Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

Actualité - De l'Etre au Devenir - Août 2020

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

Le 01/08/2020

De Sénèque :

"Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir."

"Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse."

"Tu cesseras d'avoir peur quand tu cesseras d'espérer,

car l'espoir est toujours accompagné de peur."

"Il faut toute la vie pour apprendre à vivre."

"Rien ne nous est plus utile que de vivre tranquille,

de parler peu avec les autres et beaucoup avec nous-même."

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Le 02/08/2020

Tout ce qui existe est en construction. L'univers est un vaste chantier. Tout s'y construit, de la galaxie au cristaux en passant par chaque cellule, chaque organisme, chaque communauté, chaque entreprise, chaque civilisation, chaque culture.

Tout est processus ! Et chaque processus intègre tous les processus de ses parties et s'intègre dans le processus de son Tout.

 

Tout processus s'élabore dans la durée selon une logique qui lui est propre : ma vie n'est pas la vôtre, mes désirs, mes valeurs, mes disciplines, mon vécu, mes affinités ne sont pas les vôtres.

Mais la physique des processus complexes a néanmoins pu mettre au point un modèle très général et simple qui permette d'interroger, de comprendre et de modéliser la logique interne de n'importe quel processus réel.

 

Ce modèle universel part de l'idée que tout processus possède un passé (un vécu accumulé) et un futur (une intention évolutive), un intérieur (ses règles propres) et un extérieur (son milieu avec lequel il échange), et qu'il évolue en coordonnant et en optimisant ces quatre dimensions si souvent contradictoires.

 

Pour le dire en termes plus techniques : tout processus est le siège d'une généalogie (l'accumulation de ses états antérieurs), d'une téléologie (sa "raison d'être", sa vocation), d'une écologie (ses échanges avec son milieu), d'une axiologie (ses modèles, ses opérateurs) et d'un métabolisme (son accomplissement, ici et maintenant, nourri par les quatre autres dimensions et guidé par les principes de la meilleure cohérence et de la meilleure optimalité).

 

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Un pouvoir est la mise en œuvre consciente et voulue d'une puissance latente.

 

*

 

Les cinq domaines de l'Esprit se retrouvent également au cœur de la vie collective :

 

  • La culture est le domaine de l'identité (généalogie).
  • La spiritualité est le domaine de la finalité (téléologie).
  • L'économique est le domaine de l'utilité (écologie).
  • Le politique est le domaine de la sécurité (axiologie).
  • Le social est le domaine de la vitalité (métabolisme).

 

Ces cinq facettes de l'activité essentielle de l'humanité doivent, évidemment, être en cohérence mutuelle et s'harmoniser chacune avec les quatre autres.

Il y a donc, dans toute communauté humaine, dans toute société humaine, cinq puissances : la puissance culturelle, la puissance spirituelle, la puissance économique, la puissance politique et la puissance sociale. Ces puissances engendrent – ou pas – des pouvoirs et/ou des institutions.

 Mais la clé de voûte de tout cet édifice est, sans conteste, la finalité issue du travail de spiritualité qui tient toute l'architecture ensemble.

 

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La transformation d'une Puissance latente en Pouvoir effectif est l'effet d'une Volonté.

C'est très exactement ce que signifie la formule nietzschéenne si mal comprise : la Volonté de Puissance.

 

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Deux distinguos essentiels :

 

  • la différence entre le travail (ce que l'on fait) et l'œuvre (ce au service de quoi l'on fait)
  • la différence entre la teneur du résultat et la qualité du processus (qui produit ce résultat).

 

L'œuvre importe bien plus que le travail.

Le processus importe bien plus que le résultat.

 

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De Christophe Castaner, dans un moment d'égarement, sans doute :

 

"Il y a des cas où l'émotion l'emporte sur la loi."

 

Non, Monsieur l'ex-Ministre !

L'émotion est le degré "zéro" de la sensibilité.

Jamais il ne faut la laisser prendre le dessus sur l'intelligence.

C'est pourtant ce qui se passe à notre époque, dans les médias, sur les réseaux sociaux, en politique et même dans les prétoires.

Il faut bannir tous les "bons sentiments", tous les sentimentalismes, toutes les sensibleries, toutes les "morales de la pitié". Quitte à passer pour un "sans-cœur" aux yeux des imbéciles et des bien-pensants.

Il n'y a jamais de circonstances atténuantes : chacun est personnellement et totalement responsable de ce qu'il fait, ou dit, ou écrit.

Si l'émotion gouverne, l'intelligence démissionne et la tyrannie s'installe !

 

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Chaque fois que l'Etat légifère, il prend le parti de nier l'autonomie personnelle et, ipso facto, il implique des levées d'impôts pour financer les conséquences de ses législations.

Moins l'Etat légifère, plus il y a d'autonomie responsable et moins il y a d'impôts.

Il faut que les "assistés" cessent de réclamer le beurre et l'argent du beurre.

Il faut donc une légifération minimaliste … Tout le reste est donc du ressort de la responsabilité autonome des individus et de leurs deniers personnels.

A chacun de financer sa propre existence.

 

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Il n'y a plus, désormais, qu'un seul choix à poser : soit une décroissance démographique forte avec une décroissance économique faible, soit une décroissance économique forte avec une décroissance démographique faible.

Il semble que le choix soit fait : une décroissance économique faible (une "frugalité raisonnable"). Il faut donc organiser et assumer une décroissance démographique forte. Mais quelle méthode utiliser ? Une extermination massive et active ? La chasse aux migrants (ce qui les condamne à la famine) ? L'expropriation des réservoirs de ressources (ce que font la Chine et la Russie, aujourd'hui) qui condamne les autochtones ? Les stérilisations massives contre monnaie sonnante et trébuchante ? Les permis (payants) de procréation, accompagnés d'avortements systématiques en cas d'infraction ? Le planning familial à grande échelle ?

Cette dernière piste me paraît la seule éthiquement acceptable. Mais …

Qui va décider ? Qui va mettre en place ? Avec quels moyens ? Selon quelles méthodes ?

Le seul fait certain est celui-ci : pour que les humains puissent vivre décemment et durablement sur cette Terre, il faut que leur population redescende au-dessous des deux milliards avant 2100. La technologie n'y fera rien car ses rendements maximaux sont quasi atteints, déjà. Et il n'y a jamais de miracle avec les lois de la Nature. C'est ainsi !

 

*

 

Il n'y a que trois méthodes de gérer convenablement un projet, quel qu'il soit :

  • par le respect des procédures et normes (bureaucratisme)
  • par la performance des processeurs (productivisme)
  • par la virtuosité des résultats (créativisme).

Dans un monde complexe (instable, effervescent et imprévisible) les deux premières méthodes sont vouées à l'échec.

La "crise" fera le "tri", comme l'étymologie le veut.

 

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Il ne faudra jamais oublier que le nom du parti nazi est le NSDAP : le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, c'est-à-dire le "parti socialiste  national des travailleurs allemands".

Le nazisme est un socialo-populisme comme tous les socialismes, tous les communismes, tous les populismes et tous les fascismes.

 

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Il faut cesser de tourner autour du pot : il n'y a que deux doctrines politiques possibles : l'Etat au service de l'accomplissement autonome des citoyens (libéralisme) ou les citoyens au service de l'accomplissement autonome de l'Etat (socialo-populisme).

Il faut cesser d'utiliser des mots artificiels et vides comme "peuple" ou "nation" ou "classe sociale" qui ne sont que de purs mythes socialo-populistes. Il n'existe que deux entités : le citoyen et l'Etat. La seule question est de savoir qui est au service de qui !

 

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Faire mieux avec moins !

 

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Un projet, quel qu'il soit, doit être jaugé sur sa finalité, sa "raison d'être", sa vocation, son intention, son "pour quoi".

Ensuite, et seulement ensuite, vient la question de son efficience dont les outils et méthodes sont les mêmes, que le projet soit positif ou négatif.

 

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D'un complice belge, Domenico Solazzo :

 

" Rattrapé par les impératifs de la vie active - comme beaucoup je présume -, on préfère se savoir embourbé dans un quotidien dont finalement la fonction est double : entretenir l’illusion qu’on est dépendant de sa condition de consommateur (sans quoi il ne nous resterait plus rien pour subsister), et par conséquent, se maintenir éloigné des questions fondamentales qui remettent profondément en cause notre mode de vie. Ce que d’aucuns - moi le premier - croyaient être à notre portée lors du confinement. In fine, ce hiatus nous aura laisser entrevoir un futur possible. Un futur que l’on se plaît à rêver, pas forcément à mettre en œuvre. Sans doute faut-il être complètement démuni, ne plus rien avoir à perdre, pour trouver tout le courage dont nous avons besoin afin d’opérer ce nécessaire revirement à 360°. Si je suis bien convaincu d’une chose, c’est que si nous ne changeons pas de cap volontairement - et le plus tôt sera le mieux - tôt ou tard nous y serons contraints. Quoi qu’il arrive. J’allais dire ; l’homme apprend dans la douleur … Que je suis sot ! Douloureux ce sera, incontestablement, mais de là à dire que l’homme apprend quelque chose, permettez moi d’en douter."

 

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Je suis complètement sceptique quant à croire que les humains sont capables d'apprendre et de construire quelque chose par la seule intelligence, sans y être forcés par la nécessité ou la souffrance.

 

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Garder le cap dans son propre monde et montrer l'exemple est sans doute moins ambitieux, mais bien plus efficient que de vouloir changer LE monde.

 

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Le vitalisme doit systématiquement être opposé à l'idéologisme, au bureaucratisme, à l'étatisme et aux victimismes : "Cessez de pleurnicher et construisez vous-mêmes, en toute autonomie, les réponses à vos propres problèmes ou désirs".

L'idée de vitalité sociale (de bonne santé du corps sociétal) est cruciale.

Cette bonne santé du corps sociétal s'exprime de mille manières au travers d'initiatives, de projets, d'associations, de bénévolats, de mécénats, …

 

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Il me paraît évident que la plupart des sociétés humaines, un peu partout dans le monde, sont en mauvaise santé, tant physique (économique) que mentale (sociopolitique).

Boulimie et atonie sont omniprésentes, avec, pour conséquence, de l'obésité et de l'idiotisme.

Notre époque montre des sociétés en phase de sénilité dépendante, gavées de sucreries et de spectacles, chacune enfermée frileusement dans sa chambre, sous perfusion permanente de sédatif et d'euphorisant.

 

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Le 03/08/2020

 

La modernité est nihiliste et a tenté de détruire toute spiritualité.

Il faut donc prendre un net retrait par rapport à l'extériorité (la technique, la consommation, la politique, etc ...) et retrouver les voies de l'intériorité (étude, méditation, contemplation, religiosité, ...). Par quelle voie ?

A la vertu de l'enfance, je préfère la vertu du divin ; à la re-légendarisation magique, je préfère la re-sacralisation initiatique.

 

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Ce que l'on appelle de plus en plus souvent le "système de domination" n'existe tout simplement pas. Mais cette notion est délétère car elle fait le lit de tous les complotismes c'est-à-dire de toutes ces paranoïas débiles qui abêtissent ces humains incapables de se prendre en charge, et de devenir autonomes et responsables d'eux-mêmes.

Parlons plutôt de "système dominant" qui est un état de fait et non une machination voulue par quelques uns.

Si ce système dominant "produit" de l'abrutissement par la consommation, le divertissement, le narcissisme et le spectacle, c'est parce qu'il est la résultante directe du fait que 85% des humains sont des crétins abrutis qui ne cherchent qu'à consommer, s'amuser, s'admirer et se distraire (de quoi, d'ailleurs ?).

 

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Toute connaissance nouvelle est le résultat d'un cheminement passant par cinq étapes : collection (observation, factualisation), intuition (induction, abduction), formalisation (modélisation, théorisation), validation logique (cohérence, prédiction), validation empirique (expérimentation).

 

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La notion d'atome est symptomatique de l'évolution de la philosophie des sciences. Les atomes n'existent pas : il n'y a aucune "brique élémentaire" puisque l'univers est un continuum unitaire et unitif. Dans l'univers réel, il n'y a ni atomes, ni vide. L'univers n'est pas un assemblage de "briques élémentaires", interagissant par des "forces élémentaires" selon des "lois élémentaires". L'univers est un processus organique holistique, mû, de l'intérieur, par une logique émergentielle immanente et évolutive, accumulative et créative.

Cette notion de "brique élémentaire" est une notion phénoménologique (mais non ontologique) dite "intermédiaire" (entre le niveau mésoscopique et le niveau nanoscopique) ; elle a été, quoique fausse, d'une fécondité remarquable puisqu'elle a permis l'éclosion de la chimie moléculaire (au 19ème siècle) et de la chimie nucléaire (au 20ème siècle).

A l'origine, l'idée d'atome avait été une astuce des abdéritains, Démocrite et Leucippe, pour concilier l'immuabilité de l'Être  (Parménide) et la réalité des mouvements et changements (Héraclite) : un "atome" serait de l'Être pur, éternel et immuable, mais il évolue dans le vide et s'agglutine à d'autres, comme ça, pour la gloire, sous l'influence du mystérieux et "magique" clinamen.

Ensuite, les "atomistes" abdéritains furent suivis, bien sûr, par les idéalistes (la fixité et la perfection de l'Être leur sont essentielles ; ils ont horreur de l'évolutionnisme) : il y eut Platon, puis Epicure, puis le romain Lucrèce. Les modernes reprirent l'idée.

Aujourd'hui, au niveau sub-nucléaire, les approches quantiques ont bien montré que la notion de "particule" (la nouvelle version de la notion de "brique élémentaire") n'a aucun sens ontologique ; le formalisme quantique et les théories qui en découlent, sont purement phénoménologiques (cfr. Niels Bohr : la physique quantique ne parle pas de la réalité de l'Univers, mais de la probabilité de nos rapports avec lui).

Le problème de fond est celui du rapport entre la "carte" et le "paysage". L'idée d'atome permet de tracer des cartes, conventionnelles, idéalisées et simplistes, bien utiles pour voyager en ces territoires inconnus ; mais "la carte n'est pas le territoire" qui est toujours infiniment plus riche, plus dense et plus complexe que toutes les cartes.

 

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Le 04/08/2020

 

Tous les êtres (y compris chaque humain en particulier et l'humanité prise comme un tout), toutes les choses et tous les événements qui existent, ne sont que des vagues à la surface de l'Océan cosmique. Aucune n'a d'existence en soi. Toutes sont des manifestations, des émanations, des émergences. Tout cela n'est qu'épiphénomènes qui ne prennent sens et valeur qu'au service du Tout-Un qui les dépasse et les englobe tous.

Un esprit n'existe pas sans l'Esprit cosmique.

 

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La Vie est un processus cosmique.

L'Esprit, en tant qu'Âme de la Vie, est un processus cosmique.

Et tout processus est un chantier en construction.

Parce que le temps ne passe pas puisqu'il s'accumule, la Mémoire se construit, elle aussi, par accumulation.

Elle est la nourriture de l'Esprit. Il faut que cette nourriture soit abondante et saine.

 

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A propos d'une nouvelle expression à la mode : celle de "racisme systémique".

D'abord, manifestement, ceux qui l'utilise ne font aucune différence entre "systémique" et "systématique". Sans pas non plus entre "dynamique" et "dynamite".

 

Le "racisme systématique" relèverait, notamment dans la communauté des policiers, mais aussi des recruteurs, des agents immobiliers, des banquiers, des assureurs, … du "délit de faciès" : un Noir, un Maghrébin, un Rom ou un Amérindien serait d'office suspect parce que noir, maghrébin, tzigane ou amérindien.

Il s'agit, tout simplement, d'un simple constat naturel, fondé sur l'expérience, qu'il existe des populations à risques ayant des caractéristiques ethniques communes (ce qui ne signifie nullement que tous les ressortissant de telle ethnie doivent être logés à la même enseigne : il y a beaucoup de gens très biens dans toutes les catégories humaines).

 

Le "racisme systémique" serait tout autre chose et relèverait d'une réaction sociétale globale – et légitime - contre des comportements qui seraient étrangers voire hostiles aux us et coutumes autochtones, et qui seraient jugés, souvent inconsciemment, comme négatifs ou inacceptables.

 

Bien sûr, ces deux soi-disant "racismes" interfèrent entre eux. Cependant, il ne s'agit pas de "racismes" : ces "méfiances" ne relèvent absolument pas du "racisme". C'est là que se trouve l'immense erreur de notre temps. Ce ne sont pas les "races", c'est-à-dire les caractéristiques biologiques, qui sont en cause, mais bien les comportements culturels de ressortissants d'autres systèmes sociaux et moraux. Le refus de ces comportements, jugés destructeurs de la culture ambiante, est naturel et légitime.

 

La Gauche condamne ces méfiances et cette protection culturelle au nom de l'universalisme qui, avec l'égalitarisme, est un des vieux "idéaux" véhiculés par le philosophisme des "Lumières".

Ces idéaux furent ceux de la Modernité tardive (19ème et surtout 20ème siècles) où ladite Gauche puisent encore, inlassablement, malgré leur usure évidente, ses idées et idéaux archaïques. L'heure n'est plus ni à l'universalisme, ni au racisme, ni à l'égalitarisme. L'heure est au continentalisme et au différencialisme.

 

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D'Alexandra Laignel-Lavastine, à propos de son livre "La Pensée égarée" :

 

"Pour comprendre l’égarement de notre début de siècle, cet essai vigoureux explore plus d’une décennie de 'trahison des clercs'. Celle d’ intellectuels passés maîtres dans l’art de s’aveugler par incapacité à admettre que le Mal puisse parfois surgir du camp des anciens damnés de la terre - réputé être celui du Bien. Entre illusions politiquement correctes et tentations politiquement abjectes, nous faisons le lit d’une Europe d’extrême droite. Bien-pensants et mal-pensants, qui s’imaginent croiser le fer, ne voient-ils pas qu’ils ne cessent de faire monter ensemble les deux plus grands périls de l’époque : le national-populisme d’un côté, l’islamisme de l’autre ? Deux mondes en crise se retrouvent aux prises sur le Vieux Continent : l’européen, désemparé par son basculement dans la mondialisation et le musulman, hanté par sa grandeur perdue. Là réside l’explosive nouveauté de notre temps. Si nous ne renouons pas avec la part lumineuse de la culture européenne, c’est un monde de cendres que nous lèguerons à nos enfants."

 

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Mazarine Pingeot avoue un :

 

"(…) mortel ennui devant ce qui était l'arme des révolutionnaires – l'indignation – devenue la monnaie courante de tous les frustrés de la Terre, des médiocres, de ceux qui veulent exister mais qui n'ont d'autres moyens que de vomir des insultes, de confondre les plans, l'opinion, la justice, la rumeur, les faits…"

 

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Le 06/08/2020

 

De Michel Onfray :

 

"Le gauchisme culturel a congédié la nature, le réel, les faits, l’Histoire au profit des idées, des concepts et de, pour le dire en un mot, l’idéologie. Pour les tenants de cette pathologie, le réel n’a jamais lieu : ils ne croient jamais ce qu’ils voient, puisqu’ils ne voient rien, mais ils voient ce qu’ils croient, autrement dit, ils s’amusent avec des fictions, des mythes, des légendes, des récits, des histoires pour les enfants… "

 

C'est le propre de toute idéologie de refuser le Réel tel qu'il est et va, et de lui préférer des utopies imaginaires.

Michel Onfray n'y échappe pas non plus car il est autant idéologue que ceux qu'il critique.

 

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Onfray : le petit idéologue qui crache sur les idéologies.

Onfray : le crypto-populiste qui crache sur le socialo-gauchisme.

Onfray : le faux nietzschéen qui crache sur le Surhumain.

Onfray : le pseudo-libertaire qui crache sur le libéralisme qu'il ne comprend pas et confond avec le financiarisme.

Onfray : le non-philosophe qui crache sur la philosophie.

 

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On a tort d'opposer le structuralisme (Lévi-Strauss) et l'historicisme (Hegel). Le fait que le Réel se construise incessamment comme il peut avec ce qu'il peut, n'implique aucunement, qu'il n'existe aucun invariant structurel qui rende cette construction possible.

Un principe d'invariance n'est pas un principe de détermination : les invariances de la force de gravitation et de la résistance des matériaux n'empêchent nullement la construction de bâtiments de presque toutes formes.

Le structuralisme a été congédié par les soixante-huitards au nom de leur révolutionnarisme infantile, au nom d'un idéologisme sentimentaliste, au nom de leur antinaturalisme. Ce fut une grande erreur. Il a été récupéré et mal digéré par les campus américains où il est devenu la French Theory et où il a dégénéré en ces rétro-activismes ridicules qui reviennent gangréner les arrière-boutiques du gauchisme français.

 

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De Jean-Louis Butré :

 

"Une future électricité  non fiable, rationnée et  hors de prix. C'est la conséquence du programme éolien du gouvernement qui détruit l'économie de la France et met en danger la sécurité électrique du territoire. Annonce d'une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité +1,54% en  août après 2,4% en février). Toutes les éoliennes françaises sont actuellement importées. Elles sont fabriquées par des  sociétés industrielles au bord de la faillite. La France détruit de emplois dans sa filière énergétique pour soutenir des industries étrangères en perte de vitesse."

 

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De Carlo Strenger :

 

"(…) faire pièce à la tendance relativiste du politiquement correct qui dit que toutes les positions, tous les credo et toutes les modes de vie méritent le même respect."

 

Il faut évidemment combattre et abattre ce relativisme, cet indifférencialisme et cet indifférentisme ; bref : ce nihilisme !

Il faut combattre et abattre toutes les formes d'égalitarisme.

Il faut combattre et abattre toutes les formes d'illibéralisme, de rétro-activisme, d'islamisme et de socialo-populisme.

 

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Le libéralisme se résume à l'affirmation du droit et devoir à l'autonomie et du rejet du principe de soumission sous quelque prétexte que ce soit.

 

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Les "Lumières" voulaient instaurer un double universalisme : celui de la vérité (philosophique) et celui de la justice (sociopolitique). Deux chimères.

Cela n'empêche nullement de combattre et d'abattre toutes les formes d'idéologisme (mensonge) et de totalitarisme (soumission).

 

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Je ne sais pas ce qu'est la vérité, mais je sais ce qu'est le mensonge.

Je ne sais pas ce qu'est la justice, mais je sais ce qu'est l'infâmie.

 

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En tout, il faut choisir la voie apophatique !

 

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Le "politiquement correct" est un processus morbide qui exige de la civilisation européenne (néanderthalienne donc blanche, judéo-helléno-chrétienne, hétérosexuelle par biologie, de langues indo-européennes), qu'elle renonce à son identité, qu'elle renie son hégémonie historique factuelle et qu'elle se flagelle en permanence, aujourd'hui et demain, pour la réalité de son passé qui n'est en rien pire que celui des autres civilisations ou cultures ou religions ; tout au contraire.

Par exemple, ne l'oublions jamais :

  • l'esclavage des Noirs est une invention noire (l'esclavage ou la mort pour les vaincus) et un gros commerce arabo-musulman ;
  • la Chine, des Han jusqu'à Mao, a assassiné des centaines de millions de Chinois sans la moindre hésitation ;
  • les civilisations amérindiennes cultivaient les sacrifices humains de masse ;
  • l'islam a converti de force, par le glaive, des centaines de millions de non-musulmans, du Maghreb à l'Inde ;
  • le communisme, hors Europe, est responsable de centaines de millions d'assassinats rien qu'au 20ème siècle.

L'humain est une sale bête par nature et la seule civilisation qui s'est construite contre la barbarie, c'est la civilisation européenne.

Le "politiquement correct" n'est qu'un nauséabond laisser-passer pour de nouvelles barbaries au nom de la honte de soi et de l'angélisation des autres !

 

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Les rétro-activismes sont des expressions collectives d'une forme de perversion narcissique (voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion_narcissique ).

Le victimisme, le dédain pour la réalité et les faits, le mensonge systématique, la manipulation, etc … en sont quelques symptômes évidents.

Le racialisme, l'indigénisme, l'hyperféminisme, la mouvance LGTB, le salafisme, etc … sont des maladies mentales qui, si on les laisse proliférer, vont détruire pas mal d'esprits faibles.

 

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Le multiculturalisme ne fonctionne nulle part (et surtout pas aux Etats-Unis qui s'en réclament, pourtant). Tout au contraire, il induit des tensions communautaristes toujours délétères, parfois très violentes.

Il faut en tirer la conclusion, celle de Samuel Huntington : chacun chez soi, chacun son continent, chacun dans son bassin culturel ... ce qui n'empêche nullement une belle et franche coopération entre les continents.

Peindre un poireau en rouge n'a jamais fait une tomate.

 

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Le 07/08/2020

 

Contre le politiquement correct, Carlo Strenger propose le "mépris civilisé" c'est-à-dire la déconstruction et le démantèlement systématiques (et scientifiquement argumentés) des doctrines rétro-activistes (socialo-populisme, socialo-gauchisme, racialisme, indigénisme,  hyperféminisme, homosexualisme, l'islamisme, décolonialisme, gaucho-écologisme, indifférentisme, indifférencialisme, nihilisme, etc …).

Il faut mépriser ces doctrines idiotes et fallacieuses, mais de façon civilisée.

La rationalité doit terrasser l'émotivité. Le réalisme doit terrasser le victimisme.

Car il faut, à tout prix, faire cesser le terrorisme idéologique que ces factions délirantes, profondément ancrées dans le déni de réalité, imposent au monde occidental.

Il faut clairement affirmer, haut et fort, un européanisme radical, pacifique mais ferme.

L'Europe a ses valeurs judéo-helléno-chrétiennes et n'a ni à en rougir ni à en avoir honte. De toutes ces "civilisations" qui aujourd'hui se prétendent ses "victimes", elle a probablement été une des moins inhumaines.

Au fil des millénaires, la barbarie a été bien plus immonde en Afrique noire, en Islamie, en Chine et en Amérique précolombienne qu'en Europe.

 

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Les vingt principes de base …

La rationalité prime sur l'émotivité.

La vérité prime sur l'opinion.

Le réalisme prime sur l'utopisme.

L'élite (spirituelle et intellectuelle) prime sur les masses.

La spiritualité prime sur les religions.

La connaissance prime sur la croyance.

La réalité prime sur la fiction.

La virtuosité prime sur la médiocrité.

Le mérite prime sur l'égalité.

La civilisation prime sur la barbarie.

La personne prime sur la communauté.

L'économisme (le bien-vivre) prime sur le politisme (les conventions).

La paix prime sur la haine.

L'intériorité prime sur l'extériorité.

La joie prime sur le plaisir.

L'œuvre prime sur le travail.

L'accomplissement prime sur le confort.

L'acte prime sur la parole.

L'éthique prime sur la morale.

Le cosmique prime sur l'humain.

 

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La seule vraie question politique est le choix entre une humanité construite comme pyramide sociétale (peu importe, dans un premier temps, comment se désigne le sommet : autocratie, aristocratie, démocratie, stochastocratie, etc …) ou comme réseau communautal (muni d'une charte de bonne coexistence des communautés dont tous les membres restent libres de leur(s) appartenance(s)).

Pour reprendre des termes anciens : le choix réside entre Royaume et Empire.

Pour ma part, l'affaire est tranchée depuis longtemps : il faut marcher vers un Empire continental, c'est-à-dire un réseau de communautés autonomes, fédérées par un code commun imprescriptible et incontournable.

Un empire de communautés et non une république d'individus.

Il faut abandonner les absurdes notions d'Etats, de Peuples et de Nations.

 

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La connaissance (scientifique) doit terrasser la croyance (idéologique).

 

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Qu'est-ce que la connaissance scientifique ? C'est la théorie la plus en cohérence avec l'empirie !

 

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On ne devrait pouvoir parler et critiquer qu'en connaissance de cause.

Quand on ne sait pas, on se tait et on écoute pour apprendre.

 

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Tout est critiquable et tout doit être critiqué, à la condition de savoir de quoi l'on parle. Les diatribes des ignorants n'ont aucun intérêt. La connaissance, non plus, n'est pas démocratique : la vérité gnoséologique ne se vote pas !

 

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Il existe, bel et bien, une aristocratie de la Connaissance tant intellectuelle que spirituelle. Il existe donc aussi, en ces domaines, une plèbe sans voix au chapitre.

 

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Le couple (le vrai, pas celui construit seulement sur l'Eros charnel, mais celui qui se nourrit aussi de Storgué affective, de Philia intellectuelle et d'Agapè spirituelle) est la seule et vraie brique élémentaire de l'humanité : un être-un au-delà de l'être-deux.

Une complémentarité naturelle et culturelle, du sexe et du genre, une unité qui est seule capable de transmettre la vie.

 

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Arthur Koestler, Raymond Aron et Hannah Arendt (trois Juifs) furent les trois seuls penseurs occidentaux à affirmer, dès la fin de seconde guerre mondiale, que communisme, nazisme, gauchisme et fascisme n'étaient qu'une seule et même idéologie : le socialo-populisme, autrement dit : le totalitarisme.

 

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Il n'y a que deux doctrines : le libéralisme et le totalitarisme. Ceux qui s'opposent au libéralisme, prônent (insidieusement, hypocritement, inconsciemment) le totalitarisme. Il ne peut y avoir de troisième voie. La simple logique suffit à le démontrer : ou bien les institutions sont au service de l'accomplissement des individus, ou bien les individus sont au service de l'accomplissement des institutions.

 

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Je viens de m'apercevoir d'une grande vérité : l'antisémitisme tient sa racine profonde dans le fait que le judaïsme est la religion de l'autonomie : douze tribus contre la pyramide pharaonique.

Chez les Juifs, il n'y a ni autorité, ni dogmes, ni credo : seulement, partout dans le monde, un réseau de communautés autonomes qui ont un beau projet commun : l'Alliance !

 

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Les hommes cherchent le pouvoir spatial du conquérant : la fougue et l'arrogance.

Les femmes cherchent le pouvoir temporel du bâtisseur : la patience et le courage.

Depuis toujours, ce sont les femmes qui mènent le monde dans la durée.

Mais aussi, depuis toujours, hommes ou femmes, s'ils sont stupides, ne mènent rien du tout. La crétinerie est sans pitié.

 

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Le 08/08/2020

 

Quelques points d'histoire du judaïsme …

 

  1. Les synagogues (Beyt ha-knéssèt, en hébreu : "maison de l'assemblée") sont des lieux de réunion pour les pharisiens (les péroushim, en hébreu : les "séparés", les "dissidents", bref : les hérétiques).
  2. Les pharisiens ont développé un judaïsme dissident de nature populaire et exotérique, alors que l'orthodoxie sadducéenne était plutôt très élitaire et ésotérique.
  3. Jésus et ses disciples (comme Jean-le-Baptiste après son détour chez les Esséniens), sortent du milieu pharisien. Les zélotes aussi. Mais pas les esséniens qui forment plutôt un aristocratie spirituelle.
  4. A cette époque de la naissance du proto-christianisme, l'orthodoxie juive est encore celle du lévitisme (institué au retour de l'exil à Babylone par Esdras à l'époque des grands prophètes) ; elle est portée par les sadducéens pendant toute la fin de l'Antiquité juive.
  5. Pour le lévitisme, la Torah (le Pentateuque) est le livre saint. Le sacerdoce était assuré par la seule tribu des Lévy dont une des familles (les Cohen descendants d'Aharon, frère de Moïse) fournissait, traditionnellement le grand Prêtre : ha-Cohen ha-Gadol, en hébreu.
  6. Le lévitisme n'est pas un monothéisme (Elohim est un pluriel, celui de Elohéh : "déité" dérivé de El : "dieu" - La meilleure traduction de Elohim est "Puissances") mais le lévitisme est bien une monolâtrie : YHWH est un des Elohim qui est devenu (par "élection") le dieu tutélaire de la Maison d'Israël.
  7. Selon la tradition biblique, les Elohim forment deux clans : les bons (YHWH et sa parèdre nommée Ashérah ou Anat, El-Shadday, El-Elyon, El-Tzébaot, ...) et les mauvais (Moloch, Ishtar, ...)
  8. L'orthodoxie lévitique juive dont le centre absolu de culte était le Temple de Jérusalem, est morte avec la destruction du Temple en 70 par les légions romaines. Le seul centre encore lévitique d'alors, était à Alexandrie où est née la Kabbale (un monisme mystique anti-dualiste donc anti-monothéiste).
  9. Dans la diaspora, après l'expulsion des Juifs de Judée par les Romains, c'est la pharisaïsme qui a été le terrain de la continuité juive, autour du rite synagogal et de l'institution rabbinique.
  10. Pour survivre en diaspora, le judaïsme a dû se réinventer. Ce fut le travail des rabbins au travers de la Mishnah, d'abord, et des deux Talmuds, ensuite. La rabbinisme est un judaïsme monothéiste, croyant, au contraire de l'orthodoxie sadducéenne, à l'immortalité de l'âme, en une vie après la mort, etc ... Le rabbinisme est, en fait, beaucoup plus proche du christianisme que ne l'était le lévitisme, notamment dans sa version sadducéenne, comme l'a perpétué le kabbalisme.

 

Il n'est peut-être pas absurde de penser que le proto-rabbinisme et le proto-christianisme n'étaient, en fait, qu'un seul et même mouvement. Les Evangiles en donnent quelques témoignages en parlant de Jésus comme d'un "Rabbi" et en décrivant ses prêches dans des synagogues ...

 

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De mon ami complice, l'historien Frédéric Morvan :

 

"Philon est le premier à avoir pensé Dieu en architecte de l'univers, alors que chez Platon le démiurge est un artisan et que chez Aristote le monde est incréé."

 

Pour Aristote, le monde est l'Être incréé, éternel, animé par un Logos (un moteur immobile) qui tend à ce que tout ce qui existe, réalise son entéléchie.

Pour Platon, le monde est une création extérieure d'un Artisan divin comme une amphore est création d'un potier.

Pour Philon d'Alexandrie, le monde émane d'un Architecte qui le conçoit et le fait émerger (c'est toujours la vision de la tradition kabbalistique).

 

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Lors de la destruction du Temple de Jérusalem, en 70, il y a trois judaïsmes concurrents qui coexistent :

  • Le judaïsme sacerdotal (ou lévitique) qui est le judaïsme originel, auteur de la Torah, et qui engendrera le kabbalisme à partir d'Alexandrie.
  • Le judaïsme synagogal (ou pharisien) qui engendrera le rabbinisme à partir de Yabnéh (puis de Babylone).
  • Le judaïsme messianique (ou naziréen) qui engendrera le christianisme à partir de Rome.

 

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Clin d'œil de la langue grecque …

En grec, le terme upokritês signifie "acteur, comédien" et à donné, en français : "hypocrite". Un hypocrite est donc quelqu'un qui joue constamment la comédie, qui incarne un rôle qui n'est pas lui, qui joue sa vie sans la vivre.

 

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Puisque tout ce qui existe est le fruit de tout ce qui a existé, chaque étant possède, en lui, la totalité de la Mémoire cosmique et, derrière elle, la photographie du Logos cosmique à l'œuvre.

 

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"Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux".

Cette citation complète est importante car, bien plus qu'une invitation à l'introspection de l'ego par lui-même (qui n'est, au fond, qu'une forme de narcissisme stérile), elle suggère que la partie (le "toi") est le reflet hologrammique du Tout ("l'univers et les dieux"). On retrouve là une affirmation forte du monisme "païen" qui s'oppose radicalement au dualisme monothéiste.

Ce dernier (au moins sous ses formes populaires et exotériques) pose que la Connaissance est affaire de Révélation donc d'une communication d'un Dieu extérieur à la Nature universelle (YHWH, Dieu-le-Père ou Allah) qui daigne, ou pas, dire les choses à un de ses élus (Moïse, Jésus ou Mu'hammad).

Avec la Gnose moniste ou panenthéiste ou naturaliste, il ne s'agit pas d'une Révélation au sens d'une parole venue d'ailleurs qui se dit, mais bien d'une Révélation au sens photographique : le négatif est tout entier déjà là, en soi, mais il faut lui appliquer les techniques du "révélateur" intérieur pour le (re)connaître.

 

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L'indifférentisme ("Rien ne vaut la peine") et l'indifférencialisme ("Tout se vaut") sont les deux maladies mentales de notre époque, héritière du nihilisme du 20ème siècle (et surtout de sa seconde moitié gangrénée par les gauchismes).

A cela viennent s'ajouter deux nouvelles maladies mentales : le narcissisme (s'admirer et vouloir être admiré, particulièrement sur ces dépotoirs psychiques que sont les réseaux sociaux) et le criminalisme (recourir à la violence urbaine la plus sauvage pour tout et n'importe quoi).

 

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De Carlo Strenger :

 

"Le principe de critique universelle fut remplacé

par le principe de respect universel."

 

Notre époque aboutit à un sommet d'absurdité : sous prétexte que telle race, telle ethnie, telle culture, telle tradition, telle religion a adopté tel comportement, ce comportement est forcément digne de respect et doit être forcément toléré.

Rien n'est plus faux : l'anthropophagie, l'excision, la torture, les mutilations, la guerre sainte, l'esclavagisation des hommes et le viol des femmes après la victoire d'une tribu sur une autre, les génocides, les épurations ethniques, les exterminations, la flagellation, la lapidation, le terrorisme, etc … ne sont jamais ni admissibles ni tolérables ; et ceux qui les pratiquent doivent être combattus, punis et rejetés.

 

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Ce qui est fortement contesté, aujourd'hui, c'est le principe d'autorité.

Chacun croit avoir droit à son opinion quelque fausse celle-ci soit.

Chacun croit avoir droit à son comportement quelque délétère celui-ci soit.

On a confondu, funestement, le principe d'autorité et le principe de pouvoir.

Détenir un pouvoir, c'est détenir la puissance, légitime ou non, de décider et d'imposer cette décision à un ensemble de gens.

Faire autorité, quelque soit le domaine concerné, c'est maîtriser un niveau de virtuosité impossible à atteindre pour le commun des mortels.

Quand quelqu'un est reconnu pour faire autorité dans un domaine et qu'il parle de ce domaine, les masses et les politiques représentant ces masses sont priés de se taire et de s'aligner.

L'opinion des ignares ne compte pour rien. Et le fait de détenir un pouvoir ne fait jamais de vous quelqu'un qui fasse autorité.

 

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Les facultés des "sciences" humaines, en France comme aux Etats-Unis, ne sont que des bouillons de culture idéologique (presque toujours gauchiste), qui n'enseignent rien, mais enrégimentent tout dans les fanges glauques des rétro-activismes.

 

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Le 09/08/2020

 

A propos des débuts du pharisaïsme et du rabbinisme …

 

Pour moi R. Akiba, d'une part, et R. Hillel et R. Shammaï, d'autre part, sont des pharisiens (à preuve leur titre de Rabbi). R. Akiba a fondé l'académie de Yabnéh avec la bénédiction des Romains qui étaient en train de détruire Jérusalem. Quant à Hillel et Shammaï, ils furent (de mémoire) la dernière des Zougot ("paires") héritières de la "Grande Assemblée" (ha-Knéssèt ha-Gadol) qui fut l'instance qui devint fondatrice du pharisaïsme CONTRE le pouvoir lévitique du Temple. Ce sont eux qui ont commencé de réformer le judaïsme lévitique : les rabbins disent que Hillel fut le second Ezra (qui, lui, fut le premier grand réformateur du judaïsme au retour de l'exil de Babylone et le fondateur du lévitisme).
C'est surtout la Mishnah rabbinique (écrite à partir du 2ème siècle par les Tannaïm) qui met Hillel et Shammaï en avant (surtout Hillel, Shammaï étant plutôt son faire-valoir).
Le titre de ha-Nassi, associé à la descendance de Hillel, signifie seulement "le Prince", mais le prince (le "princeps", le principal) de qui ? Des pharisiens et du peuple juif dissident. Pour les Sadducéens, il n'y a ni roi (sauf ceux imposés par les envahisseurs), ni prince, ni pouvoir politique quelconque puisque leur système était purement théocratique.
Quant à la notion de Sanhédrin, elle m'échappe depuis longtemps. A ma connaissance, on n'en parle nulle part dans le Tanakh (la Bible hébraïque). On n'en parle qu'à la période de la domination romaine et dans les Evangiles. Pour moi, le Sanhédrin (qui réunissait ses 72 membres à Jérusalem, mais pas dans le Temple) était la continuation de la Grande Assemblée de Hillel et Shammaï ; il était le "parlement" et la "cour de justice" des pharisiens (ses décrets ont été à l'origine de la Mishnah, elle-même substrat des Talmuds qui n'en sont que des commentaires et corollaires).
Je pense que les deux siècles qui ont précédé l'ère chrétienne est mal connue (malheureusement, puisque ce sont eux qui ont donné la littérature intertestamentaire, en général, et, en particulier, la littérature apocalyptique juive - dont l'Apocalypse de Jean n'est qu'un plagiat christianisé) ; je pense de plus que les christianisme et rabbinisme naissants, dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, ont eu tout intérêt à brouiller les cartes et à en effacer toutes les traces pour asseoir leur "légitimité".
Enfin, le terme même de Rabbi s'écrit, en hébreu, RaB-Y c'est-à-dire "mon maître" (au sens de maître d'école). Pourquoi ce possessif ? Pourquoi pas Rav, tout simplement ? Je pense que cela exprime toute la dissidence pharisienne. Imaginons un pharisien discutant de sa foi avec un lévitique : "Toi tu as ton Tanakh, mais moi, j'ai 'mon maître' !".

 

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A propos d'Alexandrie …

 

Alexandrie était une communauté sadducéenne depuis le 4ème siècle avant l'ère chrétienne, communauté du Pharos qui fut extrêmement active intellectuellement et spirituellement. C'est là que fut fondée l'alchimie par Marie-la-Juive. C'est là que Philon tenta la synthèse entre spiritualité juive et philosophie grecque. C'est là que fut fondée la communauté des Thérapeutes (les premiers "moines", en somme). C'est là que foisonnèrent les apocryphes (tant juifs que chrétiens). Je suis tenté de croire - mais je n'en ai aucune preuve - que c'est là que fut écrit "L'Ecclésiaste". C'est là que fut écrit le Séphèr Yètzirah, le premier livre kabbalistique connu qui fait la synthèse entre la mystique juive des Séphirot et la mystique pythagoricienne des Nombres. C'est là qu'œuvra Plotin, le fondateur du néo-monisme mystique grec (malheureusement appelé néo-platonisme alors que l'idéalisme platonicien était rigoureusement dualiste).

 

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Petit florilège de Charles Louis de Montesquieu :

"Si on ne voulait qu’être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont.

Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu.  

Nous louons les gens à proportion de l’estime qu’ils ont pour nous.  

L’ignorance est la mère des traditions.   

Moins on pense, plus on parle.  

On veut changer les mœurs et les manières, il ne faut pas changer les lois.  

Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers.  

Si nous connaissions bien le prix d’un véritable ami, nous passerions notre vie à le chercher.  

Les gens extrêmement heureux et extrêmement malheureux sont également portés à la dureté.  

Il ne faut point faire par les lois ce qu’on peut faire par les mœurs.  


Le droit du sol est l'absurdité qui consiste à dire qu'un cheval est une vache parce qu'il est né dans une étable.  
                                                       
Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.  

La liberté ne peut consister qu’à pouvoir faire ce que l’on doit vouloir et à n’être point contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir.   
 
Il est très surprenant que les richesses des gens d'Eglise aient commencé par le principe de pauvreté.  

Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques, pour les exécuter tyranniquement.  

Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation.  
 
Celui qui fait exécuter les lois doit y être soumis.  


Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi mais elle doit être loi parce qu’elle est juste.  


Le sublime de l'administration est de bien connaître quelle est la partie du pouvoir, grande ou petite, que l'on doit employer dans les diverses circonstances.  

J'aime les paysans. Ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers.  
 
Mais il ne faut pas toujours épuiser un sujet, qu'on ne laisse rien à faire au lecteur. Il ne s'agit pas de faire lire, mais de faire penser."

 

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Qu'appelle-ton une "communauté" ? Tout simplement un ensemble plus ou moins nombreux d'humains qui possèdent quelque chose en commun. Plus ce quelque chose est précieux, plus cette communauté est forte. Plus ce quelque chose est banal (voire imposé), plus cette communauté est médiocre (voire délétère).

 

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Toute dualité peut toujours être englobée dans une unité de niveau supérieur.

Voilà pourquoi toute spiritualité tend naturellement à devenir panenthéiste.

Voilà pourquoi, à un certain niveau, la spiritualité n'a plus besoin des religions.

 

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Qu'est-ce qui fonde le judaïsme ? L'Alliance toraïque.

Qu'est-ce qui fonde le christianisme ? Le Salut éternel.

Qu'est-ce qui fonde l'islamisme ? La Domination universelle.

 

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Paradoxalement, on continue de s'étonner que "extrême gauche" et "extrême droite" se rejoignent tout le temps. Pourtant …

Nazisme et communisme sont une seule et même doctrine.

Socialisme et populisme sont une seule et même mouvance.

"Black lives matter" et "Black-blocs" sont une seule et même crétinerie.

Junkies et punkies sont une seule et même fange.

Révolutionnarisme et conservatisme sont une seule et même absurdité.

Il n'y a que deux postures politiques possibles : l'écolo-libéralisme et le socialo-populisme. La première est réaliste et anti-idéologique, et assume les lois physiques des évolutions processuelles ; la seconde est idéaliste et ultra-idéologique, et refuse ces mêmes lois au nom de principes puérils.

 

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Il faut retourner au différend entre Pierre-Joseph Proudhon et Karl Marx, entre associationnisme et révolutionnarisme, entre anarcho-syndicalisme et socialo-totalitarisme.

Proudhon fonde un social-libéralisme (et une banque) pour libérer les ouvriers de la précarité et de la misère aux débuts de l'industrialisation. Marx ne fonde rien mais éructe une idéologie totalitaire qui ne libère rien, qui ne résout rien, mais qui assujettit tout le monde à ses propres fantasmes matérialistes, antisémites et dictatoriaux (la dictature du prolétariat … incarné par … Karl Marx).

 

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Toute la "gauche" de la seconde moitié du 19ème siècle était antisémite par assimilation du Juif au banquier (Rothschild).

Toute le "droite" de la seconde moitié du 19ème siècle était antisémite par assimilation du Juif au socialiste (Marx).

Quel que soit le bouc émissaire désigné (banquier, socialiste ou autre), il y aura forcément toujours des Juifs dans le collimateur …

 

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Se dire de "droite" ou de "gauche", revient, en fait, à choisir son type de socialo-populisme.

 

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Le socialo-populisme, qu'il soit de gauche ou de droite, repose toujours sur les deux mêmes piliers : l'étatisme et l'égalitarisme.

L'étatisme, c'est-à-dire le dirigisme, l'autoritarisme, le centralisme, le bureaucratisme, le nationalisme, …

L'égalitarisme c'est-à-dire l'indifférentisme, l'indifférencialisme, le nihilisme, l'antiélitisme, l'anti-autonomisme, l'anti-entrepreneurialisme, …

 

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La "droite" est antisémite. La "gauche" est antisémite.

Cette haine anti-judaïque s'explique donc par le fait que les Juifs ont souvent massivement rejeté tous les socialo-populismes et opté pour un éco-libéralisme.

C'est la raison pour laquelle tant ont "réussi" si bien dans leur vie professionnelle, intellectuelle, artistique et familiale.

Quand on ne peut compter que sur soi et les siens, on devient entrepreneur et on se bat tous les jours pour survivre économiquement ; d'où la caricature du Juif "boutiquier", "âpre au gain" et "grippe-sou" … qui agace tant les héritiers et les gagne-petit.

Je pense que voilà la caractéristique sociologique dominante d'un Juif : il est autonome et entrepreneur, il est viscéralement libéral. C'est ce que tous les régimes socialo-populistes lui reprochent si durement, si cruellement depuis des millénaires.

Le Juif s'oppose au socialo-populisme sous toutes ses formes. Il s'oppose à l'étatisme et préfère son communautarisme traditionnel ; il s'oppose à l'égalitarisme et préfère son élitisme méritocratique.

 

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Freud qui a dit tant de bêtises, a cependant mis en avant une contradiction fondamentale : celle entre principe de plaisir et principe de réalité.

Notre époque est sous la coupe du principe de plaisir (narcissisme, hédonisme, immaturisme, nombrilisme, infantilisme …) et pratique donc, à plein rendement, le déni de réalité.

Qu'importe ce que disent ceux qui font autorité, on ne fait, ne pense, ne croit, n'affirme que ce qui donne du plaisir.

Au diable la lucidité et la vérité !

Nous sommes dans une pleine régression civilisationnelle qui accompagne l'effondrement du paradigme moderniste, dont nous n'avons pas encore entamé le deuil (cfr. Elisabeth Kübler-Ross).

 

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La croyance et l'ignorance sont en train de triompher de l'intelligence et de la connaissance.

 

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Les rétro-activismes tentent d'imposer un nouvel obscurantisme.

 

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Une décision doit se prendre en fonction des faits et des logiques à l'œuvre, et non en fonction des croyances ou convictions du décideur.

C'est cela la rationalité (qui n'est pas le rationalisme).

Prôner le contraire, c'est sombrer dans l'irrationalité et la démence. C'est ce que veut le nouvel obscurantisme.

 

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L'illettrisme, l'inculture et l'ignorance croissants, amplifiés par le crétinisme des réseaux sociaux, fait le terreau du nouvel obscurantisme.

 

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Le nouvel obscurantisme est la "courbe noire" qui, face à l'effondrement de la "courbe rouge" (l'ancien paradigme moderniste, dégénéré en socialo-populisme), en profite pour s'opposer violemment à l'émergence de la courbe "verte" (le nouveau paradigme noétique) afin d'abolir la mémoire, la réalité, la connaissance, la liberté, dans une hystérie idéologique aussi victimiste que paranoïaque.

 

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Le 10/08/2020

 

L'Intelligence est le moteur de l'Esprit. Celui-ci reçoit de grandes quantités de noèmes, surtout au travers de sa Sensibilité. Ces noèmes sont accumulés dans le Mémoire. Mais cette seule accumulation serait parfaitement inefficace et saturerait rapidement ses capacités mémorielles. Une "mise en ordre" s'impose. L'Intelligence s'en charge. C'est sa fonction.

Elle va relier les noèmes entre eux de façon à les compacter.

 

L'Intelligence, c'est d'abord et avant tout l'art de la Reliance.

Une reliance méthodique des noèmes au sein de belles structures qui donne sens aux choses et aux êtres, aux événements et aux évolutions.

Il y est donc question de méthodes pour inscrire de l'ordre là où règne un chaos apparent. L'Intelligence a une devise magnifique : "Ordo ab Chao" : extraire de l'Ordre (réel) à partir du Chaos (apparent).

 

L'Intelligence est une capacité à organiser, structurer et ordonner les noèmes dans des ensembles cohérents (donc "logiques"). La deuxième fonction capitale de l'Intelligence est la Cohérence, c'est-à-dire, en somme, la bonne concordance entre la "carte" et le "territoire", entre "théorie" et "empirie", entre le "perçu" et le "conçu", … Une Intelligence qui fabriquerait une image du monde en contradiction avec le vécu réel, serait une Intelligence démente et démentie, qui n'atteindrait jamais son objectif premier : favoriser la survie.

 

Pour atteindre une bonne Cohérence à partir d'un magma noémique, il faut découvrir des liens cachés entre ces noèmes, il faut imaginer des structures. Voilà une nouvelle et merveilleuse facette de l'Intelligence : l'Imagination. Cette capacité quasi miraculeuse d'inventer ce qui n'apparaît pas pour donner de la Cohérence à ce que l'on a perçu, à ce que l'on a vécu, à ce que l'on va faire face au monde, à ses dangers et à ses opportunités. Car comprendre la Vie, le Monde, l'Univers, c'est imaginer une structure cohérente derrière l'apparence de désordre des événements et des faits, des évolutions et des étrangetés.

 

Mais l'Imagination, parfois, délire. Elle jouit à s'inventer des inventions de plus en plus abracadabrantesques. C'est sa richesse. C'est son danger. L'Imagination devient vite artiste et perd alors le sens de sa fonction : créer de la structure pour permettre la survie. C'est là que la dernière fonction première de l'Intelligence va jouer son rôle capital le Jugement. Le Jugement est un talent subtil et holistique : il revient à jauger de la plausibilité d'un concept, d'une idée, d'une théorie, bref : d'une structure noétique quelconque. Cela pourrait aussi bien s'appeler "bon sens", ou "esprit critique", ou "raison garder", …

 

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Le 11/08/2020

 

La Torah de Moïse (Torat Moshéh en hébreu et Pentateuque, en grec) a bien été écrite à Jérusalem, au retour de l'exil à Babylone,  sous les ordres d'Ezra à Jérusalem à la charnière des 6ème et 5ème siècles avant l'ère chrétienne pour fonder la religion juive originelle appelée "lévitisme" dont les sadducéens furent les derniers représentants jusqu'à la destruction du Temple de Jérusalem par les légions romaines en 70 de l'ère vulgaire. La religion lévitique a constitué l'orthodoxie juive durant plus de 600 ans.

Jusqu'à l'écriture de la Torat Moshéh, le peuple juif qui vivait à Cana'an, donc en Judée, depuis bien longtemps, cultivait une tradition orale, très diverse et dispersée, mais cette oralité antique n'a rien à voir avec ce que les Rabbins ultérieurs appelèrent la "Loi orale" (ou loi cachée - soi-disant révélée à Moïse sur le mont Sinaï, en même temps que les deux Tables de la Loi toraïque). Cette soi-disant Loi orale parallèle à la Loi écrite est une pure invention pharisienne et rabbinique, destinée à assurer la légitimité de leur Talmud, un millénaire plus tard.

Les deux Talmuds (celui de Jérusalem et celui de Babylone) prolongent tous deux la Mishnah (écrite au 2ème s. de l'ère chrétienne) et lui ajoutent des discussions et commentaires (guémarah) venant de deux écoles talmudiques, l'une de Yabnéh (Jérusalem) dont le texte est fini vers le 5ème siècle de l'ère chrétienne, et l'autre, bien plus volumineux, de Pumpédita (Babylone) dont le texte sera achevé vers le 8ème siècle de l'ère chrétienne.

Ces talmuds relèvent d'un courant dissident (le pharisaïsme - les Péroushim, en hébreu, ce qui signifie, "les séparés, les détachés, les hérétiques" - ce sont eux qui inventèrent les traditions rabbiniques et synagogales) qui prit la relève du lévitisme lorsque celui-ci s'éteint du fait de la destruction du Temple qui en était le centre absolu. Le pharisaïsme donna un nouvel élan au judaïsme sous le nom de rabbinisme ou de talmudisme.

C'est ce mouvement qui a inventé la fable des deux Lois, l'une écrite (la Torat Moshéh) et l'autre orale (mise en forme dans les Talmuds, 1500 ans plus tard).

 

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J'appartiens à un courant de la physique fondamentale qui s'oppose au mécanicisme (des briques élémentaires, des forces élémentaires et des lois élémentaires font envisager l'univers comme un assemblage de petites choses atomistiques ... ce qu'il n'est pas). Mon courant appelé cosmologie complexe relève métaphysiquement du monisme et spirituellement du panenthéisme. Les sources en sont : le taoïsme, le shivaïsme, le védantisme, le kabbalisme, les présocratiques, les stoïciens, Maître Eckart, Jean Scot Erigène, Spinoza, Leibniz, Einstein, Teilhard de Chardin, ...)

La nouvelle cosmologie complexe (initiée par mon mentor Ilya Prigogine, prix Nobel 1977) considère l'univers comme un vaste organisme vivant (la Vie cosmique) et pensant (l'Esprit cosmique ou Logos ou le Dieu impersonnel appelé le Divin), organisme cosmique qui est unique, unitaire et unitif.

Cet univers est gouverné par une mémoire accumulative, une intention accomplissante, un puissance entropique d'uniformisation, une puissance néguentropique de complexification et une puissance énergétique de transformation.

Le principe premier de sa dynamique est la notion d'émergence.

Ainsi, la Matière est émergence de la substance pré-matérielle primordiale, la Hylé ; la Vie est émergence de la Matière ; l'Esprit est émergence de la Vie. Avec, à chaque fois, un saut de complexité tel que les règles du jeu à tel niveau englobe, mais dépasse, les règles du jeu des niveaux inférieurs.

 

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Que les médias aient sauté sur l'opportunité offerte par le covid19 (qui n'avait - et n'a toujours pas - rien de spectaculaire en termes de létalité) n'étonne personne : le sensationnalisme populacier est leur fonds de commerce. En revanche, que ce cheval boiteux-là ait été enfourché par les instances politiques pour alimenter une psychose collective et une escalade sécuritaire et réglementaire, est pour le moins hallucinant.

Les grandes pandémies antérieures ont toujours été considérées comme un aléa "normal" de la vie, jusqu'ici ; pourquoi donc aujourd'hui ce prurit sécuritaire aussi alambiqué que superfétatoire ?

Le pouvoir politique a-t-il cédé à la pression sensationnaliste médiatique, à la pression sécuritaire populacière, à la pression des lobbies du "big-pharma", à l'incompétence venimeuse des administrations nationales ou des organismes plus ou moins internationaux, … ? Qui le saura jamais ?

Ce que l'on sait, c'est la faiblesse du pouvoir politique qui se noie dans un verre d'eau !

 

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Le 12/08/2020

 

Il est de bon ton et politiquement correct, aujourd'hui, de conspuer les "élites" qui, dit-on, négligent complètement l'intérêt général au seul profit de leurs "intérêts de classe".

Quelle idiotie !

D'abord : les "classes", cela n'existe pas.

Ensuite : de quelles "élites" parle-t-on : économique, politique, intellectuelle ou spirituelle ?

Puis : l'intérêt général est une notion vide comme celles de "classes", de "peuple" ou de "nation".

Enfin : on reconnaît précisément les vraies élites au fait qu'elles se mettent au service de ce qui les dépasse (ce qui est l'exact contraire de l'égocentrisme, de l'égoïsme, du narcissisme et du nombrilisme … de "classe" ou pas).

Cette haine générale des "élites" n'est que l'expression du ressentiment des médiocres.

 

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Il faut encore le répéter : l'humanité c'est un immense ensemble de trains, grands et petits, et chaque train, c'est une locomotive qui tire tout et plein de wagons qui se laissent tirer.

 

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L'humain ne vaut rien par ce qu'il est, il ne vaut que par ce qu'il fait.

Chacun n'est que le produit de ses actes.

"Droit de l'homme" : dignité par l'être ou par le faire ?

 

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Le travail producteur et l'œuvre produite sont en rapport dialectique et dessinent une typologie humaine intéressante

 

 

Œuvre sans implication

Œuvre avec implication

Travail rémunérateur (salaire) - L'argent est un but.

ESCLAVE

ARTISAN

Travail émancipateur (joie) - L'argent est une conséquence.

EXPERT

BÂTISSEUR

 

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Rien ni personne n'est l'égal de rien ni de personne.

Quel que soit le critère retenu, il existe beaucoup de médiocrité (80%) et peu d'excellence (20%). C'est la loi statistique de Pareto (en matière humaine, j'ai personnellement tendance à plutôt croire au 85/15).

Cela est vrai pour les individus, comme cela est vrai pour les ethnies, les cultures, les religions, les idéologies, les opinions, etc …

Et une médiocrité spécifique induit des médiocrités globales, et une excellence spécifique induit des excellences globales.

 

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Chacun fait, un jour ou l'autre, l'expérience intime et évidente qu'il est nettement inférieur à quelqu'un d'autre. Deux réactions sont alors possibles : le ressentiment (c'est la réaction socialo-populiste) ou le défi (c'est la réaction libérale).

Comme l'a parfaitement montré Nietzsche, nous vivons dans cette société du ressentiment que le "politiquement correct" exprime.

 

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La médiocrité est devenue la loi.

Dictature de la médiocrité et de l'ignorance, de l'émotion et de l'inculture.

 

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On a malheureusement confondu "égalité des chances et promotion au mérite personnel" avec "égalité tout court et assistanat généralisé".

Le socialo-populisme est passé par là ! Nivellement par le bas et apologie de la médiocrité et du ressentiment.

 

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La règle absolue de nos sociétés : en aucun cas, qui que ce soit ne peut éprouver un quelconque sentiment d'infériorité vis-à-vis de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. Tout se vaut et tous se valent. Indifférencialisme.

 

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L'immodestie, l'orgueil, la fatuité et la vanité des crétins patentés fait le lit de la morale du ressentiment (le "politiquement correct") et de la tyrannie de la médiocrité.

Quand donc pourrons-nous dire à un crétin qu'il est un crétin et qu'il a juste un droit : celui de fermer sa grande gueule.

 

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Curieux : le plus fanfaron des crétins devient un nain minuscule devant le médecin qui sauve sa mère ou le chirurgien qui opère son fils : alors il espère que son médecin ou son chirurgien sont infiniment supérieurs à tous les autres et appartiennent à l'élite des élites.

Mais quand il s'agit de questions sociales, morales, politiques ou économiques, sa bêtise, son ignorance, son inculture et sa crétinerie deviennent des droits imprescriptibles et il s'octroie le privilège de "grande gueule" qui sait tout et dont l'opinion vaut quelque chose. Curieux !

Entre nain et fanfaron, il faudrait choisir.

 

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Tout ce qui est "ultra" est forcément ignorant !

 

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Le 13/08/2020

 

Il ne faut jamais être stressé, mais il faut parfois être pressé !

 

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De Gaspard Koenig :

 

"Ce sont les chemins qui ont créé les villages, et non l'inverse."

 

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Il est bizarre de devoir constater la passion de notre époque (depuis les années 1930) pour la lumière, le soleil, le bronzage, la plage, etc … alors que, pour les générations antérieures qui, elles, vivaient plus à l'extérieur qu'à l'intérieur, le soleil était l'ennemi et l'ombre, la bénédiction ; pour elles, un femme hâlée faisait preuve de sa basse condition, alors que la peau blanche était signe de bonne société.

Mes racines flamandes et provençales me rappellent toutes les deux que quelqu'un qui reste au soleil, surtout sous le cagnard, ne peut être qu'un idiot (ou un touriste, ce qui revient au même).

Mais cette actuelle passion pour le soleil et la lumière n'est-elle pas aussi signe de tout autre chose : la passion pour la visibilité, pour la transparence, pour la publicité donc pour le narcissisme et l'exhibitionnisme, avec, pour corollaire, l'exécration de la privance à l'ombre de l'intimité ?

 

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De Didier Raoult (le 31 janvier 2020) :

 

"Je ne suis pas sûr que les mesures d’isolement n'aient jamais marché dans l'histoire de l'humanité ... Je ne fais jamais de prédictions, je ne suis pas devin, mais on en trouve d'autant plus (des virus) parce que l'on en teste plus. On sait maintenant qu'il y a des cas asymptomatiques et des cas avec des gens qui ne sont pas malades du tout, mais qui sont porteurs, donc le nombre de virus détectés ne va pas arrêter d'augmenter. Nous avons aussi testé plus de 500 personnes et nous n'avons trouvé aucun positif. On trouvera de plus en plus de cas positifs, jusqu'au moment où cela va se stabiliser".

 

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Il faut déclarer la guerre à mort à l'islamisme et au salafisme, aux Frères musulmans et à leur valet turc Erdogan.

Islamophobie ? Oui !

L'Islam en tant que tradition religieuse, même si elle est d'une pauvreté navrante, ne me dérange pas.

Mais l'Islam en tant qu'idéologie impérialiste et totalitaire, doit être éradiqué. Comme le nazisme, comme le communisme, comme tous les socialo-populismes et leurs dérivés rétro-activistes : racialistes, décolonialistes, homosexualistes, hyper-féministes, etc …

 

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Tant qu'elle est tolérée par la majorité, une minorité doit se soumettre à la loi de cette majorité … ou partir.

 

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L'Europe n'est pas musulmane et ne sera jamais musulmane. Ami musulman, si tu veux manger strictement hallal, va manger chez toi ou emmène ton repas, mais ne nous emmerde pas avec tes croyances ! Nous, les juifs, nous mangeons kasher chez nous depuis trois mille ans sans emmerder le monde ! Que cela plaise ou non, l'Europe n'est ni kasher, ni hallal, ni végane et ce n'est pas à elle de s'adapter à nos traditions ou convictions … mais à nous de nous adapter à elle … ou à partir !

 

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De William Shakespeare :

 

"Je me suis si longtemps vautré dans l'erreur qu'il m'est plus facile de persévérer dans cette voie que de m'arrêter en chemin."

 

Comme souvent, Shakespeare voit juste au fond de l'âme humaine : l'erreur habituelle et aveugle est tellement plus confortable qu'une vraie remise en question ! Et pourtant, ce ne sont que les questions qui font avancer …

 

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A répéter encore et encore : la tolérance ne doit ni ne peut jamais tolérer l'intolérance !

Chez moi, je ne peux te respecter que si tu me respectes vraiment d'abord. ET tu ne seras jamais chez toi, chez moi.

Tu es ici chez moi et tu es bienvenu tant que tu te comportes comme un visiteur civilisé et courtois, respectueux et modeste. Sinon : "Pars, sors, quittes" : Tzé, en hébreu.

Fin de l'universalisme. Samuel Huntington a plus raison que jamais : continentalisme !

 

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Tous les maux de notre époque se ramènent, in fine, au narcissisme, qu'il soit individuel ou collectif : "Moi. Regardez-moi. Admirez-moi. Je suis un héros."

Egoïsme, égotisme, égocentrisme.

Que l'on se penche sur les selfies, les "commentaires", les forums" ou les étalages de toutes natures sur les réseaux sociaux, que l'on se penche sur les actes antisémites et terroristes, que l'on se penche sur les débilités du racialisme, du décolonialisme, du salafisme pourrissant ces banlieues gangrenées par les communautarismes et les trafics de drogue qui les alimentent, que l'on se penche sur les exhibitionnismes victimistes de l'hyperféminisme ou de l'homosexualisme, que l'on se penche sur les vandalismes des black-blocs, des "gilets jaunes", des végans ou des ultragauchistes, on parle toujours de la même chose : le besoin des médiocres, des marginaux, des tarés, des frustrés, des crétins de faire parler d'eux afin qu'on dise quelque chose d'eux, qu'ils sont admirables ou haïssables (peu importe), qu'on les remarque, qu'on les sorte de leur anonymat légitime (les crétins devraient rester cois dans l'ombre), qu'on leur fasse une place dans les médias (qui ne demandent que cela, tant leur indigence est abyssale).

 

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Ce sont les médias, tant traditionnels que numériques, qui sont responsables de l'hypertrophie des narcissismes qui polluent notre époque.

Les médias, surtout numériques, sont devenus des amplificateurs hallucinants de la médiocrité ambiante.

Guy Debord n'avait sans doute pas tort de dénoncer, il y a longtemps déjà (en 1967), "la société du spectacle" où l'obsession des crétins est de se mettre en scène, malgré le (ou à cause du) vide abyssale de leur propre existence.

 

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La socialo-populisme a trois visages, aujourd'hui : l'un est nationaliste, l'autre est gauchiste et le dernier est islamiste. Mais, sous ces trois masques, c'est la même "bête immonde".

Face à cette gangrène, une seule riposte : le libéralisme c'est-à-dire, respectivement, l'autonomie politique, l'autonomie économique et l'autonomie religieuse.

 

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Le 14/08/2020

 

Concernant le "rebond" de la pandémie …

Dans la lutte contre la désinformation systématique, il n'y a aucun relent de complotisme mais le constat de la puissance néfaste des réseaux sociaux qui réduisent tout à l'émotionnel reptilien, de la puissance néfaste des administrations bureaucratiques qui publient sans cesse des "statistiques" fausses ou mensongères, et de la puissance néfaste des lobbies pharmaceutiques comme Gilead (cfr. The Lancet et consorts) qui veulent provoquer de la panique, faire publier de fausses études et manœuvrer les bureaucraties politiciennes (surtout de gauche) pour se goinfrer sur des recherches, des médicaments et des vaccins inutiles, mais juteux.

Dans cette lutte, il y a aussi une révolte contre les ignares : le masque ne sert à rien mais alimente une psychose collective absurde. La pandémie est finie mais la panconnerie ne l'est pas. Les statistiques sont fausses pour la seule et bonne raison que l'on compare des pommes (le nombre de gens malades sans test, avant) et des poires ( le nombre de personnes testées positives mais non malades, maintenant). Quant au nombre de gens hospitalisés en soins intensifs, il est si faible que la marge d'erreur statistique est du même ordre de grandeur que ce nombre lui-même. Tout cela est epsilonesque comparé au nombre de décès par accidents de la route, par suicides, par cancers, par allergies graves (pollutions), par diabètes (malbouffe), par overdoses (drogues et assimilés).

De plus, la vie urbaine condamne à une sous-immunisation et les obsessions ridicules d'une hygiène aseptisante permanente ne font que l'amplifier. Ce n'est pas le virus qui tue, mais la sous-immunisation des humains faibles et fragiles, perpétuellement mis sous cloche.

C'est Didier Raoult (avec Montagnier) qui a raison en France. Même l'OMS lui a finalement donné raison sur la fumisterie du vaccin qui ne viendra jamais.

Le COVID19 est une grippe grave comme on en connaît régulièrement depuis la grippe espagnole de 1918. Le taux global de mortalité en Europe de l'ouest, sur les 6 premiers mois de 2020 n'est pas supérieur à celui, comparable, de 2018 et 2019. Pas supérieur, mais plus sensationnel (le fonds de commerce des médias mainstream) du fait du décès massif de personnes très âgées et sous-immunisées (la moitié dans les Ehpad).

On devrait savoir que les pandémies virales ont une seule cause (surtout chinoise et africaine, contrées de bêtise s'il en est) : un virus ne se reproduit qu'au travers des cellules de ses "porteurs" qui depuis les centaines de millions d'années se sont adaptés à eux et n'en souffrent donc pas (chaque humain est constitué de 80 mille milliards de cellules, mais de bien plus de virus et bactéries symbiotiques sans lesquels il ne survivrait pas) ; mais la destruction massive des écosystèmes induit la disparition de ces "porteurs" naturels et les virus se rabattent alors sur de nouveaux porteurs peu immunisés : les humains, qui, mondialisation oblige, contaminent les autres à grande vitesse.

Il est peut-être temps de comprendre, d'accepter et d'assumer que les lois darwiniennes de la vie s'appliquent aussi aux humains … pour le plus grand bien de la progression de l'humanité. La Terre ne peut porter, de façon durable, que deux milliards d'humains. Il y en a donc, aujourd'hui, cinq milliards et demi de trop. C'est cela le message des pandémies dont le COVID19 ne sera ni le dernier, ni le plus virulent. Le seul vrai problème est la démographie humaine : si l'on ne veut pas de décroissance économique, il faut une drastique décroissance démographique ... Alors, les virus resteront dans leurs écosystèmes naturels, loin des humains.

 

A titre de complément : quelques chiffres et commentaires de source sûre :

 

Dans le monde : Nombre de cas confirmés : 20 545 943

Nombre de décès : 748 169

A noter, à titre de comparaison : "Jusqu'à 650 000 décès seraient associés chaque année aux affections respiratoires dues à la grippe saisonnière". (Dr Peter Salama, Directeur exécutif du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire").

Augmentation du nombre de cas qui sont dépistés, rien de plus logique !

Des populations plutôt jeunes, des cas qui ne sont pas graves, mais une diminution de la mortalité et des hospitalisations à l'échelle de l'Europe

Il faut arrêter de faire peur, sans pour autant arrêter les mesures de précaution.

Une épidémie qui reprend ? Non. Après une petite phase liée à des cas importés, le virus circule avec de nombreux cas asymptomatiques en Europe.

Il y a désormais peu de mortalité et peu d'hospitalisations.

Et il y a des malades beaucoup plus inquiétants que le Covid.

Le masque pour les soignants est efficace, le port à l'extérieur n'est pas justifié.

On n'empêchera jamais les jeunes de sortir et de s'amuser. Tous ces jeunes qui s'infectent vont plutôt bien.  Par contre, ce n'est pas le moment d'aller voir ses grands-parents après une rave party.

Traiter permet de raccourcir la durée de portage du virus.

La courbe épidémique (en cloche) : aujourd'hui on a très peu de coronavirus. Cela est certainement lié à l'hydroxychloroquine + l'azithromycine, utilisé par la moitié du monde.

 

Source : Pr Parola, chef du service des maladies infectieuses de l’IHU Méditerranée

 

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Le fait d'être personnellement et émotionnellement touché par un événement ou un phénomène, n'implique jamais que ce que l'on en pense soit la vérité. Au contraire !

 

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Le 15/08/2020

 

D'un côté : la Sensibilité qui capte des noèmes, la Mémoire qui les stocke et l'Intelligence qui les structure.

De l'autre côté : la Volonté qui faire passer de la logique "subir sa vie" à une logique "construire sa vie".

Ces deux versants de l'Esprit coopèrent mais non sans contradictions, conflits, choix, arbitrages.

C'est la mission de la Conscience de piloter le métabolisme de ce processus qu'est l'Esprit.

 

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En toute généralité, le métabolisme d'un processus complexe est la fonction centrale dont le rôle est la coordination et la conciliation entre les quatre pôles universels : la généalogie mémorielle, la téléologie intentionnelle, l'écologie relationnelle et l'axiologie méthodologique.

Pour le dire plus simplement, il y a ce que j'ai appris à faire, il y a ce que je voudrais faire, il y a ce que je peux faire (étant donné le territoire et les ressources disponibles) et il y a ce que je dois faire (étant donné les techniques, outils, modèles et méthodes dont je dispose).

 

La fonction métabolique se doit de coordonner et concilier optimalement tout cela en vue de réaliser, en cohérence, le projet du processus. Les quatre mots en italique sont importants :

 

  • Coordination : les contributions des quatre pôles doivent arriver au bon moment c'est-à-dire lorsque le processus global en a besoin.
  • Conciliation : les contraintes ou exigences des quatre pôles ne sont pas nécessairement convergentes ; au contraire, le plus souvent elles sont contradictoires, voire antagoniques ; des arbitrages ou compromis ou synthèses sont indispensables sous peine de bloquer le processus.
  • Optimalité : le centre métabolique du processus doit toujours veiller à l'optimalité de l'évolution du processus dans le projet qu'il s'est fixé. L'optimalité a trois composantes principales :
    • Une composante qualitative : faire avancer les choses le mieux possible,
    • Une composante économique : faire avancer les choses avec le moins de ressources possible,
    • Une composante temporelle : faire avancer les choses le plus vite possible en fonction de l'urgence des situations.
  • Cohérence : mais la recherche de l'optimalité ne peut pas fragiliser le processus dont l'intégrité, la convergence et la coalescence doivent rester au meilleur niveau.

 

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Vers le sixième siècle avant l'ère vulgaire, en Inde, une révolution spirituelle colossale s'enclencha : celle des Upanishads et celle du Vedanta Advaïta.

L'élite indienne veut dépasser (mais non abolir) la religion traditionnelle populaire : le Védisme, dont les rites, les sacrifices par le feu, les prêtres, les superstitions sont décrits en détail dans les Védas vénérables, des textes mis par écrit au 15ème siècle avant l'ère vulgaire, mais transmis oralement depuis "la nuit des temps" de rishi à rishi, de brahmane à brahmane.

 

Le Vedanta Advaïta (littéralement l'achèvement non dualiste des Védas), marque l'émergence de la mystique métaphysique indienne, au-delà des rites et des croyances.

Cette mystique métaphysique s'exprime dans des textes appelés Upanishads, très courts, très denses, très abstraits … une incroyable mine de trésors intellectuels et spirituels.

 

Mais que viennent donc faire ces Upanishads ici ? Tout simplement au travers d'une équation aussi lumineuse que fondamentale :

 

Brahman est Atman.

 

Brahman ? C'est le plus cosmique : le Tout-Un qui englobe, contient et transcende tout ce qui existe dans son Unité parfaite (non-dualisme radical). Le plus grand que Tout.

Atman ? C'est la plus intime : le Tout-au-fond qui fonde, porte, nourrit et anime tout ce qui existe dans son Ultimité parfaite (immanentisme radical). Le plus intérieur à Tout.

 

L'équation upanishadique dit, simplement (cfr. Critère de simplicité), que ces deux extrêmes du regard métaphysique sont une seule et même "chose", un seul et même concept, un seul et même Réel, une seule et même réalité ultime et sublime du Réel.

 

Le chemin vers l'Atman est tout en intériorité et méditation.

Le chemin vers le Brahman est tout en extériorité et contemplation.

Ces deux chemins aboutissent à la même réalité du Réel.

 

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Je voudrais retranscrire, ci-dessous, un article de Benoît Rayski à propos des réflexions anti-racialistes d'une jeune camerounaise de 27 ans, Stella Kamnga, ayant récemment immigré en France :

 

"Un Blanc idiot n’est pas un Blanc : c’est juste un idiot. Un Noir imbécile n’est pas un Noir : c’est juste un imbécile. Leur couleur de peau ne fait rien à l’affaire. Et le Blanc idiot a tout pour s’unir fraternellement au Noir imbécile. C’est ce que pense – et nous le pensons avec elle – Stella Kamnga. Ses vidéos sont éloquentes et courageuses. Fraîchement débarquée du Cameroun, elle a déclaré qu’elle n’avait pas été victime du 'racisme systémique' en France. Elle a aggravé son cas en affirmant que les accusations de racisme à l’égard des Français étaient du 'bourrage de crâne'. Elle a poursuivi sur cette voie périlleuse en déclarant que quiconque veut réussir en France peut y arriver quelle que soit son origine, ce qui n’est pas le cas en Afrique. A ses propos, elle a ajouté deux phrases terribles et tellement justes : 'Pourquoi les Africains tiennent-ils tant à venir en France, pays réputé raciste ?'. 'Pourquoi les Africains qui se disent victimes de racisme ici ne rentrent-ils pas en Afrique ?'. Ceux qui veulent la critiquer disent que c’est la pauvreté qui amène les Noirs chez nous. Sans doute. Mais depuis quand la pauvreté obligerait-t-elle à abdiquer tout dignité puisque ces malheureux seraient quotidiennement humiliés par le racisme français ? Dans une autre de ses vidéos Stella Kamnga ne cause plus : elle flingue comme dirait Audiard. 'Assa Traoré, lance-t-elle, ne représente pas les Noirs'. Stella Kamnga les représente bien mieux. Cette fille est bien dans sa peau qui est noire. Quand à Assa Traoré, elle représente les Noirs comme un trépané du bulbe représente ceux qui ont un cerveau, comme un unijambiste représente ceux qui ont leurs deux jambes, comme un handicapé en chaise roulante représente ceux qui peuvent courir. Nous pensons du bien des Noirs en dépit d’Assa Traoré. Nous en pensons encore plus grâce à Stella Kamnga. Ses déclarations ne sont pas passées inaperçues. Comme prévisible, elle a été qualifiée sur les réseaux sociaux de 'suceuse de Blancs'. Et comme à l’habitude, on lui a promis le viol et la mort (ce fut pareil pour la petite Mila). Voilà qui en dit long sur la haine et sur les frustrations sexuelles qui habitent l’âme et les reins de certains 'racisés'."

 

Il est essentiel que des Noir(e)s (comme Stella ou Mila) dénoncent la bêtise et la mauvaise foi des factions racialistes, décolonialistes ou rétro-esclavagistes. Il serait plus que temps que les Musulmans "sereins" dénoncent, de même, les factions islamistes et salafistes, djihadistes et terroristes (et leurs imams fanatisés).

 

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Alexandra Laignet-Lavastine fait le bilan des derniers siècles dans le monde musulman :

 

"(…) rendez-vous manqué avec la modernité depuis des siècles, virage démocratique raté après la décolonisation et, partout, un océan de misère, de corruption, des dictatures, d'oppression, d'arriération sociale et d'analphabétisme."

 

Tout est dit. Le monde musulman est incapable de progresser ; il régresse au contraire. Et pour s'en dédouaner, il accuse les Juifs et l'Occident d'en âtre la cause. Tous les médiocres se cherchent et se trouvent des boucs émissaires.

 

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Les socialo-populismes (gauchistes, nationalistes, rétro-activistes ou islamistes) sont les chemins évidents de l'effondrement politique de la modernité agonisante. Les naïfs soubresauts idéalistico-humanistes (la nostalgie des idéaux des "Lumières") n'y changeront rien ; tout au contraire.

Le tableau suivant donne les ruptures et défis à relever si l'on veut abattre la nouvelle peste brune.

 

AVANT

APRES

Socialo-populisme

Ecolo-libéralisme

Nationalisme étatique

Continentalisme réticulé

Démocratisme électoraliste

Stochastocratie élitiste

Assistanat généralisé

Autonomie accompagnée

Idéologisme

Logisticisme

Egalitarisme

Différencialisme

Désacralisation

Resacralisation

 

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De Stephen Hawking

 

"Je ne crains pas Dieu. Je crains ses disciples."

 

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Aujourd'hui, décès de ma mère, Rachel, à 97 ans.

Bilan existentiel d'un enfant non désiré, d'un accident, d'un boulet pour les autres, dans un monde qui avait envie d'oublier le passé et de se reconstruire à neuf, sans lui.

Un enfant qui a subi une existence qu'il ne comprenait pas et qu'il a subi, tant bien que mal, pour y trouver une place qu'il n'y avait pas.

Jusqu'au choc salutaire de 1973 (à vingt ans, donc) où il a décidé de ne plus subir et de se créer sa vie à lui, de se (re)construire une identité, une généalogie, un nom, une appartenance, de se frayer son propre chemin sur des chemins de traverse, des chemin d'à-côté, hors des normes.

Rien n'a été facile. Toutes les "autorités'" (académiques, légales, morales, sociétales) ont été contre lui et le lui ont bien fait savoir.

Il n'en veut à personne et il a tout pardonné. Il a construit ce qu'il a pu.

 

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Le 16/08/2020

 

Le christianisme (qui ira se démultipliant) est le dernier avatar antique d'un syncrétisme religieux typiquement romain et nullement juif (le Jésus "historique" n'y joue qu'un rôle de "prétexte oriental"), visant à l'unité spirituelle (autant que politique) de l'Empire romain.

Ce projet a finalement réussi, mais non sous la houlette romaine, mais bien sous la houlette germanique puis carolingienne : cela donna un Empire chrétien qui s'est inventé son propre christianisme sur base d'un syncrétisme des matériaux romains et des hérésies diverses, sous l'impulsion initiale de Paul et de Pierre profondément romanisés (dans le sillage de quelques grandes familles romaines de haute noblesse, proches de certains Empereurs), et grâce au coup de pouce de Constantin à Nicée en 325.

 

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D'Albert Einstein :

 

“L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves.”

 

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Le paradigme écolo-libéral est le seul capable de nous faire sortir "par le haut" de l'actuelle chaotisation du monde qui est induite par l'effondrement conjoint du paradigme moderne (1500-2050) et de la civilisation chrétienne (400-2050) dont la modernité est le troisième et dernier avatar (après la christianité – de 400 à 950 - et la féodalité – de 950 à 1500).

L'écolo-libéralisme (dont les racines sont en Europe) doit combattre deux ennemis en même temps : d'une part, le socialo-populisme (dont l'islamisme et les rétro-activismes – racialisme, décolonialisme, homosexualisme, hyperféminisme, nationalisme, illibéralisme, néo-vandalisme, … - sont les manifestations les plus virulentes) et, d'autre part, le financiarisme dématérialisé (dont les foyers les plus purulents sont aux Etats-Unis et en Chine, qui se disputent l'hégémonie économique et technologique mondiale).

 

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Le 17/08/2020

 

Que veut Dieu ? Les chrétiens, dans une de leurs prières disent à leur Dieu : "Que ta Volonté soit faite !". Soit. Mais quelle est-elle cette Volonté ?

C'est précisément la réponse à cette question que permettra l'amplification de la Conscience dans le champ de la Volonté cosmique.

Prendre conscience que tout est volonté et que toutes ces volontés, depuis les parités électroniques, l'instinct de survie d'un virus jusqu'aux pharaoniques projets humains, ne manifestent et n'exprimes qu'une seule et même Volonté suprême.

Dieu veut s'accomplir lui-même dans toute sa plénitude. Et voilà tout. N'est-ce pas la réponse la plus simple, la plus fidèle au principe de Simplicité, la plus fidèle au principe du rasoir d'Occam.

 

Dieu veut s'accomplir lui-même dans toute sa plénitude. Et pour s'accomplir lui-même, il fait émerger tout ce qui existe et qui contribue (devrait contribuer) à cet accomplissement.

Sa Volonté est que tout ce qui existe contribue à son accomplissement et que, ce faisant, chaque étant s'accomplisse lui-même par symétrie et réciprocité. C'est cela l'Alliance : "Accomplis-moi et je t'accomplirai".

 

Mais que signifie "accomplir" ? D'après l'étymologie latine, "accomplir" vient de ad complere qui signifie : "tendre à rendre complet". Qu'est-ce donc, alors, la "complétude de Dieu" ? Cela signifie, en tous cas, que Dieu n'étant pas encore complet, Dieu n'est pas encore parfait (l'éternelle perfection divine est pourtant un des dogmes majeurs de tous les monothéismes). Et la preuve que Dieu n'est pas (encore) parfait, c'est précisément l'existence de la Souffrance. Dieu est en cours de perfectionnement (grâce notamment, aux contribution d'accomplissement des humains).

Et voici qu'apparaît une autre formulation de la Volonté divine et cosmique : combattre la Souffrance pour construire en Perfection.

Construire Dieu, c'est détruire la Souffrance … toutes les souffrances, pas seulement humaines, pas seulement physiques.

 

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Le Réel se manifeste selon trois modalités conjointes : la Matière, la Vie et l'Esprit. Voici donc trois pistes offertes pour sortir du "moi" et descendre vers plus profond que moi : la Matière, la Vie et la Esprit.

Me consacrer à l'accomplissement de la Matière … à la cosmologie, par exemple …

Me consacrer à l'accomplissement de la Vie … à l'écologie, par exemple …

Me consacrer à l'accomplissement de l'Esprit … à la noologie, par exemple …

Me consacrer à l'accomplissement du Réel … à la spiritualité, par exemple …

Voilà mes quatre chemins à moi … qui convergent si magnifiquement !

 

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Le 18/08/2020

 

Il faut reparler de Leibniz et de sa célèbre phrase (dont ce cuistre de Voltaire n'a visiblement rien compris au lu de son "Candide") : "Tu vas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !"

Cette phrase est essentielle et chaque mot y est précieux.

 

Cette phrase ne dit pas : "Tout est bien", ce qui serait un énorme déni dev réalité et une preuve définitive de cécité mentale.

Elle dit : "Tout va pour le mieux", ce qui indique une tendance, un mouvement, une évolution vers quelque chose qui sera mieux ; ce "Tout va pour le mieux" est semblable à "Hector part pour Dijon", ce qui ne signifie nullement que Hector est déjà à Dijon.

Donc il  y a évolution vers le mieux dans le monde qui, est-il dit, est "le meilleur des mondes possibles".

Il ne s'agit donc pas d'une affirmation péremptoire et absolue :du genre : "ce monde est le meilleur". On affirme, au contraire que, parmi tous les mondes possibles (ce qui indique que le Réel n'est pas déterministe et qu'à chaque événement, des bifurcations imprévisibles peuvent se produire, si les circonstances et les configurations le permettent), c'est le monde réel d'ici-et-maintenant qui est le meilleurs possible.

Plus haut, j'avais énoncé cette idée en appelant le principe d'Optimalité.

 

Nulle part il n'est affirmé que le Réel soit parfait (on a même montré, plus haut, que même Dieu ne l'est pas, mais qu'il est en voie de perfectionnement en combattant les Souffrances).

Le Réel n'est pas parfait puisqu'il est en évolution permanente, mais à chaque instant il est optimal ; il est le mieux qu'il pourrait être, étant données sa généalogie, son écologie et son axiologie.

C'est cela que nous dit Leibniz en affirmant que "Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles" : Optimalité permanente.

 

Et l'Optimalité s'exprime par l'Harmonie !

Ce qui est optimal est harmonieux. Ce qui est harmonieux est optimal.

Esthétique (Harmonie) et mathématique (Optimalité) se rejoignent donc. L'Harmonie esthétique exprime l'Optimalité mathématique ; elle la manifeste ; elle la montre et la dévoile.

 

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Le 19/08/2020

 

Dépasser l'Intelligence purement humaine et remonter, pas à pas, vers l'Intelligence divine ou cosmique. Comment le Réel se "pense-t-il" lui-même ? Quels sont ses modèles, ses méthodes, ses règles, ses lois ?

C'est d'abord le rôle des sciences de tenter cette remontée. Et, derrière les sciences, il y a la physique, la reine et la fondatrice de toute les sciences. Et, derrière les diverses branches de la physique, il y a la physique globale et fondamentale : la cosmologie. Et derrière la cosmologie, il y a la métaphysique qui forge les concepts et postulats nécessaires pour y dérouler une pensée cosmologique.

 

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L'essentiel ? La Vie et l'Esprit.

Ou, plus précisément : ma vie dans la Vie et mon esprit dans l'Esprit.

Il nous faut réapprendre l'Esprit. Il nous faut réapprendre le bon usage de l'Esprit. Il nous faut réapprendre à penser …

 

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Mon épitaphe imaginaire …

 

J'ai aimé tout ce que j'avais à aimer.

J'ai lu tout ce que j'avais à lire.

J'ai pensé tout ce que j'avais à penser.

J'ai écrit tout ce que j'avais à écrire.

J'ai vécu tout ce que j'avais à vivre.

 

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Paradoxe : ce que l'on appelle "crise économique" correspond à une chute des PIB et à une hausse des "taux de chômage".

On peut aussi appeler tout cela une bénédiction : la fin de la croissance et la fin du salariat.

 

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Le salariat a été un vrai progrès (la dé-précarisation du travail ouvrier), mais est devenu une vraie plaie (sécuritaire, rentière et anti-entrepreneuriale).

Il est indispensable d'abolir la notion même de contrat d'emploi.

Une entreprise n'emploie pas des gens, mais elle peut se les associer. L'idée même de "ressource humaine" doit être éradiquée.

 

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Attention à la tentation complotiste : la pandémie serait le prétexte d'une mise totale sous contrôle des populations sous le tutelle omnipotente des Etats …

Les Etats n'ont pas du tout les moyens (ni financiers, ni humains, ni intellectuels, ni influenciels) pour mener ce genre de complots.

Les Etats-nations sont un concept fini, usé, mort.

Ils sont en survie temporaire, sous perfusion.

Nous allons vers un continentalisme régionalisé.

 

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L'Europe, la "Maison Europe", l'Union européenne (re)naquit après le seconde guerre mondiale, contre le nazisme et contre le communisme ; bref est née contre le socialo-populisme, contre tous les totalitarismes.

L'Euroland est le berceau de la liberté individuelle et collective, et du libéralisme fondamental (à ne jamais confondre ni avec le capitalisme productiviste en Sinoland, ni, surtout, avec le financiarisme généralisé en Angloland).

Ce libéralisme fondamental proclame le droit et le devoir d'autonomie, pour toute personne, sur tous les plans matériel, intellectuel et spirituel.

 

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Les masses détestent le libéralisme parce qu'il les met face à leur propre médiocrité. Et les démagogues en profitent.

 

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Le train de l'économie humaine (au sens le plus large et pas seulement commercial) est aujourd'hui tirée par trois locomotives : l'Euroland, l'Angloland et le Sinoland, mais dans des sens différents (respectivement : libéralisme, financiarisme et productivisme). Les autres continents (Latinoland, Afroland, Russoland, Islamiland et Indoland) ne jouent pas avec, même si, pour certains, les trésors de leur sous-sol laissent croire encore à une richesse et à une puissance qui sera bientôt épuisée.

 

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"Laïcité" : l'autre nom du droit et devoir de chacun à l'autonomie spirituelle (contre les dogmes).

Il faudrait trouver d'autres mots pour spécifier le droit et devoir de chacun aux autonomies économique (contre le salariat), intellectuelle (contre les impostures), politique (contre les idéologies) et morale (contre les bien-pensances).

 

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Il y a, aujourd'hui, très peu d'humains capables de désirer et, surtout, d'assumer leur autonomie.

 

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Le droit et le devoir d'autonomie seront les grands défis du 21ème siècle.

 

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Il y eut le paradigme de la Sagesse grecque (depuis -700 jusqu'en -150), puis celui de l'Ordre romain (jusqu'en 400), puis celui de la Théologie chrétienne (jusqu'en 950), puis celui du Salut féodal (jusqu'en 1500), puis celui du Progrès moderne (jusqu'en 2050) ; l'heure est venue de construire le paradigme de l'Autonomie joyeuse.

 

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L'autonomie se construit en soi et pour soi.

L'autonomie assume et favorise l'interdépendance.

L'autonomie respecte celle de l'autre si la réciproque est vraie.

L'autonomie regrette la servitude volontaire des esprits faibles.

 

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Un titre d'Atlantico :

 

"Mineurs violents : comment sauver des générations plombées par des parents toxiques et une société démissionnaire ?"

 

Ce n'est pas à la société d'éduquer les gamins, mais à leur famille. La société n'est là que pour permettre l'instruction gratuite et générale, et pour tenter l'égalité des chances et la promotion des mérites.

C'est le procès des familles qu'il faut instruire … et notamment des familles musulmanes qui promeuvent les idées fausses du "fils divin", du victimisme islamophobe et du "racisme systémique" (pour mémoire, les musulmans ne constituent pas une "race", mais une panoplie de traditions identitaires).

 

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Le problème de la "transition énergétique" est tout résolu.

Nous devons aller vers le tout électrique : électricité produite par l'hydroélectricité, la géothermie (pompes à chaleur) et le nucléaire (exit les fumisteries thermodynamiques que sont l'éolien, le photovoltaïque, etc …).

Il faut arrêter toutes les filières thermiques qui sont des hérésies écologiques (pétrole, gaz, charbon, biomasse dont bois, etc …).

Nous devons surtout passer du "produire autrement" au "consommer beaucoup moins".

Par exemple :

  • Abolir les conditionnements d'air et autres ventilateurs.
  • Se laver tous les jours à l'eau froide et éradiquer les douches ou bains quotidiens avec savon.
  • Vivre l'hiver, en journée, à 18 ou 19°C et, la nuit, à 12°C.
  • Ne plus se déplacer, sauf cas de force majeure (donc : robotisation et télétravail généralisés) et n'utiliser, lorsque nécessaire et lorsque possible, que les transports en commun.
  • Utiliser le moins possible de matériaux énergivores (par exemple, pour construire, utiliser la pierre, le bois et l'ardoise et non les briques, le fer et les tuiles).
  • Proscrire l'agriculture intensive et la grande distribution : consommer local et de saison.
  • Pratiquer, autant que faire se peut, l'autarcie individuelle ou collective.
  • Cesser de laver ses vêtements à la moindre tache.
  • Etc …

 

Cela induira des fermetures d'entreprise et du chômage ? Oui ! Et alors ? L'ère du parasitisme est terminée. L'ère de la prédation se clôt.

 

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Il faut enterrer, définitivement, les crapules gauchistes comme Bourdieu, Baudrillard, Derrida, Foucault et autres qui ont vu, dans le terrorisme islamiste des années 1990 et 2000, la "punition" de l'occident. Ils ont fait des héritiers qui sévissent encore aujourd'hui de manière abjecte.

 

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Le 20/08/2020

 

Les années calamiteuses en France : de 1981 à 1995 (Mitterrand) et de 2012 à 2017 (Hollande).

C'est lors de ces deux périodes qu'explosent les attentats antisémites.

Au prétexte d'antisionisme, le socialisme, l'islamisme et l'antisémitisme ont toujours fait bon ménage.

 

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Pour qu'il puisse exister un "anti-sémitisme", il faudrait logiquement qu'existât un sémitisme. Or, le fait qu'une telle doctrine n'existe pas et n'a jamais existé, permet à chacun d'en fantasmer un contenu à sa guise : révolutionnarisme pour les uns, financiarisme pour d'autres, sionisme pour certains ou complotisme pour d'aucuns.

Posons les choses …

Qu'est-ce qu'un Juif ? C'est une personne appartenant à une culture (et non à une "race") appelée judaïsme et fondée, depuis trois mille ans, sur l'étude libre de la Torah ; rien de plus et rien de moins.

Cette culture, parce qu'en exil forcé depuis deux mille ans, a développé un mode de vie construit sur l'autonomie, tant individuelle que collective.

C'est ce culte de l'autonomie (économique, communautal, intellectuel, spirituel) qui a permis la survie (et l'excellence) de la Maison d'Israël (quand on ne peut compter que sur soi, on n'a pas le choix : il faut exceller dans ce que l'on fait) ; et c'est ce culte de l'autonomie qu'exècrent toutes les formes d'antisémitisme.

Et c'est cette exécration qui permet de tracer le portrait de l'antisémite de quelque bord qu'il soit : il est illibéral (ou, si l'on préfère, socialo-populiste) au plein sens de ce terme, c'est-à-dire quelqu'un qui a besoin de s'identifier à une autorité (étatique ou religieuse) et qui fait le procès permanent de toutes les formes de particularisme, d'élitisme et de différencialisme.

Pour lui, tout le monde doit être patriote (sinon on est "cosmopolite" ou "métèque"), ou tout le monde doit être gauchiste (sinon on est "facho" ou "réac"), ou tout le monde doit être salafiste (sinon on est "islamophobe"), etc …

 

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En philosophie, toutes les doctrines ne se valent pas.

En spiritualité, toutes les religions ne se valent pas.

En politique, toutes les idéologies ne se valent pas.

En éthique, toutes les morales ne se valent pas.

En science, toutes les théories ne se valent.

Il en est de faibles, comme il en est de puissantes.

En ces matières comme en tout, l'indifférentisme ("rien ne vaut") et l'indifférencialisme ("tout se vaut") sont simplement criminels.

Quand toutes les pommes sont mises dans le même sac, les plus véreuses les font toutes pourrir.

 

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Capitalisme néolibéral et désinflation, un avenir en question.

Par Patrick Artus et réponses de Marc Halévy.

Publié le 15/08/2020 à 10:00 | Le Point.fr

L'objectif central du capitalisme néolibéral, qui commence dans les années 1980, est d'accroître la profitabilité des entreprises pour augmenter la rentabilité du capital pour les actionnaires. Pour réaliser cet objectif, le capitalisme néolibéral a utilisé un certain nombre de moyens, fait un certain nombre de choix.

"La désinflation ne doit pas être confondue avec la déflation, qui correspond à une baisse des prix pendant une période prolongée. La déflation est donc l'opposé de l'inflation, alors que la désinflation désigne une période dont l'inflation diminue. // L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix." (Wikipédia)

Donc si la désinflation est le contraire de l'inflation qui est une perte de pouvoir d'achat, elle correspond à une augmentation de ce même pouvoir d'achat. Où est le problème ?

Tout d'abord, avec la déréglementation des marchés du travail, avec le recul du pouvoir de négociation des salariés, il a obtenu une forte déformation du partage des revenus au détriment des salariés ; en trente ans, un tiers seulement des gains de productivité est allé aux salariés, le reste est allé aux profits. Ceci explique la croissance lente des salaires.

Quelle part des profits a été distribuée et quelle part a été réinvestie ? Le bon équilibre est 3 x 1/3 donc 1/3 pour les employés est OK.

Ensuite, le capitalisme néolibéral a utilisé la globalisation, les délocalisations vers les pays émergents. Aujourd'hui, 40 % de la demande intérieure de produits industriels des pays de l'OCDE est satisfaite par des importations depuis les pays émergents, quatre fois plus qu'il y a trente ans. Les coûts de production dans les pays émergents équivalaient il y a trente ans au tiers de ceux des pays de l'OCDE, aujourd'hui, ils ne sont toujours que la moitié de ceux des pays de l'OCDE. Cette baisse des coûts de production a en partie alimenté les profits.

Les coûts de main d'œuvre en Europe ne sont pas bons. Les principes égalitaristes favorisent le parasitisme et non le mérite. Les savoir-faire s'en vont, la médiocrité reste. Et comme, "là-bas", les savoir-faire sont nuls, c'est la qualité qui s'effondre en même temps que la virtuosité des métiers.

On a vu aussi l'apparition d'une forte concurrence fiscale entre les États, conduisant en particulier à un fort recul de la taxation des profits des entreprises (de 40 % à 21 % en moyenne), ce qui a bien sûr soutenu la profitabilité : le capitalisme néolibéral a parfaitement su entretenir la compétition entre les États pour obtenir la localisation des productions et des profits.

Oui, la fiscalité européenne est beaucoup trop élevée et ne sert qu'à financer les assistanats. Ce n'est pas le profit qu'il faut taxer, mais les dividendes. Les profits réinvestis doivent être quasi défiscalisés.

Autre technique utilisée, un investissement massif dans les énergies fossiles, qui représentent toujours près de 90 % de l'énergie utilisée, et dont le prix est resté faible. Enfin, la concentration des entreprises a donné aux actionnaires des rentes de monopole et d'oligopole.

Les monopoles et oligopoles énergétiques sont essentiellement des pseudo-entreprises étatiques improductives et incompétences (EDF, ENGIE, TOTAL, etc …).

De toutes les façons, les énergies alternatives sont des attrape-nigauds qui ne profitent à personne, sauf aux industries (allemandes) qui en fabriquent les installations pharaoniques et thermodynamiquement absurdes (les éoliennes en première ligne).

Si les quatre premières méthodes utilisées pour doper la rentabilité du capital (freinage des salaires, mondialisation et délocalisations, concurrence fiscale, utilisation des énergies fossiles) sont clairement désinflationnistes, seule la cinquième (apparition de monopoles) est inflationniste. Toutefois, comme elle ne concerne que les États-Unis, elle est largement dominée par les quatre premières.

Les monopoles américains ne concernent que le numérique et personne n'empêche l'Europe de construire son propre numérique et d'interdire les GAFA sur son territoire (ce qui serait la meilleure nouvelle de la décennie).

Au total, le capitalisme néolibéral est donc la cause centrale de la désinflation observée dans les pays de l'OCDE depuis les années 1980. Ceci explique une autre caractéristique centrale du capitalisme néolibéral : la hausse des inégalités patrimoniales.

L'égalité n'existe pas dans le monde réel, et l'égalitarisme n'est pas une idéologie positive et constructive. Le socialo-populisme est une gangrène qui ne mène qu'aux totalitarismes.

Niveau élevé de la rentabilité du capital pour l'actionnaire, enrichissement patrimonial et inégalités patrimoniales, désinflation, ces trois caractéristiques forment un tout cohérent.

Mais qui n'a rien à voir ni avec le libéralisme, ni avec le capitalisme : cela s'appelle le financiarisme qui est le cancer de l'économie alors que le libéralisme en est le guide de santé et le capitalisme (le financement privé des investissements privés) en est un des moyens.

Si s'engage, dans l'avenir, une sortie du capitalisme néolibéral (hausse du pouvoir de négociation des salariés et hausse des salaires, démondialisation et relocalisations, coopération fiscale entre les pays, passage aux énergies renouvelables), il y aura à la fois hausse de l'inflation, baisse de la profitabilité des entreprises et de la rentabilité du capital pour l'actionnaire, baisse des prix des actifs et recul des inégalités patrimoniales.

Faux ! Tous ces "rêves" idéologiques sont proprement absurdes. Ce ne sont pas les salaires qu'il faut augmenter, mais la consommation qu'il faut diminuer ; la hausse des salaires est une calamité si elle n'est pas liée à une hausse de la virtuosité des humains et de la valeur d'utilité des produits. La mondialisation est déjà finie depuis quelques temps et la continentalisation (Huntington) est en marche : l'Europe est le seul avenir de l'Europe. L'économie de demain sera une économie de proximité tant en production qu'en distribution. Les énergies "renouvelables" sont des fumisteries.

La seule idée correcte dans ce galimatias idéologique, c'est la fin imminente du financiarisme (erronément nommé capitalisme néo-libéral), non pour des raisons égalitaristes ou illibérales, mais parce que l'économie spéculative est devenue absurdement disproportionnée par rapport à l'économie réelle : elle vend et survend des promesses qui ne pourront jamais être tenues. Ce sont les Bourses qu'il faut affaiblir et non les Entreprises réelles.

Pour les salariés, un pouvoir de négociation plus important et la disparition des bulles sur les prix des actifs (avec aujourd'hui, par exemple, le renchérissement des prix des logements) sont de bonnes nouvelles, mais une hausse des prix qui réduit le pouvoir d'achat est une mauvaise nouvelle.

Faux ! Il faut abattre les syndicats en abattant le contrat d'emploi et le principe même du salariat. Chacun doit être sa propre entreprise et développer sa propre capacité de virtuosité et de production de valeur d'utilité. De plus, toutes les activités vont être robotisées et/ou algorithmisées à hauteur de 40% avant 2035. Il n'y aura plus de place ni pour les médiocres, ni pour les fainéants.

Patrick Artus n'est, en fait, qu'un crypto-gauchiste, sans doute adepte de Keynes et de Piketty. N'oublions pas que Natixis est à la botte de l'Etat et est donc l'anti-libéralisme incarné (Caisse d'Epargne, Banque Populaire, Crédit National).

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Le 21/08/2020

 

La notion de "famille" s'effondre.

 

Explosion des divorces et implosion des unions ; recomposition des ménages hors lignées génétiques ; gardes alternées et croisées des enfants ; prise en charge des enfants par des organisations diverses ; éparpillements géographiques ; fécondité nette en berne ; vieillissement de la population ; célibat croissant ; maisons de retraire pour les personnes âgées, dépendantes ou non ; etc …

La famille n'est plus le premier front de la solidarité sociétale.

 

Aujourd'hui, la vie sociétale s'organise autour de deux pôles premiers : le couple et l'individu. Et les organisations qui en découlent, sont radicalement différentes, voire antagoniques. Le tissu des couples et le tissu des célibataires ne procèdent pas de la même logique : les couples préfèrent une vie plutôt intériorisée alors que les célibataires mènent une vie plutôt extériorisée. Cela implique des infrastructures et des environnements assez différents.

 

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Lu dans la presse :

 

"Lundi 17 août, Besançon.

Les parents, l'oncle et la tante d'une adolescente musulmane de 17 ans l'ont tondue et violemment frappée. Elle souffre d'une côte cassée et d'hématomes "un peu partout", notamment au niveau d'une oreille. Les parents de la jeune fille lui ont dit : "Nous sommes musulmans, tu ne te marieras pas avec un chrétien".

Les imams et autres responsables religieux n'ont fait aucun commentaire. De même que les comités contre l'islamophobie, ni les associations de défense des femmes, les LGBT, les minorités racialistes et tous les bien-pensants donneurs de leçons qui restent lâchement muets à chaque événement de ce genre, si courant en France. Ils ne savent que manifester pour défendre leurs dogmes intolérants et leur obsession victimaire morbide. Culpabiliser et punir, tel est leur mode opératoire."

 

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De ma complice Néa :

 

"Oser lâcher une branche et s'accrocher à l'autre.

Bientôt, nous marcherons debout et cesserons de faire des grimaces, suspendus par une patte à la branche d'un arbre. Bientôt nous oserons quitter nos vieux modèles et nous ne nous taperons plus dessus pour une banane"

 

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Il est curieux de constater que nombre de gens croient encore que l'homosexualité est un problème génétique, alors qu'il n'est qu'un dérèglement psychologique le plus souvent lié à des dysfonctionnements, plus ou moins graves, des relations de l'enfance avec les parents ou des proches (y compris viol, inceste, etc …), surtout, ou avec des camarades ou éducateurs à l'école ou alentour.

 

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Le 22/08/2020

 

Selon l'ONG américaine Global Footprint Network, l'Overshoot Day (le jour du dépassement humain des ressources planétaires) tombe aujourd'hui …, donc de plus en plus tôt depuis 50 ans.

A partir de demain, l'humanité vivra à crédit et épuisera le patrimoine global.

Il reste 36% de l'année à couvrir.

 

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La médiocrité humaine m'est de plus en plus insupportable.

 

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Plus on vieillit, plus on se lasse de l'humain et de sa médiocrité, et plus on aspire à quitter ce monde humain minable et pitoyable.

On meurt alors doucement, par lassitude … et cette mort-là est une délivrance.

 

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Pour devoir les subir devant chez moi tous les ans ("Rallye de la Châtaigne" à la fin août), je le confirme haut et fort : les soi-disant "sports-moteurs" sont des activités d'abrutis, admirées par des abrutis, au total mépris des simples évidences écologiques, pénuriques et éthiques.

Il est impérieux d'interdire formellement et drastiquement toutes ces activités gabegiques et hystériques.

Ces crétins gaspillent le pétrole qui aurait pu aider nos petits-enfants !

 

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De Siddhârta Gautama :

 

"Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce."

 

Et ceci :

 

"Ce que nous sommes aujourd’hui résulte de nos pensées d’hier et de nos pensées d’aujourd’hui dépendra notre vie de demain. Notre esprit bâtit notre vie."

 

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Pour être authentique, la spiritualité ne doit viser que l'intemporel. C'est là qu'est le Sacré.

 

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L'orthodoxie grecque est d'abord hellénique, comme l'orthodoxie russe est d'abord slave, le catholicisme romain, d'abord latin, l'islamisme chiite, d'abord persan, l'islamisme sunnite oriental, d'abord arabique, et l'islamisme sunnite maghrébin, d'abord berbère.

Toutes ces religions ne sont que des vêtements qui couvrent des corps qui étaient déjà tout à fait formés, préexistants ; des vêtements qui ont épousé les formes de ces corps  et qui se sont adaptés à eux … et non l'inverse !

Au contraire de l'hellénisme, du judaïsme, de l'hindouisme ou du taoïsme, le christianisme et l'islamisme ne sont pas des traditions "natives", mais des religions inventées, importées et imposées de l'extérieur, des "religions en surimpression sur une vie et une culture de caractère différent" (Elie Munk).

 

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Le 23/08/2020

 

En émergence du fond de l'animisme primitif, les sept traditions spirituelles premières sont nées au 6ème siècle avant l'ère vulgaire : hellénisme, lévitisme, zoroastrisme, védantisme, bouddhisme, taoïsme et confucianisme.

D'elles sont nées les traditions secondes : christianisme et kabbalisme (issus tous deux de la rencontre entre lévitisme et hellénisme), rabbinisme (issu du pharisaïsme, dissidence du lévitisme), shivaïsme et vishnouisme (tous deux issus du védantisme), theravada, mahayana et vajrayana (tous trois issus du bouddhisme) vers le 3ème siècle de l'ère vulgaire.

Plus tard encore ces dernières ont engendré des traditions tierces : sunnisme (issu du christianisme), chiisme (issu du zoroastrisme teinté de sunnisme), lamaïsme (issu du bouddhisme vajrayana), tao-chiao (issu du taoïsme ou tao-chia), etc.

A chacune de ces générations, les traditions s'éloignent plus de la spiritualité, de la mystique et de l'ésotérisme, pour s'enfoncer dans le religieux, le dogmatisme et l'exotérisme.

Encore une démonstration de la théorie des trois générations : la première crée, la seconde exploite et la troisième dilapide.

 

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Dans le creuset de la spiritualité, la culture et la religion, le profane et le sacré, l'existence et l'étude se fondent pour donner une vie unifiée et libérée, féconde et joyeuse.

 

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L'hénothéisme (ou "monolâtrie") juif (un seul dieu tutélaire parmi d'autres dieux sans intérêt), tel qu'il fut formalisé dans la Torah lévitique au 6ème siècle avant l'ère vulgaire, ne se transforma que tardivement en monothéisme. Cette transformation se déroula en trois phases : la phase extatique avec les chapitres pseudépigraphes récents du livre d'Isaïe, la phase militante dans la dissidence pharisienne (contre le sadducéisme du Temple) et la phase dogmatisée avec le rabbinisme.

 

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Le premier chapitre de la Genèse ne mentionne aucun Nom divin : l'émanation du monde est impersonnelle : "En un commencement s'engendre des Puissances avec le Ciel et avec la Terre. Et la Terre advint, vide et consternante, et une Ténèbre sur les faces d'un Abîme et un Souffle des Puissances, palpitations sur les faces de l'Eau. Et il se dira : "Puissances, adviendra une Lumière" et il adviendra une Lumière. (…)"

Le verset 2;3 marque la fin du processus de l'émergence du monde en six étapes. L'humain a émergé de ce processus au soir du sixième "jour" (la sixième phase) aux versets 1;26 à 30.

Le Nom divin (le tétragramme YHWH) n'apparaît qu'après, pour la première fois au verset 2;4 dans l'expression YHWH Elohim : "l'Advenant des Puissances".

L'humain est déjà "matériellement" existant, mais son esprit reste à former pour qu'il puisse sortir de la condition animale, faite d'innocence et d'ignorance, d'inconscience et d'insouciance.

Le second récit de la genèse de l'humain, n'est pas une redite du premier (ils seraient d'ailleurs bigrement incompatibles et contradictoires).

Avec le second récit, c'est de la formation spirituelle de l'humain dont il s'agit.

Ainsi, le verset 2;7 dit bien : "YHWH Elohim formera avec l'humain (ha-'Adam) une poussière depuis (à partir de) l'humus ('Adamah symbolise la "condition humaine") et il soufflera dans sa narine un esprit (Nishamah) de Vie et apparaîtra l'humain pour âme (Néphèsh) vivante."

Pour que l'esprit humain puisse se développer, YHWH Elohim le place (mentalement) dans le jardin d'Eden (le mot 'Eden signifie le "temps" ; on parle donc du "jardin du temps") qui symbolise le monde de la Connaissance.

Ce monde de la Connaissance se déploie, pour l'humain, comme un vêtement au-dessus du monde physique.

Il est irrigué par quatre "fleuves" (chacun possédant sa propre portée symbolique) et possède deux arbres mythiques : celui de "la Vie" qui est au centre du jardin d'Eden, et celui de "la Connaissance du bon et du mauvais" qui pousse ailleurs dans le jardin.

Il est intéressant de constater que ce que les mauvaises traductions classiques traduisent par "la création de la femme à partir d'une côte de l'homme", n'a aucun sens.

L'humain ('Adam) devient Yish et Yshah c'est-à-dire le mental masculin (et non le mâle biologique du premier récit) et le mental féminin (et non plus la femelle), Jung parlerait, sans doute, de l'animus et de l'anima ; on dirait, aujourd'hui, la raison et l'intuition.

Et c'est bien sûr l'intuition (féminine) qui recevra l'initiation du Serpent-Devin (le plus intelligent des vivants) et qui connaîtra la première les secrets de l'Arbre de Vie (car la "Vivante" Yshah mangera du fruit de l'Arbre qui est au milieu du jardin, donc celui de la Vie et non celui de la Connaissance du bon et du mauvais ; ruse subtile du mystagogue Serpent-Devin envoyé par YHWH Elohim (qui a dû bien rire de ce mystagogat bien arrangé).

 

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La meilleure preuve que le judaïsme n'était pas un monothéisme, mais bien un hénothéisme, est la répétition, en bien des endroits de la Torah et de son livre fondateur (le Deutéronome), de l'expression : YHWH Elohénou c'est-à-dire "YWHW notre dieu". S'il n'y a qu'un seul dieu, unique et universel, pourquoi tant insister sur le "notre" ? Pour bien clairement faire comprendre que "notre" dieu n'est pas celui des autres  … qui existent néanmoins … parce qu'il existe plusieurs voies vers le Divin.

La voie juive passe par la Torah ; les autres pas.

J'insiste sur ce point pour mettre l'emphase sur le fait que tout monothéisme est un dualisme ontique (un dieu personnel extérieur au monde naturel) excluant le monisme. Monisme qui, pourtant, fonde la Torah (comme le montre le premier chapitre de la Genèse où aucun Nom divin n'apparaît) et qui irrigue pleinement la Kabbale.

YHWH est un dieu tutélaire et législateur qui est très loin d'épuiser le Divin (que la Kabbale appelle Eyn-Sof, le "Sans-limite").

YHWH est la Couronne (Kétèr, la première Séphirah) du Divin, mais il n'est pas le Divin.

 

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Malgré les diverses tentations de la nébuleuse orthodoxe, il n'existe aucun dogme dans le judaïsme. Il y a autant de judaïsme que de Juifs et c'est cela qui fait sa richesse et sa fécondité.

Cependant, le judaïsme repose sur des caractéristiques générales que chacun pourra interpréter au mieux pour les faire siennes.

Selon moi, ces sept caractéristiques spécifiques sont les suivantes :

 

  1. L'unité et l'unicité du Réel.
  2. La sacralité du Réel.
  3. L'intentionnalité du Réel.
  4. La Logicité et la rationalité du Réel (le Logos divin).
  5. Le respect de l'autre humain (dons son intériorité physique, affective, intellectuelle et spirituelle, et dans son extériorité patrimoniale, familiale et comportementale) à condition que cet autre ne nuise à rien ni à personne.
  6. La centralité de la Torah comme voie d'étude et de méditation vers l'accès au Divin.
  7. La protection due à la Maison d'Israël en tant que porteuse unique d'une tradition féconde et bienfaisante.

 

Il me semble que les cinq premières sont universelles et que les deux dernières sont spécifiques.

Il n'y est nullement question d'un Dieu personnel, d'une quelconque surnaturalité, d'une âme personnelle immortelle, d'une vie après la mort, de résurrection des morts, de punitions ou de récompenses "dans l'au-delà", etc … Cette liste de principes est donc fidèle à la voie du lévitisme originel et des sadducéens, épurée de toutes les "pollutions" chrétiennes et talmudistes.

 

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Chez les humains, leur porte-monnaie passe presque toujours avant leur âme.

 

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Faire la pute aboutit  toujours à attraper la vérole ...

 

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En des temps de temporalité chaotique comme les nôtres, la quête de l'intemporel (du Sacré, du Divin, autrement dit) devient vitale.

Le cheminement initiatique est très précisément la quête de l'intemporel au-delà des effervescences du temporel.

La spiritualité et la fraternité sont, très précisément, les ferments, intérieur et extérieur, de cette quête.

 

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Il est grand temps de faire et d'assumer la critique acerbe et lucide des notions de progressisme, de laïcisme, de rationalisme, d'humanisme, d'universalisme, d'égalitarisme, de socialisme ou de républicanisme ...

Ces notions sont désuètes ; elles sont des boulets hérités du 19ème siècle et doivent être remisées dans le formol des archives de l'histoire de la pensée.

 

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Le 19ème siècle (né avec les "révolutions" de la fin du 18ème siècle et enfanté par le criticisme du philosophisme) est le siècle de la dégénérescence de la modernité ; il a enfanté le nihilisme du 20ème siècle (Verdun, Auschwitz, Pearl Harbour, Hiroshima, Kolyma, Bhopal, Seveso, …).

Un siècle ingénioral, machiniste, mécaniciste, technicien …

 

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Le 24/08/2020

 

De  Gérald Bronner :

 

"Tous les efforts d'éducation que les sociétés démocratiques ont consentis paraissent avoir oublié un enjeu essentiel de la connaissance : l'esprit, s'il

s'exerce sans méthode, conduit facilement à la crédulité. Le doute a des vertus heuristiques, c'est vrai, mais il peut aussi conduire, plutôt qu'à l'autonomie

mentale, au nihilisme cognitif"

 

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Le 25/08/2020

 

Qu'est-ce que la Politique ?

 

La politique est l'art de la bonne gouvernance d'une cité ().

Deux questions se posent : qu'appelle-t-on la "cité" en étendue et en contenu ? et qu'appelle-t-on "bonne gouvernance" ?

 

La Politique d'hier.

 

Les cinq piliers de la Politique d'aujourd'hui sont :

 

  • Le démocratisme.
  • L'universalisme.
  • L'égalitarisme.
  • L'étatisme.
  • Le centralisme.

 

Les diverses crises de ces cinquante dernières années ont clairement montré que ces valeurs, issues du 18ème siècle, sont incapables d'affronter la réalité complexe du monde post-moderne.

Le démocratisme est devenu à la fois démagogisme, électoralisme et médiacratie.

L'universalisme pose que toutes les cultures se valent … ce qui est faux.

L'égalitarisme pose que tous les humains se valent … ce qui est faux.

L'étatisme induit une infantilisation et une déresponsabilisation des citoyens qui perdent tout goût pour l'autonomie.

Le centralisme transfère le pouvoir réel aux administrations et à leurs bureaucrates, en toute incompétence et inefficience.

 

La Chaotisation d'aujourd'hui.

 

Les débuts de la chaotisation paradigmatique coïncident avec la fin de "trente glorieuses" au cours des années 1970, c'est-à-dire avec les crises pétrolières (et la guerre de Kippour), l'avènement de l'informatique de gestion, la libéralisation de la contraception et de l'avortement, la révolution des ayatollahs en Iran, et la mondialisation de la finance spéculative.

Bref, cinq mots-clés qui sont les fléaux de cette chaotisation : pénurisation, surnumérisation, individualisation, radicalisation et financiarisation.

 

Une Politique pour demain.

 

Tout processus complexe évolue entre quatre pôles : son intention (pour le futur), son patrimoine (reçu du passé), ses ressources (prises au dehors) et ses règles de vie (élaborées du dedans). Ces quatre pôles doivent faire l'objet d'une régulation sereine afin que l'accomplissement du processus (ici le processus sociétal) puisse être cohérent et optimal.

 

Toute communauté humaine doit ainsi être régulée par quatre pouvoirs :

 

  • La bonne santé globale de la communauté sur le long terme est l'affaire du pouvoir prospectif.
  • La qualité des patrimoines communs, tant matériels qu'immatériels, et de leur transmission est l'affaire du pouvoir culturel.
  • L'éthique, les règles de vie et leur application sont l'affaire du pouvoir politique (au sens restreint).
  • La prospérité économique et la frugalité écosystémique sont l'affaire du pouvoir économique.

 

Ces quatre pouvoirs doivent travailler en réseau c'est-à-dire être clairement, à la fois, autonomes et interdépendants.

La désignation des personnes qui vont exercer ces pouvoirs pendant leur mandat limité en durée et en autorité, n'est en général pas affaire de suffrage universel qui impliquerait que les masses puissent comprendre les enjeux réels liés à chacun des pouvoirs, dans un monde devenant de plus en plus complexe. Il faudrait plutôt pencher vers un mélange d'aristocratie (une sélection des candidats pour s'assurer de la compétence technique et de la probité morale des mandataires) et de stochastocratie (un tirage au sort pour éliminer toutes les dérives idéologiques, partisanes, démagogiques et électoralistes).

En revanche, un conseil de surveillance des activités des quatre pouvoirs, pourrait, lui, participer d'un suffrage universel mélangeant de la démocratie pour désigner les éligibles, et de stochastocratie pour tirer au sort les membres effectifs de ce conseil de surveillance.

 

Un changement de paradigme.

 

Comment basculer de l'ancien paradigme à cet indispensable nouveau paradigme ? En redéfinissant le périmètre de la cité, en passant du national centralisé au continental régionalisé, en construisant la Fédération européenne des Régions en remplacement de l'Union européenne des Etats.

 

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Le 26/08/2020

 

Pour produire de l'énergie utilisable pour les activités humaines, il faut un carburant et un moteur.

Un carburant est un matériau qui porte de l'énergie soit sous la forme de liaisons chimiques (pétrole, bois, …) ou nucléaires (uranium), soit sous forme d'énergie cinétique (vent, courants marins, …), soit sous forme d'énergie potentielle (gravifique ou électromagnétique).

Plus le carburant est de mauvaise qualité (haute entropie), plus le moteur doit être puissant et sophistiqué, donc très coûteux en ressources et en argent, pour reconcentrer cette énergie trop diluée ; en conséquence le rendement global de la transformation est très mauvais.

Les carburants de bonne qualité ne sont que deux : la gravitation (l'hydroélectricité qui récupère de l'énergie solaire) et le nucléaire (qui vient des atomes hyper-lourds produits dans les étoiles, donc non renouvelables).

Les hydrocarbures ont tous été fabriqués grâce à la photosynthèse végétale qui a de très bas rendements et nécessite donc une très longue durée de reconstitution ; l'usage thermique des hydrocarbures produit de grosses quantités de dioxyde de carbone (gaz à effet de serre responsable du réchauffement et de la dérégulation climatiques).

Tout le reste (photovoltaïque, éolien, hydrogène - tant pour la fusion nucléaire que pour les piles à combustible -) ne donne que de mauvais carburants dont l'usage coûte très cher (en ressources et en argent) et dont les rendements sont trop mauvais.

 

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Le 27/08/2020

 

Le mot français "laïcité" n'est en général pas traduisible dans la plupart des autres langues … sans doute parce que, hors de l'histoire franco-française du 19ème siècle, ce mot n'a aucun sens.

La "laïcité" est une posture politique qui, en théorie, sépare radicalement les pouvoir politique des pouvoirs religieux (à l'époque seul le pouvoir catholique était visé). Le synonyme plus guerrier de "laïcité" était "anticléricalisme", c'est-à-dire le combat contre l'immixtion des clercs (les "curées") dans les affaires temporelles de la cité des laïcs (les non-clercs).

Mais ce combat est évidemment absurde dans la mesure où les "croyants", tant  personnellement que collectivement, subordonneront toujours leurs convictions politiques à leurs convictions religieuses.

Vouloir construire un mur étanche entre ces deux ordres de conviction est évidemment et ridiculement illusoire.

Il convient alors de lier le terme "laïcité" (qui devient, alors, un laïcisme) à celui d'athéisme : alors le combat pour la laïcité masquerait un combat pour éradiquer toutes les convictions religieuses au profit d'une obligation pour tous d'être athée ou, du moins, de vivre en athée. Ce qui est, évidemment, tout aussi illusoire.

On comprend bien les pères fondateurs de l'idée de laïcité, de vouloir confiner les convictions religieuses à la stricte sphère privées et d'imposer, dans la sphère publique une attitude rationaliste, citoyenne, libre de tout joug religieux.

C'est encore totalement illusoire.

Notre époque vit les limites de l'absurdité de la laïcité où l'on veut, en même temps, gommer toute trace de christianisme jusque sur les blasons et armoiries de certaines villes et villages, jusqu'à interdire les sapins de Noël et les galettes des rois, et, en même temps, éradiquer de l'école républicaine, tout enseignement ou repas ou activité, qui pourrait égratigner les superstitions musulmanes

C'est en fait ce faux concept de "laïcité" française qui est le talon d'Achille sur lequel s'acharnent (avec la bénédiction des socialo-gauchismes) les fondamentalismes musulmans

 

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Un très beau proverbe juif :

 

"On ne peut donner que deux choses à ses enfants :

Des racines et des ailes."

 

Les racines de la Torah et les ailes de l'Esprit.

 

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Le 28/08/2020

 

Si l'on considère un volume spatial donné, invariable et fermé à tout échange avec l'extérieur, et si ce volume V contient une activité donnée constant donnée par la valeur de l'énergie totale E qu'il recèle, trois caractéristiques très générales peuvent être données :

 

  1. La densité énergétique globale qui est E/V .
  2. La concentration KE (ou son inverse, la dilution) globale de cette énergie, donnée par la dispersion de sa distribution dans ce volume.
  3. L'utilisabilité globale de cette énergie, donnée par la part EU qui pourra en être extraite par le transformation T, laissant de l'énergie inutilisable sous forme de déchet ED.

 

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Nos cinq défis reformulés autrement :

 

  • Décroissance matérielle au profit d'une croissance immatérielle.
  • Décroissance technologique au profit d'une croissance noologique.
  • Décroissance bureaucratique au profit d'une croissance autonomique.
  • Décroissance économique au profit d'une croissance écosystémique.
  • Décroissance sociale et extérieure au profit d'une croissance spirituelle et intérieure.

 

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La macro-économie n'existe tout simplement plus. L'économie connaît une fragmentation totale menant à un équivalent de dérèglement climatique mondial. Il n'y a plus de "grands équilibres", Nous vivons un chaos loin de tout équilibre. Les gros mastodontes (CAC40 et autres) d'antan, s'effondrent les uns après les autres. Et c'est très bien comme ça. C'était prévu depuis longtemps. Les dinosaures disparaissent et les lémuriens triomphent. Les grands indicateurs classiques : croissance du PIB, taux de chômage, niveaux d'endettement, … ne signifient plus rien. Il n'y a plus de "système économique mondial cohérent", il n' y a plus que des mosaïques éclatées de systèmes économiques locaux, fondés sur des PME, dans des économies strictement de proximité.

Tout ce que l'on a voulu mondialiser, s'effondre. : l'économie "mondiale" comme le reste.

Tant que le système économique global était près de l'équilibre, les "économistes" pouvaient pavaner, ratiociner, pronostiquer et expliquer (après coup), imbus de leur "science" ; mais aujourd'hui, cette "science économique" est désignée pour ce qu'elle a toujours été : une imposture !

Les leurres théoriques que sont les "lois économiques" et les "modèles économiques" sont aujourd'hui démasqués : le seule loi économique qui vaille, est la "loi de la jungle", la loi des plus malins, la loi des plus adaptatifs, la loi de plus souples, la loi des plus aptes ; la loi des plus lourds, des plus puissants, des plus forts n'a jamais eu cours dans la Nature, sinon les dinosaures seraient toujours les rois de la fête, ce qui n'est plus le cas depuis la fin du jurassique !

L'heure n'est plus au poids, mais à l'intelligence … et ces deux caractéristiques sont presque toujours incompatibles : les "gros" sont "cons".

 

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Quelques chiffres simples :

 

  • Le COVID-19 a causé à ce jour 822.510 morts, sur 7,8 milliards d'habitants en 2020.
  • La Grippe Espagnole a causé 50 millions de décès, sur 1,9 milliards d'habitants en 1918-1920.
  • La Grippe Asiatique a causé 1, 1 à 2 millions de décès, sur 2,9 milliards d'habitants en 1957.
  • La Grippe de Hong-Kong a causé 1 million de décès, sur 3,6 milliards d'habitants en 1968.

 

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Les "lois" scientifiques ne font qu'exprimer la logique d'évolution et de maintien d'un état d'équilibre. Mais les systèmes réels connaissent aussi et souvent des états "loin de l'équilibre" où ces "lois" ne jouent plus et où les évolutions sont chaotiques, cherchant à faire émerger de nouvelles conditions d'équilibre qui, à leur tour, seront caractérisées par de nouvelles "lois" d'équilibre.

 

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Le 29/08/2020

 

La gauche marxisante tente, aujourd'hui, de transformer la "lutte des classes" (qui n'existe plus si elle a jamais existé) en une soi-disant "lutte des races" : l'occident se serait honteusement enrichi par la colonisation et l'esclavagisation des non occidentaux.

Foutaises !

Indépendamment de toute considération morale et éthique, depuis longtemps les historiens et les économistes savent que les colonies coûtent plus qu'elles ne rapportent (du fait des dépenses d'administration, d'infrastructure et de maintien de l'ordre) et que les esclaves coûtent plus qu'ils ne produisent (leur productivité nette étant, évidemment, minimale sinon négative).

Il suffit de regarder une carte pour comprendre que ce sont les pays occidentaux n'ayant jamais pratiqué le colonialisme qui sont aujourd'hui les plus riches et que ce sont les zones du monde où l'esclavage a été pratiqué qui sont aujourd'hui les moins prospères (Afrique en tête car il ne faut jamais omettre l'esclavage massif des Noirs par les Noirs durant des siècles, et encore aujourd'hui !).

Mais depuis quand les gauchistes s'intéresseraient-ils aux faits réels ?

 

(Sources : François Quesnay, Pierre-Samuel Dupont-de-Nemours, Adam Smith, Deirdre McCloskey, Ferghane Azihari, …)

 

 

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Le marxisme (la lutte des classes), le racialisme (la lutte des races), le sexualisme (la lutte des sexes), l'islamisme (la lutte des religions) et quelques autres veulent, à toutes fins, réduire l'histoire humaine à un rapport de dominants à dominés, d'oppresseurs à victimes.

De telles visions dualistes sont non seulement ridicules par leur simplisme mais factuellement fausses.

De plus, elles se contredisent mutuellement : les pauvres sont blancs aussi, hommes et femmes, les esclavagistes sont d'abord noirs et arabes, pas blancs, les femmes ont toujours régenté le monde dans les coulisses, les riches ne le sont pas restés et les pauvres non plus, les petits revenus sont beaucoup plus bourgeois et capitalistes que les gros, l'homosexualité féminine est bien plus importante que la masculine, etc …

Dans ces conditions, tout qui vit, est toujours, à la fois, oppresseur et victime d'un autre … et ces catégories ne tiennent plus. Dont acte !

 

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La mondialisation étant désormais un leurre et une illusion enterrés, l'universalisme philosophiste étant maintenant reconnu comme un angélisme naïf, la question est de savoir sur quel(s) critère(s) la partition de l'humanité est en train de ce faire ? En fait, il n'y a, paraît-il, que deux critères en lice : le patrimoine culturel (ou civilisationnel – c'est le critère de Huntington ou de Nadoulek que je partage) ou le patrimoine économique (ou naturel – et sa durabilité, c'est-à-dire sa capacité à résister à l'épuisement).

Je pense, en fait, que ces deux critères se conjuguent non pas dans un "ou" mais dans un "et" : les continents "gagnants" seront ceux qui sauront s'appuyer sur les deux types de patrimoine à la fois.

En ce sens, le monde devient tripolaire et les trois locomotives continentales déjà en place seront l'Euroland, le Sinoland (dont le modèle idéologique le condamne à une perpétuelle fuite "progressiste" en avant) et l'Angloland (dont le modèle économique le condamne à un isolationnisme "patriotique" de plus en plus  archaïque).

Les cinq autres continents reposent sur des patrimoines trop fragiles (Afroland, Indoland, Russoland, Islamiland et Latinoland) pour jouer un rôle moteur, et s'y développeront les dictatures d'une nomenklatura qui phagocytera leurs patrimoines naturels en voie d'épuisement rapide.

 

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Le 30/08/2020

 

Lorsqu'un homme regarde une femme, il voit d'abord sa beauté, pas son intelligence.

Lorsqu'une femme regarde un homme, elle voit d'abord sa puissance, pas sa connerie.

 

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Gilles Cohen-Tannoudji et Michel Shapiro, dès 2008, résumaient la situation objective du modèle standard des particules élémentaires :

 

"Aujourd'hui, nous savons que les constituants élémentaires de la matière, les fermions, se partagent en deux grandes catégories déterminées par leur participation aux interactions fondamentales :

  • les leptons, d'une part, qui ne participent pas à l'interaction forte ;
  • et les quarks, d'autre part, qui participent à toutes les interactions.

(…)

Le tableau des constituants élémentaires de la matière (…) montre une autre classification indépendante de la participation aux interactions , et structurées en trois générations qui ne diffèrent que par leur masse.

Dans la première génération, l'électron, le quark u et le quark d, qui sont les constituants exclusifs de la matière ordinaire, (…) sont stables.

A l'exception des neutrinos, les particules des deux autres générations sont plus lourdes et instables (…) Cette structuration des constituants de la matière en générations n'est pas expliquée par le modèle standard".

 

Et elle ne l'est pas parce qu'elle est purement artificielle et ne correspond qu'à de pures conjectures mathématiques aussi inutiles que vaines.

Ce que Cohen-Tannoudji et Shapiro nous disent, avec doigté, c'est que le modèle standard des particules ne correspond en rien à la réalité physique : ce ne sont que des artifices qui contreviennent gravement aux principes de cohérence, de simplicité, de logicité et d'optimalité qui sont les caractéristiques profondes du Réel et qui doivent, par conséquent, être aussi celles de toute théorie cosmologique.

Bref : ces "particules" de deuxième et troisième génération n'existent tout simplement pas ; elles sont des fantasmes mathématiques qui tentent de cacher deux vérités essentielles :

  • Dans la réalité cosmique, il n'y a pas de particules élémentaires parce que le Réel n'est ni atomistique, ni mécanique, ni analytique, ni réductionniste.
  • Dans la théorie cosmologique, l'idée d'un modèle standard des particules élémentaires" est tout simplement une impasse, parce qu'elle est fausse dans ses principes les plus fondateurs.

On a cru pouvoir étendre la phénoménologie quantique aux niveaux subatomiques. Ce fut une terrible erreur : le langage quantique ne fonctionne qu'au niveau des atomes et, en deçà, il ne fonctionne tout simplement plus (sauf parfois, "aux forceps").

Dans la réalité physique, il n'existe que deux "grumeaux" de matière stable :

  • le premier est le neutrino qui est la forme la plus simple et la plus archaïque de matière,
  • le second est appelé (par moi) le protéus parce qu'il peut prendre plusieurs formes (neutron, atome hydrogénique ou paire électron-proton).

Quant aux interactions locales (je ne parle pas ici des interactions holistiques dont relèvent la force expansive et la force gravifique), elles ne sont que deux formes :

  • Soit intraprotéïque ; la force électrofaible,
  • soit interprotéïque : les forces nucléaire forte et électrodynamique (selon qu'il y ait contact ou influence).

 

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Le 31/08/2020

 

La liberté de penser, tout humain la possède, en lui, intégralement, depuis tours. Chacun est libre de penser ce qu'il veut malgré la bien-pensance, le politiquement correct, la hargne des rétro-activismes et la bêtise des réseaux sociaux.

En revanche, c'est la liberté de parler qui est, aujourd'hui, en danger. Chacun doit avoir la liberté de dire que l'égalitarisme est absurde, que le féminisme est ridicule, que l'islamisme est nocif, que le racialisme est débile, que l'homosexualisme est déviant, etc …

Comme chacun doit avoir le droit de dire le contraire.

 

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De Georges Picar :

 

"Ce que disent les cons ? Ils ne le savent pas eux-mêmes, c’est leur sauvegarde. La parole du con, sans être libérée du sens, ne s’astreint pas à l’exactitude.

Crécelle à vocation phatique, destinée à repousser le silence dans les coins. Le con (…) s’accroche aux lieux-communs comme un trapéziste saoul à son filin. Il

agrippe la main courante des phrases toutes faites et ne lâche plus."

 

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De Salman Rushdie :

 

"Google, c'est la grande césure historique à partir de laquelle l'hystérie s'est

propagée par voie électronique. L'instrument idéal pour vous chercher des poux."

 

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De façon générale, l'occultisme me paraît un dévoiement de la spiritualité.  Les voies de la spiritualité sont limpides, simples et lumineuses : elles sont un dévoilement et non une occultation. Quel besoin de passer par de l'invisible, alors que tout est visible pour qui ouvre les yeux ?

 

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La "guerre" entre jacobites et hanovriens me paraît bien être la cause profonde de la querelle maçonnique entre les "Ancients" et les "Moderns", donc être à la source de la différenciation, en France surtout, entre la Franc-maçonnerie régulière (venant des Ancients, Irlandais et Ecossais) et les mouvances dites "libérales" (héritières des Moderns londoniens).

 

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De mon ami, Benoît de Guillebon :

 

"C’est en 2000 que Paul Crutzen a popularisé le mot Anthropocène, pour décrire la période particulière que nous vivons où l’Homme est devenu une force géologique. 'L’Atlas de l’Anthropocène' de François Gemenne et Aleksandar Rankovic traduit en chiffres et en graphiques la « grande accélération » qui s’est produite depuis les années 50. 'L’Anthropocène fait ressortir notre immense responsabilité, mais aussi l’opportunité de redéfinir notre rapport à la Terre'. Dans « Les émotions de la Terre », Glenn Albrecht fait le constat que l’Anthropocène est 'caractérisé par de puissantes forces globales qui étouffent et éteignent progressivement la vie sur Terre', mais que nous n’avons pas les mots pour décrire les émotions que nous éprouvons face à ce changement écologique. Depuis de nombreuses années, ce philosophe travaille à créer des nouveaux mots pour représenter ces émotions et donc pour faciliter la transition vers un nouveau monde, le 'Symbiocène' qui devrait remplacer l’Anthropocène."

 

Symbiocène : l'ère de la "vie ensemble", l'ère du "tout et tous au service de la Vie".

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NOUVEAU (depuis ce 2/1/2020): Le Tome 22 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement).