces, des aigrefins, des exploiteurs sans foi ni loi.

On sait enfin où est la vraie méchanceté humaine : chez les "riches" en quelque chose. On ne peut jamais être riche (en revenu, en patrimoine, en connaissance, en spiritualité, en morale, …) sans être foncièrement abject : c'est bien connu !

Les crétins, eux, sont forcément bons et gentils. Il faut n'avoir jamais traversé une quelconque "banlieue populaire" pour proférer des âneries aussi colossales.

 

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Les "gens simples" n'ont rien de simple (la simplicité vraie est bien trop sophistiquée pour eux) ; ils sont seulement simplistes, élémentaires et rudimentaires.

 

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Les classes populaires votent pour le socialisme ou le populisme ; ce sont elles qui ont mis Mussolini, Hitler, Lénine, Mao-Tsé-toung, Hô-Chi-Minh, Pol-Pot, Chavez et tant d'autres au pouvoir.

Elles ont toujours été le plus fidèle soutien de tous les totalitarismes qui, d'ailleurs, ont été taillés sur mesure pour elles, par tous les démagogues de l'histoire humaine.

Vous voulez que la majorité vous donne le pouvoir : il suffit de dire aux masses qu'elles ont raison de cultiver leur ressentiment, leur médiocrité, leur rancœur, leur jalousie, leur bêtise, leur ignorance et leur crétinisme. Elles auront une envie folle de vous croire et de vous désigner comme leur "sauveur" ou leur "libérateur" … avant que les vrais libéraux ne combattent vos chaînes et vos cachots … pour que le cirque ne recommence, encore et encore.

 

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La clé de voûte est une bizarrerie tant géométrique que physique, mais c'est par elle que tout tient ensemble.

 

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L'humilité est orgueil.

La modestie est sincérité.

 

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La pureté est le non-mélange.

Être pur, c'est être soi sans mélange.

Et être soi, c'est être fidèle à sa vocation et à son identité.

 

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Le problème n'est pas d'accepter de mourir.

Le problème est de comprendre pourquoi il faut mourir.

 

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Puisqu'il faut mourir, autant mourir en beauté … le plus possible.

 

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Le temps qui passe n'est pas un souci.

C'est le temps qui ne passe pas qui fait problème.

 

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La vie est trop brève ? Non !

Mais pour beaucoup, la vie est trop pauvre.

 

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La distance n'est jamais un éloignement dès lors que les cœurs sont proches.

 

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La mort n'est rien.

La vie est tout.

 

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Le 06/09/2021

 

D'Etienne Klein :

 

"Connaissez-vous l'ultracrépidarianisme ?

C'est ce qui qualifie le comportement des personnes qui donnent leur avis sur des sujets sur lesquels ils n'ont aucune compétence ! Les gens parlent au-delà de ce qu'ils savent avec une assurance proportionnelle à leur incompétence. Pour savoir que l'on est incompétent, il faut être compétent !"

 

Et la culmination de cette maladie mentale, ce sont les "réseaux sociaux".

 

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Le 07/09/2021

 

Le thermodynamicien que je suis, le confirme : il n'y a jamais de miracle en physique. Rien, jamais, n'est renouvelable. Le principe d'entropie croissante s'applique aussi aux activités humaines. A carburant faible, rendement faible. A carburant fort, pollution forte. En énergétique, le problème n'est pas de produire autrement, mais de consommer beaucoup moins.

 

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Le 08/09/2021

 

De Franz-Olivier Giesbert (FOG)à en quatrième de couverture de son ouvrage : "La dernière fois que j'ai rencontré Dieu" :

 

L'existence de Dieu ne se prouve pas, elle ne se prouvera jamais. Elle se sent. Dieu est une chose trop importante pour être confiée aux religions. (…) vous convaincre des bienfaits de la réconciliation entre le cosmos et soi, qu'on appelle le panthéisme. Il est temps d'en mettre dans toutes les religions. Il les apaisera, les embellira."

 

Je parlerais plutôt de panenthéisme, de la spiritualité panenthéiste dont les traditions religieuses occidentales ont effectivement grand besoin, pour sortir de leurs dualismes ontiques.

Dès lors que l'on part d'une théologie dualiste (ce monde-ci et "l'autre monde"), on en vient toujours à s'écharper sur la nature de cet "autre monde" et sur les conditions pour y accéder.

Pour la spiritualité panenthéiste, il n'existe qu'un seul monde : celui-ci, et il n'existe donc plus aucune raison de s'écharper sur ce qui est : le Réel.

Quant aux cheminements qui, du "moi", conduisent au Soi (le cœur sacré du Réel, son principe de cohérence et de logicité et l'ancrage éthique qui en découle), ils sont multiples et complémentaires : nul besoin, encore, de s'écharper pour définir LE chemin contre tous les autres.

Aucun chemin n'est LE meilleur, pourvu que l'on chemine sincèrement, loyalement et courageusement.

 

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Les deux traditions religieuses les plus âprement et obstinément dualistes au monde sont le catholicisme et l'islamisme.

Ce sont aussi les religions qui ont commis le plus de tortures, d'incarcérations, de procès, d'assassinats et de morts. Il n'y a pas de hasard !

 

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Il existe un "bon sens " paysan : celui de la Nature et de la Vie, des graines et des arbres, des poules et des lapins.

Mais il n'existe pas de "bon sens" populaire qui n'est qu'un mythe créé de toute pièce pour masquer la bêtise et l'ignorance, et flatter la démocratie.

 

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"La recette stoïcienne du bonheur : se suffire à soi-même, matériellement, intellectuellement, émotionnellement", écrit Gaspard Koenig à propos de Montaigne.

Je reformulerais volontiers : la recette stoïcienne de la Joie : se suffire à soi-même, matériellement, affectivement, intellectuellement et spirituellement.

Cela s'appelle aussi l'autonomie !

 

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L'isolement est une souffrance (donc une pure construction mentale).

La solitude (à deux, en couple) est une libération.

 

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L'idée de "guerre des religions" est un oxymore abject : à quoi sert une religion sinon à instaurer la Paix, intérieure et extérieure !

 

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Montaigne écrit :

 

"Je sais bien ce que je fuis,

mais non pas ce que je cherche."

 

Moi, c'est précisément l'inverse !

Je crois même que je ne fuis rien du tout … sauf la compagnie trop rapprochée et trop intense des humains ; quant au passé, il n'est pas à fuir puisqu'il est et restera éternellement ce qu'il est.

Je crois aussi avoir quasiment trouvé ce que je cherche : comprendre le Réel (quelle présomption).

 

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Le progrès technique n'est pas le progrès.

Le développement technique n'est que la conséquence des conquêtes de l'esprit ; il n'est ni fatalement nécessaire, ni fatalement utile, ni fatalement souhaitable.

Depuis trop longtemps, les humains confondent l'outil utile et le gadget inutile.

Le "progrès" technique, c'est plus de 80% de gadgets inutiles.

 

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L'Intelligence Amplifiée ne fait qu'étendre le champ de l'analycisme, du mécanicisme et du déterminisme, et à réduire la Vie et l'Esprit à des algorithmes calculables.

La seule question est : l'humanité saura-t-elle se débarrasser, sur l'IA, des niaiseries analytiques, mécanistes et déterministes pour se consacrer à ce qui est essentiel (la Vie et l'Esprit) ou, par paresse et facilité, se laissera-t-elle réduire à n'être plus qu'une machinerie analytique, mécaniste et déterministe où règneront les algorithmes ?

 

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L'orgueil humain n'a qu'une seule limite : la vanité humaine.

Lorsqu'on se sait vain, l'orgueil se dissout.

 

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Le vrai luxe est une vacuité.

Pas grand' chose est plus précieux que beaucoup et moins absurde que trop.

 

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L'humanisme ramène tout à l'humain.

C'est en cela qu'il est dérisoire.

 

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Ecrire un livre, est-ce "agir" ?

Oui, sans doute, puisqu'un livre agit sur les esprits et leur imprime – lorsqu'il est utile et bien fait pour enseigner et non pour divertir - un élan, une voie, une lumière.

 

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Il n'est de vrais livres que les essais, les encyclopédies, les traités, etc …

Laissons les romans et autres billevesées distrayantes aux acéphales.

 

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Le 09/09/2021

 

C'est une évidence cruciale mais si souvent ignorée : chacun ne voit que ce qu'il regarde, n'entend que ce qu'il écoute et ne comprend que ce qu'il pense.

C'est assez dire combien les humains ratent de choses !

Pour tout voir, il ne faut rien regarder.

Pour tout entendre, il ne faut rien écouter.

Pour tout comprendre, il ne faut rien penser.

Deux modes mentaux s'affrontent : le mode analytique et le mode holistique.

 

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L'habitude met des œillères.

 

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Un cheval tire (du poitrail) bien mieux qu'il ne porte (sur le dos) … et pourtant on s'obstine à le monter. Pourquoi ? L'humain orgueilleux veut dominer ; être au-dessus et non derrière.

 

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L'anticipation est une faculté mentale propre à tous les végétaux (eh oui, les végétaux aussi ont une activité mentale ; pensez-y en mâchant une carotte crue) et à tous les animaux. Mais la particularité du mental humain est de vouloir anticiper à beaucoup plus long terme (et même l'éternité si l'on en croit les traditions religieuses).

C'est sans doute grâce à cela que l'espèce humaine, pourtant si mal adaptée à la vie sauvage, a réussi à survivre.

Toute la science humaine plonge ses racines dans cette nécessité de comprendre le monde pour y anticiper les dangers et les opportunités afin de survivre.

 

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Entre tradition et innovation, faut-il choisir ?

La réponse est connue : "on ne change pas une équipe qui gagne" ou "inutile de toujours réinventer la roue ou l'eau chaude".

Bref, ni tradition, ni innovation ne sont des fins en soi. Il faut toujours choisir le chemin d'efficience optimale, mais en privilégiant toujours le plus long terme.

La mémoire est riche ; la créativité aussi.

J'opte, quant à moi (et c'est la Franc-maçonnerie traditionnelle, régulière et universelle qui me l'a appris), pour la notion de "tradition vivante" qui est, tout à la fois, le contraire de momification et de révolution.

Les momifications ne concernent que des morts et les révolutions ne font que des morts. La Vie n'est pas là. L'Esprit encore moins.

 

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Le révolutionnarisme, comme les sotériologies, déteste la Vie dans sa réalité et il ne rêve que d'un "autre monde" fantasmagorique qui, forcément, recourra à la violence pour s'établir et qui s'effondrera dans la pauvreté et la déchéance lorsqu'il aura épuisé toutes ses ressources à se maintenir, contre-nature, par la violence.

 

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Rien n'est plus épuisant que la violence.

 

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Tout ce qui s'établit par la violence, s'effondre dans la violence.

 

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Les crapules talibanes ne feront pas long feu, mais feront beaucoup de dégâts.

 

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J'ai exercé longtemps du pouvoir, parfois lourd, dans le monde des entreprises ; mais je ne l'ai jamais aimé. Je n'aime pas le pouvoir. Je suis sans doute trop attaché à ma solitude et à mon autonomie pour cela.

"Qui oblige, s'oblige", dit le dicton fameux. Mais qui donc pourrait briguer un pouvoir quelconque, dès lors qu'il sait que tout pouvoir est esclavage ?

Qui donc est assez fou pour se lancer dans un quelconque cursus honorum ?

Deux catégories de fous : les idéalistes qui sont prêts à se sacrifier pour leur cause et les égotistes qui utilisent le pouvoir à leur compte.

Dans les deux cas, il s'agit de se faire plaisir … malgré l'esclavage : l'intérêt personnel (être esclave de soi, de ses fantasmes) y côtoie la servitude volontaire (être esclave d'un système, d'une institution).

Deux esclavages convergents, en somme. Rien d'étonnant à ce que ceux qui cherchent et atteignent le pouvoir, soient si prompts à instaurer des esclavages pour les autres.

 

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La Kabbale juive a fait couler beaucoup trop d'encre. Elle est même devenue "cabale", c'est-à-dire "complot". Absurde !

En revanche, depuis Marie-la-Juive, à Alexandrie, (sans doute au 4ème s. avant l'ère vulgaire) et Philon, contemporain de Jésus, toujours à Alexandrie, la tradition mystique juive interroge le texte biblique. Sans concession. Sans superstition. Sans bondieuserie. Sans dogmatisme.

Qu'est-ce que ce texte ME dit ?

La Bible hébraïque a été compilée entre le 6ème et le 3ème siècle avant l'ère vulgaire. Elle n'a jamais été dictée par Dieu à Moïse, sauf à voir en Dieu le symbole du cosmique et dans Moïse le symbole de l'humain, qui se parlent dans le cœur et l'âme de tous ceux qui veulent vivre la Vie et non seulement leur petite vie.

Elle reste le plus immense best-seller de tous les temps. Pourquoi ?

Parce qu'elle a quelque chose à ME dire !

Et la Kabbale, ce "secret murmuré de Dieu" (et le mot "Dieu" est un mot symbole qui veut, tout à la fois, tout dire et ne rien dire, mais qui indique un chemin, un sens, une valeur, … celui de la Vie et de l'Esprit), ce "secret", disais-je, n'en est évidemment pas un. Comme toutes les mystiques, comme tous les ésotérismes, la Kabbale pose des questions sans se laisser piéger par les religions qui, elles, imposent des réponses !

 

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Refaisons le point sur le chaos ambiant avec quelques compléments …

Où en sommes-nous nous ? Réponse en dix 10 points … :

 

  1. Nous sommes en plein milieu du gué d’'une bifurcation paradigmatique (la fin de la Modernité née à la Renaissance et l’'émergence d’'un nouveau paradigme qui n’'a pas encore de nom, mais que j’'appellerais volontiers le paradigme de la Noéticité). L'histoire humaine, on le verra en détails plus loin, est une succession de cycles civilisationnels (de 1650 ans en moyenne) comprenant chacun trois cycles paradigmatiques (de 550 ans en moyenne), et ce dans toutes les cultures et sur tous les continents.

 

  1. Ce passage d’'un paradigme (moderne) à l’'autre (noétique) est chaotique : les anciennes institutions de régulation sont dépassées, et les nouvelles ne sont pas encore là. Aujourd'hui, ce que nous vivons avec les pandémies, le dérèglement climatique, l’'effondrement de la biodiversité, l’'exponentielle pollutoire … et les marasmes socio-politico-économiques (guerres des ressources, des marchés, des monnaies, des technologies, des normes, des influences, …) n'en sont que les manifestations.

 

  1. Les institutions de pouvoir que la Modernité, dès le 16ème XVIe siècle, a mis en place pour assurer sa pérennité : Etat-Nations, banques, bourses, patronats, syndicats, universités et médias. Elles sont toutes devenues obsolètes, incapables de faire face à la montée en complexité du monde et elles provoquent, en ricochet la chaotisation actuelle (ainsi, les Etats États sont perdus face à la pandémie … et face à beaucoup d’'autres choses, comme la crise économique qui vient).

 

  1. Les nouvelles institutions de pouvoir qui seront les instruments régulatoires de la Noéticité, ne sont pas encore en place ; elles le seront, sans doute, vers 2050 et balaieront toutes les structures propres à la Modernité (les Etats-Nations et la finance spéculative mondiale en tête de liste). Ce point est, sans doute, le plus difficile à accepter. Nous sommes tellement habitués, depuis un demi millénaire, au même paysage institutionnel, que beaucoup peinent à imaginer un tout autre paysage, à une tout autre échelle. Essayez de vous imaginer, au 14ème siècle, dans la peau d'un seigneur féodal à qui l'on prédit la montée en puissance des villes, des Etats (royaux), du négoce, des foires commerciales, etc … Le croirait-il ? Nous sommes dans la même situation que lui !

 

  1. En l’'absence de systèmes régulatoires efficients, la chaotisation prospère … et, avec elle,, ceux qui veulent en profiter pour imposer leur funeste vision du monde', comme le font les rétroactivismes/wokismes ou l’'islamisme radical. La chaotisation du système humain favorise, évidemment, la montée en puissance de tous les totalitarismes et de tous les idéologismes délétères que l'Etat, devenu trop faible, est incapable d'endiguer.

 

  1. Les Etats-Nations nations n’'en sont probablement pas encore conscients, mais ils vont disparaître au profit d’'organisations réticulées à l’'échelle continentale : l’'actuelle dislocation des Etats-Unis et l’'actuelle paralysie de l’'Union Européenne en sont de belles illustrations symétriques. Pour faire simple, un "continent" de demain sera un réseau de régions géographiques autonomes et un ensemble de réseaux noétiques immatériels (dont les "réseaux sociaux" actuels ne sont que de maladroits et ridicules balbutiements).

 

  1. Les Etats-Nations nations qui croient devoir survivre (pour allaiter tout un peuple infantilisé, étatisé et parasitique qu’'ils ont rendu dépendant), agissent et réagissent de façon à préserver, voire à consolider, leur illusoire pouvoir sur le monde (et sur ses manifestations chaotiques comme les pandémies). Leurs réflexes prennent donc une tournure autoritariste qui amplifie la défiance à leur égard … donc, qui en accélère l'effondrement et y amplifie les risques totalitaires. De plus, l’'inefficience flagrante de ces réflexes ne fait donc qu’'accélérer leur inexorable déconfiture.

 

  1. De son côté, l'Economie l’économie n’'est pas en reste, et la chaotisation globale en secoue les fondements : elle vit une « "crise" » au sens du mot grec krisis : un tri ! Comme à la fin du Jurassique, les gros dinosaures inadaptés sont en train de mourir. Ils appellent leurs alliés historiques, les États-Nations nations exsangues, à leur rescousse … au nom de la préservation d’'un niveau statistique d'emploi qui, de toutes les façons, va se transformer radicalement ; on peut ainsi prédire, sans grand risque, la quasi disparition du salariat qui fut une salutaire invention de m'industrialisation moderne, mais qui va disparaître avec elle. Et, comme à la fin du Jurassique, les petits lémuriens rapides et agiles, autonomes et virtuoses, sont en train d’'envahir les territoires économiques laissés en friche, mais avec d'autres modèles, d'autres méthodes et d'autres standards.

 

  1. Tout le tissu entrepreneurial est déjà en train de se restructurer face à :

a- la révolution numérique qui induit la robotisation et l’'algorithmisation de de 40 40 % à à 50 % des opérations de production matérielle et immatérielle ; et, bien sûr, le déplacement subséquent du centre de gravité des activités proprement humaines),

b- la fin du salariat (en conséquence de la généralisation du télétravail comme déjà effleuré ci-dessus) ; nous vivons la fin du mythe du "travailleur" et la naissance de celui du "professionnel" qui, à l'instar de la jeune génération, ne cherche pas un "contrat d'emploi salarié à durée indéterminée", mais une voie d'accomplissement et d'épanouissement personnel au sein d'un projet qui le passionne et dans lequel il joue un rôle entrepreneurial,

c- la pénurisation des ressources matérielles (notamment énergétiques) qui est devenue incontestable : l'actuelle (septembre 2021) flambée des prix sur les matières premières (pétrole, bois, métaux, graines, …) en atteste,

d- l’'apocalypse des illusoires ressources alternatives dites renouvelables : le discours "écologiste" qui a peu à voir avec l'authentique écologie, n'a manifestement que faire de la thermodynamique. Le thermodynamicien que je suis, le confirme : il n'y a jamais de miracle en physique. Rien, jamais, n'est renouvelable. Le principe d'entropie croissante s'applique aussi aux activités humaines. A carburant faible, rendement faible. A carburant fort, pollution forte. En énergétique, le problème n'est pas de produire autrement, mais de consommer beaucoup moins.

e- la réticularisation complexe des noyaux entrepreneuriaux, surtout à l’'échelle continentale, est un processus complexe et lent, mais profond ; le capitalisme entrepreneurial est en train de prendre sa revanche sur le capitalisme financier et spéculatif ; il ne s'agit plus d'acheter, vendre, fusionner, absorber ou  tuer des entreprises, mais bien plutôt de construire, à l'échelle continentale, des réseaux de partenariats et de complémentarités, d'abandonner l'idée primaire de la concurrence exacerbée au profit de l'idée de coopération intelligente, de cesser les absurdes guerres des prix (qui ne laisse que des perdants) au profit d'une émulation "vers le haut",

f- l’'effondrement imminent de la finance spéculative ; il est devenu évident que cette finance spéculative (le financiarisme, autrement dit) est une ennemie mortelle pour l'économie entrepreneuriale et libérale ; heureusement, dans l'économie immatérielle qui est en train de devenir largement prépondérante, il n'y a plus ni d'économie d'échelle (dix ignares dans une même salle ne font pas un prix Nobel malgré leur nombre dix fois plus important de neurones), ni d'effets de levier,

g- la montée en puissance d’'un modèle économique qui ne suivra plus les logiques de masse et de prix bas, mais bien celles de proximité et de valeur d’'utilité ; cela aura – a déjà - pour conséquence une 'exigence croissante en matière de la qualité des produits et de la virtuosité des entreprises (le facile, bon marché, de mauvaise qualité et de faible utilisabilité est mort),

h- la fin des idéologies du "profit" ; le profit est indispensable pour chaque entreprise puisqu'il sert à financer les ressources nécessaires, tant actuelles que futures, mais le profit est – doit être - une conséquence et non un but ; il faut mettre du carburant dans le réservoir de la voiture pour aller quelque part, mais ce n'est pas le carburant (heureusement)  qui décide où l'on va ; le profit n'est que le carburant de l'entreprise, il n'est jamais – ne peut jamais être – son projet,

i- et la montée d’'une exigence de « "sens" » et d’'éthique ; l'économie n'est pas un fin en soi, elle est, au travers des marchés, au service des communautés humaines qui y trouvent ce dont elles ont besoin, tant matériellement qu'immatériellement ; l'économie, dès lors, doit prendre sens, doit faire sens, doit offrir du sens … et, en conséquence, développer une éthique claire quant à l'usage qu'elle fait de toutes les ressources (naturelles, humaines, informationnelles, financières, …) qu'elle draine et transforme ; le bilan éthique des entreprises va devenir aussi important que leur bilan financier.

 

  1. L’'idée même de socialité s’'en trouve tourneboulée : les idéaux des "Lumières", purs produits de la Modernité, meurent avec elle. Un nouveau "vivre-ensemble" émerge déjà qui se construit sur les concepts d’'autonomie individuelle, de vocation spirituelle, d’'identité continentale, de frugalité naturelle, d’'interdépendance élective et sélective, et d’'une intimité intériorisée. En tout, la Modernité était pyramidale ; en tout, la Noéticité sera réticulée. La notion d'appartenance deviendra cruciale et celle de communauté autonome de vie sera la norme : chacun, dans chacun de ses dimensions existentielles, voudra choisir avec qui il veut vivre, sélectivement et électivement. Cela signera la fin de l'universalisme tant rêvés par les "Lumières" modernes. Faut-il, comme le fit Hobbes, en augurer que ce sera la guerre de chacun contre tous et la confirmation du "l'homme est un loup pour l'homme" ? Que nenni ! La fin de l'universalisme, de l'égalitarisme et de l'humanisme ne signifie nullement une régression vers la brutalité et la barbarie ; tout au contraire, comprendre que ces "idéaux" étaient infantiles et "contre-nature" stimule à penser et créer des réseaux de communautés de vie à l'échelle continentale non contre "les autres", mais pour "les siens".

 

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Il est étonnant que, pour plusieurs, la présence au présent (vivre hic et nunc) puisse paraître incompatible avec l'esprit de système et de métaphysique.

Il en va tout au contraire : vivre au présent dans la réalité du Réel que l'on accepte et assume, est, en soi, un système métaphysique bien structuré et bien sophistiqué, autrement plus exigent et strict que tous les idéalismes plus ou moins éthérés où l'on s'invente ce qui n'existe pas au détriment de cela seul qui existe.

 

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Il faut encore et toujours marteler qu'il faut vivre sans but, mais avec une intention.

Tout but est une projection, un fantasme, un imaginaire qui ne tient aucun compte de la réalité qui évolue et fait son chemin sans nous demander la moindre permission.

En revanche, une intention est une règle de vie permanente qui, à chaque carrefour, permet de choisir le chemin qui nous semble le plus adéquat.

Il n'y a nulle part où aller ; mais il est bien des façons tristes et nocives de cheminer.

 

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Il est plus que temps, partout, d'abandonner les artificielles divisions administratives des territoires et de revenir, enfin, aux régions naturelles et culturelles ancestrales.

Le grande région Bourgogne-Franche Comté, la région Bourgogne, le département de la Nièvre … tout cela n'existe pas. Ce qui existe, c'est le Morvan, l'Auxois, l'Autunois …

La politique s'évertue, en vain, à démolir l'histoire profonde … qui n'a rien à fiche de la politique depuis des siècles.

 

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Il est urgent d'abolir les Etats-nations et de reconstituer les réseaux continentaux de régions autonomes.

 

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Le 10/09/2021

 

De l'allocution du Grand Maître actuel de la Grande Loge Régulière de Belgique :

 

"Notre Ordre fait partie intégrante de la franc-maçonnerie traditionnelle et universelle, qui représente plus de 85 % de l’ensemble des francs-maçons dans le monde. Cette appartenance repose sur un certain nombre de conditions, les Landmarks (…). Ce qui nous importe plus que jamais, c’est la franc-maçonnerie traditionnelle et universelle (…). Une association initiatique qui, par son enseignement symbolique, élève l’homme spirituellement et moralement, et contribue ainsi au perfectionnement de l’humanité par la pratique d’un idéal de paix, d’amour et de fraternité. Nous travaillons à la gloire du Grand architecte de l’Univers, Dieu, nourris d’une conviction spirituelle qui fait de nous des maçons réguliers qui vivons une maçonnerie qui se veut inclusive et non exclusive, qui ne se définit pas "contre" les autres mais s’ancre dans sa propre identité. "

 

Ces dix Landmarks sont essentiellement les suivants :

 

  1. Foi en l'existence d'un Grand Architecte de l'Univers.
  2. Trois grandes Lumières : la Bible sous l'Equerre et le Compas.
  3. Trois grades : Apprenti, Compagnon et Maître.
  4. Serment de Secret.
  5. Travail en Loge exclusivement initiatique.
  6. Fraternité électives entre Francs-maçons.
  7. Direction de la Loge par un Vénérable Maître assisté d'officiers dignitaires dont deux Surveillants.
  8. Ne devient Franc-maçon qu'un homme, libre et de bonnes mœurs.
  9. Ni politique, ni religion en Loge.
  10. Une seule Grande Loge (fédération de Loges) par Etat.

 

On notera que les pseudo-maçonneries françaises comme le Grand-Orient de France, le Droit Humain ou autres, ne respectent en tous cas pas les Landmarks 1, 2, 5, 8, 9 et 10, et sont douteux sur les Landmarks 4 et 6.

Il est donc totalement exclu de reconnaître leurs membres comme des Francs-maçons.

Ces associations ne représentent rien et nuisent beaucoup à l'authentique Franc-maçonnerie.

 

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Il me semble indispensable de pratiquer assidûment le "low-tech" c'est-à-dire la frugalité technologique. La grande majorité des "merveilles technologiques" actuelles sont des gadgets, futiles et inutiles, qui n'ont qu'un seul but : détourner votre attention pour la capter et la vendre.

 

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Si c'est gratuit, c'est toi que l'on vend.

 

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Pour le prospectiviste que je suis, l'actualité n'apporte rien. Soit elle confirme ce que je sais déjà. Soit elle est anecdotique et sans signification.

 

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L'argent ne parvient jamais a effacer le manque ou la perte de fierté.

Il faut toujours, d'abord, cultiver la fierté de ce que l'on est et de ce que l'on fait.

Tout le reste, y compris l'argent, n'est que conséquence.

 

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Le "bio" et toutes les simagrées qui tournent autour, n'est pas conçu pour la bientraitance animale, mais pour les lubies (éminemment fluctuantes) des humains, surtout bobos, citadins et babas.

 

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D'Helen Pluckrose en réponse à ce qu'est le postmodernisme :

 

"Le postmodernisme est un phénomène intellectuel qui a essaimé dans les arts et la recherche dès les années 1960. Dans ce dernier cas, il repose sur deux principes. D’abord un scepticisme radical accompagné du déni de toute réalité objective ; ensuite la croyance selon laquelle tous les phénomènes sociaux s’inscrivent dans des relations de pouvoir – par exemple la connaissance serait un instrument de pouvoir qui pénètre la société via des discours dominants qui maintiennent ces structures oppressives. Il faut donc déconstruire celles-ci. La première phase, celle des postmodernes français des années 1960 et 1970, était déconstructiviste. Puis, dans les années 1990, une deuxième vague est née aux États-Unis, partant du constat que, pour faire du militantisme, il était impossible de tout déconstruire et qu’il fallait accepter que certaines choses soient vraies, en l’occurrence ces systèmes de pouvoir. Il y a donc eu une sorte de retour aux réalités objectives, mais de manière limitée : celles de la « suprématie blanche », du « patriarcat », de l'« hétéronormativité » qui sont supposées dominer notre société. L’« intersectionnalité », qui relie la tradition noire radicale aux idées postmodernes de déconstruction, est fondée sur exactement le même principe. Ce mélange a produit ce que nous appelons le « postmodernisme appliqué ».

Nous identifions une troisième phase, le « postmodernisme réifié », qui commence en 2010 dans les universités, où ces idées se combinent avec une théorie générique de la « justice sociale », pour s’appliquer à la race, au genre, à l’impérialisme, mais aussi au handicap ou au surpoids, le tout avec un langage encore plus simplifié et prétendument objectif."

 

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Quelques pensées de Charles Louis de Montesquieu :

 

"Vous faites bien d’amasser de l’argent pendant votre vie. On ne sait ce qui arrivera après la mort."

 

"Si on ne voulait qu’être heureux, ce serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont."

 

"L’Europe est un Etat composé de plusieurs provinces."

 

"Il faut avoir beaucoup travaillé pour savoir peu."

 

"C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser."

 

"Il n’y a pas de tyrannie plus cruelle que celle qui se perpétue sous le bouclier de la loi et au nom de la justice."

 

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On a de 6 à 22 ans pour transformer, avec discipline et courage, un jeune nombriliste ignare et orgueilleux, en un être humain réel, capable d'être autonome, responsable et constructeur, au service de la Vie et de l'Esprit.

Le pédagogisme est un délire obsolète !

 

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La seule voie : la virtuosité. Celle de la main. Celle de l'esprit. Tout le reste n'est que médiocrité.

 

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De Gaëlle Macke et Anne Tézenas du Montcel :

 

Les jeunes sont plus "en recherche de la passion et de l'utilité sociale que de la rémunération et de l'assurance de faire carrière."

 

Et aussi :

 

"Le consulting et la finance, qui absorbaient jadis des bataillons de jeunes diplômés d'écoles de commerce et d'ingénieurs, ont désormais une image dégradée. Longtemps fantasme des petits garçons, le métier de pilote a perdu son aura, au contraire de celui d'avocat, reconnu pour son rôle au service de la justice. Et les métiers "glamour" du sport, du cinéma, du jeu vidéo, ou même le phénomènes des influenceurs sur les réseaux sociaux, n'attirent pas comme on aurait pu le croire. En bas de l'échelle figurent les politiciens et les responsables religieux, emportés par l'énorme défiance que suscitent leurs fonctions exposées."

 

Que voilà un portrait rassurant sur la jeunesse actuelle : ni spectacle, ni idéologie.

Et du même tonneau, mais moins rassurant, sous la plume de Laetitia Strauch-Bonart à propos du livre "La Fracture" de Frédéric Dabi :

 

"La jeunesse française est désenchantée, mais elle n'est pas pour autant résignée. On observe en effet une baisse importante du niveau de bonheur des jeunes depuis 1999, notamment de la proportion de ceux qui se déclarent "très heureux", ce sentiment étant d'autant plus accentué que leur niveau socio-économique est faible. De même, ceux-ci sont bien moins nombreux que leurs prédécesseurs à estimer avoir de la chance de vivre à notre époque, 30 % considérant que c'est une "malchance". (…)

Faut-il attribuer cette humeur noire aux attentats, au changement climatique, à la crise sanitaire ? Celle-ci a sans conteste profondément modifié la vie sociale de la jeunesse et influencera sans doute son avenir. 88 % des jeunes sont persuadés qu'ils auront à payer la dette contractée pendant la crise dans les décennies à venir, une majorité estimant avoir été "sacrifiée" au profit des plus âgés. L'impact psychologique de la crise, notamment chez les étudiants, est évident, à tel point qu'aujourd'hui 62 % des jeunes déclarent être d'accord avec l'affirmation "j'ai peur de l'avenir". Cette anxiété se double d'un doute croissant à l'égard de la France : alors que les jeunes de 1999 avaient confiance dans leur pays, ils sont aujourd'hui une majorité à penser qu'il est en déclin. Comme toute crise, celle du Covid-19 a certainement joué le rôle de révélateur et même d'amplificateur de tendances déjà en germe. Notons aussi que les 25-30 ans, qui entrent tout juste dans la vie active, sont plus anxieux que les 18-24 ans, l'âge étant (…) le critère de différenciation entre jeunes le plus important. (…) La donnée qui dément le mieux l'idée d'une guerre des générations concerne les valeurs, puisque, depuis les années 1980, celles-ci sont devenues de plus en plus homogènes entre les jeunes et le reste des Français. Parmi les dix mots préférés des 18-30 ans, huit se retrouvent également dans les dix premiers plébiscités par l'ensemble des Français. Les jeunes seraient-ils devenus conservateurs ? Le terme qu'ils préfèrent est « famille », mot que l'on ne retrouve qu'en onzième place dans l'ensemble de la population. De même, l'autorité revêt un caractère positif pour 62 % d'entre eux, en évidente rupture avec la jeunesse des années 1960 et 1970. Comme dans le reste de la société, ce conservatisme sur les questions d'ordre public coexiste avec un libéralisme croissant sur les sujets d'ordre privé, comme le divorce, l'avortement ou l'acceptation de l'homosexualité. (…) l'opinion de la jeunesse sur les inégalités et les discriminations. Quel que soit le thème considéré - discriminations sexuelles et ethniques, inégalités sociales -, les 18-30 ans, en particulier les femmes, sont majoritairement insatisfaits de la situation française. Sans être ce que les anglophones appellent des snowflakes - des chochottes -, ce sont de perpétuels indignés auprès desquels ce qu'on appelle le "wokisme" (du terme "woke", celui qui est éveillé et donc sensible aux injustices à l'égard des minorités) gagne du terrain, puisque près de 4 jeunes sur 10 considèrent que des termes comme "privilège blanc" ou "racisme d'État" sont légitimes. De plus, 61 % des 18-30 ans estiment que l'islamophobie correspond à une réalité.

Alors que la jeunesse de France était l'une des plus sécularisées d'Europe occidentale, elle connaît aujourd'hui une forte croissance de la religiosité : pour 36 % des jeunes, la religion représente quelque chose de très important dans la vie quotidienne, tandis que l'affirmation selon laquelle les normes et règles édictées par la religion devraient prévaloir sur les lois de la République emporte l'assentiment de 3 jeunes sur 10. Pour la première fois depuis quarante ans, une majorité de 18-30 ans (51 %) déclarent croire en l'existence de Dieu. On ne peut s'étonner, dès lors, de son plus faible attachement à la laïcité. 57 % des 18-30 ans en viennent même à soupçonner ses défenseurs d'instrumentaliser celle-ci pour dénigrer les musulmans. Au-delà, la laïcité n'a pas le même sens pour eux que pour leurs aînés ; alors que la majorité de la population voit dans ce principe républicain un moyen de séparer les religions du politique ou de faire reculer leur influence dans la société, les 18-30 ans considèrent à l'inverse que la laïcité doit viser à mettre toutes les religions sur un pied d'égalité et à garantir la liberté de conscience.

Pour autant, la jeunesse dépeinte par La Fracture tient à la liberté, à commencer par la liberté économique. Alors qu'elle doute de plus en plus de l'État, qu'elle trouve tendanciellement trop intrusif, la plupart des jeunes projettent de travailler dans le secteur privé et 6 sur 10 font part d'une connotation positive à l'endroit du terme "libéralisme", un score supérieur à celui de l'ensemble des Français (55 %). Dans l'ensemble, 80 % des jeunes ont même une opinion positive de l'entreprise - à condition que celle-ci s'investisse dans une mission d'intérêt collectif, comme la défense de l'environnement ou la solidarité. (…)

L'autre point notable de distinction entre la jeunesse et ses aînés est son rapport distant à la politique. On constate d'abord une forme de désarroi des jeunes face à la République, qui leur semble moins concrète qu'aux autres générations, et une remise en cause du principe de la représentation. Même s'ils perçoivent à 80 % la démocratie comme un bon modèle politique, ils la jugent moins indispensable que les Français plus âgés et sont convaincus que la représentation traditionnelle peine à refléter leur singularité. Mieux - ou pire -, 47 % des jeunes considèrent comme un bon modèle le système qui consacre, à la tête du pays, un chef qui n'a pas à se préoccuper du Parlement et des élections, une opinion d'ailleurs plus forte chez les jeunes se considérant comme les plus aisés et privilégiés. En 2021, 34 % des jeunes Français adhèrent même à l'idée que l'armée puisse diriger le pays. (…)

Pour les jeunes, voter est devenu vain - sauf peut-être aux élections municipales. Leur abstention est moins le résultat d'une offre politique inadéquate ou d'une volonté de protestation que du constat que le politique ne sera pas le moteur des changements qu'ils espèrent.

Cette conviction se retrouve en bonne place dans le sujet qui leur tient éminemment à cœur : la défense de l'environnement, qu'ils associent d'ailleurs exclusivement à la lutte contre le changement climatique. L'enjeu est pour eux à la fois local et mondial, concernant, dans cet ordre, les citoyens, l'État et les entreprises. 72 % des 18-30 ans se déclarent ainsi engagés contre le changement climatique, un résultat notable par son ampleur et son unanimité. On apprend aussi qu'un jeune sur cinq se dit prêt à risquer sa vie pour sauver la planète… Aujourd'hui, seuls 10 % des moins de 35 ans déclarent faire confiance aux partis politiques pour agir efficacement pour l'écologie, y compris EELV, et doutent encore de l'engagement réel des entreprises à cet égard, même s'ils l'appellent de leurs vœux."

 

Ecologie, désidéologisation, respiritualisation, libéralisme, réalisme, …

 

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Le 12/09/2021

 

Le vin n'est pas vain, vindious !

 

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Sur l'autel d'une Loge maçonnique, siègent les trois grandes Lumières à savoir : la Bible sous l'Equerre et le Compas.

Cela signifie donc que le texte de la Bible qui contient toutes les références maçonniques à la construction du Temple de Salomon et à son architecte Hiram, doit être soumis à la sagacité et à l'efficience de deux outils : l'Equerre qui valide la Rectitude et le Compas qui trace et reporte les Valeurs géométriques.

En un mot : la "Révélation" est soumise à la "Géométrie".

Par "Révélation", il ne faut pas entendre ce que les croyances religieuses disent : la "Parole de Dieu" ; mais bien plutôt ce que suggèrent les spiritualités initiatiques à savoir des textes inspirés, écrits par des humains à destination d'autres humains, pour leur révéler les intuitions mystiques qu'ils ont eues à propos du Sacré, de l'Indicible, de l'Un.

Par "Géométrie", il ne faut pas entendre ce que les livres de mathématiques nous disent sur les formes et figures ; mais bien plutôt l'art de bien utiliser, rationnellement, notre intelligence (structurante et créative) et notre sensibilité (sensitive et intuitive) pour bien comprendre le Réel et y construire harmonieusement le lieu sacré de la rencontre entre l'humain et le Divin.

En somme : le Bible prédit et l'Equerre et le Compas conçoivent ce lieu d'épiphanie et de théophanie que les Francs-maçons construisent dans l'Esprit.

 

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La course aux prix bas induit nécessairement l'effondrement des qualités, la fonte des marges, l'exploitation productive et la maltraitance.

Il faut donc cesser de laisser croire aux pauvres qu'ils peuvent vivre comme des riches.

Il faut donc cesser de pousser à la consommation.

Il faut donc viser la meilleure qualité possible pour le budget adéquat, au juste prix.

Ce que l'on ne sait pas se payer, on apprend à s'en passer.

 

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De Gaspard Koenig :

 

"Prise au piège de sa passion de l'Etat, la France a besoin plus que tout autre pays d'une cure de jouvence libérale."

 

Bien dit, mon cher Gaspard ! Et c'est en chemin. Les jeunes se sentent de plus en plus libéraux (ils veulent être autonomes, sans chaînes ni attaches … un peu trop, même, parfois, car on ne construit rien sans s'attacher à un chantier qui doit être plus haut que son nombril) et de plus en plus antipolitiques, anti-idéologiques et anti-étatistes (l'Etat ne se concentrant que sur les pleurnicheries des plus vieux et des plus obsolètes).

 

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Le libéralisme ne s'oppose nullement au naturalisme, puisque la Nature est la source de toutes les libertés.

 

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Le confort, le progrès, l'aisance, la joie … sont des conséquences, pas de buts !

 

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Le 13/09/2021

 

L’humain retrouve ses racines naturelles ; il reprend conscience, contre la Christianité, qu’il fait partie intégrante de la Nature et que, sans elle, il se condamne à mort.

L’humain est un animal purement naturel. Le surnaturel n’existe pas ! Ce surnaturel qu’il ne faut surtout pas confondre avec le spirituel. Tout au contraire, toutes les croyances en un quelconque surnaturel dénaturent la spiritualité, la dévoient vers des chemins de magie obscure. La spiritualité, tout au contraire, marche vers cette Lumière qui illumine la Nature, la Vie et le Cosmos de l’intérieur.

 

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De Jean d'Ormesson :

 

"À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. On croit qu’ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage…

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train. Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, sûrement l’amour de notre vie. Beaucoup démissionneront et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, de bonjours, d’au-revoirs et d’adieux. L'important est d’avoir de belles relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes. On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. Aussi, merci d'être un des passagers de mon train et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous. Je veux dire à chaque personne qui écoutera ce texte que je vous remercie d'être dans ma vie et de voyager dans mon train"

 

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Tous les rétroactivismes actuels se construisent sur le déni de la génétique : les races, les sexes, l'inné, … tout cela est à jeter aux orties puisque l'humain serait absolument libre de se choisir au-delà de toute biologie.

Tout cela est d'une absurdité grandiose et létale.

 

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Trois forces sociétales s'opposent, aujourd'hui, face au défi du changement de paradigme :

  • la force d’inertie sédative : le discours lénifiant sur l'imminente « reprise » ou sur le "développement durable" ou sur la "croissance soutenable" ou sur les "énergies renouvelables", etc … , discours aussi utopiques que grotesques ; un peu à l'instar de ce bonhomme qui se jette du haut de l'Empire State Building et qui, à tous les étages, crie : "jusqu'ici tout va bien" ;
  • la force d’anarchie régressive : l’écologisme (qui n'est pas l'écologie authentique et s'oppose, à elle, par idéologie), le socialo-populisme (qui est l'antilibéralisme obsessionnel), le gauchisme (qui fait de l'égalitarisme une religion), l’islamisme (qui est un islam agressif et conquérant, terroriste et totalitaire), le racialisme (qui affirme les races et l'oppression de certaines sur les autres, au contraire de l'antiracisme qui considère la notion de race comme non pertinente), l’indigénisme (qui est un communautarisme racialiste et sectaire), le décolonialisme (qui veut réécrire l'histoire et faire de la période coloniale un enfer épouvantable, antihumain, cruel et esclavagiste), l’homosexualisme (qui dénonce la dictature de l'hétérosexualité naturelle), l’hyperféminisme (qui déclare la guerre au soi-disant patriarcat et à l'humain mâle transformé en monstre forcément violeur, sadique et oppressant) … bref, tous les rétroactivismes actuels ;
  • la force d’émergence créative : le sursaut entrepreneurial, à tous les niveaux, dans toutes les dimensions, dans tous les domaines, sur fond d’écolo-libéralisme c'est-à-dire de la promotion de toutes les autonomies personnelles et collectives, au service de la Vie et de l'Esprit.

 

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Le 14/09/2021

 

Que faire pour construire ce goût et ce culte de l'autonomie, tant personnelle que collective ? J'ai déjà mentionné, plus haut, la bipartition de l'humanité en deux catégories (bien caricaturales, j'en conviens, mais symboliquement pertinentes) : les "constructeurs" et les "parasiteurs". Comment faire pour augmenter spectaculairement le nombre des premiers, pour enclencher, stimuler, nourrir cet "esprit d'entreprise", cet "esprit d'initiative" qui font si cruellement défaut dans nos sociétés repues et parasitaires (parasites de la Nature, parasites de l'Etat) ?

 

Quelques pistes, en bref :

 

  • défonctionnarisation radicale de toutes les organisations publiques et privées (l'esprit fonctionnaire est l'exact opposé de l'esprit d'initiative et d'entreprise),
  • apprentissage de l'initiative personnelle dès le plus jeune âge à l'école,
  • apprentissage de la confiance (raisonnable) en soi très tôt,
  • valorisation, très tôt, du courage et de l'effort,
  • réhabilitation du sens du mérite (contre l'égalitarisme ambiant),
  • accompagnement à la bonne connaissance de soi et de ses limites,
  • dépénalisation de l'échec tout en dénonçant les obstinations ("même un âne ne bute jamais deux fois sur la même pierre", dit-on),
  • facilitation des financements de projets simples et utiles,
  • facilitation des intrapreneuriats,
  • karchérisation des législations entrepreneuriales,
  • simplifications administratives,
  • élimination de 90% des "normes" qui sont des freins à l'entrepreneuriat,
  • etc …

 

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L'écologie, demain, ce ne sera pas un retour au "sauvage" contre l'humain, ce sera la transformation de la Nature en jardin planétaire à la fois pour la Vie et pour l'humain.

 

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De Gaspard Koenig, en parlant des factions écologistes (à défaut d'être écologues) :

 

"Il est plus subtil et plus ardu d'être jardinier que gardien de musée."

 

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Il est impérieux de mépriser souverainement toutes les industries du "paraître", dont cette absurdité dégénérée qu'est la "mode" (l'originalité conformiste des sans imagination).

 

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Le 15/09/2021

 

La science classique (des atomistes grecs à la naissance de la physique quantique vers 1920) voyait l'univers comme un ensemble de "briques" élémentaires, interagissant avec des "forces" élémentaires selon des "lois" élémentaires. C'est encore la vision qu'ont beaucoup de sociologique et politologues actuels sur les sociétés humaines et sur l'histoire humaine. Ces visions sont dites "objectales" (elles voient le monde comme un ensemble d'objets) et "assemblistes" (elles considèrent que le tout est un assemblage de parties comme un moteur mécanique est un assemblage de pièces métalliques). Les sciences de la complexité qui ont émergé à partir des années 1950, ont ruiné ces visions mécanistes du monde. On sait aujourd'hui que le monde réel n'est pas un assemblage d'objets distincts et discernables, mais, bien au contraire, un vaste tissus de processus évolutifs qui émergent les uns des autres. Ainsi, par exemple, chacun d'entre nous n'est pas un "moi" individuel fixe et figé, mais un processus unique et original qui évolue tout le temps et qui est issu d'autres processus antérieurs intriqués et imbriques qui s'appellent "parents", "culture", "milieu", "école", "espèce humaine", "civilisation européenne", etc … Une telle vision est dite "processualiste" dans la mesure où tout ce qui existe, y est vu comme des processus. Je suis un processus qui tissent 80.000 milliards de processus cellulaires, tissant eux-mêmes des processus intermédiaires nommés "tissus" ou "organes" qui chacun évoluent plus ou moins bien ; de plus, je suis un processus singulier qui appartient à d'autres processus qui m'englobent et qui se nomment "famille", "village", "métier", "entreprise", "région", "communauté de vie", etc … De plus, tout processus naît, croît, mûrit, décline et meurt et, à chaque stade, est travaillé par des logicités différentes (d'autres modèles, d'autres méthodes, d'autres valeurs, d'autres projets, d'autres échanges, d'autres relations, d'autres milieux, etc …). Ces visions processualiste sont dites "holistiques" du fait qu'elles considèrent, au contraire des visions classiques, que ce ne sont pas les parties qui engendrent le tout, mais bien que c'est le tout qui suscitent l'évolution de ses parties.

 

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Vingt thèmes à creuser pour le monde qui vient :

 

  1. L’épuisement prochain de toutes les ressources non renouvelables : ceci invite (exige, même) à appliquer strictement un principe de frugalité qui débouche aussi sur un principe de simplicité (mais il n’est nullement facile d’être simple, de faire simple, de vivre simple).
  2. L’incontournabilité d’une nette décroissance démographique : un monde et une croissance infinie dans un monde et sur une planète finis n'est mathématiquement pas possible ; il faut abandonner les utopie s et uchronies science-fictionnelles et regarder les choses bien en face : nous, les humains, sommes beaucoup trop nombreux sur cette petite planète qui s'épuise à nous porter ; la technologie n'y changera rien elle qui, au mieux, ne parviendra qu'à améliorer nos rendement d'exploitation de quelques pourcents.
  3. Les impacts croissants des dérèglements climatiques : les activités humaines, du fait des rejets énormes de gaz à effet de serre et d'énergie dans l'atmosphère ont profondément et durablement chaotisé les climats (et pas seulement eux, mais aussi : la biodiversité, les océans, les écosystèmes notamment viraux, etc …) ; ces dérèglements en tous genres mettent en péril les espèces vivantes les plus fragiles dont nous, les humains, faisons partie : cela s'appelle un "suicide".
  4. La baisse généralisée des revenus et des pouvoirs d’achat : le mythe de la croissance économique est révolu ; le PIB ne chiffre que les "chiffres d'affaires", mais ne tiennent absolument pas compte des comptes de bilan et de patrimoine ; une entreprise peut facilement montrer une chiffre d'affaire en hausse en puisant dans ses patrimoines pour masquer ses pertes réelles ; c'est exactement ce que la macroéconomie pratique depuis un demi siècle.
  5. L’augmentation nette de la durabilité et de la qualité des biens et services : cela signe la mort l'économie du tout-jetable, de l'obsolescence programmée, de la non-qualité, de la non-utilisabilité, des effets de mode, des caprices inutiles ; cela implique donc que les entreprises produisent moins, mais mieux, et développent leurs virtuosités.
  6. La fin des prix bas au profit de la valeur d’usage : acheter moins, mais mieux, donc ; n'acheter que ce qui est réellement utile c'est-à-dire ce dont nous avons un réel usage, ce qui nous apporte une réelle belle et bonne qualité de vie loin de tous les caprices futiles et infantiles ; l'utile, seulement l'utile, uniquement l'utile ; la vraie vie, ce n'est pas s'amuser, c'est construire.
  7. La destruction définitive de toute la finance spéculative : l'argent et le profit ne sont pas, ne peuvent pas être des buts en eux-mêmes mais ce sont des conséquences nécessaires ; l'argent est un moyen, un carburant qui, toujours, doit être au service d'un projet et non de lui-même ; la financiarisme, avec l'étatisme, est le pire ennemi d'une économie saine et libérée au service des besoins réels des gens ; combien de projets entrepreneuriaux sérieux et utiles n'ont-ils pas été tués par le financiarisme ambiant qui n'y trouvaient pas les rentes qu'elle escompte ?
  8. La disparition des dinosaures économiques et des apparatchiks qui les dirigent : les grosses entreprises nationales, internationales ou multinationales sont des dinosaures voraces et stupides, des bureaucraties à la solde du financiarisme ; elles ont vision incroyablement simpliste et étroite du monde ; elles fonctionnent selon un modèle productif, quantitatif et comptable absolument incompatible avec la nouvelle économie (celles des petits lémuriens agiles, rapides et malins) qui est en train d'émerger ; elles ont une indéniable puissance financière, mais l'intelligence et le talent ne s'achètent pas (du moins, pas longtemps).
  9. L’effondrement des États et de leurs assistanats : si l’on veut éviter la désagrégation sociétale ainsi que l’avènement des égoïsmes exacerbés et de la violence qui les accompagne, aboutit à la proposition d’une forme d’allocation universelle dont chacun pourrait être doté de la naissance à la mort. Parallèlement, les services publics liés aux infrastructures communes devront être privatisés, certes, mais sous la forme de sociétés coopératives dont les citoyens seraient les coopérateurs.
  10. La libéralisation des temps de travail : les 35 heures, les RTT, les congés obligatoires, la retraite à 60 ans … de quoi l'Etat se mêle-t-il ? Chacun doit être et rester pleinement maître de son temps de vie, que se soit pour travailler, pour s'amuser, pour se reposer ou pour se développer. Le contrat de travail entre une personne privée et une entreprise privée est un contrat privé, à négocier au cas le cas en fonction des offres et demandes des deux parties ; de quoi l'Etat et le droit du travail se mêlent-ils ? Il est très clair que la génération montante n'a absolument plus l'intention de rentrer dans une telle logique de carcan, soumise à des bureaucraties fonctionnaires qui ne savent pas ce que le verbe "travailler" veut dire.
  11. L’éradication de la notion de productivité quantitative : tout le modèle industriel a été construit sur les économies d'échelle, le rabotage des marges, la baisse des prix de revient, les investissements de productivité, etc … Ce modèle est révolu dès lors que l'on sort d'une logique de minimisation des prix et que l'on entre dans une logique d'une maximisation de l'utilité ; l'économie qui vient, est une économie de la virtuosité (pour produire de la qualité, de l'excellence, de l'utilisabilité, de la durabilité) qui est incompatible avec une économie de la productivité.
  12. La décroissance de l’espérance de vie : les pays les plus liés à l'économie de la consommation (Etats-Unis et Chine en tête) voient, depuis plus de cinq ans, leur espérance de vie moyenne diminuer du fait des nombreux dysfonctionnements, dégénérescences et maladies liés aux modes de vie (obésité, diabète, …) et pollutions diverses (cancers, allergies graves, …) ; la machine humaine n'est pas éternelle et, comme tout ce qui vit, a une espérance de vie fixe (entre 80 et 85 ans si la santé suit) ; les rêves transhumanistes sont scientifiquement absurdes ; la question de la vieillesse et de la mort doit urgemment être posée tout autrement : vivre pour quoi faire ? vivre au service de quoi ? vivre pour accomplir !
  13. L’engorgement généralisé des filières de traitement des déchets : le traitement des déchets est indispensable ; souvent, un déchet est une matière première qui s'ignare ; mais il faut aussi raison garder : chaque recyclage diminue terriblement le niveau d'utilisabilité ultérieure des matière et l'économie circulaire parfaite est un parfait mythe que les lois de la thermodynamique battent en brèches.
  14. Le renoncement à la plupart des déplacements physiques de matières et d’humains : les carburants et les autres matières premières, se raréfiant, voient déjà leur prix flamber (et cela ne fait que commencer) ; leur rareté croissante implique de ne les utiliser qu'à très bon escient ; donc la question se pose : se déplacer pour quoi faire ? quels sont les déplacements vraiment utile ? Pour travailler ? non, la robotisation, l'algorithmisation et le télétravail vont devenir la norme. Pour rencontrer l'autre ? non, ça c'est la visioconférence. Pour voyager ? rien de plus absurde que de prendre l'avion pour aller passer des "vacances" (étymologiquement "des vides") dans de l'exotisme artificiel et préfabriqué. Alors : pour quoi se déplacer ? Toute la vie va devenir une vie de proximité, une vie ancrée dans un endroit choisi.
  15. La sortie du salariat : le salariat a été une belle conquête sociale de la modernité industrielle, mais ce modèle est désormais obsolète puisqu'il implique des relations de subordination et des obligations d'horaire et de lieu incompatibles avec le télétravail en train de devenir la norme ; le salariat va donc disparaitre et chacun redeviendra, enfin, son propre fonds de commerce, autonome et interdépendant ; le statut professionnel de demain sera celui d'associé, de partenaire, de sous-traitant, d'indépendant, de tout ce que l'on voudra inventer … sauf celui de salarié.
  16. L’introduction de l’allocation universelle : si l'on veut échapper aux jeux politiquement et socialement malsains des assistanats qui alimentent le démagogisme clientéliste et électoraliste, l'allocation universelle est une voie qui suscite de plus en plus d'expérimentations en tous genres ; une fois la sécurité vitale de base assurée pour tout le monde (ce qui coûtera moins cher que les assistanats et les hordes de fonctionnaires pour les "gérer"), chacun pourra devenir autonome et responsable de soi ; le travail deviendra un chemin d'accomplissement et non plus une obligation de survie.
  17. La réorganisation sociale en réseaux de communautés de vie : la "société", la "nation", le "peuple", ces abstractions politologiques n'existent tout simplement pas ; ce sont des concepts inventés par l'Etat pour être son vis-à-vis ; dans la vie réelle, chacun appartient à des communautés de vie réelles : une famille (au sens nucléaire ou élargi), une entreprise, une corporation de métier, un club sportif, un village, un quartier urbain, une paroisse (pour les chrétiens pratiquants), un cercle d'amis, etc … La réalité du "vivre ensemble", n'est que cela : de multiples appartenances à des communautés de vie ou à des réseaux noétique portés par la Toile.
  18. La refonte radicale des systèmes éducatifs : tout être humain est la rencontre d'un héritage (génétique, social, culturel, économique, …) et d'une éducation (scolaire, académique, professionnelle, culturelle, religieuse, …) ; cette éducation appelle des systèmes éducatifs qui, aujourd'hui, partent en lambeaux, gangrenés qu'ils sont par les cancers de l'idéologisme, de l'égalitarisme et du pédagogisme ; l'esprit et le corps, cela s'apprend et cela doit s'apprendre dans toutes les dimensions ; ainsi développer l'esprit, c'est développer, en même temps, les cinq dimensions de l'esprit (et non pas l'une ou l'autre d'entre elles), à savoir : la mémoire, la sensibilité (sensitive et intuitive), l'intelligence (structurante et créatrice), la volonté et la conscience.
  19. Le développement des télé-activités : voilà la conséquence immédiate des coûts prohibitivement croissants de tous les déplacements physiques ; on se déplacera peu et pas loin, à pied, pour enfin redécouvrir le monde réel, mais la plupart des activités professionnelles, éducatives, de loisirs, de découverte, … se logeront dans le monde numérique des réseaux noétiques, dans la noosphère.
  • Le culte du droit à la différence et de la diversité humaine : les philosophies de l'égalitarisme et les contre-philosophies symétriques des victimismes doivent être impérativement dépassées ; l'égalité, cela n'existe pas, ni en fait, ni en droit ; tout ce qui existe est unique, donc différent de tout le reste, de tous les "autres" ; même l'égalité des chances est un leurre puisque chacun a sa chance ou doit la saisir ; la pacification du "vivre ensemble" ne passe pas par l'égalité (ce fut l'immense erreur idéologique des XIXe et XXe siècles de le croire), mais bien plutôt par l'acceptation et le respect des différences ; les différences sont des richesses qui s'opposent à l'uniformité qui est l'entropie et qui est la mort ; il faut un monde humain qui cultive les différences positives, celles qui produisent de la valeur sans détruire ni la Vie, ni l'Esprit.

 

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Je respecte ce qui est différent de moi à la condition sine qua non que ce qui est différent de moi me respecte en tant que ce que je suis.

 

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Je respecte le monde musulman ou noir ou asiatique ou indien ou américain … à la condition que ces mondes-là respectent mon monde judéo-européen.

 

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L'adolescence est chaos nécessaire mais singulièrement débile, une quête d'une forme de "soi" qui n'existe pas encore et que l'on cherche en imitant les plus débiles que soi (les autres ados ou les "idoles" du show-biz ou de la mode).

 

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Gilles Clément développe un concept incroyablement vrai et perspicace : la Nature sauvage n'existe pratiquement plus nulle part et tenter ou vouloir y revenir est absurde tant la vie et l'histoire, comme la thermodynamique, sont irréversibles.

En revanche, il part du principe que l'empreinte de l'humain sur Terre peut et doit être positive, c'est-à-dire au service de la Vie sous toutes ses formes, non pour que la Terre redevienne un jungle primaire, mais pour qu'elle devienne un jardin de plus en plus beau et riche.

Voilà, en une phrase, l'écologie de demain, loin des écologismes idéologiques et gauchistes qui se fichent, comme d'une guigne, de la Vie et de son accomplissement, mais qui, au fond et en fait, mènent leur guerre imbécile contre ce qu'ils croient être, dans leur jargon boiteux, le capitalisme ou le libéralisme (décrété "ultra" ou "néo").

En somme : faire de la Terre, partout, un "jardin terrestre" que l'humain doit "garder et servir " (Gen.:2;15).

 

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De Gaspard Koenig, cette puissante vérité architectonique :

 

"C'est la fonctionnalité qui détermine l'esthétique."

 

Il y aurait tout un livre à écrire sur ce thème : est beau ce qui est utile, ce qui remplit parfaitement sa fonction. La joliesse n'a rien à voir là-dedans. Laissons-la à tous ces "designers" dont le seul art est de rendre inutilisable ce qui est vraiment utile.

 

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Il y a quelque chose d'encore plus ridicule que les motards ringards avec des bacchantes et des cuirs noirs, des tatouages et des airs à la "easy rider" : les cyclistes fluos !

Insupportables !

 

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Le 16/09/2021

 

De Charles Péguy :

 

"L'ordre, et l'ordre seul, fait en définitive la liberté.

Le désordre fait la servitude."

 

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En tout, je préfère le "littéral" au "littéraire".

 

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L'expression "lutte contre les exclusions" couvre, en fait, mais par abus de langage, tous les wokismes, tous les rétroactivismes et tous les égalitarismes.

Il faut être inclusif, donc. Ce n'est pas le Juif que je suis qui contredira, après 2000 ans de haines, d'ostracismes, d'expulsions, de pogroms, de vexations, d'exterminations, de répressions, d'oppressions, …

Mais jusqu'où faut-il devenir inclusif ? Faut-il l'être avec tout le monde ? Même ceux qui haïssent, assassinent, caillassent, torturent, … au nom de leur "minoritude" ?

Le respect et la tolérance, cela se mérite ; il n'existe aucun droits acquis au chapitre de la morale.

 

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D'Alain Finkielkraut :

 

"Qu'est-ce que l'idéologie sinon un fantasme collectif, un grand récit aussi mensonger que mobilisateur ?"

 

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Toute personne est infiniment plus que toutes les communautés auxquelles elle appartient.

C'est la personne seule qui compte ; et certainement pas son sexe, son genre, sa race, sa croyance, son idéologie, sa religion, …

Le wokisme est un réductionnisme délétère !

Et Alain Finkielkraut d'ajouter :

 

"A l'heure des woke, il n'y a plus de jurisprudence. Il n'y a plus de cas particuliers. il n'y a que les victimes interchangeables d'un bourreau, toujours le même sous des guises toujours différentes."

 

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Le 17/09/2021

 

Xi-Jinping, en réinstaurant le pire des maoïsmes (dictature à vie, culte de la personnalité, éviction des élites, destruction des entreprises privées, politisation et idéologisation des systèmes éducatifs, contrôle des outils numériques, contrôle des personnes, etc …), signe la fin de la soi-disant menace du système chinois qui va connaître un effondrement économique, social et intellectuel rapide et irréversible (pire encore que celui du maoïsme).

Pour la Chine : fin, donc, de la fuite en avant, et début de la chute fatale.

La Chine s'est refermée sur elle-même … qu'elle étouffe dans sa merde !

L'Europe peut donc enfin se dresser contre son vrai ennemi : les Etats-Unis (et plus généralement, l'Angloland), créer sa propre hégémonie numérique et algorithmique, sécuriser ses frontières, évincer l'islamisme, faire taire les populismes et socialismes rétrogrades et à "tentation totalitaire", museler les Etats-Nations et construire un véritable Euroland fédéré, unitif et unitaire.

 

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Il est vital que l'éthique personnelle supplante la morale collective. Mais à la condition expresse que les éthiques personnelles respectent celle des autres et s'ajustent à elle.

 

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Il faut empêcher, à tout prix, que les juges se prennent pour des défenseurs d'une morale quelconque ou d'une idéologie quelconque. Il s sont payés pour appliquer avec justesse et équité, des lois votées par d'autres qu'eux, que cela leur plaise ou pas !

 

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Un constat : dans le monde des grosses entreprises ringardes, émerge une faune que j'ai difficile à nommer mais qui est d'une incompétence et d'une inefficience abyssales, mais effervescentes … un peu psy, un peu coach, un peu com, un peu RH, un peu babacool, un peu bobo, un peu snob … elle est pour le débat et le partage, le travail de groupe et l'intelligence collective, faute d'intelligence personnelle … elle parle et ne produit rien … elle discoure … surtout féminine, elle joue de la séduction sur toutes les lignes … le genre "femme d'affaires internationales" incapable de gérer une épicerie …

 

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Il n'y a jamais eu de science ou de culture arabo-musulmanes. Il n'y a eu que d'intenses pillages culturels entre le 8ème et le 10ème siècle, à l'époque abbasside, à Bagdad.

La force de l'islam, c'est de s'être appuyé sur l'analphabétisme, l'inculture et l'ignorance des populations converties.

Un musulman (surtout sunnite) place toujours la croyance au-dessus de la connaissance. A quoi bon la connaissance lorsque l'on possède la certitude ?

 

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Le 18/09/2021

 

De Talleyrand :

 

"Lorsque je m'examine, je me désole.

Mais, lorsque je me compare, je me console."

 

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L'espace des représentations ( appelé aussi "espace des états") n'est pas un espace contenant le Réel, mais un référentiel fictif où l'on peut représenter des mesures physiques faites dans le Réel.

Cet espace des représentations possède trois composantes : topologique (spatiale - espace), dynamique (temporelle - temps) et eidétique (organisationnelle - ordre). Répétons-le, l'espace, le temps et l'ordre sont des mesures, des représentations, mais pas des réalités (cfr. "La carte n'est pas le territoire").

 

On peut ainsi réinterpréter la cosmologie en remplaçant les notions de différentiel positif et négatif, par les notions d'engendrement ou de consommation.

On dira alors que la Matière engendre ou consomme de l'espace, du temps et de l'ordre.

Lorsqu'elle consomme de l'espace, elle attire ce qui l'entoure (gravitation) et lorsqu'elle en engendre, elle repousse ce qui l'entoure (expansion).

Lorsqu'elle consomme du temps, elle accélère son évolution (énergie) et lorsqu'elle en engendre, elle freine son évolution (inertie).

Lorsqu'elle consomme de l'ordre, elle fait effondrer de l'organisation (entropie), et lorsqu'elle en engendre, elle fait émerger de l'organisation (néguentropie).

Ce regard permet de réinterpréter les six pôles cosmologiques.

 

Mais il pose la question essentielle de la nature de la Matière, de cette "chose" capable d'engendrer et de consommer de l'espace, du temps et de l'ordre.

La Matière est toujours locale ; elle est toujours une émergence locale, de nature fractale ; elle émerge d'une substance antérieure que l'on appelle la Prématière (de la pure activité bosonique parfois aussi appelée "énergie noire"). La Prématière est une accumulation purement spatio-temporelle (topologique et dynamique, mais pas eidétique). La Matière manifeste donc l'émergence de la dimension "ordre" en plus de l'espace et du temps (la dimension "espace" étant, elle aussi, une émergence : celle de l'accumulation mémorielle à partir de la seule Intention qui est temporalité pure).

 

Les deux manifestations primitives de la Matière sont le neutrino (pur encapsulement fermé sans interaction avec le reste du Réel) et le protéus (une association complexe, fractale et interagissante, tantôt neutronique et monopolaire, tantôt hydrogénique – proton et électron - et bipolaire).

A l'intérieur du protéus, l'engendrement/consommation d'ordre est connu comme interaction nucléaire électrofaible ; entre les protéus, on parlera d'interaction nucléaire forte ou hadronique (c'est elle qui engendrera tous les noyaux atomiques) et d'interaction électromagnétique (c'est elle qui engendrera toutes les molécules chimiques). La lumière, connue comme vibration du champ électromagnétique, est, en fait, la propagation, dans l'espace-temps, d'une onde  de consommation/engendrement d'ordre ; ou, mieux encore, la manifestation de l'interaction entre les dimensions eidétiques et les dimensions spatiotemporelles (topologiques et dynamiques)

 

Un autre point : ce que l'on appelle le "présent" n'est que l'interface actif entre le passé inactif et accumulé "sous" lui, et tout ce qui n'est pas encore construit mais qui est potentiellement constructible. A ce titre, le futur n'existe pas et ne fait pas partie du Réel, alors que tout le passé est la substance passive du Réel et le présent sa "surface" active".

 

A tout ceci, il faut encore ajouter la nature pulsatoire de l'évolution du Réel : le Réel bat comme un cœur et chaque battement vient s'accumuler à tous ceux qui l'ont précédé, dans une perspective constructionniste où le temps ne passe pas, mais s'accumule en couches mémorielles successives qui constituent la substance du Réel. Le temps n'est que la mesure de cette pulsation ontique, holistique et originelle. Mais chaque système matériel a son temps propre qui mesure sa propre dynamique d'évolution et d'accomplissement.

Chaque pulsation globale vent s'ajouter à la substance mémorielle antérieure et corresponde, dans le langage de la physique classique, à une production globale d'énergie, convenablement répartie selon les structures actives, et exactement compensée par une production correspondante d'espace, de temps et d'ordre.

 

Le principe fondamental de l'absolue continuité du Réel (continuité topologique, dynamique et eidétique) interdit de séparer un agrégat matériel de tout ce qui l'entoure. La vision "atomiste" classique est donc fausse. Toute forme est infinie, même si sa complexité est concentrée autour de son noyau. On comprend alors, immédiatement, le concept de la "dualité" onde-corpuscule, puisqu'il n'y a aucunement dualité et l'onde (la propagation spatiotemporelle de la forme hors du noyau) et le corpuscule (le noyau eidétique) sont une seule et même chose.

 

Il faut combattre la vision "assembliste" de la physique classique. Il n'y a pas d'assemblages dans le Réel. Il n'y a que des fusions d'agrégats qui font émerger de nouvelles entités où les ingrédients originels sont totalement intégrés et agglomérés. Il ne faut pas dire qu'un noyau d'hélium est constitué de deux protons et de deux neutrons ; dans ce noyau d'hélium il n'y a plus ni protons, ni neutrons puisqu'il est une entité originale unitaire et unitive à part entière … mais si l'on brise ce noyau d'hélium, les débris obtenus n'auront de cesse de retrouver des formes stables et de reconstituer, par exemple, deux protons et deux neutrons (ou un noyau de tritium et un neutron libre, ou deux noyaux de deutérium, etc …).

 

Une dernière chose : ce que l'on appelle le big-bang ne caractérise nullement le "début" de l'univers réel, mais l'émergence, dans cet univers réel, de nouvelles dimensions, eidétiques pour le coup, en plus des anciennes dimensions topologiques (spatiales) et dynamiques (temporelles). Cette émergence de nouvelles dimensions eidétiques (qui induisent des organisations complexes) implique l'apparition de la Matière protéique (donc hadronique) au sein de la Prématière bosonique. Le big-bang n'est pas l'acte de naissance du Réel, mais seulement l'acte de naissance de la Matière dans le Réel.

 

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Un religieux habite un village où chaque maison est une croyance particulière.

Mais un spirituel – et plus encore un initié ou un mystique –, c'est un chemineau vagabond qui n'habite nulle part et ne fait son lit dans aucune croyance.

Il court la campagne et rencontre le Divin dans chaque brin d'herbe, coquelicot, sauterelle, mésange, chêne, lièvre, hibou …

Il n'a pas besoin d'une chaumière fabriquée de mains d'humain ; il suffit de sentir le souffle venteux et la chaleur lumineuse de l'Esprit qui darde ses rayons ensoleillés.

 

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A la ville, tout est urgent.

A la campagne, tout est important.

 

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La complication est à l'avantage des puissants.

 

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D'Hippocrate :

 

"Primum non nocere."

 

Avant tout : ne pas nuire !

Ce serment d'Hippocrate qui est devenu un serment d'hypocrites, l'a oublié, ce principe. Les médecins sont des apprentis-sorciers orgueilleux et fats : ils sont confits de méthodes analytiques, causalistes, réductrices et déterministes qu'ils croient "scientifiques", face à des organismes dont la complexité intrinsèque récuse formellement et radicalement toutes ces méthodes héritées du 16ème siècle cartésien.

 

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Le 19/09/2021

 

Qui que vous soyez, continuez à cheminer.

La vérité et la joie ne sont pas au bout du chemin ; la vérité et la joie sont le cheminement même.

 

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Petit florilège de Friedrich Nietzsche …

 

"Le bonheur, quel qu'il soit, apporte air, lumière et liberté de mouvement.

 

Qu'est-ce que le génie? Avoir un but élevé et vouloir les moyens d'y parvenir.

 

Apprendre toujours davantage à voir le beau dans la nécessité des choses.

 

Veux tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui.

 

Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller.

 

Plus nous nous élevons et plus nous paraissons petits à ceux qui ne savent pas voler.

 

Le fanatisme est la seule forme de volonté qui puisse être insufflée aux faibles et aux timides.

 

Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.

Les convictions sont des prisons.

 

Ce qui découle du pessimisme, c'est la doctrine de l'absurdité de l'existence.

 

Ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles.

 

Celui qui ne veut agir et parler qu'avec justesse finit par ne rien faire du tout.

 

Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même.

 

La moralité, c'est l'instinct du troupeau chez l'individu.

 

Ce qu'on fait n'est jamais compris mais seulement loué ou blâmé.

 

Celui qui se sait profond s'efforce d'être clair, celui qui voudrait sembler profond à la foule s'efforce d'être obscur."

 

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Trinh Xuan Thuan, dans un entretien privé, m'avait dit avoir calculé que, pour que le hasard puisse "fabriquer" une cellule vivante, la probabilité n'est pas nulle, mais il y faudrait un temps supérieur à plusieurs milliers de fois l'âge de l'univers réel.

Depuis, la connaissance du rapport entre hasard et complexité s'est améliorée encore au travers d'expériences de simulation avec des algorithmes puissants et la réponse est toujours la même : le hasard est incapable de faire émerger quoique ce soit de complexe.

Cela ne signifie nullement que le hasard n'existe pas ; cela signifie seulement que le hasard seul est incapable de générer de la complexité (et celle-ci est bien réelle dans l'univers). Il faut donc orienter le temps (ce que la thermodynamique, avec son second principe, a fait depuis 150 ans). L'évolution du Tout est orientée non pas VERS un quelconque but, mais PAR une intention active et immanente. Ni causalisme, ni finalisme, mais un intentionnalisme constructiviste.

 

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Le taoïsme décrit le Réel comme un flux unique impermanent appelé "tao" dont le moteur est un dipôle immanent qui oppose "yin" (l'ubac de la montagne) et "yang" (l'adret de la montagne) alors que la cosmologie complexe actuelle voit l'univers comme un processus unique en évolution permanente dont le moteur est un triple dipôle (énergie et inertie, matière et champ, entropie et néguentropie).

 

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De Vincent Beaufils :

 

"La dictature des toques noires va-t-elle

succéder à celle des blouses blanches ?"

 

Des médecins qui se prennent pour des scientifiques omniscients et qui ne sont que des apprentis-sorciers passablement ignares.

Des juges qui se prennent des justiciers omnipotents et qui ne sont que des applicateurs de lois débiles.

Mais pour qui ces gens se prennent-ils ?

Ce qu'ils sont, en réalité ? Des révélateurs d'une déliquescence, d'une dégénérescence, d'un déclin, d'un effondrement du paradigme moderne et de ses valeurs.

 

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Il faut n'avoir vécu que dans la non-lumière glauque des villes, pour aimer aller se faire rôtir au soleil des cagnards.

Rien ne vaut l'ombre douce et frétillante des grands arbres feuillus.

 

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Je crois que je ne déteste rien de plus que ces cyclistes déguisés en fluo, bruyants et crétins (tiens, un pléonasme), qui, seuls ou en groupe, s’octroient toute la route avec des allures du manchots boiteux.

Ils veulent utiliser leurs jambes ? Qu'ils marchent, ils seraient moins ridicules et moins emmerdants (à condition de ne pas se déguiser en "randonneurs fluos").

Aimer et admirer la Nature, c'est y passer inaperçu, silencieux et couleur de muraille !

 

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Le 20/09/2021

 

De Lawrence M. Krauss (professeur de physique théorique à Yale, USA) :

 

"Dans les milieux très lettrés ou artistiques, il en va quasiment d’un honneur de se désigner comme aux prises avec des difficultés en mathématiques, voire de dire que son cerveau « n’est pas fait » pour les maths. Et comme beaucoup d’artistes et d’intellectuels de haut vol tiennent des propos similaires, personne n’en est vraiment socialement pénalisé.

Quand il est question de sciences en général et non plus seulement de mathématiques, ce n’est pas si simple. Proclamer fièrement son analphabétisme scientifique n’est pas de rigueur. Au contraire, un autre refrain est depuis peu populaire parmi les politiciens et les personnalités : « Je ne suis pas un scientifique, mais… » Idem pour le « je crois en la science » (comme s’il y avait un choix à faire), précédant un charabia scientifique. (…)

À Washington, et dans de nombreux autres lieux de gouvernement dans le monde, la croyance l’emporte sur la réalité."

 

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De Philip K. Dick :

 

"La réalité, c’est ce qui continue d’exister lorsqu’on cesse d’y croire."

 

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Sur ce point de la connaissabilité ultime du Réel, Spinoza rompt avec Abraham Cohen de Herrera qui disait Dieu inconnaissable. Spinoza s'oppose aussi à Descartes, son contemporain, encore trop scholastique à son goût et, surtout, clairement dualiste (pour Descartes, la séparation du corps et de l'âme, donc du monde matériel et du monde spirituel est totale et radicale).

Le raisonnement de Spinoza sur la connaissabilité du Tout-Un est impeccable. Il dit : tout ce qui existe émane de Dieu, en ce compris la raison humaine qui n'est qu'un reflet local de la rationalité divine. Donc l'esprit humain procède de l'Esprit divin qui connaît le tout du Tout. Donc l'esprit humain s'il monte et atteint l'Esprit divin et s'il communie avec lui, peut aussi atteindre la connaissance ultime. CQFD.

 

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Le monisme exprime que Tout est Un c'est-à-dire que le Tout de tout ce qui existe, forme une unité unitaire et unitive, une unité cohésive et cohérente. La tradition spirituelle identifie ce Un absolu et suprême au Divin ou à Dieu. Le problème qui se pose est celui du rapport entre le Tout et l'Un. Soit l'Un est le Tout, et l'on pose le panthéisme (Pan, le "Tout", est Théos, "Dieu". Soit l'Un est plus que le Tout mais l'englobe totalement ; alors on pose le panenthéisme (Pan, le "Tout" est En, "en", Théos, "Dieu").

Il y a là plus qu'une nuance. Il y a là un gouffre métaphysique.

Comment l'Un (Dieu) pourrait-il être plus que le Tout, puisque le Tout est le tout de ce qui existe ? Prenons une métaphore pour le comprendre : une maison construite et achevée est plus que le tout des matériaux posés en vrac sur le terrain. Quelle est la différence entre cette maison et le tas des matériaux ? La mise en ordre cohérent de ces matériaux au service d'un plan qui traduit un usage futur, c'est-à-dire un projet de vie. Et voilà que les choses s'éclairent aussi au plan métaphysique : l'Un (la maison) est plus que le Tout (les matériaux), mais l'Un (la maison) contient le Tout (tous les matériaux). L'Un contient le Tout, mais il est aussi l'intention, le projet et le plan qui permettent de transformer le Tout en un Temple : l'Un est donc plus que le Tout.

Le Tout est en Dieu.

 

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Le 21/09/2021

 

Un "artiste" – et il y en a de plus en plus, pour fuir la réalité du Réel -, c'est un parasite qui s'obstine à croit en son génie en contemplant son nombril.

 

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Le 22/09/2021

 

L'automne toque à l'huis …

Ciel bleu et soleil d'or …

Jaunissements subtils …

La rosée dégouline …

 

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De Gaspard Koenig, un vrai libéral au vrai sens du terme, cette remarque plus que pertinente :

 

"J'avais été définitivement vacciné de la Silicon Valley, de ses faux sourires, de ses ambitions démiurgiques, de ses algorithmes manipulateurs. (…) Il n'y a pas plus moutonnier qu'un entrepreneur "disruptif" : toujours les mêmes formules naïves, les mêmes chiffres fantasmagoriques, les mêmes enthousiasmes forcés."

 

Tout quiconque utilise avec le sourire l'expression "intelligence artificielle", ne peut qu'être un crétin ignare ! L'intelligence artificielle n'existe pas ; au mieux la puissance de calcul des ordinateurs, alliée avec l'intelligence humaine de certains algorithmes, peut améliorer voire amplifier ladite intelligence humaine. Mais absolument rien de plus … sauf que ce mirage peut fasciner des idiots (85%de la population mondiale) et les rendre complètement esclaves de ces technologies mal (mais lucrativement) utilisées.

Et ne parlons pas de ce mythe aussi puéril qu'antiscientifique que l'on nomme "transhumanisme" qui n'est qu'un délire démiurgique d'une Amérique en manque d'utopie.

Il est temps de remettre les technologies numériques à leur juste place !

 

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Je pense de plus en plus que la pire des fautes est l'hypocrisie : accepter ce qui nous ennuie ou nous gène ou nous fait souffrir (voire pire) au prétexte ne pas heurter, blesser, froisser, vexer, etc … quelqu'un d'autre.

La vie est trop courte pour faire semblant.

 

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Le corps humain est infiniment plus complexe que le cerveau d'un toubib.

 

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La Nature doit toujours avoir priorité sur la Culture.

La culture n'est qu'humaine et n'est qu'un produit de sa nature. Mais la Nature, elle, est universelle et dépasse l'humain infiniment.

Toujours, la Culture doit être en harmonie, convergence et concordance avec la Nature.

 

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D'Eugen Weber (historien américano-roumain spécialiste de l'évolution des cultures régionales en France), en parlant de la fin du 19ème siècle :

 

"Le français restait une langue étrangère pour un nombre important de Français, y compris pour la moitié des enfants."

 

La "République une et indivisible" a été une funeste invention artificielle et absurde du républicanisme parisien de la troisième république et de ses hussards noirs. Une totale catastrophe !

 

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La Gaule multiple et riche a été francilianisée après 1870. Une conséquence, purulente encore de nos jours, de la guerre entre Napoléon III et Bismarck (deux gros cons totalitaires).

Il faut d'urgence tuer le parisianisme et instituer l'européanisme.

Sans être totalement intégrés dans le continent Europe, il n'y a plus aucun avenir pour la France, ni pour aucun autre Etats européens.

 

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L'affaire de l'annulation (téléguidée par Washington), par l'Australie, de sa commande des sous-marins à la France est enfin la preuve de ce que je dis depuis plus de 20 ans : le plus grand ennemi de l'Europe, ce sont les Etats-Unis, bien avant la Chine qui n'est qu'un tigre de papier au bord de l'effondrement.

 

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Le seul bon modèle politique est la Suisse : une confédération de régions autonomes. Ce doit être le modèle de l'Europe de demain, mais à une autre échelle, à un autre niveau de complexité, mais sans complication bureaucratique.

 

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Lorsque l'on parle de la bipolarité nette entre l'Europe et l'Islam, il faut cesser de parler d'une opposition entre Orient et Occident.

L'Islam n'a rien d'oriental ; il est un bâtard du christianisme ébonite, syriaque et yéménite.

L'Orient, c'est l'Inde, la Chine, le Japon, etc … Mais en aucun cas l'Islam.

L'opposition entre Europe et Islam est totalement artificielle, pur produit du colonialisme et du salafisme.

 

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Le schéma familial avec le patriarcat extérieur, le matriarcat intérieur et le principe du "fils-roi" est commun à toutes les cultures méditerranéennes : sépharade, musulmane, provençale, languedocienne, grecque, italienne, andalouse, etc …

Ce schéma est évidemment obsolète. Il faut évidemment l'abroger. Mais il n'est pas spécifiquement musulman … même si c'est là qu'il prédomine et tend à s'affirmer le plus agressivement,

 

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La notion d'énergie renouvelable est un mythe que la thermodynamique la plus élémentaire bat en brèche.

Il faut cesser de croire et de dire que l'on peut sortir quelque chose de rien !

Nous vivons sur un patrimoine de ressources qui a été accumulé pendant des milliards d'années et qu'il faudra des milliards d'année pour reconstituer.

Est-ce si difficile à comprendre ? J'espère – mais je me trompe -  que non.

Est-ce si difficile à accepter et à assumer ? Manifestement, oui.

 

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De Michel Eyquem de Montaigne :

 

"C'est le jouir, non le posséder qui nous rend heureux."

 

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Le Réel se construit par convergence et non par déclinaison.

 

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De Gaspard Koenig :

 

Il faut que : "l'on cesse de considérer que la source contient en puissance le fleuve tumultueux, comme si l'amont commandait à l'aval. Or, il n'en est rien. La source est une convention, un symbole ;viendrait-elle à tarir, le fleuve continuerait sa vie comme si de rien n'était. Elle ne doit rétrospectivement son statut qu'à tous les autres cours d'eau qui convergent peu à peu et déposent leur tribut d'eau. Ces affluents possèdent leur propre destin et n'entretiennent aucune sorte de relation avec la source ; l'unité du fleuve vient de la confluence, non de l'origine. Contrairement à ce qu'affirme le dictionnaire, la source d'un fleuve n'est donc pas l'endroit où "il" sort ; car ce fleuve n'existe alors pas. (…) Ce n'est qu'un ruisseau comme un autre, que le hasard a placé au point le lus distant de l'embouchure. (…) Comme la source, l'élite n'est qu'une convention, un ru bien placé dans le vaste fleuve de la société. On y appartient quand on se tient à proximité de ceux qui pensent y appartenir : illusion autoréalisatrice. Ce qui compte véritablement, ce sont les affluents, ceux que je croise tout au long de mon voyage, qui déposent leur limon sur la terre pays. Il n'y a pas de "France périphérique", mais seulement un petit groupe de malins qui ont écrit sur un panneau le mot "centre", et qui feignent de compatir au sort de l'aval. Que se passerait-il si l'on fermait la source, si l'on éteignait les lumières de l'Elysée ? Rien. Les affluents continueraient de couler.

 

Cette longue citation de Gaspard Koenig (extraite de "Notre vagabonde liberté") veut insister sur la vanité du principe causaliste : ce n'est pas la source qui fait le fleuve. Le fleuve est un processus vivant alimenté par des myriades de sources et ces sources ne sont que les résurgences de myriades de nappes phréatiques ou de courants souterrains, tous invisibles.

 

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Le 23/09/2021

 

C'est constante universelle : dès qu'un humain peut devenir parasitaire, il le devient !

 

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Le 24/09/2021

 

A propos des grades capitulaires du R.:E.:A.:A.: …

Avec le 14ème degré se clôt le cycle hiramique. Avec le 15ème degré commence le cycle chevaleresque (Chevalier de l'Epée, Prince de Jérusalem , Chevalier d'Orient et d'Occident, Prince Rose+Croix).

Ce basculement est, en soi, un thème infini de méditation non seulement historique (cfr. le discours de Ramsay), mais surtout éthique, avec le passage progressif de la Bible hébraïque (et de la Kabbale de la Sainte Arche Royale) aux Evangiles christiques, ou, pour le dire autrement : de la Construction du monde (cycle hiramique) au Salut du monde (cycle proto-christique et christique).

Le 15ème degré évoque l'Exil.

Le 16ème degré évoque la Paix.

Le 17ème degré évoque la Gnose.

Et le 18ème degré évoque l'Amour.

Les quatre conditions du Salut du monde …

L'Exil suggère qu'il faille s'extraire du monde de la profanité, de l'illusion, de l'apparence et de l'idéalité où se vautre la grande majorité des humains.

La Paix suggère plus une pacification réelle (avec soi, avec les autres, avec la Nature, avec le Cosmos, avec Dieu) qu'une suspension des hostilités.

La Gnose suggère une tension vers la Connaissance absolue, au-delà de tous les concepts, de tous les savoirs, de toutes les doctrines et de toutes les théories.

L'Amour, enfin, suggère une profonde reliance spirituelle et holistique, dénuée de toute émotionnalité, de toute affectivité.

 

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La confiance n'est pas algorithmisable.

 

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Il faut être un fieffé gredin pour trahir la confiance que quelqu'un a mis en vous.

 

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Les grands "illuminés" pour et de la "France" : Robert le Fort, Jeanne d'Arc, Napoléon Bonaparte, Pétain, De Gaulle, Mitterrand, … sont tous de sacrés psychopathes mégalomanes !

 

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D'un anonyme :

 

"Néandertal, ça allait encore ; après, on a merdé !"

 

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Etatisme et financiarisme sont les deux faces d'une même médaille pourrie : celle d'une forme pernicieuse de totalitarisme larvé et de centralisme bureaucratisé.

Le fantasme psychopathique de croire être le maître, sinon du monde, du moins d'un monde.

Cela s'appelle la mégalomanie.

 

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Ne plus rien devenir : c'est cela être mort.

Tout ce qui a existé est immortel, totalement inscrit dans la mémoire cosmique, mais éternellement figé dans tout ce que l'on est devenu.

Ne plus rien devenir : c'est être mort. Et j'en connais plein, parmi les "vivants" qui sont déjà totalement morts.

 

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Au fond, l'humanité est faite de deux races : les actifs (les constructeurs, les entrepreneurs, les créateurs, …) et les passifs (les glandeurs, les parasiteurs, les consommateurs, …).

Ces deux races sont incompatibles entre elles, mais elles sont interdépendantes, malheureusement.

Elles représentent, respectivement, grosso modo, 15% et 85% de la population humaine.

 

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La démocratie, par construction, est toujours défavorable à ceux qui construisent le monde. Elle est une idéologie de parasites.

 

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La dichotomie classique entre les "forts" et les "faibles" (et l'idéologie concomitante de la protection des "faibles" contre les "forts") est proprement absurde.

Fort en quoi ?

Faible en quoi ?

Il y a ceux qui construisent et ceux qui parasitent ; et ceux qui construisent n'ont aucune envie, ni aucun besoin d'opprimer qui que ce soit.

L'idée de pouvoir leur est étrangère. Bien au contraire, moins il y a de dépendance, plus il y a d'autonomie.

 

 

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Je ne suis ni de gauche (préséance de la solidarité sur l'individualité), ni de droite (préséance de la conservation sur l'évolution).

Je suis libéral.

Cela signifie que je crois fermement que chacun doit tout faire pour devenir autonome dans sa vie et responsable de sa vie.

 

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Le judaïsme, c'est bien plus qu'une religion ; c'est une culture et une tradition enracinées dans un terreau profond, celui d'une foi irréductible dans le Réel, la Vie et le Sacré.

 

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Tous les idéaux induisent des idéologies qui, toutes, sont des idolâtries. Et l'idolâtrie, c'est le plus grand "péché" pour la tradition juive. C'est sans doute à cause de leur réalisme anti-idéaliste, à la fois sceptique et caustique, que les Juifs sont perçus comme des utilitaristes cyniques.

 

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Il n'y a que les Juifs renégats, convertis au christianisme, qui, par haine du réalisme juif, ont édifié des idéalismes délirants ; que l'on se souvienne de Paul de Tarse, fondateur du christianisme, ou de Karl Marx, fondateur du communisme.

 

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Le 25/09/2021

 

Une certitude, c'est une vérité mal comprise.

 

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Le 26/09/2021

 

L'idolâtrie, au sens étymologique, c'est l'adoration des images, l'adoration des représentations, l'adoration des idéalités au détriment de la réalité.

 

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Dès que l'on parle de l'homme idéal ou de la société idéale, on fait de l'idéologie. L'idéologie, c'est la systématisation de l'idéalité et de l'idéalisme.

 

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Avoir une idée est une chose. Avoir un idéal en est une autre. Un idéal, c'est une idée enrobée dans l'idée de perfection. L'idéalité est une certaine idée de la perfection.

 

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L'idéalisme, c'est le culte idolâtre de l'idéalité, c'est-à-dire de l'idée de perfection.

 

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La souffrance des vivants est toujours à la mesure de l'amour des morts.

 

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De Stéphane Bigo :

 

"Il est contre la dignité humaine de s'arrêter à un feu rouge

quand la voie est libre"

 

Conflit entre l'obéissance à la règle (et la "peur du gendarme") et l'exercice du libre-arbitre (et du bon sens).

Cela me rappelle une autre façon d'exprimer quelque chose de similaire : lorsque la loi est inique, la désobéissance civique est une devoir !

 

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Les règles du droit pallie le manque d'éthique des personnes.

 

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Le poids des codes juridiques est directement proportionnel à l'immoralité des citoyens. En ce sens, la France est championne.

De ce point de vue, je suis viscéralement anglo-saxon : un gentleman britannique est infiniment plus libre qu'un resquilleur français.

 

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Il est vital d'apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge, à devenir autonome et à assumer leurs responsabilités.

Autonomie et responsabilité sont les deux piliers d'une vie libre et joyeuse. Ils impliquent respect de soi et respect des autres.

 

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Malgré les années – j'allais dire les générations -, je ne parviens pas à me sentir bien dans les pays latins (donc dans les pays catholiques … et encore moins dans les pays musulmans).

La latinité m'est résolument étrangère … voire répulsive.

Je suis clairement un juif américain. Mais juif d'abord.

 

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De Gaspard Koenig :

 

"Ceux qui respecte l'histoire sont aussi les mieux à même de la dépasser."

 

La mémoire se remplit de présent et permet le rêve de futurs.

 

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La tradition vivante n'a rien à voir avec le folklore momifié.

 

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La mémoire est sempiternellement accumulante et épurante.

Patrimonisation et structuration.

 

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Le 27/09/2021

 

Maintenant que le paravent hallucinatoire de la covid19 s'effondre, les désastres d'avant l'hypnotisation réapparaissent : c'est le cas de l'effroyable Brexit, voulu par cet abject populiste de Boris Johnson, dans un irréalisme idéologique tragique et épouvantablement contre-historique.

Le pari était de quitter l'Euroland pour se faire une place au soleil dans le bel Angloland américain, frère de langue et d'histoire.

Mais il n'en fut rien. Les Anglais et les Américains ne parlent pas le même anglais, n'ont pas du tout la même culture (notamment religieuse) et sont ennemis jurés par leur histoire.

 

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Dans son livre "La fracture" qui étudie la position des plus jeunes face à la société, Frédéric Dabi écrit ceci :

 

"30 % des jeunes de 18 à 30 ans considèrent que c'est une malchance de vivre à notre époque. Plus de 6 sur 10 se disent satisfaits de la place qu'ils occupent dans la société. 60 % estiment que la société est injuste. 52 % sont d'accord pour dire que seule une certaine forme de violence peut permettre de faire bouger les choses aujourd'hui. 80 % ont une opinion positive de l'entreprise. Plus de 3/4 des femmes interrogées disent qu'il est plus facile d'être un homme qu'une femme dans la société française actuelle."

 

Et tout cela est bien sûr d'une cohérence folle !

60% sont bien où ils sont dans la bonne place, mais 60% trouve cela injuste et 52% préconise le recours à la violence … pour ne plus être à leur bonne place.

 

Ce que je vois surtout, parmi les jeunes autour de moi, c'est l'envie de s'amuser dans la vie, mais pas le projet de se construire une vie.

Aucun engagement. Papa et maman seront toujours bien là pour allonger le billet. Hein, Tanguy …

 

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Le bois, le fer, les non-ferreux, le blé ... et ce n'est que le début. Nous sommes en situation de pénurisation générale irréversible.

L'ère de la frugalité commence !

 

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D'Alexandre Stevenson et Cao Li (International New York Times) :

 

"Chine : lois et conséquences...

Entre l’école, les devoirs, les leçons de guitare, de clarinette et de calligraphie, cette petite fille chinoise de 8 ans n’est pas au lit avant 23h-minuit. C’est qu’il faut à tout prix réussir dans un système éducatif centré sur la compétition, les interrogations, les notes. La préparation à l’université commence au jardin d’enfant, avant même l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Le soutien scolaire payant dans des instituts privés fait partie de la journée des gosses de tous les milieux. L’invitation faite récemment aux parents par l’Etat à mettre en route un troisième enfant est pour le moment le cadet de leurs soucis, alors qu’ils subissent par ailleurs la hausse des loyers, le coût de la santé et la responsabilité de s’occuper seuls des grands-parents vieillissants.

Pour alléger la pression imposée aux écoliers, le gouvernement a annoncé l’interdiction des devoirs à la maison, la réduction des heures d’enseignement en ligne, la facilitation de l’accès aux universités. Peine perdue. Les Chinois sont des mamans et des papas poules qui ne peuvent s’empêcher de se mêler de près au travail scolaire de leurs petits chéris.

Nouvel essai : l’Etat prétend obliger les instituts privés de soutien scolaire à devenir des organisations sans but lucratif. Ces dernières devraient donc disparaître. Mais alors, les plus pauvres n’auront plus accès à ces cours après l’école et les plus riches pourront toujours s’offrir des cours particuliers à domicile.

Comme souvent, quand on édicte des lois sans trop réfléchir aux conséquences, le résultat risque d’être l’inverse de celui escompté."

 

Le pouvoir totalitaire chinois et la réalité vécue chinoise ont totalement divorcé ; signe, s'il en était encore besoin, de l'effondrement imminent du faux géant au vrais pieds d'argile, condamné à la sempiternelle fuite en avant depuis 1948 et l'infâme Mao Tsé-toung

 

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Il n'y a que deux manières de passer son existence : soit construire ce qui est plus grand que soi, soit grapiller ce qui n'est pas à soi.

 

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Je sens que je suis juif parce que je suis rapide, sur le qui-vive, réactif, avide de répondre à toutes les opportunités que m'offre la Vie.

Je sens que je suis Franc-maçon parce que je suis habité par le besoin de construire quelques chose qui me dépasse, quelque chose de solide et de beau au service de la Vie et de l'Esprit.

En revanche, je sens que je ne suis en rien latin dans la mesure où j'exècre le paraître, l'apparence, l'illusion, le déguisement, l'esbrouffe, le fantasme, le bavardage stérile, la mondanité, la futilité, le désordre en tout (dans les rues et dans les têtes), et où je hais toutes les fadaises religieuses et idéologiques autour de "l'homme idéal" ou de "la société idéale", toutes les idéalités et tous les idéalismes, tout cela étant aussi loin que possible des indispensables pragmatisme, réalisme et utilitarisme.

 

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Les faits avérés doivent toujours avoir le dessus sur les idées, même les plus géniales.

 

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De Eckhart Tolle :

 

"Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis l'espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis."

 

Je garde les "je ne suis pas", mais je remplace les "je suis" par des "je deviens" !

 

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Le 28/09/2021

 

Selon un rapport de Fondapol sur les "décroissants" :

 

"La décroissance peut se définir de trois manières.

 

La première est la définition la plus usuelle. Décroissance vient du verbe latin crescere, qui signifie grandir, grossir, augmenter, croître, pousser, s’élever (pour une plante), et de decrescere, qui se traduit par décroître, diminuer. D’après la définition du Larousse, elle renvoie bien évidemment à l’action de décroître, c’est-à-dire de diminuer progressivement en intensité, en quantité, etc.

 

La deuxième définition est de nature économique. Dans les années 1970, ce terme était souvent employé dans la presse comme synonyme de récession économique et renvoyait donc au recul de la production nationale d’une année à une autre. D’après le site YouMatter, il s’agit d’une "situation économique durant laquelle la richesse économique produite n’augmente pas, voire diminue", sans être assimilée pour autant à la récession.

 

La troisième définition renvoie à celle envisagée par le mouvement des décroissants. Pour le Larousse, la décroissance correspond à une "politique préconisant un ralentissement du taux de croissance dans une perspective de développement durable". À coup sûr, cette définition ne satisfera pas les décroissants à partir du moment où ils rejettent la notion même de développement durable au sens strict, au motif que l'expression serait, de leur point de vue, un oxymore et mettrait en évidence, selon eux, l'incompatibilité de deux réalités, le "développement" et le "durable".

Aux yeux des décroissants, la décroissance n’est pas synonyme de diminution, de déclin ou de récession économique. Jacques Grinevald et Ivo Rens expliquent ainsi que ce concept "indique une voie qui ne ressemble nullement à un retour en arrière […] mais à une désescalade sur l’échelle de la puissance, rejoignant les thèmes des partisans de la technologie douce, de l’énergie solaire, de l’agriculture biologique et du désarmement généralisé"."

 

Seule cette troisième définition correspond à ce que je pense profondément (et depuis bien longtemps, maintenant).

Il faut sortir du mythe de la croissance.

Pour cela deux décroissance s'imposent avec force : une décroissance démographique (redescendre sous la barre des deux milliards d'humains) et une décroissance consommatoire matérielle (application stricte du principe de frugalité généralisé à tout ce qui requiert des ressources matérielles).

 

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D'un autre rapport de Fondapol sur le wokisme :

 

"Le début des années 2010 a vu surgir un phénomène qui s’est lui-même nommé « woke ». Être "woke" signifie être "éveillé". Il s’agit ici d’être éveillé aux injustices que subissent les minorités dans les pays occidentaux. Par certains aspects, cette idéologie procède du postmodernisme. Elle connaît une forte progression. L’émergence de cette nouvelle culture morale, dans laquelle le statut de victime devient une ressource sociale, requiert certaines conditions, parmi lesquelles on trouve, notamment, une atomisation sociale et un niveau de diversité ethnique et sexuelle élevé. La bureaucratisation et la juridisation de la société jouent également comme des facteurs essentiels, assurant la reconnaissance de ce statut de victime par des tiers détenteurs de l’autorité et permettant d’imposer un véritable "ordre woke".

Ces conditions sont toutes plus ou moins présentes dans les sociétés occidentales mais plus particulièrement sur le campus des universités américaines, là où le « wokisme » y est le plus influent. Le plus souvent, les militants sont issus de familles aisées. Enfants, ils ont connu de trop brefs moments de jeu libre et sans surveillance. Adultes, ils peinent à se débarrasser de l’habitude prise consistant à rechercher une autorité instituée en cas de conflit avec une autre personne au lieu de le régler directement eux-mêmes. L’une des conséquences est la croissance d’une bureaucratie universitaire chargée de poursuivre et de prolonger cet état de surprotection.

Certains observateurs parient sur le fait que ce mouvement, porté essentiellement par des jeunes, reste circonscrit aux universités américaines. Cependant, force est de constater qu’il progresse rapidement, à la fois à l’extérieur des campus et en dehors des États-Unis."

 

Une des premières phrases définit le wokisme le fait "d’être éveillé aux injustices que subissent les minorités dans les pays occidentaux".

Il faut spécifier trois choses :

 

  • Le minoritaire n'admet pas ou ne se plie pas à l'ordre ambiant majoritaire qui exige le droit de vivre selon ses valeurs, coutumes et traditions.
  • Le mot "injustice" renvoie tout de suite à cette absurdité contre-nature nommée "égalitarisme".
  • Toutes les minorités, dans n'importe quelle contrée ou culture (et pas seulement occidentale, très loin de là), sont en butte à la culture ambiante et sont priées soit de s'adapter, soit de déguerpir.

 

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Quand on habite dans la maison de quelqu'un d'autre, qui vit autrement que soi, on se comporte comme un invité, avec bienveillance, gentillesse et modestie ; on ne cherche pas à imposer sa propre loi.

 

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D'Antoine de Saint-Exupéry :

 

"La fraternité ne se vit pas seulement dans le partage, elle se vit dans le don commun à plus vaste que soi !"

 

Ce que mon ami Francis Bardot complète par un somptueux :

 

"Ne confondons pas la carrière et la cathédrale."

 

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Un virus pandémique devient naturellement un virus endémique grâce à des mutations qui, peu à peu, le rendent capable de vivre dans son nouvel écosystème sans y être violemment combattu.

Tout ce qu'un virus cherche, c'est à survivre en paix, discrètement, sans être pourchassé.

 

 

Pour bien comprendre tout cela, il faut reprendre la distinction cruciale entre un virus ADN qui ne mute (presque) pas et un virus ARN qui mute tout le temps en fonction des circonstances.

Essayons de comprendre la logique de vie d'un virus.

D'abord, un virus, par construction, est incapable de se reproduire par lui-même comme les cellules procaryotes ou eucaryotes (celles qui constituent les organismes pluricellulaires dont nous faisons partie). Pour se reproduire (ce qui est l'intention première et supérieure de tout être vivant, depuis le virus jusqu'à l'humain), un virus doit disposé d'un porteur dans les cellules desquelles il va s'infiltrer afin de s'y reproduire au moyen de l'appareil génétique de ladite cellule.

Tant qu'un seul virus se livre à ce petit jeu parasitaire, il n'y a rigoureusement aucun danger pour l'organisme porteur. Mais lorsque le nombre des virus s'attaquant à certains organes de cet organisme porteur devient exorbitant (c'est le cas notamment des voies respiratoires pour la covid19), ce porteur contaminé s'affaiblit, son immunité naturelle (sa capacité à combattre et à éliminer ces virus) s'effondre et la maladie se développe, parfois mortellement.

 

Pour combattre médicalement un virus, deux voies s'ouvrent donc : le médicament qui va tuer le virus et soigner le malade, le vaccin qui va aider le porteur sain à développer une immunité spécifique forte contre ce virus particulier-là.

Il faut donc bien comprendre deux choses :

 

  • un vaccin ne soigne pas, mais immunise parfois,
  • un médicament n'immunise pas, mais soigne parfois.

 

Ainsi, la lutte contre une pandémie passe par deux voies : augmenter l'immunité des gens et soigner les malades avec la médication idoine (et les empêcher, ainsi, de contaminer les autres). Ces deux voies fondent les deux grandes stratégies de lutte qui ont été pratiquées un peu partout dans le monde, avec des succès très variables. Nous en parlerons au chapitre suivant.

 

Mais il existe une troisième voie, elle aussi utilisée dans certains pays. Il faut, pour la comprendre, savoir que certains virus se sont parfaitement adaptés (par mutation, ce qui n'est possible que pour les virus ARN) à leur porteur "attitrés" ; cela signifie qu'ils leur sont devenus quasi inoffensifs et s'y sont reproduits tranquillement sans leur nuire vraiment.

C'est cela le passage de la pandémie (les virus rendent malade) à l'endémie (les virus sont là mais sont presque inoffensifs ou rarement nocifs).

 

Il faut savoir que les 80.000 milliards de cellules eucaryotes de notre corps humain vivent ainsi, en permanence, en parfaite symbiose permanente avec plus de 100.000 milliards de microbes divers et variés qui, non seulement, nous parasitent allègrement, mais qui nous aident à améliorer le fonctionnement de certains de nos organes (la peau, notamment) et de certaines de nos fonctions vitales (la digestion, notamment).

 

Lorsque les activités humaines détruisent les écosystèmes à l'équilibre, et lorsque les porteurs "attitrés" des virus disparaissent, ces virus n'ont plus qu'une seule urgence : trouver un nouveau porteur. Par essais et erreurs, ces virus "affamés de porteurs" dont très virulents, finissent par trouver le meilleur des porteurs possibles : celui possédant le niveau d'immunité naturelle le plus bas, c'est-à-dire, du fait de ses habitudes hygiéniques, l'humain. Pas de pot !

C'est cela une pandémie !

 

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La bipolarité "gauche" et "droite", n'a plus aucun sens.

La gauche, c'est l'égalité.

La droite, c'est la sécurité.

Dans un monde en pleine prise de conscience (l'égalité est absurde et contre-nature) et en pleine mutation chaotique (la sécurité ne peut plus être un quelconque conservatisme), tout cela n'a plus aucun sens.

La liberté et la fraternité ont été largement oubliées dans ce stupide dialogue de sourds.

Voilà donc le nouveau dipôle à développer : la liberté (l'autonomie et la responsabilité personnelles dans l'interdépendance assumée) et la fraternité (la communion dans un projet qui nous dépasse tous).

 

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Le tour du monde est vite fait. Il suffit d'observer les trois ou quatre crétins qui vous entourent.

 

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La vie n'est pas là pour s'y amuser !

La vie est là pour être construite !

Et on ne construit rien sans peine, sueur et désespoir, parfois.

Mais toujours, la vie triomphe et offre l'énergie qu'il faut … pourvu que l'on dépasse son petit nombril.

 

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Le 29/09/2021

 

D'Edgar Morin dans "Sur l’esthétique" :

 

"L’esthétique créé de la joie, la beauté est cause de joie pour toujours, elle nous introduit aux ravissements de l’existence, nous aide à supporter le trop-plein insupportable de réalité ; les émerveillements que nous y puisons nous donnent l’énergie d’affronter la cruauté du monde."

 

Pourquoi ce "trop-plein insupportable de réalité" ? Voilà la source délétère de l'idéalisme de mon cher ami Edgar : la réalité du Réel lui est souvent insupportable.

Comment qualifier d'insupportable ce qui constitue la seule réalité ? En passant à côté d'elle, en ne faisant pas l'effort de la contempler et de la comprendre, en se laissant noyer dans les fantasmes de l'imaginaire.

La beauté EST le Réel. Il n'y en a pas d'autre. Et l'esthétique, c'est le travail d'aiguisage de la sensibilité qui vise, précisément, à contempler le Réel et à dénigrer tout ce qui n'est pas lui.

 

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D'Alexandre De Marenches à propos du nazisme, de Hitler et de sa bande de criminels :

 

"L’admirable peuple allemand était tombé aux mains d’une bande de gens épouvantables, des déséquilibrés mentaux et souvent des ratés physiques, tels Goebbels. Mais il existe un autre système totalitaire : le fascisme rouge.

(…) Pendant la 2ème guerre mondiale, nous avions 42 millions de résistants, mais aussi beaucoup d’entre eux qui étaient des collabos et qui envoyaient des lettres anonymes dénonçant d’autres Français. Quelques Français illustres résistants étaient des agents de la Gestapo. La petitesse des humains !"

 

En mai 1945, il y avait peut-être 42 millions de résistants en France, mais un an auparavant, c'était moins d'un vingtième de ce nombre … pour le pas parler de 1940 ou 1941.

La réalité est beaucoup plus simple : les masses sont toujours du côté du vainqueur, quel qu'il soit !

 

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Les masses ne demandent qu'une seule chose que l'on s'obstine à nier : "du pain et des jeux".

Le film Matrix était en ce sens prémonitoire : pilule bleue ou rouge.

Je suis extrêmement critique envers le monde de la psy et des psys. Ce sont des apprentis-sorciers qui ne savent pas ce qu'ils font.

Le fait de croire que le confinement a induit des psychothérapies est une erreur. Il a été un révélateur de la psychopathologie urbaine collective. Les gens ne sont pas devenus fous ; ils l'étaient déjà, mais maintenant c'est patent !

 

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Le 30/09/2021

 

De Jean-Laurent Cassely :

 

"Le monde du numérique, de la logistique et du tourisme génère des frictions et des luttes, mais elles ont peu à voir avec celles qui opposaient bourgeoisie et prolétariat."

 

Et, du même tonneau, de Jérôme Fourquet :

 

"Dans une société de l'image, du bien-vivre et du tourisme, le paysage qui nous entoure est primordial."

 

Dans ces deux propos, on voit apparaître le même tripode : numérique/image, logistique/bien-vivre et tourisme. Je ne suis pas sûr que ce soit le bon.

En revanche, le clivage entre les divers groupes (et entre les soi-disant deux classes sociales) n'est plus du tout politique (gauche ou droite, égalité ou sécurité, etc …) mais clairement éthologique.

Je suis, par ailleurs, enclin à penser que les clivages n'ont jamais été politiques, mais toujours comportementaux (avec, bien sûr, des comportement corrélés au statut et niveau économiques).

 

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D'Alain Gallerand :

 

"Le transhumanisme entend utiliser les technologies les plus sophistiquées pour augmenter les capacités humaines et repousser les limites naturelles. Cet avènement d’un homme nouveau, amélioré, auquel le décryptage du génome humain donne un élan sans précédent, soulève cependant bien des questions. Alors que les libéraux entrevoient déjà pour l’espèce humaine la perspective d’une évolution enfin contrôlée, le courant (bio)conservateur craint le retour d’un nouvel eugénisme. Une évaluation morale de cette nouvelle anthropotechnie matérielle est donc plus que jamais nécessaire. Car ce qui est en jeu, c’est non seulement le droit de disposer librement de son corps comme puissance indéfiniment extensible (ainsi que le prédisait Condorcet), mais aussi la possibilité inédite de reconfigurer le substrat génétique de l’enfant à naître en tant que matériau vivant indéfiniment malléable (comme le redoute Michael J. Sandel). C’est pourquoi, dans une éthique libérale soucieuse de concilier les libertés individuelles, la question du corps propre, envisagée selon le principe d’autonomie, et celle du corps d’autrui, auquel doit s’appliquer le principe de non-nuisance, appellent chacune un traitement spécifique."

 

Le transhumanisme est une mythologie, un "mythe urbain",  complètement ascientifique et technologiquement aberrant. Pur produit du mécanicisme obsolète qui croit encore à la compatibilité entre organique et mécanique, entre complexité réelle et rudimentarité artificielle.

Délire d'orgueil d'une poignée de richards ignares en quête d'immortalité ou d'éternelle jeunesse.

Nouvelle résurgence absurde du positivisme et du scientisme du 19ème siècle.

 

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Ma toute petite notoriété sur la Toile fait que je suis sollicité régulièrement pour faire des dons pécuniaires à diverses associations dédiées à l'aide aux personnes handicapées, physiquement ou psychiquement.

A elles toutes, je voudrais répondre ceci :

 

  • Il y a surpopulation humaine sur Terre et nous sommes déjà, aujourd'hui, près de 6 milliards de trop (8 milliards de trop en 2050).
  • Les humains ne valent pas mieux que les autres vivants et n'ont aucun statut privilégié dans la Nature.
  • Le darwinisme et la sélection naturelle sont des lois de la Nature qu'il faut accepter.
  • Une aide quelconque est plus précieuse pour aider des gamins brillants à sortir de leur milieu sordide et médiocre afin qu'ils contribuent à la solution des problèmes de notre planète dès qu'ils seront bien formés.
  • La pitié et la charité sont les plus mauvaises options philosophiques et morales face à la possibilité, bien réelle et très actuelle, de la mort de la Vie sur Terre.
  • L'humanisme – l'autre nom de l'anthropocentrisme – est une absurdité majeure engendrée par la modernité moribonde.
  • La notion de "dignité humaine" est une autre absurdité moderne (merci Kant) : la dignité, cela se construit et cela se mérite.
  • Il est urgent de repenser l'eugénisme de façon positive sans qu'il puisse être question, un seul instant, d'extermination.
  • L'euthanasie, elle aussi, doit être repensée car l'humanité n'a plus ni les moyens, ni le droit, de traîner derrière elle des êtres approximativement humains incapables de contribuer à la construction de la Vie et de l'Esprit.
  • Ce sont les parents, et eux seuls, qui doivent prendre la décision et la responsabilité de laisser survivre, à leurs frais, des êtres handicapés ou inadaptés à la Vie réelle.
  • Etc …

 

Je suis parfaitement conscient de ce que ma position puisse avoir de choquant ou de condamnable aux yeux des bien-pensants ou de ceux que l'on nomme "le camp du bien" ou du "politiquement correct".

La pitié est un luxe de riches pour lequel nous n'avons plus ni le temps, ni les moyens.

 

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La grande erreur des humains modernes est d'avoir cru que la "lutte pour la vie" était obsolète et que le parasitisme généralisé, facilité par la technologie, était désormais la règle d'or.

Il n'en est rien ! L'humain n'est en rien émancipé des lois de la Nature et il est urgent que l'humanité le comprenne.

Tous les signes sont là, pourtant : les pandémies, le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, la dérégulation océanique, les morbidités liées à la pollution (cancer, allergies, …), les morbidités liées aux modes de vie absurdes (obésités, diabètes, dégénérescences, …), les effets désastreux des fuites en avant (drogues, alcoolismes, tabagismes, addictions numériques ou audiovisuelles, …), etc …

 

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J'en arrive à croire que l'humanité est une erreur de la Nature, une aberration génétique, une espèce incompatible avec la Vie … mais sans doute, fallait-il passer par cette aberration humaine pour que l'Esprit émerge de la Vie. C'est ma seule raison de ne pas désespérer de cette engeance humaine qui pille et saccage tout ce qu'elle touche.

L'humain, comme les virus ou le lierre, est essentiellement parasitaire.

 

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Nouveau : depuis ce 1/09/2021 : Le Tome 26 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement).