A corps perdu
Auteur : Nadine Bouvy -
Editeur : Editions Marane -
Année de publication : 2005
Collection :
temoins -
ISBN :
2-930458-02-X
Genre : Témoignage -
Langue : Français -
Format : 13-21 cm -
Pages : 120
Public : Tous publics.
Commande : Ce livre est vendu (13 euros + frais d'envoi) au bénéfice de son auteur, afin d’agrémenter sa vie en institution.
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Nadine Bouvy est tétraplégique suite à un accident de voiture. Elle a écrit son livre durant trois ans avec un connecteur. A la veille de la semaine de la personne handicapée, les Editions Marane annoncent la sortie d’un livre à mettre dans toutes les mains : pour que la vie continue malgré tout !
Livre réédité.
Auteur
Nadine Bouvy
Livre
4ème de couverture
« Un bête accident », un accident de voiture, et la vie bascule.
Nadine avait 39 ans, un travail, deux filles adorables, des sœurs et des frères très unis. Elle était une jeune femme impatiente, déterminée et toujours active.
Aujourd’hui, son corps ne répond plus à son cerveau. Après quinze jours dans le coma, une NDE (Near Death Experience), l’impossible euthanasie, trois ans d’hôpitaux et de revalidation, elle vit aujourd’hui dans un centre spécialisé qui l’aide à vivre avec son lourd handicap : la tétraplégie. Un corps perdu, qui ne vit plus que par ses yeux. Mais un esprit vif et des sentiments à faire exploser le coeur.
Avec simplicité et révolte, Nadine raconte l’enfer de son corps perdu. Elle dit ses années de lutte. Elle rappelle l’essentiel : veiller à son corps, se dépasser sans cesse, les gens qui comptent, la liberté et les joies de l’instant présent.
Sans parole pour dire, sans main pour écrire, sans voix pour parler, Nadine a écrit chaque lettre de ce livre avec un contacteur relié à son majeur, son seul doigt encore mobile. L’écriture lui a pris trois ans.
Ce livre est un témoignage de vie et de survie. Il devrait être lu par le personnel paramédical, par les personnes accidentées et handicapées, par leurs proches et surtout par ceux dont la vie n’a pas été écorchée, encore. « Après tout, ce handicap peut arriver à n’importe qui » dit Nadine.
Résumé
« Un bête accident », un accident de voiture, et la vie bascule.
Nadine avait 39 ans, un travail, deux filles adorables, des sœurs et des frères très unis. Elle était une jeune femme impatiente, déterminée et toujours active.
Aujourd’hui, son corps ne répond plus à son cerveau. Après quinze jours dans le coma, une NDE (Near Death Experience), l’impossible euthanasie, trois ans d’hôpitaux et de revalidation, elle vit aujourd’hui dans un centre spécialisé qui l’aide à vivre avec son lourd handicap : la tétraplégie. Un corps perdu, qui ne vit plus que par ses yeux. Mais un esprit vif et des sentiments à faire exploser le coeur.
Avec simplicité et révolte, Nadine raconte l’enfer de son corps perdu. Elle dit ses années de lutte. Elle rappelle l’essentiel : veiller à son corps, se dépasser sans cesse, les gens qui comptent, la liberté et les joies de l’instant présent.
Sans parole pour dire, sans main pour écrire, sans voix pour parler, Nadine a écrit chaque lettre de ce livre avec un contacteur relié à son majeur, son seul doigt encore mobile. L’écriture lui a pris trois ans.
Postface
« J’écris parce que mon corps est cloué »
« J’écris si j’ai mal, si j’ai peur, si j’ai joie ou bonheur, j’écris parce que je ne sais pas faire autrement (…). J’écris, et ça fait mal, souvent, d’aller puiser dans mes contrées obscures (…). J’écris parce que mon corps est cloué»
Eva Kavian
Parler … Ecrire … Communiquer…
Lorsque l’on n’a plus de voix pour parler, ni de main pour écrire, comme Nadine : comment se faire comprendre ? Comment être reconnue ? Comment sortir de sa boîte noire et du mutisme contraint ? Comment dire son existence ? Comment se faire aimer ? Comment aimer la vie ?
La domotique est une réponse. La technologie peut remplacer le membre perdu. Au-delà de tous leurs usages en forme de gadgets, les moyens informatiques contribuent à retrouver un sens, aident à dire que l’on existe, permettent de sortir de son néant, d’être reconnu, de se faire comprendre, d’exister ! Elles permettent de retrouver l'autonomie, l'indépendance et la communication.
Bien sûr, le chemin est long pour une tétraplégique. Après plusieurs mois d’acclimatation et de travail acharné, Nadine a commencé à maîtriser une technique lui permettant d’écrire. Avec le seul mouvement de son majeur droit, elle pouvait enfin dire ce qu’elle ne pouvait plus exprimer. Durant trois ans, elle a écrit son histoire, lettre par lettre, mot après mot, elle a raconté ses souffrances. Un long et fastidieux travail, mais aussi une grande expérience et la porte ouverte vers de nouvelles libertés.
Seules son abnégation et sa grande force de caractère, lui ont permis de mener à bien son oeuvre.
Je l’ai accompagnée dans ce travail.
Mais c'est seulement après avoir lu son vécu que je peux enfin mieux
comprendre Nadine et ses exigences, tantôt futiles, tantôt dérisoires (selon
l’équipe paramédicale). Depuis notre collaboration, mon regard a complètement
changé. J'éprouve désormais beaucoup plus d'empathie et de compassion. Pour moi
qui la côtoie régulièrement, je vois désormais avec lucidité Nadine prisonnière
de son corps ; un corps subit jour et nuit. Ses demandes répétées ne sont
en fait qu'un appel au soulagement.
Nous devrions tous goûter, chaque instant, le bonheur de bien parler, d’écrire avec un stylo à plume, de dactylographier à dix doigts. Nous pourrions plaindre ces gens qui donnent tant d’importance à l’accessoire. Nous devrions mieux habiter notre vie de tous les jours. Voilà la leçon que je retiens de mon élève.
Quelle chance d'être tout simplement valide.
Cécile Raway, logopède.