Tisserand de la compréhension du devenir
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Actualité - De l'Etre au Devenir - Octobre 2019

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

Le 01/10/2019

Michel Houellebecq a raison de pointer du doigt ces Français "catholiques non chrétiens" pour désigner cette frange hyper-conservatrice, héritière de Joseph de Maistre, d'Auguste Comte, de Charles Maurras, entre autres, comme, aujourd'hui, un Eric Zemmour. Tous ces pseudo-penseurs, quoique sans beaucoup de foi et en l'absence de toute spiritualité,  s'accrochent comme des morpions, aux institutions cléricales et à leur pouvoir moral. 

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L'antiquité philosophique et spirituelle est tripolaire : Jérusalem, Athènes et Alexandrie.

On pourrait peut-être spécifier cette tripolarité par trois mots-clés, à savoir respectivement : Ethicité, Rationalité et Mysticité.

Rome a phagocyté Athènes et sapé Jérusalem et Alexandrie … et cela a donné, toujours respectivement : le moralisme, le juridisme et le christianisme.

Dans les trois cas, il y a dégénérescence.

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Montaigne : le triomphe conjoint de Socrate (humanisme) et de Pyrrhon (scepticisme).

 

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Une immense majorité de Français ne connait ni ne comprend rien ni aux mathématiques, ni à la statistique, ni aux sciences exactes, ni à l'histoire, ni à l'économie, ni  à la finance …  mais elle a un avis sur tout, veut le donner à  tous ceux qui se fichent de son opinion ou qui en connaissent bien plus long qu'elle, cependant, comble de fatuité bête, elle refuse d'écouter, d'entendre ou de croire ceux qui, eux, savent de quoi ils parlent.

La pente savonneuse  du complotisme s'ouvre toute grande devant leurs pieds.

 

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La connaissance des sages est devenue moins crédible que l'opinion des crétins.

 

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Il fâcheux de constater que le terme "élite", aujourd'hui, désigne bien plus les démagogues qui phagocytent les pouvoirs publics, que les vraies élites spirituelles ou intellectuelles dont la parole est devenue inaudible … faute de relais  crédibles, sans doute.

 

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Les réseaux dits sociaux sont devenus l'immense amplificateur du crétinisme humain. La masse des opinions stupides fait office de "vérité".

 

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L'émotion triomphe de la raison.

Notre époque se condamne à l'erreur et à l'horreur.

 

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Et cette question de Michel Houellebecq :

 

" Car que se passerait-il en effet si le Christ revenait et déambulait dans les rues de Rome, prêchant et accomplissant des miracles ? Comment le pape actuel réagirait-il ?"

 

C'était bien l'objet d'un chapitre célèbre des "Frères Karamazov" de Dostoïevski qui opposait Jésus-le-Christ, revenu sur Terre, au Grand Inquisiteur et que Houellebecq résume ainsi :

 

" Revenant sur terre, le Christ est aussitôt emprisonné par les autorités ecclésiastiques. Le Grand Inquisiteur, venant lui rendre visite dans sa cellule, lui explique que l’Église s’est très bien organisée sans lui, qu’on n’a plus besoin de lui – et que, même, il dérange. Il n’a donc d’autre choix que de le faire exécuter à nouveau."

 

Eh oui ! Il faudra s'en faire une raison : Jésus ne fut jamais chrétien et certainement pas catholique.

 

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Il me semble nécessaire de redéfinir la raison et la rationalité en éloignant ces deux concepts du classique carcan logico-déductif.

La rationalité, dont l'instrument est la raison, est une posture intellectuelle construite sur la recherche méthodique et méthodologique de la cohérence la plus parfaite possible entre :

  • d'une part, l'univers-réel ou nouménal qui n'est accessible que par l'intuition,
  • de seconde part, l'univers-image ou expérimental nourri par le vécu et l'observation,
  • et, de dernière part, l'univers-modèle ou théorétique élaboré par l'intelligence et censé "expliquer" l'univers-réel sur base de l'univers-image.

Il ne s'agit donc plus d'une rationalité construite sur une "vérité analytique" de type cartésienne, mais d'une rationalité plus vaste construite sur une "cohérence holistique". Et cette cohérence consiste en la parfaite superposition, en un parfait isomorphisme entre les trois univers :

  • l'univers-image qui se construit par accumulation mémorielle - c'est le domaine de l'expérience ;
  • l'univers-modèle qui se construit par reliance intellectuelle - c'est le domaine de la doctrine ;
  • l'univers-réel qui se devine par résonance intuitionnelle - c'est le domaine de la spiritualité.

Mais bien sûr, cette cohérence parfaite ne sera jamais atteinte ; elle se construit par niveaux successifs comme sur une échelle de Jacob que l'on grimpe de degré en degré, tant personnellement que collectivement.

 

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Le rationalisme est la religion d'une rationalité dogmatisée.

 

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La Joie est le signe de l'Accomplissement. Et l'Accomplissement plein de l'Esprit n'est au fond que sa Cohérence parfaite.

 

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Le triangle "Cohérence-Accomplissement-Joie" résume, à lui seul, le cheminement et le fondement de toute démarche spirituelle et intellectuelle.

Cette démarche implique la cohérence entre le dedans (intériorité) et le dehors (extériorité), entre l'avant (mémoire) et l'après (volonté).

 

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Le Sage et le Saint sont deux figures assez radicalement antagoniques puisque le Sage tend à accomplir la Vie dans chaque ici-et-maintenant, alors que la Saint vise la béatitude d'une autre vie dans un autre monde.

 

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Le Saint ne vit pas la Vie ; il vit la Loi.

Le Sage vit la Vie ; et sa vie fait Loi.

 

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Mon ami Roger-Pol Droit définit joliment Spinoza comme : "(…) géomètre côté pile, mystique côté face (…)".

L'Ethique est un monument mystique, mais écrit more geometrico

 

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Notre époque exige une réponse à ces vraies questions : qui est "barbare" ?

Quelle est la nature de cette nouvelle barbarie qui gangrène notre civilisation ? Et qu'est-ce que "notre civilisation" ?

Naguère, la réponse était simple : le barbare est celui qui n'adhère pas ou qui attaque ou qui abîme le paradigme de la modernité tel que l'avaient institué le philosophisme du 18ème siècle. Mais, aujourd'hui, ce paradigme (qui fonde "notre civilisation") s'effondre sous le poids de ses propres utopies, idéologies et fantasmes. Il ne peut plus être l'aune ni de la civilisation, ni de la barbarie.

Dès lors, deux nouvelles barbaries montrent leur sale groin : celle qui profite de cet effondrement pour laisser libre cours à ses instincts de parasite et de charognard (l'islamisme, les rétro-activismes ou les populismes, par exemple) ; et celle qui, plus policée, plus sournoise, plus insidieuse, refuse l'idée même de cet effondrement (les conservatismes, le financiarisme, les bourgeoisismes, par exemple) et sape, par tous les moyens, l'émergence d'un nouveau paradigme salvateur et fondateur d'une nouvelle civilisation.

 

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Notre époque vit l'effondrement de deux cycles civilisationnels : celui de l'industrialisme (exploitation exponentielle de la Nature et de la Vie par "l'outil") né avec la révolution néolithique, et celui de l'humanisme (sacralisation obsessionnelle de "l'homme" contre le Réel) né avec la Renaissance.

Car qu'est-ce que la "modernité" sinon l'humain au service exclusif de l'industrie et l'industrie au service exclusif de l'humain.

Le nouveau cycle qui s'entrouvre déjà, sera celui de la Spiritualité (au-delà de l'outil) mise au service de la Vie et de l'Esprit (au-delà de l'homme).

 

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Spinozisme : mystique moniste, panenthéiste et naturaliste.

Il sera le socle de la spiritualité à venir !

 

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Le problème n'est pas l'Être. L'Être n'est pas puisque tout advient et devient dans une perpétuelle impermanence. Tout est processus. Le Tout est un processus qui englobe tous les processus.

La philosophie doit, dès lors, revenir à l'existence, à la vie, à la chair, au vécu … sans sombrer dans les existentialismes qui n'ont ni vu, ni compris, que le processus cosmique est guidé par une intention et possède, donc, un sens (l'accomplissement) et une direction (la complexification) bien au-delà des humains.

 

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Chaque paradigme civilisationnel dure environ cinq siècles et vit cinq phases successives d'un siècle environ chacun : naissance, croissance, maturité, déclin et disparition.

Ainsi, pour comprendre le fondement d'un cycle civilisationnel, faut-il scruter la pensée du siècle de son apogée, c'est-à-dire le troisième après son avènement.

Par exemple, le dix-huitième siècle est le cœur du cycle de la modernité, comme le quatrième d'avant l'ère vulgaire fut celui de l'hellénité, ou le deuxième pour la romanité, ou le septième/huitième pour la chrétienté, ou le treizième pour la féodalité.

Le vingt-troisième siècle connaîtra et exprimera donc les profonds fondements du paradigme qui commence à enfin émerger.

 

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Bien plus que la destruction du mur de Berlin en 1989, c'est l'avènement de Donald Trump en 2016 qui marque le mieux la fin du "monde d'avant", celui de la "modernité", celui de l'américanisation et de la mondialisation américanisante qui suivirent la fin de la seconde guerre mondiale.

 

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Le seul point de la pensée de Schopenhauer que je partage, est la désespérante fixité et la navrante permanence de la "nature humaine". En cette matière, il n'y a aucun "progrès" depuis cent millénaires. L'humanité est une gaussienne dont ni la moyenne, ni l'écart-type n'ont beaucoup évolués. Avec Nietzsche et contre Schopenhauer, je pense qu'il faut qu'advienne une surhumanité qui dépasse l'humanité pour que la Vie et l'Esprit triomphent du caprice et de la bêtise.

Cette émergence devra passer par une profonde mutation épigénétique et une scission de la gaussienne humaine en deux gaussiennes distinctes : les humains et les surhumains. Cette scission est déjà en cours … !

 

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Nietzsche disait : "L'on devient plus philosophe à mesure que l'on devient plus musicien.".

Toute œuvre musicale - comme le Réel pris comme un tout, comme tous les processus qu'il englobe symphoniquement - est un processus constructiviste et polyphonique qui s'élabore autour de trois composantes : des lignes mélodiques, des modes harmoniques et des séquences rythmiques (une néguentropie, une entropie et une énergie).

En musique comme en physique, il n'y a pas de "vérité", mais il y a plus ou moins de cohérence.

 

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Trop longtemps, la philosophie s'est identifiée avec l'entropie : la tranquillité, la sagesse de l'enfant sage, l'uniformité, la pacification, la tempérance, l'harmonie.

Nietzsche, après Héraclite et Diogène de Sinope, sans doute, a chanté la néguentropie, le dionysisme, la démesure, le créativisme débridé, le tragique, la vie vivante et violente, inique et tueuse, l'irréductible diversité des mélodies.

Il est sans doute temps, aujourd'hui, d'appliquer à la philosophie les règles de la physique du Réel, et de voir que ces deux voies entropique et néguentropique forment une indissociable bipolarité comme le yin et le yang taoïstes. L'une nourrit l'autre, et ne peut exister sans l'autre.

La lénifiance entropique et l'exubérance néguentropique sont également indispensables à l'accomplissement du Réel.

 

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La dignité humaine consiste à écarter tout ce qui est humainement indigne.

Tautologie déguisée … Le dignité humaine est un concept vide. Exit Kant !

 

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La vertu masque l'impuissance.

La justice masque la vengeance.

L'égalité masque le ressentiment.

 

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Entre la réalité du Réel et le Modèle que l'humain s'en fait, il existe deux ponts : celui de la sensibilité (l'homme "capte" l'univers par voie sensitive et intuitive) et celui de l'idéalité (l'homme "idéalise" le Réel par simplification, mathématisation, …).

Tant la sensibilité que l'idéalité sont susceptibles de biais énormes en ne cherchant que ce que l'on veut trouver et en ne trouvant que ce qui confirme ce que l'on pense.

Plus la distance entre l'humain et le Réel s'agrandit (soit parce que l'humain investigue le "trop" de l'univers - trop loin, trop grand, trop petit, trop chaud, trop froid, trop complexe, trop fugace, etc … -, soit parce que l'humain vit de plus en plus "hors sol" et perd le contact avec lui), plus ces biais prennent des proportions démesurées.

Il est urgent, tant en sciences que dans la vie, de se replonger dans la réalité du Réel, de vivre le Réel, d'accepter et d'assumer le Réel tel qu'il est et tel qu'il va.

Il est urgent de ne plus considérer le Réel comme une abstraction extérieure qui doit se plier aux grilles de lecture humaine, mais, tout au contraire, de vivre le Réel comme la substance, la forme et l'élan même de ce qui nous croyons être.

 

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Plus encore que dénaturée, l'humanité est devenue déracinée.

Elle vit "hors sol" dans un monde artificiel et artificialisé ; elle ne sait plus qu'elle appartient totalement au Réel et qu'elle est pleinement soumise à la Logique de ce Réel.

Elle a sombré, corps et âme, dans un Imaginaire schizophrénique et autiste. Elle se gave de mots vides : égalité, progrès, justice, droit, etc … Elle est devenue radicalement idéologique, hallucinée d'utopies et d'uchronies, de nostalgies et de fantasmes, d'illusions et d'apparences.

Jusques à quand le Réel tolèrera-t-il le parasitisme éhonté de cette humanité qui "ne joue pas le jeu" de sa participation et de sa contribution au Réel qui est, à la fois, sa seuls source et sa seule justification ?

L'humanité est au service du Réel et de son projet, et non l'inverse !

L'humanité, si elle ne contribue pas positivement au trajet vers la réalisation de ce projet, disparaîtra. Et nous ne sommes pas loin du point d'inflexion … ce que les collapsologues ont parfaitement compris.

 

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Le 02/10/2019

 

Il faut oublier les humains et réapprendre à aimer le Réel.

 

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Parmi les milliards d'humains, il est probable qu'il existe quelques hommes.

 

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De Tim Cook, patron d'Apple :

 

" [Apple] a démocratisé de nombreuses pratiques. (…) Cela offre aux gens plus de moyens d'exprimer leur créativité. Et cela tombe bien, car c'est justement dans ce but qu'Apple a été créé (…) ! C'est notre histoire, c'est notre philosophie. Permettre aux individus de s'adonner librement à leurs passions créatrices, artistiques, voilà ce que nous aimons faire chez nous."

 

Ou bien ce type est le plus grand menteur du monde, ou bien il est complètement aveugle : l'immense majorité des "gens" n'a aucune créativité et n'utilise la technologie que pour produire de la daube.

 

Un leitmotiv revient sans cesse : "faciliter la vie des gens" … Typiquement américain … Mais ce qui est facile ne vaut rien !

Ce n'est pas "faciliter la vie" qu'il convient de viser, mais bien "ne jamais la compliquer inutilement".

La complexité enrichit l'existence ; la facilité l'appauvrit.

 

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Parmi les GAFA, les deux dangereux à abattre d'urgence sont les deux trafiquants d'immatérialités (dans les deux sens du verbe "trafiquer") : FaceBook et, surtout, Google. Apple est un fabricant d'objets informatiques qui va bientôt disparaître et Amazon n'est qu'une plateforme logistique néo-classique.

 

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La vie réelle, n'est ni errance, ni itinéraire ; elle est trajet ; un trajet construit, pas à pas, afin que chacun chemine vers la réalisation de son projet de vie, dans un monde surprenant, riche en opportunités, en embuches et en surprises.

 

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L'ère du christianisme couvre, comme toute ère, trois paradigmes successifs (chrétienté unifiée, féodalité et modernité). Elle s'effondre actuellement avec son dernier avatar moderniste (spécialement du côté catholique vaticanesque et du côté protestant évangéliste). Un néo-christianisme (celui de l'Esprit après celui du Fils, si l'on en croit Joachim de Flore) émergera probablement du chaos chrétien actuel.

Mais ce néo-christianisme devra se refonder sur d'autres valeurs que celles qui avaient fondé le christianisme classique (et ses versions laïques que furent le socialisme et le populisme).

Ces six valeurs obsolètes sont l'égalité (devant Dieu ou devant le salut), la charité (la solidarité, l'assistanat), la dualité (ciel/terre, âme/corps, ici-bas/au-delà, etc …), le vérité (le dogme et les réponses immuables) l'universalité (la catholicité, l'indifférencialisme) et l'humanité (l'humain au-dessus de la Nature, l'humanisme, l'anthropocentrisme).

 

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En lisant les philosophes, je ne cherche pas des réponses ; j'ai les miennes sur presque tout et elles me conviennent et me suffisent. Je cherche plutôt de nouvelles questions …

C'est grâce à ces questions inédites et impensées que je peux enrichir et consolider mon système d'idées, en tester et en  raffermir la cohérence.

 

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Le 03/10/2019

 

Les antispécistes considèrent que l’insémination artificielle est un viol … !

Les antispécistes sont des idiots.

Dans le Nature, toute copulation est un viol si l'on veut rendre isomorphes les mœurs des animaux et les comportements humains. La notion de consentement mutuel n'existe pas dans la Nature. Le mâle en rut ou la femelle en chaleur tente sa chance et gagne ou perd, sans états d'âme, sans compassion, sans considération pour "l'autre".

Cela est vrai pour d'autres comportements que sexuels : chaque espèce vivante se nourrit d'autres espèces vivantes et, de ce fait, se distingue d'elles : le lapin mange la carotte et le lion mange la gazelle, sans leur demander leur avis, sans attendre leur consentement et sans état d'âme.

C'est précisément cela seul qui distingue l'humain des autres espèces : lorsque l'homme tue un animal, il a conscience qu'il tue et que cette immolation pose la question éthique et lorsque l'homme viole un autre humain, il a conscience qu'il viole et que cette violence pose aussi la question éthique.

L'espèce humaine n'est donc éthiquement en rien comparable à quelque autre espèce que ce soit. Il y a donc spécisme de facto.

L'antispécisme est un anthropocentrisme caricatural qui nie les différences de nature entre les espèces.

 

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La mort de l'autre est infiniment plus difficile que la mort de soi. La mort n'est un problème philosophique et spirituel que par la mort de l'autre.

Personnellement, je suis déjà deux fois veuf : ma première épouse (mon sergent dans Tsahal) a été tuée pendant la guerre de Kippour ... et moi j'ai été laissé pour mort avec le dos cassé. Ma deuxième épouse (mère de mes enfants) est morte d'un cancer du colon.

Domi, ma troisième épouse, de 15 ans ma cadette, sort d'un cancer du sein.

Ces quelques lignes pourront, je crois, convaincre que la mort de l'autre est quelque chose que je connais.

Ma conviction profonde est que la Vie dépasse tous les individus qui existent entre naissance et décès. La Vie, elle, est immortelle. Nous en participons, nous y participons. La Vie se vit à travers nous. Et c'est elle qu'il faut aimer de toutes nos fibres, à travers soi, à travers cette pâquerette, à travers cette mésange, à travers ce lombric, et à travers nos proches.

 

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Il est effrayant ce concept notoirement faux de "classes sociales", ce lapin pouilleux que Marx sortit de son chapeau miteux.

Il n'y a pas de classes sociales ; mais il y a partout des gaussiennes statistiques concernant le revenu, le patrimoine, l'intelligence, la compétence, le talent, le courage, la volonté, la sensibilité, la conscience, l'éthique, etc … Et la gaussienne est une courbe en cloche ne marquant, nulle part, une quelconque rupture ou césure ou cassure. Il n'y a nulle part ce côté-ci opposé à ce côté-là … Il y a des quartiles et des percentiles sur une répartition lisse et continue.

Et puisqu'il n'y a pas de classes sociales sur lesquelles reposait toute la tartufferie marxiste et communiste, le marxisme et le communisme doivent être éradiqués de partout.

 

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De Xavier Gorce :

 

"On finira bien par trouver bucolique le vol des drones

dans les forêts d'éoliennes."

 

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Le chaos est dans l'espace ce que le hasard est dans le temps : de la non cohérence. Le Réel étant cohérent ou, plutôt, régi par un principe de cohérence (que l'on appellera Logos ou Dieu ou Grand Architecte), les chaos et les hasards ne peuvent être que transitoires.

 

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Pour comprendre ce que l'on devient, il faut savoir d'où l'on vient et vouloir où l'on va.

Autrement dit : pas de métabolisme sans généalogie et sans téléologie.

 

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Dans l'espace, il y a la communauté de vie. Dans le temps, il y a la filiation d'esprit. Qui doit être au service de qui ?

La tradition chinoise fait de chaque individu un simple maillon au service de la communauté et de la filiation, individu qui ne compte pour rien s'il ne fait son devoir de lien, de liaison, de reliance.

La tradition européenne affirme, tout au contraire, le droit et le devoir de chaque individu de s'émanciper de ces chaînes extérieures et de s'affirmer comme un unique (cfr. Max Stirner).

La sagesse ne voudrait-elle pas que chacun se considère comme une personne (per-sona) unique au travers de laquelle se manifeste et s'enrichit une communauté de vie et une filiation d'esprit ?

 

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La grande innovation apportée par la Judaïsme antique n'est pas du tout le monothéisme : le lévitisme n'est pas un monothéisme, mais une monolâtrie.

Le grande innovation juive est ailleurs ; elle est dans ceci que son Dieu est totalement abstrait, ineffable, irreprésentable, indicible,  …

Jusque là, tous les dieux étaient dieu de quelque chose (la science, la foudre, le commerce, la nature, …). Avec l'imprononçable tétragramme mystique, dieu devient Dieu, au-delà de tout mot et de tout concept.

 

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Le 04/10/2019

 

Robespierre, admirateur de Rousseau, avocaillon revanchard, gauchiste patenté, tête de file des Jacobins … Tout est dit … et c'est le pire !

 

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Lorsque la "civilisation" et la "culture" débouche sur les barbaries les plus nauséabondes (shoah et autres génocides, nazismes, communismes, pillages et saccages de tous les écosystèmes, populismes, socialismes, etc …), la philosophie et l'éthique sont sommées de revoir profondément leurs fondements.

Le philosophisme du 18ème siècle (Aufklärung, Enlightenment, Lumières) est le plus grave et le plus lourd de tous les échecs de la pensée : un aveuglement idéologique doublé d'un total déni de réalité..

 

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Le slogan omniprésent au mois de juillet et août 1789 à Paris, était : "Nous voulons la Liberté". Ce slogan a permis et nourris l'installation de l'odieuse et nauséabonde dictature jacobine, vite de venue la Terreur.

Ce qu'il y a de sidérant, c'est que ce slogan est d'une vacuité abyssale.

Liberté de faire quoi?

Liberté pour quoi faire ?

Liberté absolue ou relative ?

Liberté limitée à quoi ?

Liberté, soit, mais quid de la responsabilité et quid de la sécurité ?

La liberté n'est ni une idéologie, ni un idéal, sinon elle sert de prétexte aux pires dictatures. La liberté n'est pas un droit que l'on doit acquérir de l'extérieur, c'est un état d'esprit qu'il faut construire de l'intérieur contre tous les esclavages, toutes les servitudes volontaires, toutes les idolâtries.

On ne reçoit pas la "liberté" ; on se la construit.

 

 

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Le philosophisme est un assourdissant échec. Tellement assourdissant que presque personne ne veut l'entendre. L'humanisme est une impasse. Pire : un prétexte à toutes les démesures, à tous les délires, à toutes les déraisons.

Il faut maintenant tourner cette page funeste, terreau de tous les idéologismes, de tous les économismes, de tous les idéalismes.

Il faut repartir sur un base assainie qui n'affirme que ceci : l'humain ne prend sens et valeur qu'au service de ce qui le dépasse infiniment. Non, l'homme n'est pas la mesure de toute chose. Non, l'humanisme, l'anthropocentrisme, le narcissisme et le nombrilisme ne sont pas des "progrès", mais bien des impasses qui ne mènent qu'à la barbarie de l'homme vis-à-vis de l'autre homme, comme vis-à-vis de la Nature et, in fine, vis-à-vis de lui-même.

Et qu'est-ce qui dépasse infiniment l'homme, que l'homme doit servir et qui lui donne sens et valeur ? La Vie et l'Esprit ! Le Réel-Un équipé de son Logos (Dieu immanent) afin d'accomplir son Kosmos (Ordre accompli).

 

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Le 05/10/2019

 

Ne jamais confondre unification et uniformisation, coopération et conformation.

 

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Tout ce qui existe dans le monde humain, tout ce qui se passe dans le monde humain, vit une double mutation : celle de la fin du paradigme "moderne" (de 1450 à 2000) et celle de la fin de l'ère "catholique" (de 350 à 2000). Cette double terminaison induit une phase chaotique qui touche toutes les dimensions des existences humaines, tant personnelles que collectives.

Cette phase est dangereuse car l'obsolescence des logiques antérieures mènerait à l'effondrement de l'humanité, à moins que l'émergence d'une nouvelle logique, radicalement différente de l'ancienne, ne relance tout le processus humain. Il est donc clair que toutes les organisations, toutes les institutions, tous les mouvements, toutes les mouvances qui ni sont prêtes ni ne s'apprêtent à quitter l'ancienne logique, sont nécessairement appelées à disparaître, dans toutes les sphères économiques, politiques, scientifiques, idéologiques, religieuses, initiatiques, professionnelles, académiques, etc … de l'activité humaine.

Pour chaque communauté de vie, les conditions de cette véritable catharsis, de cette profonde métanoïa, sont les suivantes :

  1. Prendre profondément conscience de la nature et de l'effondrement de la logique paradigmatique encore actuelle, et en mesurer l'importance pour son propre fonctionnement ;
  2. Retrouver, réancrer et renforcer ses propres fondamentaux et invariants en termes d'identité profonde et de raison d'exister , c'est-à-dire en termes de sa vraie généalogie et de sa vraie téléologie,.
  3. Deviner les modalités de la nouvelle logique processuelle en émergence et y inscrire ces fondamentaux et invariants, à moins que l'on ne considère que cette communauté de vie n'appartient qu'à l'ancienne logique, n'a de sens que par rapport à elle, et accepter, de ce fait, sa disparition.

Cette métanoïa cathartique touche aujourd'hui des institutions aussi variées et importantes que, par exemple, l'Etat-Nation, l'Humanisme, la Famille, l'Eglise catholique, le Modèle financiaro-industriel, les Idéologies socialo-gauchiste, populiste et conservatrice, … et la Franc-maçonnerie qui m'est si chère.

 

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La pensée repose sur deux modalités complémentaires, mais très différentes : on pense en paroles (d'essence auditive) et on pense en images (d'essence visuelle). La pensée en mots dit, la pensée en images voit. On peut parler de pensée discursive et de pensée visionnaire.

Pour penser en mots, il faut un langage qui, en soi, impose ses structures, ses règles et son vocabulaire, donc une grille de lecture contraignante, relative à chaque culture spécifique : un Chinois ou un Japonais ne pensent pas comme un Français ou un Finlandais, comme un Catholique ou un Juif, comme un musicien ou un mathématicien.

Penser en images relève d'une tout autre logique. Bien moins contraignante et structurante, plus libre et plus plastique.

Globalement, on peut distinguer trois problématiques complémentaires :

  1. Les systèmes éducatifs s'attachent quasi exclusivement, à développer la pensée discursive et négligent, le plus souvent, la pensée visionnaire.
  2. Il est essentiel de développer des ponts, des traductions, des reformulations, des interprétations entre ces deux pensées, discursive et visionnaire.
  3. Le pensée discursive est normative alors que le pensée visionnaire est créative (tous les génies "voient" d'abord et "disent" ensuite).

 

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Le 06/10/2019

 

On ne gagne jamais rien sans investissement.

Et pour un investissement qui rapporte gros, il en faut neuf qui ne rapportent rien.

C'est ça l'entrepreneuriat.

 

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En physique : néguentropie, entropie et énergie.

En musique : mélodie, harmonie et rythme.

En communauté : le pouvoir, le savoir et le vouloir.

En entreprise : les gestionnaires, les experts, les charismatiques.

En politique : les dirigeants, les communicants, les militants.

 

L'action de la néguentropie est de générer de l'ordre, de l'organisation, de la complexité, de la différence, de la valeur, de l'original, de l'inédit …

L'action de l'entropie est d'harmoniser, de pacifier, d'adoucir, de nourrir, d'arbitrer, de coordonner, de réguler …

L'action de l'énergie est d'alimenter le processus, de l'optimiser, de le féconder, de l'entraîner, …

 

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Le monétarisme consiste à influer artificiellement la marche de l'économie réelle en jouant sur les cours des monnaies et à déconnecter parfois abyssalement, le prix des biens et des choses, et leur valeur réelle d'utilité.

 

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Le déni d'islamisation est un des nombreux dénis de réalité dont la société française s'est faite la championne.

Combien de morts faudra-t-il encore pour comprendre qu'il ne s'agit pas de dérèglement psychique de quelques individus isolés, mais d'une réelle guerre idéologique et religieuse entre l'Islam et l'occident - spécialement là où le socialo-gauchisme se veut le gardien d'un humanisme universaliste totalement obsolète.

Il est clair que les musulmans qui "passent à l'acte", sont des débiles mentaux. Mais cela ne signifie nullement, tout au contraire, que le fond de l'affaire ne soit QUE le fait de quelques débiles isolés.

N'oublions jamais que l'Islam est une idéologie populaire faite sur mesure pour des populations quasi analphabètes (comme elles le sont restées dans de nombreuses contrées et banlieues islamisées)

 

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Le 07/10/2019

 

A méditer …

 

 

 

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De François de Closets (enfin un éclair de lucidité dans cette aberration ridicule de culte a postériori après le décès de cette brayette ouverte et ce gouffre à bouffe nommés Chirac …) :

 

"Aux yeux des Français, Jacques Chirac aurait donc été le meilleur président de la Ve République, le meilleur à égalité avec Charles de Gaulle, tout de même, mais loin devant François Mitterrand, pour ne pas parler des autres occupants de l’Elysée qui sont quasiment oubliés. Le général de Gaulle avait construit une distance infranchissable entre les Français et lui. Chacun était conscient que ce personnage était tout différent de lui et sa popularité se fondait précisément sur cette différence. Jacques Chirac avait, au contraire, établi une relation de proximité qui allait jusqu’à l’identification. Il se faisait aimer « parce qu’il est comme nous, qu’il nous comprend ». Ce rapport personnel transcendait sa pratique du pouvoir. Les Français ont bonne opinion de l’homme Jacques Chirac, mais aussi de la façon qu’il eut de gouverner le pays. L’action qu’il a menée ne mérite pas une appréciation aussi flatteuse. Les Français pourraient-ils apprécier une politique qui n’a guère profité à la nation ?

Oui, certainement et c’est pourquoi l’hommage rendu à Jacques Chirac doit être l’occasion d’une interrogation qui dépasse le cas particulier du président décédé. Pour dire les choses simplement, il est deux façons de gouverner. Soit on met les Français au service de la France soit on met la France au service des Français. Dans le premier cas, l’intérêt de la patrie, le bien commun et, surtout, le long terme l’emportent sur les aspirations, les besoins et les revendications immédiates des individus. Dans le second cas, ce sont les intérêts individuels et l’état de l’opinion à un instant donné qui dictent la politique à suivre. De Gaulle, c’est clair, avait mis les Français au service de la France et même de son « idée de la France ». Jacques Chirac, au contraire, était obsédé par la fragilité de la société française. Pour commander les Français, il fallait les suivre afin d’éviter les mutineries. Il mit donc la France au service des Français. La popularité de Jacques Chirac tient au fait qu’il a pratiqué la gestion que souhaitait le peuple.

Les Français ne se reconnaissaient pas seulement dans l’homme mais aussi dans sa politique. Qui n’était pas la meilleure pour la France, mais la moins pénalisante pour eux. Avec Chirac, c’est une époque qui disparaît, celle où la France prenait du retard sur l’évolution du monde, compromettait l’avenir de ses enfants mais goûtait le confort du statu quo. Le chiraquisme ne fut pas le fait d’un homme mais d’un peuple qui, en le pleurant aujourd’hui, sait que, désormais, nous devrons, de gré ou de force, mettre les Français au service de la France."

 

Il faut sans doute cesser de se voiler la face, hors la parenthèse magnifique mais malheureuse de Valéry Giscard d'Estaing, et jusqu'à Emmanuel Macron, la France de la 5ème  république a constamment oscillé entre un populisme paternaliste (De Gaulle, Chirac) et un populisme socialiste (Mitterrand, Hollande).

Espérons que Macron puisse enfin instaurer un vrai écolo-libéralisme en France et briser, une fois pour toute, l'addiction à l'assistanat des Français.

Il y a urgence !

 

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L'histoire est une succession de phases paradigmatiques et de phases chaotiques.

En phase paradigmatique, le paradigme ambiant est stable et induit un énorme travail d'approfondissement … qui conduit, nécessairement, à atteindre et à prendre conscience des limites dudit paradigme. Mais globalement, cette phase est de stabilité et de conformité.

En phase chaotique, le paradigme ambiant entre en effondrement et induit un dilemme conflictuel entre suicide conservatif (la stratégie du déni, du ressentiment et du parasitisme) et émergence créative (abandon des anciennes valeurs et priorités, inventions de nouvelles modalités, redéfinition des raisons d'exister et d'une éthique globale (pour-quoi faire et comment faire ?).

 

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L'évolution du Réel est un périple exploratoire et inventif, dont l'Intention profonde est de vivre la plus exaltante des aventures possibles, moyennant quelques bonnes règles de cohérence pour éviter de funestes mésaventures.

 

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Ne pas confondre anarchie et anacratie …

Pour la première : ne pas avoir de principe, de source de racine …

Pour la seconde : ne pas avoir de gouvernance, de pouvoir, de chef …

 

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Le 08/10/2019

 

Les trois filières économiques …

 

  1. Les revenus entrepreneuriaux : la production de valeur d'utilité vers le marché au départ d'une entreprise (ex. : les émoluments d'un associé actif).
  2. Les revenus patrimoniaux : la production de valeur d'usage vers le marché au départ d'un patrimoine (ex. : la location d'une maison).
  3. Les revenus autarciques : l'autoproduction de valeur d'usage et d'utilité vers soi-même au départ d'activités privées (ex. : la culture d'un potager).

 

Il me parait évident que tout le monde va pratiquer conjointement et de plus en plus ces trois modes économiques. Il faut fêter la fin de l'hégémonie du salariat.

 

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Les quatre tactiques perverses pour piller l'énergie mentale et la gentillesse des gens sont : faire peur, culpabiliser, susciter la pitié et insinuer du mystère.

Des quatre, c'est la dernière le plus nocive …

 

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A l'époque contemporaine, le déni de réalité est devenu une religion en soi.

Dans les mondes virtuels inventés par la fiction, le numérique, la mode, les médias, les mythes, les fantasmes, etc …, chacun est invité à se réinventer lui-même, à réinventer les autres et leur perception, et à réinventer son rapport au monde ou à ses propres mondes.

Ce refus du Réel est une maladie mentale grave : cela s'appelle la schizophrénie, une réelle schizophrénie collective qui amène beaucoup, dont les plus jeunes, à ne plus vivre que de pure virtualité.

Et alors, disent certains, s'il sont heureux ainsi ?

La question est vieille comme tous les psychotropes : l'alcool, les drogues douces ou dures, les addictions faibles ou fortes, les perversions sexuelles, etc … : et alors, s'ils sont heureux ainsi ? A quel titre interdire ou condamner l'autodestruction euphorique ?

La question est grave et gravement éthique. Elle concerne, en fait, le suicide. Le suicide est un droit personnel imprescriptible. Mais il faut alors bien voir et comprendre que le déni de réalité et la schizophrénie collective ambiante sont bien un suicide collectif dans la stricte et simple mesure du retrait de ses aficionados hors du grand courant de la Vie et de l'Esprit, hors du Cosmos, hors du Réel qui, seuls, peuvent donner sens et valeur aux existences personnelles et collectives. Les mondes virtuels sont des leurres qui n'ont aucun sens et aucune valeur ; ce sont des jeux …

On joue à se grimer, à se travestir, à se tatouer, à être connecté, à "échanger" photos et vidéos sur  tout et n'importe quoi - sans le moindre intérêt - pour faire croire, à soi et aux autres, que l'on "vit" quelque chose, …

Mais jouer à exister n'est pas vivre la Vie.

La religion du Jeu détruit la relation au Réel, malgré que le Réel soit infiniment plus riche, fécond et passionnant que tous les jeux … et, en plus, il donne sens et valeur à ceux qui s'y investissent, qui y contribuent et qui se mettent à son service.

 

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Le 09/10/2019

 

Ce n'est pas moi qui pense ; c'est l'Esprit qui pense à travers moi (comme c'est la Vie qui vit à travers moi).

Mais à travers moi, au travers de cet avatar local et éphémère, l'Esprit (et la Vie) se dote d'une coloration spécifique et se donne l'occasion de tenter une expérience inédite liée à des opportunités improbables. C'est en cela, et en cela seulement, que cet avatar que l'on appelle "moi" peut contribuer à l'accomplissement du Réel : c'est sa seule justification.

 

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Quant à l'homosexualité, je m'en fichais royalement, mais après le "mariage pour tous" et l'adoption, il y a trois jours, de la "PMA " et bientôt de la "GPA", je ne supporte plus cette propension absurde et abjecte des homosexuels à revendiquer leur "normalité" ; ils sont "tolérables" amicalement et bienveillamment, mais ils ne sont pas dans la norme de la Nature qui a inventé la reproduction bisexuée à d'autres fins que d'être détournée ; ils sont, au sens propre de terme, contre-nature.

Encore un exemple criant des méfaits de l'égalitarisme radical ambiant qui éructe à tous les coins de rue : "Tout se vaut !".

Eh bien non ! C'est faux ! Tout ne se vaut pas !

Ni en termes de sexualités, ni en termes de religions, ni en termes de cultures, ni en termes de races, ni en termes de communautés, ni en termes d'entreprises, ni en termes d'individus, ni en termes de comportements, ni en termes d'intelligences, ni en termes de créations, ni en termes d'idées, ni en termes d'opinions, ni en termes de convictions, ni en termes de croyances, etc …

Rien ne se vaut, en rien ! Tout est différence et ces différences reposent sur des distinctions nettes en matière de valeur, de qualité, d'élévation, de fécondité, de virtuosité, de noblesse, d'éthique, de pérennité, de pureté, de sacralité, de sagesse, etc … !

 

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Tous comptes faits, il n'y a que trois postures métaphysiques possibles :

  1. Il n'y a pas de principe de cohérence qui gouverne le Réel.
  2. La cohérence du Réel vient d'un principe qui lui est extrinsèque.
  3. La cohérence du Réel vient d'un principe qui lui est intrinsèque.

En gros :  scepticisme, idéalisme ou spiritualisme.

Avec, en compléments :

  1. Pour le scepticisme : hasardisme, athéisme, …
  2. Pour l'idéalisme : dualisme, créationnisme, providentialisme, théisme, transcendantalisme, …
  3. Pour le spiritualisme : monisme, émanationnisme, constructivisme, panenthéisme, immanentisme, …

 

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Le scepticisme est la preuve du déclin d'un paradigme : on n'y croit plus.

 

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Dès que le monde adulte promeut le monde adolescent, le pire n'est plus loin.

 

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Ce qui n'est pas défini, ne doit pas être discuté.

Ce qui n'est pas définissable, n'est pas discutable.

Pour moi, le philosophie crée et relie des concepts ; mais un concept non clairement défini, est inepte, inutile et ridicule.

Quand on demandait à Einstein s'il croyait en Dieu, il répondait : "Définissez-moi ce que vous entendez par 'Dieu' et je vous dirais si j'y crois.

Il en va de même pour tous les concepts.

Mais ce ,'est pas une raison pour sombrer dans l'enlisement Wittgenstein ou "philosophie analytique".

 

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Les théismes conspuent la sensualité et la matérialité, parce que les sens et la matière nient, évidemment, l'existence d'un Dieu personnel extrinsèque au Réel.

 

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Toute idéologie est religion. Toute religion est idéologie.

Que se cache-t-il derrière ces deux mots ?

 

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De David Hume :

 

"The question is not concerning  the BEING but the nature of GOD".

 

Voilà qui relaie la question d'Einstein.

 

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Il est temps de proclamer que l'idée de "perfection" de Dieu est absurde. Si "Dieu" était parfait, il n'y aurait pas tout le reste, le monde, le Réel, le Cosmos ; il n'y aurait rien car la Perfection serait achevée et ne demanderait rien d'autre de plus qu'elle-même. Si le monde existe, cela signifie que Dieu est en voie de perfectionnement, donc d'accomplissement.

 

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Le 14/10/2019

 

Ce que Corbin nomme le "monde imaginal", n'est autre que ce domaine de l'Esprit, intégré dans l'Intelligence, où les reliances et résonances holistiques de l'intuition peuvent se dérouler.

 

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Merveilleux florilège de Leonardo da Vinci :

 

"Celui qui s'oriente sur l'étoile ne se retourne pas. 


Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s'est fixé un but n'en change pas. 
 

La simplicité est la sophistication suprême. 

Plus on connaît, plus on aime. 

Tout poids souhaite tomber vers le centre du monde par le plus court chemin. 

Dans la nature, tout a toujours une raison. Si tu comprends cette raison, tu n'as plus besoin d'expérience. 

Il n'est aucune chose qui aille plus vite que les années. 

La vie bien employée est longue. 

 

Rien ne trompe autant que notre jugement. 

Regarde attentivement car ce que tu vas voir n'est plus ce que tu viens de voir.  
 

Jamais le soleil ne voit l’ombre. 

Il ne faut pas appeler richesses les choses que l’on peut perdre. 

Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent le meurtre des êtres humains. 

Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres. 
 

Celui qui n’aime pas la vie ne la mérite pas.

 
Sachez vous éloigner, car lorsque vous reviendrez à votre travail, votre jugement sera plus sûr.


Il n'y pas de maîtrise à la fois plus grande et plus humble que celle que l'on exerce sur soi.  

Le peintre doit tendre à l'universalité. 


Blâme ton ami en secret, vante-le devant les autres.

 
Qui pense peu se trompe beaucoup.

 

Deux faiblesses qui s'appuient l'une à l'autre créent une force."

 

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D'André Maurois :

 

" L’homme d’action est avant tout un poète."

 

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De Pierre Teilhard de Chardin :

 

"La raison pour laquelle les hommes laissent voir encore aujourd’hui une si pénible impuissance à s’accorder, la raison pour laquelle la guerre

paraît toujours si menaçante, ne serait-ce pas, au fond, qu’ils n’ont pas encore suffisamment exorcisé en eux le démon de l’immobilisme ? Le malentendu

secret, qui les oppose à toutes les tables de conférence, ne serait-ce pas tout simplement l’éternel conflit de la stabilité et du mouvement ? Le

schisme entre une moitié du monde qui bouge et une autre qui ne veut pas avancer ?"

 

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De Gérald Bronner :

 

"Rien ne garantit que la consultation des citoyens

soit synonyme de 'sagesse des foules'."

 

La 'sagesse des foules' est un des plus infâmes mythes créés par les obscures "Lumières" rousseauistes. Les foules et les peuples ne sont jamais sages ; ils sont juste cupides, nombrilistes, ignares, rongés de convoitise et de ressentiment.

 

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Le 15/10/2019

 

Le Grand Architecte de l'Univers (le Logos) anime la construction de l'Ordre (le Kosmos) à partir de l'incohérence profane (le Chaos).

D'où la devise du R.:E.:A.:A.: : Ordo ab Chao.

 

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Le R.:E.:R.:, héritier de la S.:O.:T.:, est christique et pointe vers le théisme et le messianisme.

Le R.:E.:A.:A.:, héritier du Rit Moderne, est cosmosophiste et pointe vers le monisme et le panenthéisme.

 

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D'après la tout juste nominée au Nobel d'économie, Esther Duflo, un pauvre ce n'est pas quelqu'un qui n'a pas assez d'argent pour se nourrir, c'est quelqu'un qui dépense le peu d'argent qu'il a, en frivolités et en futilités (un téléphone portable, par ex.) plutôt qu'en nourriture.

Cela rejoint ce que je pense et écris depuis si longtemps : un pauvre, ce n'est pas quelqu'un qui ne gagne pas assez, c'est quelqu'un qui dépense trop.

 

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Du professeur de droit Denys de Béchillon :

 

" Je crois de plus en plus, Gilets jaunes ou non, que le référendum est un outil dangereux, dont il ne faut vouloir se servir que pour de très bonnes et très estimables raisons d'intérêt général, après y avoir considérablement réfléchi. Et qu'il ne faut manier, en tout état de cause, qu'avec des prudences de chirurgien."

 

Pour le dire plus radicalement, un référendum sacralise à la fois un binaire puéril et simpliste ("pour" ou "contre"), et un vote manipulé (par les médias et autres réseaux sociaux) de masses ignares (qui ne comprennent rien aux enjeux réels).

 

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Il m'apparaît de plus en plus que la philosophie n'est pas un domaine de la pensée comme pourraient l'être la métaphysique, l'éthique, la physique ou la logique, mais plutôt comme une attitude, un regard, une posture ou un élan qui concernent tous les domaines de la pensée.

On connaît la physique ou la métaphysique, mais on vit la philosophie, cet amour de la sagesse qui couvre toutes les circonstances, toutes les approches, tous les univers de la pensée.

L'attitude philosophique est avant une attitude méthodologique, comme l'est la mystique dont elle se différencie par la référence à la rationalité conceptuelle plus qu'à l'intuitivité anagogique.

 

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Un tweet intéressant de Donald Trump :

 

"Les États-Unis ont dépensé HUIT MILLE MILLIARDS DE DOLLARS à combattre et à maintenir l'ordre au Moyen-Orient. Des milliers de nos Grands Soldats sont morts ou ont été grièvement blessés. Des millions de personnes sont mortes de l'autre côté. ALLER AU MOYEN-ORIENT EST LA PIRE DÉCISION JAMAIS PRISE ... DANS L'HISTOIRE DE NOTRE PAYS ! Nous sommes partis en guerre selon le postulat faux et prouvé comme faux de la présence d’armes de destruction massive. "

 

Voilà qui remet ces crapules de George W. Bush et Barak Obama à leur juste place.

 

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On veut faire le grand procès des USA pour avoir provoqué le plus grand marasme possible, du Liban à l'Afghanistan, depuis cinquante ans sous tous les fallacieux et mensongers prétextes possibles (la seule raison est de ne pas dévaloriser le US dollar qui n'a de valeur que si les transactions pétrolières se font dans cette monnaie exclusivement).

Mais à quand le procès de la France pour l'Indochine et l'Algérie, et du Viêt-Cong pour le Viêt-Nam (et là, vous savez ce dont je parle)  ? A quand le procès de la Grande Bretagne pour le gros bordel provoqué, de 1945-1948, en Israël ? A quand le procès de l'Islam pour l'islamisation forcée du Maghreb, de la Perse (Iran), d'une partie de l'Afrique noire ? Et pour le trafic des esclaves noirs que les Arabes ont organisé pendant des siècles ? A quand le procès de la Russie vis-à-vis de 70 ans de cette alliance infâme et forcée appelée "Traité de Varsovie" et de la mainmise actuelle sur l'Ukraine, la Crimée et tant d'autres contrées sous dominance "musclée" de Moscou ? A quand le procès essentiel et vital des Frères musulmans qui tirent toutes les ficelles de l'islamisme, du salafisme et du djihadisme dans le monde ? etc …

L'histoire ne se refait pas.

Le vrai grand procès à faire est celui de tous les Idéalismes et de toutes les Idéologies qui en découlent. Le seul grand procès à faire est celui de tous ces gens qui croient, jusqu'à la folie et jusqu'au meurtre, que l'homme parfait, que l'homme "nouveau" est un but à atteindre dans le plus absolu déni de réalité et la plus parfaite méconnaissance de la nauséabonde nature humaine.

 

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A lire absolument : "Antipolitique - Demain, la synarchie" de mon ami Jean-Michel Grandsire.

 

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Le 16/10/2019

 

Croire que la technologie pourra outrepasser les lois de la thermodynamique relève du délire. La technologie améliore un peu les rendements (jusqu'à atteindre, très prochainement, le rendement maximal théorique indépassable appelé rendement de Carnot) …  mais la technologie ne fournira jamais aucune des ressources nécessaires venant de l'amont qui, toutes, sont en raréfaction quantitative et/ou en appauvrissement qualitatif.

 

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Quand on ne veut pas s'abstenir, on doit voter pour quelqu'un (vote de préférence) puisqu'il est impossible de voter contre quelqu'un (vote d'élimination).

En conséquence, lorsqu'on veut voter contre quelqu'un, il faut voter pour un idiot utile qui s'oppose à lui.

C'est ainsi que des crétins comme François Hollande se retrouvent président, ou que des calamités comme Marine Le Pen se retrouvent au second tour, ou que des pitres comme Jean-Luc Mélenchon peuvent pavaner et faire perdre toute crédibilité et respectabilité à la chose politique.

 

Proposition …

Premier tour, vote éliminatoire : chacun peut voter contre tous les candidats qu'il veut éliminer.

Second tour, vote préférentiel : chacun peut voter pour le candidat qu'il préfère parmi les deux candidats les "moins éliminés" du premier tour.

 

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De ce fléau que fut Charles De Gaulle, après l'instauration de sa saloperie de cinquième république :

 

"Oui, nous sommes en monarchie, mais c'est une monarchie élective. Elle est d'une tout autre essence que la monarchie héréditaire de l'Ancien Régime. Elle a institué une nouvelle légitimité interrompue par la Révolution. Mais cette légitimité repose sur le peuple."

 

Monarchie populiste, donc !

Le président français, actuellement, a plus de pouvoirs réels en main que n'en avait Louis XIV ou que n'en a Donald Trump.

 

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De Jean-Michel Grandsire, d'après Coluche :

 

"(…) dans une dictature, c'est 'ferme ta gueule' (…)

dans une démocratie, c'est 'cause toujours' !"

 

Et du même :

 

"La propagande républicaine a sciemment noirci l'Ancien Régime, l'accablant de tous les maux, alors que c'est à partir de la Révolution que débute une des pires périodes d'iniquité que la France ait connue. (…) Paradoxalement, notre mémoire collective associe encore la Révolution et Napoléon à des concepts positifs comme 'liberté', 'modernité', 'gloire' et 'justice', alors que, dans les faits, ce fut tout le contraire. Par un insidieux lavage de cerveau, on nous enseigne une histoire édulcorée en totale rupture avec la réalité."

 

Il ne s'agit nullement de magnifier ou de "blanchir" l'Ancien Régime ; il s'agit de comprendre que la phase particratique et idéologique qui va de 1789 à aujourd'hui, est bien la pire période politique de l'histoire.

 

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Les trois "ordres" féodaux représentaient les trois moteurs de toute société : la Noblesse était garante de la Paix, le Clergé était en charge de l'Enseignement et le Tiers-état portait l'Economie.

Entre 1302 et 1614, en France, les Etats-Généraux furent réunis 34 fois, soit, en moyenne, une fois tous les neuf ans ce qui correspond, approximativement aux cycles de 11 ans propres à toutes les sociétés humaines.

Ce système proto-démocratique capota par la négligence nonchalante de Louis XIII (1601-1643) et par la volonté mégalomaniaque de Louis XIV (1638-1715) … et ne fut remis en marche qu'en 1789 par Louis XVI, avec les funestes conséquences que l'on connaît : la fin de la monarchie synarchique et son remplacement par la dictature des partis politiques (Jacobin, Bonapartiste, Socialiste, etc …) qui ne sont que des sectes oligarchiques.

Dans prolongement des trois ordres féodaux, Saint-Yves d'Alveydre, père de la synarchie, parle des trois autorités face au pouvoir : Justice, Enseignement et Economie.

Autrement dit : l'autorité éthique, l'autorité noétique et l'autorité économique constituent l'essentiel du dispositif politique … et leur coordination est assurée par un pouvoir synarchique.

 

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L'histoire politique de la modernité en Europe a vu se succéder des monarchies synarchiques (16e s. - humanisme), puis des monarchies absolues (17e s. - rationalisme), puis des despotismes éclairés (18e s. - philosophisme), puis des impérialismes prédateurs (19e s. - positivisme), puis des particraties tantôt pluralistes, tantôt totalitaires (20e s. - nihilisme).

L'histoire politique suit bien la courbe de vie de son paradigme.

 

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Monisme, panthéisme, panenthéisme, antithéisme, non-dualisme, etc … sont des termes métaphysiques quasi synonymes à quelques nuances très subtiles près.

 

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Qui n'est responsable de rien, peut se plaindre de tout.

 

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Le 18/10/2019

 

De mon ami André Marchandise qui a créé et qui dirige une clinique gériatrique en Suisse :

 

"Très prosaïquement ,ton serviteur, très actif dans le monde de la santé ,tire une conclusion qui  laisse pantois : la recherche avance et la maladie progresse !

C’est assez logique puisque le système est construit pour vendre des pilules qui sauvent - un peu - et qui rendent malades - beaucoup. Un tiers des coûts médicaux aux Etats-Unis est dû à la iatrogénie ["Pathologie d'origine médicale"] … nous, on y va … En d’autres termes, les grands paradigmes actuels sont dépassés (relire Arnold Toynbee) : on continue d’améliorer la chandelle, alors qu’on a besoin d’une ampoule."

 

Tant que la biologie, la médecine et la pharmacologie resteront enfermées dans le paradigme mécaniste, réductionniste et matérialiste, rien n'avancera et tout régressera en matière de santé.

 

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Il est vital de voir enfin les choses en face : l'islamisme, sous toutes ses formes (frèrisme, salafisme, wahhabisme, djihadisme, …) n'est pas le fait de quelques désaxés marginaux, débiles ou malades mentaux ; il est l'Islam même, pris dans son sens littéral. Le Coran est clair, net et précis : l'Islam est en guerre (djihad) contre le monde non-musulman entier et entend le conquérir soit pour le convertir, soit pour l'esclavagiser, soit pour l'exterminer.

L'anti-islamisme ou l'islamophobie (la crainte et le rejet radical de l'islamisme et de l'islamisation - qui n'est pas du tout la haine quelconque des musulmans intégrés ou assimilés) est un devoir de salubrité publique.

 

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Il faut cesser de confondre "musulman" et "arabe".

Les Maghrébins, les Egyptiens, les Irakiens, les Persans, les Afghans, les Maliens, les Ouïgours, etc … sont majoritairement musulmans, mais ils n'ont pas une goutte de sang arabe dans les veines.

Les Arabes sont cette ethnie de la péninsule arabique qui est à l'origine de la conquête et de la conversion forcée de tous les peuples islamisés, y compris ceux cités ici.

L'anti-islamisme et l'islamophobie (le rejet de l'islamisme sous toutes ses formes), comme l'antinazisme ou l'anticommunisme, ne sont pas des racismes puisque la oumma musulmane (comme les crétins nazis ou communistes) n'est pas du tout une race.

L'islamisme (comme le nazisme et le communisme) est une idéologie totalitaire qu'il faut combattre et détruire (comme le nazisme et le communisme, comme leur terreau qu'est le socialo-populisme).

 

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Le libéralisme se fonde sur l'idée que la communauté doit être au service de l'accomplissement de la personne, c'est-à-dire de toute personne qui tâche de se dépasser vers le haut ; il est anti-idéologique puisqu'il ne fantasme jamais sur la "société idéale", expression qui n'a d'ailleurs aucun sens pour lui.

Le socialo-populisme se fonde sur l'idée que la personne doit être au service de la communauté ; il est idéologique puisqu'il se fonde sur une kyrielle de fantasmes à propos d'une très imaginaire "société idéale".

Hors ces deux écoles, il n'y a aucune autre posture politique possible : tous les modes de gouvernance se réduisent soit à l'une, soit à l'autre.

 

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Le seul droit de l'homme est celui de s'accomplir personnellement en plénitude.

Le seul devoir de l'homme est de ne jamais nuire ni à la Vie, ni à l'Esprit.

 

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L'essence de la philosophie américaine appelée "pragmatisme" (qui n'a rien à voir avec cet esprit pratique du réaliste qui cherche l'efficacité réelle au-delà de toute autre considération) revient, en fait, à refuser toute question qui entend interroger quoique ce soit au-delà de l'expérience personnelle immédiate.

Ce "pragmatisme" de Charles Sanders Pierce et de ses successeurs (William James, John Dewey, Richard Rorty, Richard Shusterman, …) est une colossale fumisterie qui veut détruire toute métaphysique et toute systématique, et qui institue un relativisme (toutes les "vérités" se valent) et un nihilisme (il n'y a aucune "valeur" supérieure) universels.

 

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Les nauséabonds délires rétro-activistes sont nés et se développent virulemment sur les campus américains ; ils sont en train de gangréner viralement les marges putrides de l'Europe ; et ils y installent une bien-pensance censurante et écœurante (aussitôt relayée par les mouvances et médias socialo-gauchistes).

Tout système culturel, spirituel, métaphysique, politique, économique, moral ou philosophique y est condamné d'office au nom des "victimes" et des "oppressions" qu'il est supposé engendrer.

Culte meurtrier et victimiste de la marginalité et des minorités, au détriment radical de la majorité taxée d'oppressive.

 

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Répondre à un argument par une insulte, c'est conforter cet argument.

 

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Il n'y a jamais de certitude ; il n'y a que des croyances.

Mais certaines croyances sont beaucoup plus efficientes que d'autres, au service du projet de vie que l'on tente d'accomplir.

Il n'y a jamais de vérité ; il n'y a que des niveaux de cohérence.

 

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Les masses humaines n'ont ni importance, ni intérêt ; seul compte l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit qui, nécessairement et élitairement, passe par la voie étroite et le petit nombre.

 

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La phénoménologie de Husserl est un idéalisme platonicien qui entérine le rationalisme (donc l'anti-intuitionnisme) de Descartes et la dualité "sujet/objet" de Kant.

 

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Décidément, la philosophie du 20ème siècle n'a accouché que d'un chapelet d'âneries : pragmatisme, phénoménologisme, analycisme, existentialisme, idéologisme, etc …

Heureusement, il y eut Heidegger, digne continuateur des penseurs romantiques comme Schelling, Schlegel ou Hegel et formidable promoteur de l'intuition mystique ou poétique, et du retour au "il y a" du Réel qu'il appelle malencontreusement "Être" …

 

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Le mot "raison" et ses dérivés : rationalité et rationalisme, sont, me semble-t-il, amalgamés, à tort, avec le mot "logique" et ses dérivés : logicité et logicisme.

A mon sens, il faut totalement dépasser ces deux concepts et appliquer le mot "raison" au simple fait que quelque chose a une "bonne raison" d'exister ou d'arriver, c'est-à-dire que ce qui existe et ce qui arrive sont en cohérence nécessaire avec tout le reste qui existe et qui arrive.

Encore une fois, la raison ne désigne pas la logique de la vérité et de la fausseté, mais bien la cohérence avec le Logos cosmique, avec l'Intention intrinsèque qui induit et nourrit ce Logos en vue l'accomplir le Kosmos, l'Ordre cosmique.

Est rationnel ce qui est en cohérence avec cette Intention, ce qui lui est conforme, ce qui suit sa Logique.

On voit qu'ainsi, le mot "logique" prend deux sens :

  • celui de la logique minuscule  d'un jeu intellectuel humain basé sur les deux valeurs de "vrai" et de "faux" et sur une série d'opérateurs formels, jeu qui vise à déduire de nouvelles "certitudes" à partir des "certitudes" anciennes ;
  • celui de la Logique majuscule de ce qui est conforme au Logos cosmique, de ce qui accomplit l'Intention fondatrice de tout ce qui existe et de tout ce qui arrive.

 

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Tous les langages, mathématiques comprises, ne sont que des conventions humaines, toutes plus ou moins cohérentes et adéquates, dont aucune ne peut rendre compte de la totalité du Réel. Ils ne sont que des grilles de représentation dont le maillage est plus ou moins fin, souple et formable.

 

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Le but de l'Art n'est plus d'embellir, mais de choquer.

L'Art est devenu plus qu'inutile ; il est devenu nocif !

 

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De Ludwig Wittgenstein :

 

"La solution du problème que tu vois dans la vie,

c'est une manière de vivre qui fasse disparaître le problème."

 

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Pousser les hommes à se dépasser au service de ce qui les dépasse.

 

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Le processus humains ne tient aucun compte des individus humains

 

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De mon complice POG (c'est moi qui souligne) :

 

" Je t'ai souvent entendu dire que l'émotion est le degré zéro de la sensibilité donc d'une forme essentielle d'intelligence. Je poursuis ton raisonnement en me disant que l'intelligence artificielle, c'est du numérique émotionnel. Elle participe donc à la fabrication de la société de l'émotion ... donc à une forme de néo-crétinisation. Bêtement, l'IA capte une donnée ou une série de données sans aucune autre sensibilité que celle qui a été injectée par l'homme qui l'a programmée. Quelle est aujourd'hui la part utile de l'IA si on ne tient pas compte de son rôle pour manipuler les émotions des masses qui, au passage, est le vrai métier des GAFA ! Une intelligence sans valeur ajoutée sur la sensibilité (sans parler de son incapacité à avoir une intention propre) est effectivement une intelligence artificielle (CQFD)"

 

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Trop, c'est trop !

 

J'en ai marre du "victimisme".

J'en ai marre d'entendre que je suis responsable de toutes les "victimes".

J'en ai marre de voir des "victimes" autoproclamées gangréner tout mon système de vie.

 

J'en ai marre de cette logique absurde de la victimisation de tous ceux qui pleurnichent sur le système dominant (qui ne me convient guère mais qui est préférable à celui des "victimes" qui ne visent que l'instauration d'un système totalitaire).

J'en ai marre d'être embrigadé de force dans une bien-pensance que je rejette radicalement ; si l'on n'est pas d'accord avec la logique du système ambiant, on s'en va.

 

J'en ai marre de voir que des minorités marginales et epsilonnesques, et souvent nauséabondes, se croient détentrices d'une "vérité" qu'il faudrait imposer à la majorité des gens qui, en masse, s'en foutent ou n'en veulent pas : on doit garder, impérativement, le droit de dire en face, à un homosexuel, à un islamiste, à une ultra-féministe, à un "indigène de la république", à un transsexuel, à un gauchiste, etc … qu'on l'emmerde, qu'on est, très majoritairement, pas comme eux et qu'on n'a nul envie de le devenir … et qu'ils ne sont tolérés que tant qu'ils ne font chier personne.

 

La démocratie au suffrage universel pose que la majorité a toujours raison sur tout et est seule détentrice de la norme sociale, culturelle et sociétale. Si ça ne vous plait pas : cassez-vous et dégagez !

 

On peut aussi récuser le suffrage universel, la démagogie et la dictature des marginaux - ce qui est mon cas -, mais alors, il faut être net et exprimer clairement et sans ambiguïté que les ultra-féministes, les homosexuels, les islamistes, les transhumanistes, les "indigènes", le rétro-activistes et les "gilets jaunes" de tous poils ont juste un droit : celui de fermer leur gueule et de vivre leur débilité dans la seule sphère privée.

 

Le monde n'est pas comme eux … et les emmerde !

 

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On oublie toujours que l'antisémitisme moderne (rebaptisé antisionisme pour "faire oublier" la shoah) a toujours été, originellement un fait chrétien et, après laïcisation, un fait socialiste donc de gauche. Le grief : le communautarisme et l'élitisme juifs en contradiction avec l'universalisme et l'égalitarisme christiano-socialistes.

 

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Le 20/10/2019

 

Les secrets du participe futur latin …

Nature : ce qui permettra de naître (nasquor).

Structure : ce qui permettra de joindre (struere).

Culture : ce qui permettra d'habiter (colere).

 

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Contrairement à Claude Lévi-Strauss, je suis persuadé qu'il existe une hiérarchie entre les cultures humaines ou, plus exactement, une échelle d'évaluation entre celles qui ne construisent rien qui les dépasse et les transcende, et celles qui contribuent réellement à l'avènement de l'Esprit au-delà de l'humanité.

Au plus haut niveau, outre certaines cultures aujourd'hui effondrées et disparues, on trouve trois cultures nettement supérieures à toutes les autres : la culture européenne (helléno-judéo-chrétienne), la culture indienne (hindou-bouddhiste) et la culture chinoise (tao-confucianiste).

Au bas de cette échelle, on trouve les cultures orales primitives qui sont loin d'être dépourvues de charme, d'intérêts, de savoirs et de sagesse, mais qui n'apportent pas grand' chose au reste de l'humanité (hormis, parfois, une esthétique, un exotisme ou de jolies leçons de vie) ; ce sont, par exemple, les cultures amérindiennes, du nord comme du sud, ou les cultures noires africaines ou mélanésiennes. Et entre ces deux niveaux s'étagent des cultures intermédiaires, souvent relativement pauvres, toujours bâtardes car construites sur des emprunts aux cultures supérieures et aux cultures premières, mais des emprunts dégénérés, mal digérés, outrageusement simplifiés ou déformés, comme c'est le cas avec la culture musulmane (sunnite), la culture créole ou la culture américaine (anglophone).

 

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Une structure est l'ensemble des interrelations cohérentes et rémanentes entre les éléments d'un ensemble.

Le tableau de Mendeleïev, par exemple, est la structure des éléments atomiques. Un rituel maçonnique est une structure de symboles. Un bâtiment ou un monument sont une structure d'éléments architecturaux.

Le structuralisme de Claude Lévi-Strauss tente de découvrir des structures au sein d'ensembles culturels et comportementaux, chez certains groupes humains. Ce qui m'a toujours paru extrêmement flou dans le structuralisme, c'est la définition des éléments de ces ensembles ethnologiques ; dans cette tentative de "mathématique de l'imaginaire" comme l'appelle Roger-Pol Droit, on parle de rites, de normes, de généalogies, de mythes, de fantasmes sexuels ou autres, de récits, d'objets usuels, ornementaux, cultuels ou magiques, etc …

Nulle part je n'ai trouvé, dans le structuralisme, une méthodologie un tant soit peu rigoureuse ; tout au contraire, je n'ai trouvé que des herméneutiques imaginaires et subjectives, toutes personnelles, qui peuvent faire dire tout et son contraire à n'importe quoi …

Le structuralisme, pour être utile à l'étude des sociétés humaines, doit sortir des interprétations subjectivistes, fantasmagoriques et poétiques à la Claude Lévi-Strauss.

Les modèles de la physique des processus complexes sont, me semble-t-il, la seule voie pour atteindre ce résultat.

 

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L'homme réclame la liberté, mais, au fond, il ne la souhaite pas car elle le disperse et l'éparpille. Au fond, il ne veut que choisir sa prison.

Chaque homme veut habiter une maison. Chacun veut habiter son monde qui est un monde fini, limité, restreint.

Et beaucoup ne désirent qu'habiter la maison d'un maître. Un maître qu'ils croient pouvoir choisir. La propension à la "servitude volontaire" est inhérente à la nature humaine.

La liberté n'est pas l'absence de murs ; la liberté, c'est bâtir ses propres murs pour y habiter.

 

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Les hommes nobles doivent se montrer dignes du monde ; c'est en cela que réside leur noblesse. Le malheur vient de l'instinct de possession. Chacun doit créer son propre monde comme on érige un Temple. Peu importe la préciosité des matériaux.

 

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Le 21/10/2019

 

Il n'y a pas de continuité entre le profane et le sacré ; il y a saut. On ne parle plus de la même chose.

Le monde profane est celui de l'apparence, de l'illusion, du fantasme, des "idéaux", de l'avoir et du paraître, de la socialité, de l'humain, …

Le monde sacré est celui du Réel sans illusion, fantasme ou idéaux, il est celui de l'être et du devenir, il est celui la divinité et du surhumain, …

La sacralité est le dépassement radical de l'humanité ; humanité et profanité sont quasi synonymes. Tout ce qui est humain est profane et tout ce qui est profane est humain.

Le sens et la valeur de l'homme n'est pas en l'homme, mais dans ce qu'il sert et qui le dépasse infiniment.

 

La profanité, c'est croire que l'humain a quelque valeur et sens par lui-même. La profanité, c'est l'anthropocentrisme qui est l'autre nom de l'humanisme, ce nombrilisme et ce narcissisme infantiles.

L'homme ne prend sens et valeur qu'en se mettant au service de la Vie et de l'Esprit, sous toutes leurs formes, à tous les niveaux, du plus ténu au plus cosmique. L'humain n'est qu'un véhicule, parmi bien d'autres, dont se servent la Vie et l'Esprit pour se réaliser, pour s'accomplir. L'humain n'est qu'un ustensile.

Ce n'est pas l'humain qui vit ; c'est la Vie qui se vit au travers de l'homme.

Ce n'est pas l'humain qui pense ; c'est l'Esprit qui se pense au travers de l'homme.

 

C'est ce changement de regard que vise l'initiation. L'homme initié n'est plus au service de lui-même, comme les humains profanes ; il se met au service de la Vie divine et de l'Esprit divin qui sont ces puissances ordonnatrices, immanentes (donc présentes en tout, partout et tout le temps) et transcendantes (donc au-delà de tous les mots et de tous les concepts humains), qui construisent le Réel dont l'humanité est partie intégrante.

L'initiation remet l'homme a sa juste place, dans son juste rôle. L'humain n'est plus au centre. L'homme n'est plus le cette, le but, le sommet du monde. Il n'est plus qu'un serviteur libre de ce qui le dépasse. Il s'agit de réapprendre la modestie, sans humilité excessive : juste savoir clairement pourquoi l'on est là, pourquoi l'on vit ; il s'agit de comprendre que l'on a un rôle à jouer, une mission à accomplir, que l'existence n'est une fin en soi

 

En parlant d'initiation, on parle, dans nos milieux, de "dévoilement" - ce qui, en grec, se dit "apocalypse". L'initiation est cette apocalypse en trois stades : la réception comme Apprenti, le passage comme Compagnon et l'élévation comme Maître.

L'humain profane et l'homme initié s'opposent en tout.

Le monde profane, le monde de la profanité ne concernent plus l'homme initié dès lors qu'il sait que ce monde d'apparences et d'illusions n'existe que pour accomplir ce qui le dépasse : la Vie et l'Esprit. L'histoire humaine n'est qu'un avatar. Seule l'absoluité du Réel compte. L'évolution du Réel a passé de la Pré-matière à la Matière, puis à la Vie, puis à l'Esprit. La mission de l'homme initié est de contribuer à ce passage de la Vie à l'Esprit sur cette Terre, de favoriser l'émergence de la noosphère à partir de la biosphère (comme la mission des premières cellules procaryotes fut de favoriser l'émergence de la biosphère à partir de la lithosphère).

 

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La Foi n'est pas croyance, mais vision : il n'y a rien à croire, mais il y a tout à voir pourvu que la Lumière soit donnée.

 

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Nous vivons une mutation paradigmatique qui implique un changement de métaphysique. Bien sûr !

Mais il faut être conséquent et ne pas reconduire les vieilles et fausses illusions d'antan : égalité généralisée, démocratie au suffrage universel, droits de l'homme … qui sont les trois piliers de la modernité, hérités des obscures "Lumières" du 18ème siècle.

Ce sont précisément cette modernité et ce philosophisme qu'il faut dépasser :

  • rien n'est l'égal de rien,
  • la démocratie conduit toujours à la démagogie,
  • les droits de l'homme doivent se mériter en accomplissant les devoirs de l'homme.

 

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D'Antoine de Saint-Exupéry :

 

"Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères.

Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain."

 

Voilà pourquoi les assistanats en tous genres, font le lit de tous les rétro-activismes et de tous les gilet-jaunismes.

 

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Les notaires ne se rendent pas toujours très bien compte que leur rôle de "gardien de mémoire" et de "garant de confiance" ne tiennent plus devant les technologies de la  blockchain. En revanche, leur rôle évolue beaucoup plus vers le conseil patrimonial (privé et entrepreneurial) et matrimonial (les contrats d'union), dans l'accompagnement du concept de famille (filiation, adoption, recomposition, héritages, etc …), etc … qui ne feront que se complexifier et impliqueront une dimension holistique, intuitive, créative et empathique qu'un système algorithmique restera toujours incapable d'assumer.

Leur cas est parallèle à celui des médecins : le problème n'est plus le diagnostic (les systèmes algorithmiques leur seront de loin supérieurs), mais bien plus sûrement le processus de l'accompagnement de la guérison.

La problématique de l'évolution des métiers d'avocat ou d'expert-comptable est du même tonneau.

 

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Le 22/10/2019

 

La guerre - non militaire - entre les continents a déjà commencé. Chaque continent va peser sur les parois des autres. Et si un continent ne contre-pèse pas sur ses propres parois, celles-ci céderont et il sera envahi (de gens, de produits, d'argent, de modèles, …).

Donald Trump, Xi Jinping et Narendra Modi l'ont parfaitement compris. L'Union Européenne, elle, n'a toujours rien compris.

 

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Le "pour-quoi" doit précéder le "comment" …

Entre "mémoire" et "possible", s'installe un projet. Pour accomplir un projet, il faut un trajet. Pour que le trajet s'accomplisse, il faut trois choses : un paysage, une technique et de l'effort.

 

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Le Tout et le Tas … Le Tout seul a sens et valeur par le nœud qu'il noue entre les matériaux du Tas. Le sens et la valeur naissent de l'émergence d'une complexité.

Il faut "nouer ensemble" (cum plectere - cum plexus) les matériaux pour que naisse l'œuvre.

 

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La masse des humains tue l'homme qui grandit. Ce que la masse appelle "égalité" n'est que nivellement, au plus bas, n'est que médiocrité généralisée, n'est que jalousie et ressentiment.

La populace hait ce qui grandit.

 

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Sans projet, le cœur de l'humain pourrit. Il faut plus qu'une bonne raison d'exister ; il faut une bonne raison de devenir, une bonne raison d'advenir à ce que l'on n'est pas encore devenu.

 

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Les humains aiment à se quereller entre eux. Et plus on tente de résoudre ou d'aplanir ces querelles, plus ils se haïssent mutuellement. Pour tuer l'esprit querelleur, il faut nouer les humains ensemble pour servir un projet qui les dépasse.

 

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La vertu n'est cause de rien, mais conséquence de tout.

La vertu est une émergence dont la source est le trajet qui se fait au service du projet. S'il n'y a plus de projet, il ne peut y avoir de vertu.

 

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L'esprit de "boutiquier" consiste à croire que le profit est le but de l'activité et, donc, d'avoir un boulier compteur à la place de la tête. La vérité est que le profit n'est pas le but mais la conséquence de l'activité lorsqu'elle engendre de la vraie valeur d'utilité pour tous ceux qui y collaborent ou en bénéficient, directement et indirectement.

 

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Une fois les "pour quoi" totalement clarifié et formulé, alors seulement le "comment" s'impose et convoque la technique. Mais la technique qui n'est qu'au service d'elle-même, est la pire des calamités.

 

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Le soumis et le rebelle sont aussi médiocres l'un que l'autre parce qu'il n'existent que par rapport à ce qui leur est extérieur. Ils n'existent nullement par eux-mêmes, dans leur intériorité. Ils sont vides parce que trop pleins de ce qui n'est pas eux.

 

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Mystique de la souffrance et de la mort … Chrétienté …

Oui, l'émerge du neuf exige l'effondrement de l'ancien. Oui, l'émergence n'est possible qu'après le chaos. Mais cet effondrement est-il mort ? Mais ce chaos est-il souffrance ?

Il faut que la chenille se déchire pour qu'émerge le papillon.

Mais cette déchirure est-elle souffrance et mort ? Ne peut-elle être transmutation joyeuse ?

 

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La bêtise engendre la bêtise. L'ignorance engendre l'ignorance. La haine engendre la haine. Le vice engendre le vice. Pour sortir de ces engendrements infernaux … Engendrer la vertu par la construction de ce qui les dépasse tous.

 

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Mon intériorité se nourrit de mon extériorité et mon extériorité se nourrit de mon intériorité. La vie n'est qu'échange entre ces deux pôles.

Le vie est échange parce que toute néguentropie ne vit que de l'énergie qu'elle absorbe et de l'entropie qu'elle élimine.

 

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Tu n'as qu'une seule liberté ; celle de devenir complètement qui tu es déjà. Cette liberté est une contrainte qui t'oblige à grandir.

 

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Le 23/10/2019

 

Je ne connais que trois lieux de joie profonde et d'amour inaltérable : la chambre, la cuisine et le cabinet de travail. Les autres pièces de la maison sont accessoires.

 

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Sauf pour l'Islam qui n'a rien compris, l'Amour, c'est la Confiance.

 

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Cette haine de certains à l'encontre du mot "Dieu" est parfaitement ridicule.

 

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Tout oppose la logique entrepreneuriale et la logique financiariste (que les ignares appellent aussi capitaliste, ou néo-libérale ou ultra-libérale alors que le libéralisme c'est-à-dire l'anti-étatisme, n'a rien à voir là-dedans).

 

La logique financiariste consiste à miser de l'argent sur des entreprises pour gagner beaucoup plus d'argent le plus vite possible, sans aucune considération pour les ressources mises en œuvre.

La logique entrepreneuriale  anime un processus humain pour produire de la valeur d'utilité dans le respect de toutes les parties prenantes, y compris la Nature.

 

La confusion - voulue ou feinte - entre ces deux logiques économiques, alimente, depuis plus de soixante ans, une propagande socialo-gauchiste et populiste qui vise à dévaloriser l'esprit d'entreprise et à mettre l'économique sous la coupe du politique.

 

C'est la même engeance qui vise à mettre le politique (la gestion optimale de l'intérêt commun dans le respect des libertés individuelles) sous la coupe de l'idéologique c'est-à-dire sous la coupe de fantasmagories délirantes qui prétendent créer, ex nihilo, une "société idéale" et un "homme nouveau", tous deux contre-nature (au nom des "idéaux" et des "valeurs" artificiels qu'elle s'est inventés) … et qui ont organisé des centaines de millions de morts violentes durant tout le 20ème siècle.

 

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Le 24/10/2019

 

La pratique des "taux négatifs" par la FED et la BCE revient, en fait, à pousser les ménages et les entreprises à s'endetter, à taxer l'épargne c'est-à-dire l'argent qui ne circule pas, l'argent que l'on thésaurise au lieu de le dépenser.

Le but est clair, maintenir artificiellement une croissance des PIB alors que tout pousse à la décroissance consommatoire (les ménages consomment moins et les entreprises investissent le moins possible).

Encore une fois, la manœuvre consiste à puiser dans le compte de bilan (les patrimoines naturels et trésoriers) pour financer le "bénéfice" du compte de résultat (le PIB).

En conséquence, aussi, les marges de vendeurs d'argent d'aujourd'hui (le banques) ou de demain (les assurances) s'effondrent et rendent ces secteurs "pauvres" (ce qui n'est pas fait pour me déplaire puisque les intermédiations sont appelées à disparaître).

On est là en pleine guerre entre financiarisme et écologisme. Et l'issue ne fait aucun doute : le financiarisme doit disparaître car vestige dinosauresque d'une logique économique fondée sur une logique d'abondance de ressources qui n'existe plus.

L'effondrement de la finance internationale ne fait aucun doute, mais elle interviendra peut-être trop tard.

 

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Plus on descend vers le sud, plus les jeunes hommes sont machos et cons.

Il suffit de passer de l'Alsace des vrais Alsaciens à la Provence des vrais Provençaux pour le comprendre. Et je n'ose même pas parler des jeunes Maghrébins qui infestent tous les lieux avec leur arrogance, leur violence, leurs bruits, leurs insultes et leur mépris - surtout pour la femme.

 

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Le 26/10/2019

 

Christian Buchet …

Ce type est un pitre bavard et sophiste qui n'a rien compris (sauf son propre marketing).

Un "historien" des mers qui n'a évidemment jamais navigué.

Un "littéraire" qui prône des solutions techniques absurdes dont les rendements réels sont négatifs avec des incidences phénoménalement nocives sur le milieu marin (centrales marémotrices, éoliennes off-shore ou flottantes, turbines à courants marins, etc … qui consomment bien plus de ressources précieuses et pénuriques qu'elles ne produisent d'électricité sans évoquer leur intermittence qu'il faudra suppléer par des centrales terrestres classiques), etc …

Un "ignare" qui ne connaît rien aux conditions biologiques et agronomiques des cultures et des élevages des algues, poissons ou crustacés, … Et que ne comprend rien à la différence entre quantité d'aliments et qualité des aliments …

Un "béotien de l'économie" qui croît encore que l'on peut espérer une croissance infinie dans un monde fini … et qui ignore superbement la nécessité vitale d'entrer en malthusianisme … (un académique parisien qui n'est jamais sorti de son ghetto universitaire).

Un "géopolitologue" qui en est toujours aux regards des Etats-Nations (la France !) alors que l'avenir est déjà dans la guerre des continents où les Etats-Nations ne joueront plus aucun rôle … si elles veulent que leurs populations survivent.

Christian Buchet est à la mer ce que Philippe Dessertine est à l'économie : des cerveaux de dinosaure à envoyer, très vite, sur la Lune.

A oublier aussi vite que possible !

 

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L'Etat-Nation est une illusion artificielle née des fantasmes du Traité de Westphalie signé en 1648 et fondant l'idéologie politique de la modernité.

Les Etats-Nations, cela n'existe pas ou, plutôt, il s'agit d'une invention récente visant à donner les pleins pouvoirs de gouvernance à un microcosme autoproclamé. Les Etats-Nations ont connu leur heure de gloire dans la seconde moitié du 19ème siècle, ont occasionné deux monstrueuses guerres mondiales et ont commencé à mourir dans les boues de Verdun et de l'Yser. Ils ne sont qu'un fonds de commerce artificiel pour démagogues en mal de glorioles. Ils ne servent à rien, mais nuisent beaucoup.

Ils ne correspondent à aucune structure culturelle, sociale et économique réelle. Il n'existe que deux niveaux réellement historiques : le continent (défini par une histoire ethnique, religieuse, culturelle et linguistique) et le terroir (défini par un ancrage économique, génétique, coutumier et traditionnel).

Entre ces deux niveaux, rien de consistant n'existe.

 

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La noosphère n'est pas une "ère" de quoique ce soit, mais un nouvel échelon qui s'ouvre sur l'échelle des complexités. Il ne s'agit pas de l'échelle des temps (ère, époque, période, phase, …), mais de l'émergence d'un nouveau niveau d'organisation supérieure comme le furent les particules, les molécules, les cellules, les organismes, les communautés, les cultures (langages, lois, coutumes, rites, etc …), … et maintenant les connaissances, les intelligences, les manifestations de l'Esprit. Il s'agit d'un saut néguentropique.

 

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De Michel Lévy-Provençal :

 

"Dans cinq ans, le réel sera un luxe."

 

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De Thierry Wolton :

 

"Nier l’existence des crimes contre l’humanité, en minimiser les faits ou les déformer, est du négationnisme. Sont des négationnistes ceux qui doutent de la réalité des camps d’extermination nazis, qui remettent en cause l’unicité de la Shoah. Refuser de reconnaître ou relativiser le génocide arménien et le massacre des Tutsis est aussi du négationnisme. En revanche, minimiser le nombre des victimes du communisme, dénier aux régimes communistes leur caractère totalitaire, continuer à présenter l’enfer vécu par ceux qui l’ont connu comme une nostalgie, n’est pas considéré comme une négation de l’histoire du XXe siècle. Pourquoi ne parle-t-on pas de négationnisme de gauche, d’où vient ce blocage, quels sont ceux qui le pratiquent, que cachent-ils, quelles conséquences cet escamotage du passé a-t-il sur notre monde actuel qui en est l’héritage ?

Ce livre ["Histoire mondiale du communisme"] istoire mondiale du communismedécrit les mécanismes de cette résistance aux vérités dérangeantes, et analyse la manière dont cet aveuglement historique conditionne les enjeux actuels :  terrorisme islamique, montée du populisme, renouveau du nationalisme, retour de l’antisémitisme. Regarder l’histoire en face, sans mensonge ni omission, est une nécessité pour se garder de ce que la nature humaine est toujours capable de reproduire. Dénoncer le négationnisme de gauche au même titre que les autres négationnismes n’est pas seulement une affaire de morale, c’est aussi une question de sauvegarde."

 

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Ma réponse à un ami du Grand Orient de France (membre, aussi, de ma promotion polytechnicienne) qui me reproche mes engagements maçonniques dans la Régularité posée comme exclusivement initiatique, spirituelle et tendue vers le Divin …

 

"Tu commets des erreurs métaphysiques graves lorsque tu assimiles le concept "Dieu" au sens terriblement restrictif du Dieu personnel, étranger au monde, qu'en a le catholicisme ou l'islamisme et, avec moins de rigueur, d'autres écoles chrétiennes, voire le rabbinisme populaire.

Dieu, le Divin, le Grand Architecte, l'Un, le Tao, le Brahman, l'Absolu, le Logos, l'Esprit, l'Âme du monde (Schelling), … sont tout un. L'interprétation théiste (dualiste, platonicienne) est acceptable, mais stupide à mes yeux. Elle entre en  contradiction flagrante avec le principe du rasoir d'Occam : pourquoi faire DEUX lorsqu'on peut faire mieux avec Un ? Cette interprétation théiste dualiste n'est réelle qu'au RER, un des nombreux rites pratiqués par la GLNF.

Dieu n'est qu'un des noms du "principe de cohérence" qui est partout à l'œuvre dans le Réel (et qui fonde les lois de la physique). Sans l'idée de Dieu, il n'y aurait à concevoir que le chaos, le hasard, l'absurdité (il faut relire "Comment je vois le monde" d'Albert Einstein, ou "Ethique" de Spinoza, tous deux peu suspects de calotinisme). Ce principe de cohérence est bien "unique" et "auteur de toute chose" au travers de la force d'évolution et de l'économie de cette évolution du Réel, dont il est l'Âme (ce qui anime) et le Logos (comme défini dans le prologue de l'Evangile de Jean, texte maçonnique s'il en est … et c'est un Juif qui le dit).

Ton choix du GODF est ton droit, mais une colossale bévue. De plus, lorsque tu parles du GODF sous l'adjectif "adogmatique" (alors que sa  propre littérature l'autoproclame plutôt "libéral", … ce qui est un comble pour qualifier l'athanor d'un socialisme rampant et de l'islamo-gauchisme actuel), il y a deux erreurs :

  • la première est de sous-entendre que la Franc-maçonnerie régulière serait dogmatique, ce qui est ridicule pour une obédience authentiquement initiatique, spiritualisante, traditionnelle et fidèle aux Landmarks anciens qui enjoignaient, à tout Franc-maçon, de pratiquer le religion et les lois du pays où il pouvait travailler en toute liberté et protection,
  • la seconde est de laisser croire que le GODF, malgré ses obsessions laïcardes, anticléricales, athéisantes, socialisantes et gauchisantes, serait un espace de totale neutralité philosophique (essaie d'être catholique pratiquant au GODF !).

Enfin, me taxer de platonisme (moi qui le combat depuis cinquante ans) au prétexte que je cantonne la Franc-maçonnerie dans le seul domaine de la spiritualité, laissant à d'autres instances ou lieux le soin de s'impliquer dans la vie profane de la science, de l'art, de la socialité, du politique, de l'économique, de l'idéologique, etc …, me paraît un raccourci plus que saisissant. Le fait de reconnaitre des multipolarités claires, et de prôner des spécialisations salutaires, n'implique aucunement l'instauration de dualités du type platonicien."

 

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Le 27/10/2019

 

Des demandes de "rencontre", j'en reçois deux par semaine. Je les refuse toutes. Mon métier, c'est la recherche et l'écriture, pas le bavardage.

Bavardage totalement inutile d'ailleurs. Je n'ai absolument rien d'autre à dire que ce que j'ai écrit.

 

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Je ne sais pas si c'est un effet d'époque, de génération ou de mode, mais maintenant, tout le monde veut se voir, se rencontrer, partager, discuter, échanger, etc … Le retour à l'oralité (dont participe les déferlantes de l'audiovisuel que j'appelle volonté l'idiot-visuel) est une régression grave (dont YouTube est le parangon). La civilisation et la culture commencent avec l'écrit, n'en déplaise à Claude Lévi-Strauss.

 

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Je vis en ermite et entends bien continuer. Je n'aime pas les humains ; 85% d'entre eux sont de profonds crétins. Leur suicide serait d'ailleurs la meilleure solution pour l'avenir de la Vie et de l'Esprit sur cette planète qu'ils saccagent et pillent en pure perte.

 

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La première ordonnance du Décalogue dit ceci : "Un Seul est Dieu" …

La permutation circulaire (il y en 4! soit 24) de ces quatre petits mots français révèle quelques magnifiques sentences métaphysiques et théologiques …

 

Un Seul est Dieu.

Un Seul Dieu est.

Un est Seul Dieu.

Un est Dieu Seul.

Un Dieu est Seul.

Un Dieu Seul est.

Dieu est Un Seul.

Dieu est Seul Un.

Dieu Seul est Un.

Dieu Seul Un est.

Dieu Un Seul est.

Dieu Un est Seul.

Seul Dieu est Un.

Seul Dieu Un est.

Seul Un Dieu est.

Seul Un est Dieu.

Seul est Un Dieu.

Seul est Dieu Un.

Est Un Seul Dieu

Est Un Dieu Seul.

Est Dieu Un Seul.

Est Dieu Seul Un.

Est Seul Dieu Un.

Est Seul Un Dieu.

 

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Je ne suis que l'accumulation de ce que j'ai vécu. Je crains que je n'entre dans aucune des cases où l'on voudrait me classer. Je pense par écrit et tout ce que je pense est écrit soit dans mes livres, soit dans des articles. Et tout ce que je pense et écris, ne concerne que le Mystère du Réel (de la Matière, de la Vie et de l'Esprit), sous toutes ses formes, sur toutes ses facettes, dans toutes ses dimensions … J'ai commencé du côté de la physique théorique, il est vrai, … ensuite j'ai entendu l'appel de la philosophie (en lisant Einstein et, à sa suite et à son exemple, Spinoza,  … puis Nietzsche, mon second père) … puis j'ai baguenaudé du côté du taoïsme jusqu'à ce que mon rabbin m'ait fait comprendre que "ce n'est pas parce qu'on peint un poireau en rouge, qu'on devient une tomate" … alors j'ai bifurqué vers la Kabbale (études rabbiniques obligeant) … sans jamais lâcher la physique théorique et la cosmologie complexe … ensuite, est venue la Franc-maçonnerie (c'était en 1975) dont la méthode initiatique m'a permis de comprendre que tout ce qui m'avait passionné (et qui me passionne encore) n'était qu'un ensemble de pierres au service de la construction de mon Temple à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, qui est le principe même de la cohérence et du mystère du Réel …

 

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La différence entre l'humain et l'homme. L'humain vit pour lui, l'homme vit pour Dieu. L'humain vit à sa propre hauteur, celle de son ventre et de son bas-ventre. L'homme se dépasse, se surpasse et vit au plus haut, au-dessus de lui, au service de l'éternel Devenir. L'humain consomme sa vie. L'homme construit la Vie.

 

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Vision phylétique de l'humain où chaque individu n'est rien de plus qu'un chaînon, qu'un maillon, qu'une passerelle, qu'un bourgeon d'un vaste arbre qui pousse, enraciné dans la biosphère et produisant la noosphère.

 

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L'ordre qu'il faut fonder parmi les humain, c'est l'ordre de la Vie et de l'Esprit, et non celui des lois et des richesses. Il faut que les lois et les richesses soient au service de la Vie et de l'Esprit. Sinon, elles sont futiles et inutiles.

 

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D'Antoine de Saint-Exupéry :

 

"(…) rien de ce qui importe véritablement ne s'énonce (…)"

 

Wittgenstein n'aurait pas dit mieux …

 

"Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence."

 

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Et toujours de Saint-Ex :

 

"L'ordre est le signe de l'existence et non sa cause. (…) Si tu imposes la vie tu fondes l'ordre et si tu imposes l'ordre tu imposes la mort. L'ordre pour l'ordre est caricature de la vie."

 

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L'homme, cela n'existe pas. Il y a des charpentiers, des boulangers, des ingénieurs, … Il y a aussi, malheureusement, des parasites, des fonctionnaires, des escrocs … Mais "l'homme", cela n'existe pas.

L'humain ne devient que ce qu'il fait. Et s'il ne fait rien, il n'est rien, ni ne devient rien.

 

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Apprenti : au-delà des pierres, l'Outil.

Compagnon : au-delà des étoiles , la Géométrie.

Maître : au-delà des morts, la Vie.

 

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La seule bonne logique de vie, c'est de viser à devenir plus sage et d'éviter de devenir moins sage … Et ce n'est pas si simple dans la période chaotique que nous vivons et où le crétinisme semble être devenu la règle.

 

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Le 28/10/2019

 

De Paulo Coelho :

 

"Accomplir sa légende personnelle est la seule et unique obligation des Hommes. Tout n’est qu’une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l’univers conspire à te permettre de réaliser ton désir"

 

 

 

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De Rudy Reichstadt ;

 

" La théorie du complot falsifie l’histoire, parasite le fonctionnement de la démocratie, protège les dictateurs, exonère des criminels, invente des boucs émissaires, dresse des potences. Elle prépare les génocides."

 

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De la mère de Michel Jonasz à 94 ans :

 

"Je suis toujours aussi jeune, mais ça se voit moins."

 

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Venue des campus américains gauchisants, la mode de l'indifférencialisme est à notre époque l'équivalent de cette maladie mentale que fut le néo-marxisme il y a cinquante ans.

Tous les rétro-activismes procèdent de cet indifférencialisme qui prêche la désexualisation, la déracialisation, la déculturation, la délaïcisation, la déseuropéanisation, la démasculinisation, la décarnivoration, la dédémocratisation, la déchristianisation, etc … bref, qui prêche l'égalitarisme absolu, l'effacement de toutes les différences, l'uniformité radicale et le nivellement absolu.

Ces débilités mentales ne comprennent pas que la différenciation et la spécialisation (notamment la sexualisation) ont été inventées par la Vie pour engendrer de la néguentropie et gagner son combat permanent contre l'entropie (l'uniformité, l'homogénéité) qui conduit à la mort.

L'indifférencialisme est, au fond, une forme de suicide collectif allant dans le sens de l'effondrement de l'humanité sur Terre.

 

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L'idée de bonheur est vide ! Un humain heureux est un humain inerte, assoupi, engoncé dans des conforts, des habitudes et des plaisirs étroits, stériles et médiocres. Seule peut être prisée la joie de l'accomplissement dans l'œuvre, dans l'effort de l'œuvre, dans le cheminement de l'œuvre.

Il faut mépriser l'humain heureux et promouvoir l'homme radieux car l'homme radieux irradie la joie la plus profonde, celle de l'accomplissement du soi et de l'autour de soi.

 

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L'humain n'est qu'au service de lui-même : médiocrité.

L'homme est au service de ce qui le dépasse : noblesse.

Mais il faut bien choisir et définir ce au service de quoi l'on se met.

La Vie et l'Esprit ! Et, derrière eux, ce qu'ils accomplissent.

 

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Le 28/10/2019

 

De Valérie Toranian :

 

" Jean-Paul Sartre déclarait en 1965 : "Tout anti-communiste est un chien, je n’en démords pas". En ces années de Guerre froide, le terrorisme intellectuel régnait. Spécialement au sein de l’université. L’influence du parti communiste dans les départements de sciences humaines était devenue hégémonique dès l’après-guerre. S’opposer idéologiquement au marxisme, c’était "faire le jeu de l’ennemi", c’est-à-dire du "capitalisme et de l’impérialisme américains". Aux marxistes succédèrent, à partir des années soixante, les maoïstes, les structuralistes, et enfin les déconstructionnistes.

 

Depuis quelques années, l’université est la proie des courants décoloniaux, indigénistes, néo-féministes et transgenres qui, quelles que soient leurs divergences, vomissent mêmement "l’État raciste, sexiste, homophobe" et toutes les structures bourgeoises et réactionnaires qui en sont les laquais … Leur représentativité est faible. Leur influence énorme. L’université a toujours tremblé devant les gauchistes. Elle panique aujourd’hui devant les tenants du morcellement identitaire et des droits des minorités qui représentent dorénavant en France le camp du bien progressiste."

 

Oui, les factions rétro-activistes ont pris le relai, cinquante ans plus tard, des crétinismes totalitaires des mouvements gauchistes.

Même hargne. Même violence. Même agressivité. Même bêtise.

L'indifférencialisme a pris le relai de l'égalitarisme … en pire !

Il est temps de remettre ces islamistes, ces hyperféministes, ces populistes, ces "indigénistes", ces bobos, ces "gilet-jaunistes", ces homosexuels et autres transgenres à leur juste place : celle de minorités tolérées tant qu'elles restent discrètes et coites.

 

La citation de Sartre rappelée plus haut : "Tout anti-communiste est un chien", permet de souligner, encore et encore, que le communisme est responsables de centaines de millions d'assassinats dans le monde entre 1917 et aujourd'hui.

Il est bon, en effet, de ne pas laisser faire l'usure du temps et de rappeler, encore et encore, combien Jean-Paul Sartre avec de Beauvoir, Merleau-Ponty, Althusser, Derrida, Foucault, Lévi-Strauss et tant d'autres (dont cet ineffable crétin nommé Alain Badiou) ont été, à la fois, les fossoyeurs de la pensée française entre 1945 et 1995, et le bouillon de culture putride et infectieux dont sortent, aujourd'hui les rétro-activismes et l'indifférencialisme.

 

Si, en tant qu'anti-communiste notoire depuis mes 15 ans, je suis un "chien", alors vous, Sartre, vous êtes une merde canine.

 

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D'Arthur Chevallier :

 

"La loi n'est pas le supplétif de la tranquillité. Elle ordonne une République où, depuis la Révolution française, le pouvoir législatif se mêle de tout, favorise, pénalise, parfois avec violence, mais toujours au nom du peuple souverain. La loi façonne la société avec force et détermination, organise l'obéissance des individus pour favoriser l'harmonie de la nation. Dans une tyrannie, la coercition est intolérable ; dans une démocratie, elle est belle, car elle symbolise le triomphe de la volonté des citoyens. (…) La morale de cette histoire est invariable : être protégé par l'ordre public implique de s'y soumettre."

 

Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites …

L'autre morale de cette histoire est qu'il n'existe d'ordre social et moral que par la tyrannie, soit d'un seul, soit de la majorité c'est-à-dire des médiocres et des crétins.

Et la conséquence : tant que l'humain aura besoin de lois extérieures pour pallier son imbécillité intérieure, la tyrannie, sous toutes ses formes a de beaux jours devant elle.

 

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Les éoliennes terrestres ont un TRE déplorable en-dessous du seuil de rentabilité thermodynamique. Les éoliennes marines sont encore beaucoup plus difficiles à construire, arrimer, entretenir, dépanner, etc ... Donc leur TRE est encore plus déplorable (puisque chaque mégawatt produit nécessite plus de ressources non renouvelables).

Cet engouement britannique pour ces éoliennes débiles est un effet du Brexit : en quittant l'UE, la Grande-Bretagne se coupe de toutes les autres sources d'approvisionnement et tente de se convaincre, à son habitude, que le salut viendra de la mer.

 

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C'est le Tout qui donne sens et valeur aux parties qu'il noue, afin de devenir plus que leur simple addition.

Quel est ce Tout que tu serviras afin qu'il te donne sens et valeur par les nouages qu'il fera de toi ?

Les choses n'ont de valeur que par ce à quoi elles servent.

Les humains n'ont de valeur que par ce qu'ils servent.

 

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Selon ta décision, les forces qui s'exerce sur toi de l'extérieur peuvent être vécues comme des opportunités ou comme des souffrances. A toi de choisir ton statut : héros ou victime.

L'humain ne devient homme que dans la lutte.

 

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Ce qui révèle la réalité du Réel, c'est le regard holistique ; le regard analytique détruit tout.

 

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L'idée récurrente : ce qui transforme l'humain en homme, ce n'est pas la possession (le plaisir, le bonheur, le confort, etc …), mais c'est la ferveur. La ferveur de se mettre au service (au sacrifice) d'un Divin insurmontable et incontestable.

L'essentiel n'est pas au bout du chemin, mais est le cheminement même, pourvu que le chemin monte et exige l'effort.

 

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Rien n'a de valeur hors le sens que tu lui donnes.

 

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Le 30/10/2019

 

Je le reconnais volontiers : je ne connais rien aux nouvelles méthodes pédagogiques. J'en suis resté à mes vieux instits en chemise blanche et cravate, avec cache-poussière gris foncé. Je sais seulement que le pédagogisme qui sévit partout depuis le "rénové" est une catastrophe culturelle colossale qui fait que les bacheliers d'aujourd'hui sont des ignares qui ne maîtrisent plus du tout ni les langages ni les méthodes de base.

 

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Ce que je pense de la reconnaissance faciale …

Comme toutes les technologies, le mieux ou le pire sont possibles. Tout dépend de l'usage que l'on souhaite en faire. La reconnaissance faciale pour traquer les malfrats et les islamistes ; oui ! Big Brother à la mode chinoise : non !

 

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De Philippe Muray, en 1999 :

 

"S'il y a quelque chose qui marche très fort, en ce moment, et qui marchera de plus en plus, c'est la chasse aux phobes. À tous les phobes."

 

Homophobe (qui rejette l'homosexualité), islamophobe (qui rejette l'islamisme), gynophobe (qui rejette les femmes), créaphobe (qui rejette la viande), xénophobe (qui rejette les étrangers), christophobe (qui rejette le christianisme), judéophobe (qui rejette les Juifs), laïciphobe (qui rejette la laïcité), sinistrophobe (qui rejette la sinistre gauche), européophobe (qui rejette la civilisation européenne), asprophobe (qui rejette les blancs), etc …

 

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Le 31/10/2019

 

Se libérer du passé ne signifie nullement oublier.

Au contraire, on ne peut élever un mur qu'en gardant les couches de pierres posées hier et avant.

Nietzsche pose une méthode pour se libérer du passé : l'Eternel Retour c'est-à-dire façonner chaque instant présent de telle façon que l'on ait envie de le revivre éternellement.

 

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Il est relativement clair, aujourd'hui, qu'il y a des pays qui fonctionnent et d'autres qui ne fonctionnent pas. Les premiers sont des confédérations (Suisse, Allemagne, USA, Espagne, Belgique, …) et les seconds procèdent d'un centralisme jacobin (France, Italie,  Grèce, etc …).

L'Union Européenne doit, le plus vite possible, devenir comme la Suisse une confédération de régions autonomes.

Hors de là, point de salut. Hors de là, l'Europe sera le champ de bataille des autres continents (Angloland, Sinoland, Islamiland, Russoland, voire Afroland).

 

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NOUVEAU (depuis ce 2/9/2019) : Le Tome 20 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (384 pages à télécharger gratuitement).