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L'Age de la Connaissance. Principe et Réflexions sur la révolution noétique au 21ème siècle

Photo de la couverture

Auteur : Marc Halévy - Editeur : MM2 Editions - Année de publication : 2005
ISBN : 2-9520514-6-1
Genre : Essai - Langue : Français - Format : 15-21 cm - Pages : 382
Public : Toute personne qui réfléchit et s'intéresse au monde, à son monde, en mutation profonde
Commande : En librairies ou chez l'éditeur : http://www.mm2editions.com

Puissance clé de lecture de notre monde et du sens de notre existence. Notre univers est irréversiblement en train de changer : voici une invitation à le regarder en face, car une humanité nouvelle y est en germe.

Livre de référence pour comprendre la changement de paradigme en cours.

Auteur

Photo de l'auteur

Marc Halévy

Marc Halévy est prospectiviste. Ses formations multiples en font un homme qui voit large et loin : Polytechnique, Ingénieur nucléaire, MBA, maîtrise en physique théorique, doctorat en sciences appliquées, diplôme en philosophie et histoire des religions. Fondateur et président du Groupe Maran (intervention en entreprise en situations complexes), il est auteur de nombreux livres et articles, conférencier et expert auprès d’entreprises, fédérations et gouvernements pour lesquels il accompagne le management stratégique et prospectif

Livre

4ème de couverture

L'homme n'est plus le centre du monde : il est désormais au service de son évolution.

La révolution noétique signe la fin de la vision "moderne" et anthropocentrique du monde et impose un changement radical de regard où l'esprit, l'intelligence et la connaissance prennent le pas sur l'économique et le politique.

La mission profonde de l'homme est de réussir cette révolution.

L'enjeu est immense, car la Vie va et ira son chemin, avec ou sans l'homme.

Si celui-ci relève le défi noétique, il restera dans la course cosmique.

S'il renonce, il sera évincé, restera sur le quai et disparaîtra.

Tout l'enjeu humain est là.

Ce livre est une puissante clé de lecture de notre monde et du sens de notre existence.

Notre monde est irréversiblement en train de changer : voici une invitation à le regarder en face, car une humanité nouvelle y est en germe.

Résumé

Le XXème siècle marque la fin d'un cycle, celui de la "modernité" qu'avait accouché, non sans douleurs, le Moyen-Âge finissant.

La pensée classique qui avait culminé dans le scientisme et le rationalisme du XIXème siècle, reposait sur une vision du monde cartésienne : tout ce qui est et vit, au-delà des apparences chaotiques et compliquées, peut toujours se ramener à des interactions entre briques simples et immuables, selon des lois universelles et immuables.

Les sciences – et les pratiques politiques, sociales et managériales - du XXème siècle ont largement démontré qu'il n'y a rien d'immuable parce que tout évolue, qu'il n'y a rien de simple parce que tout est complexe (c'est-à-dire, précisément, non réductible à des "simples") et qu'il n'y a rien d'universel parce que tout est unique.

Cette découverte récente de l'évolutionnisme généralisé (dont la théorie du big-bang) et de la complexité généralisée (dont la mécanique quantique et les sciences de la vie) a bouleversé tous les référentiels.

De plus, le développement rapide des technologies de l'information et des télécommunications (TIC) a permis à la pensée et aux idées de se libérer des contraintes matérielles lourdes d'antan et, ce faisant, a suscité l'émergence de ce qu'après Pierre Teilhard de Chardin on peut appeler la noosphère : ce monde des idées autonomes qui, tel un arbre, s'enracine dans la sociosphère humaine commence à s'épanouir pour remettre le monde en marche et bâtir une humanité surpassée.

La noosphère, à l'instar de la biosphère qui la porte, est un vaste organisme vivant qui se construit et évolue, qui connaît des règles de sélection et des modes d'association  ceux-ci restent encore largement à explorer … Les idées germent, se propagent et prolifèrent, s'associent, se combattent et s'amalgament tout comme les organismes vivants. Elles diffèrent d'eux en ceci : elle sont immatérielles.

Ce passage de la sociosphère à la noosphère sur les passerelles de l'évolutionnisme et de la complexité, c'est précisément la Révolution Noétique. Elle inaugure l'âge noétique qui devient sous nos yeux, notamment avec les créatifs culturels, la référence de base du monde de demain. Elle induit cette "société de la connaissance et de l'information" dont on parle de plus en plus dans les médias comme dans le traité européen de Lisbonne.

La révolution noétique et l'émergence de la noosphère fournissent une vocation nouvelle, un sens nouveau, un projet colossal à notre humanité aujourd'hui encore repliée sur elle-même, aujourd'hui encore prisonnière de son hédonisme matérialiste, stérile et saccageur de vie.

Cette révolution noétique impacte toutes les dimensions de la vie et de la culture humaines.

La sociosphère était centrée sur le débat entre politique et économique. Ce débat est dépassé : l'économique et le politique deviennent singulièrement périphériques et se cantonnent à devenir l'intendance de l'humanité créatrice de sens. La carte d'identité, symbole de l'appartenance forcée à l'Etat-nation, devient un simple carte de crédit ou de membre d'un service club public local. Le travail, naguère devoir moral ou civique, ou mal nécessaire du gagne-pain, devient processus d'accomplissement personnel.

Les vraies appartenances, les vraies activités sont ailleurs.

Les valeurs masculines et viriles d'hier, celle du héros triomphant, du guerrier combattant, du compétiteur courant contre la montre pour des chimères, s'effondrent. Les valeurs féminines émergent : coopération et convergence, durée et durabilité, amour et respect, gratuité et générosité, inclusion et spiritualité.

La pensée noétique se propose de dépasser la pensée cartésienne classique, de réhabiliter les autres voies de connaissance que la seule raison raisonnante. Loin de tous les absolus et de tous les idéaux au sens platoniciens, elle expérimente d'autres pistes au mieux-vivre en meilleure harmonie avec le monde, la nature et les autres.

D'autres langages émergent peu à peu - et bien d'autres restent à inventer … - pour soutenir cette pensée large, globale, englobante et holistique : les langages symboliques et métaphoriques forgent déjà d'autres méthodologies de recherche et de création.

La pensée complexe dépasse tous les bastions de la pensée réductionniste et simpliste.

Mais que l'on ne se leurre pas : la révolution noétique, le passage de la sociosphère à la noosphère, le passage de la société industrielle capitaliste à la société de la connaissance et de l'information, ne se feront pas sans douleurs, sans résistances, sans obstacles.

Des chantiers énormes doivent être ouverts d'urgence : recherche, éducation, santé, politique, économie, éthique, écologie, consommation, infrastructures.

La sociosphère humaine si fermée, si prédatrice doit d'urgence s'ouvrir "en grand" : vers la biosphère qui la nourrit et qu'elle épuise, vers la noosphère qui la justifie et qu'elle néglige.

La révolution noétique est donc à la fois une révolution naturaliste et écologique et une révolution cognitive et créatrice.

En arrière plan de la révolution noétique, se placent deux racines qui la nourrissent.

La première est scientifique : c'est le domaine de la systémique qui étudie la complexité sous tous ses aspects et où l'on retrouve des noms comme Prigogine, Sheldrake, Laszlo, Capra, Bohm, Thom, Mandelbrot, Trinh Xuan Thuan, etc …

La seconde est métaphysique : c'est le domaine du monisme holistique qui pense l'unité foncière de ce qui existe au sein d'une métaphysique du Devenir contre les classiques métaphysiques de l'Être, et où brillent les nom d'Héraclite d'Ephèse, de Maître Eckart, de Pascal, de Nietzsche, de Bergson, de Teilhard de Chardin, ainsi que les spiritualités taoïstes, hindouiste, kabbalistique, soufie et zen.

La révolution noétique est en marche. Il ne reste que le choix entre la subir ou la promouvoir … !