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"De l'Etre au Devenir" (Juillet 2016)

Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy (écrit en ligne)

Le 01/08/2016

 

Être juif ….

Croire que la Sagesse existe et qu'elle est enclose dans la Torah et, plus généralement, dans la Bible hébraïque qu'il faut apprendre à décrypter par l'ouverture du questionnement.

Croire que l'Etude est la voie de l'Esprit et qu'elle est le destin de l'humanité, en général, et la mission de la Maison d'Israël, en particulier.

Croire que le Divin fonde le Tout-Un du Réel et que cela requiert la sacralisation de la Vie qui est le mouvement du Réel.

Croire que le Réel est inaccompli et qu'il existe une Alliance entre le Divin et l'humain, scellée au cœur de la Maison d'Israël, pour accomplir cet inaccompli ; cette Alliance met, face-à-face, une Ferveur et une Promesse.

Croire que le chemin initiatique de l'homme passe par la Libération de l'esclavage, par la Révélation de la loi et par la Purification dans le désert.

 

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Lu aujourd'hui sur le site du Figaro concernant le programme géopolitique des deux candidats à la Maison Blanche :

Clinton défend une approche multilatérale et veut renforcer les alliances des États-Unis, "l'unique source de la force de l'Amérique". Elle promet de "tenir tête" à la Russie et à un président Poutine autoritariste. Elle assure de son soutien indéfectible le Japon et la Corée du Sud, confrontés à la menace nord-coréenne et aux visées chinoises. Elle prône une solution "deux États" sur la question israélo-palestinienne.

Trump préconise une politique isolationniste, un renforcement des liens avec la Russie de Poutine, qualifié de "leader talentueux". Il menace de quitter l'Otan si les alliés ne contribuent pas plus à son financement et de ne plus appliquer l'article 5, qui entraîne une intervention automatique de l'Alliance quand un de ses membres est attaqué. Il veut investir dans l'armée et assure Israël d'une amitié restaurée.

Vivement que Trump soit élu, que les USA restent chez eux, que TAFTA soit abandonné et que l'OTAN soit démantelé !

 

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Le 02/08/2016

 

Les stratégies d'attentats islamistes sont celle des "loups solitaires" et celle du "terrorisme viral". Ces stratégies sont analogues à celles du développement des métastases cancéreuses.

 

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Ne croyant en rien aux lois des hommes et ne considérant que les lois du cosmos, celles de la Matière, de la Vie et de l'Esprit au-delà (infiniment au-delà) de l'Homme, le problème de la morale (les mœurs collectives) ne me concerne pas autant que celui de l'éthique (la mise en harmonie du comportement personnel avec les lois cosmiques).

 

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Longtemps, l'amour n'a eu que peu d'importance dans la création et le développement des familles. Le problème unique était la descendance et la transmission des patrimoines. Quant à l'absence d'amour entre conjoints, et entre parents et enfants, on s'en accommoda durant près de trois millénaires (d'ailleurs, dès que l'on en avait les moyens, on avait une maîtresse ou un amant pour l'amour, et des nurses pour les enfants).

 

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Il ne faut jamais oublier les nombreux visages, tous hideux et monstrueux, du socialisme au cours de ces deux derniers siècles : le socialisme terroriste de Robespierre, le socialisme antibourgeois de Marx, le socialisme national de Hitler, le socialisme fasciste de Mussolini, le socialisme communiste de Lénine, de Staline, de Mao et autre Pol-Pot.

 

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Malgré ce qu'en disent les obsédés du clivage artificiel entre la "gauche" et la "droite", il n'y a en politique que deux clans : celui où la société est au service de l'épanouissement libre de l'homme (c'est le libéralisme sous toutes ses formes) et celui où l'homme est au service du développement obligé de la société (c'est le socialisme ou, plus généralement, le social-étatisme sous toutes leurs formes).

 

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La science moderne a choisi la voie apollinienne (de l'idéalisation mathématique, de l'élémentarisation principielle, de la réduction objectale et de la continuité déterministe). Cette voie est une impasse.

Le temps est venu, pour la science, d'accepter et d'assumer la nature dionysiaque du Réel.

 

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De Terence McKenna : "Reclaim your mind" :

 

Catalysts to say what has never been said, to see what has never been seen. To draw, paint, sing, sculpt, dance and act what has never before been done. To push the envelope of creativity and language and what's really important is, I call it, the felt presence of direct experience which is a fancy term which just simply means we have to stop consuming our culture. We have to create culture.

 

Don't watch TV, don't read magazines, don't even listen to NPR. Create your own roadshow. The nexus of space and time, where you are now, is the most immediate sector of your universe and if you're worrying about Michael Jackson or Bill Clinton or somebody else, you are disempowered. You are giving it all away to icons, icons which are maintained by an electronic media, so that you want to dress like X or have lips like Y or something. This is shit-brained, this kind of thinking.

 

That is all cultural diversion and what is real is you and your friends and your associations, your highs, your orgasms, your hopes, your plans, and your fears... and we are told no, we're unimportant, we're peripheral, "get a degree", "get a job", get a this, get a that, and then you're a player. You don't even want to play in that game. You want to reclaim your mind and get it out of the hands of the cultural engineers who want to turn you into a half-baked moron consuming all this trash that's being manufactured out of the bones of a dying world. Where is that at?

 

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Le 03/08/2016

 

Je ne prends pas de vacances car je suis toujours dans la joie et je n'oserais pas quitter cette joie contre une promesse d'ennui.

 

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La persistance du passé au sein du présent engendre d'importantes conséquences non seulement scientifiques, mais aussi philosophiques et spirituelles.

La mémoire cosmique a une vie éternelle qui, selon la vie menée, peut être un paradis ou un enfer.

 

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Le Réel est continu ; c'est la mesure qui introduit de la discontinuité.

 

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D'Albert Einstein :

 

"Une théorie peut être vérifiée par l'expérience, mais aucun chemin ne mène de l'expérience à la création d'une théorie."

 

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Tout est beau dans la Nature ; c'est l'homme dénaturé qui infeste le monde de laideur, comme un cancer qui ronge.

 

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Teilhard de Chardin invite à la "personnalisation" de soi.

 

"En cherchant à se séparer le plus possible des autres, l'élément s'individualise ; mais, ce faisant, il retombe et cherche à entraîner le monde en arrière vers la pluralité, dans la matière. Il se diminue, il se perd, en réalité. Pour être pleinement nous-mêmes, c'est en direction inverse, c'est dans le sens d'une convergence avec tout le reste, c'est vers l'Autre qu'il nous faut avancer. Le bout de nous-mêmes, le comble de notre originalité, ce n'est pas notre individualité, c'est notre personne ; et celle-ci de par la structure évolutive du monde, nous ne pouvons la trouver qu'en nous unissons. Pas d'esprit sans synthèse."

 

La personne humaine : le masque humain au travers duquel le Réel s'exprime et se manifeste.

Personnalisme : devenir une personne c'est-à-dire un Nexus au sein du Tout …

On ne peut devenir complètement soi que dans la totale reliance à l'Un.

 

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De René Descartes :

 

"Ainsi toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences."

 

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L'humain doit être dépassé !

 

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Les trois savoirs : le savoir-faire (technique), le savoir-vivre (éthique) et le savoir-connaître (cosmologie).

 

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La cosmologie intègre, englobe, dépasse et enveloppe la métaphysique et la physique, la philosophie et la science, la théologie et l'anthropologie.

Elle est la "philosophie première" comme disait Aristote.

 

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Les mathématiques ne sont pas une science. Les mathématiques ne disent rien du Réel ; elles sont un langage agençant des quantités abstraites et idéalisées. Elles forment une imposante construction artificielle, conventionnelle et irréelle (surréelle, même).

 

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Optimisme ou pessimisme ? Débat oiseux du verre à moitié plein ou vide. L'essentiel n'est pas là ; l'essentiel est de cultiver la lucidité et d'éradiquer toutes les formes d'idéal, d'idéalisme et d'idéologie.

Prendre la Vie et le Monde tels qu'ils sont et tels qu'ils vont.

On ne peut être optimiste ou pessimiste que vis-à-vis de la réalisation probable ou improbable, facile ou ardue, proche ou lointaine d'un idéal quelconque, d'une projection imaginaire, d'un phantasme capricieux.

 

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Le 04/08/2016

 

Les verbes (les processus existentiels) sont des sujets de méditation bien plus essentiels et profonds que les substantifs (les objets conceptuels).

 

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L'idée de "lieu naturel" chez Aristote, n'est rien d'autre que celle, contemporaine, d'attracteur c'est-à-dire d'état de complétude, plein accomplissement.

Il diffère pour chacun ; c'est cela le destin personnel.

 

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Le 05/08/2016

 

Les gros cheptels bovins ont d'autant moins de sens que, outre l'urgence de la sortie de toutes les formes d'agriculture intensive (industrialisée, visant le rendement et non la qualité), les tendances sont claires : on mangera de moins en moins de viande de bœuf et de produits laitiers.

C'est toute la filière bovine qui va s'effondrer.

 

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Le 06/08/2016

 

Hormis une infime minorité qui se consacre à ce qui la dépasse et qu'il faut bien appeler l'Esprit (Julius Evola les appelait la "ace de l'Esprit"), l'humanité est une infection.

 

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La lucidité et la véridicité valent bien mieux que la pitié. C'est ce principe que Nietzsche appelle la "cruauté".

Da,ns ce droit fil, ce que Nietzsche appelle la "guerre" n'a rien de militaire, mais désigne ce combat cruel et incessant contre la bien-pensance, l'hypocrisie, l'obséquiosité, le conformisme, le politiquement correct, la médiocrité et la barbarie sournoise.  La "guerre que Nietzsche appelle de ses vœux, n'est pas celle des armes, mais celle de l'esprit.

 

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Nietzsche a reçu la "révélation" de l'Eternel Retour le 14 août 1881, au bord du lac de Silvaplana, près de Surlei, en haute Engadine, non loin de Sils Maria …

 

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Eternel Retour à la Vie !

 

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Rien n'est plus sérieux, plus profond que la légèreté qui méprise tout ce qui a trait à l'humain, à la lourdeur humaine.

 

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Le 07/08/2016

 

D'Olivier Rey :

 

"(…) des nations comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni sont déjà trop grandes pour que la politique y joue pleinement son rôle. Dans les années 1850, Auguste Comte déplorait l'unification italienne comme un mouvement rétrograde, et pensait qu'à l'inverse, c'était la France qui aurait dû se diviser en dix-sept petites républiques (soixante-dix en Europe)."

 

De même, Léopold Kohr (prix Nobel alternatif de 1983) écrivait, en 1957, dans "The Breakdown of Nations" :

 

"Il n'y a pas de détresse sur terre qui puisse être soulagée, sauf à petite échelle. (…) C'est pourquoi par l'union ou par l'unification, qui augmente la taille, la masse et la puissance, rien ne peut être résolu. Au contraire, la possibilité de trouver des solutions diminue au fur et à mesure que le processus d'union avance. Pourtant, tous nos efforts collectivisés et collectivisants semblent précisément dirigés vers ce but fantastique - l'unification. Qui, bien sûr, est aussi une solution. La solution de l'effondrement spontané. "

 

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Le 08/08/2016

 

Tout parcours spirituel passe nécessairement par trois étapes.

La première est l'Initiation qui comporte des épreuves de Libération et une apothéose de Révélation, et qui fait passer du Profane au Sacré. Ensuite, le chemin passe par les méandres de la Purification dans le Sacré. En fin desquels survient la Sublimation qui fait passer du Sacré au Divin par le franchissement des portes de la Mort.

 

Stades

Parcours

Hébreux

Jésus

Franc-maçon

Profane

Ténèbres

Esclavage

Vie privée de Jésus

Monde profane

Initiation

Libération

Dix plaies

Baptême dans le Jourdain

Epreuves de terre, eau, air et feu

Révélation

Réception des Tables de la Loi

Quarante  jours dans le désert

Transmission des secrets et serment

Sacré

Purification

Quarante ans dans le désert

Prédications, disciples et miracles

Voyages et outils du Compagnon

Sublimation

Portes de la Mort

Bénédictions et mort de Moïse sur le mont Nébo

Passion et mort de Jésus, puis résurrection du Christ

Martyre, mort et inhumation d'Hiram

Divin

Illumination

Entrée dans la Terre promise

Ascension du Christ

Elévation à la Maîtrise

 

Ce schéma est universel. On le retrouve aussi bien dans la vie du Bouddha historique que dans le Mahâbhârata (avec le Bhagavad Gita) ou le Ramayana que dans l'Odyssée, l'épopée de Gilgamesh ou le récit de Mithra.

Cette structure universelle s'échelonne en trois niveaux (l'humain, le Sacré et le Divin) séparés l'un de l'autre par une porte à franchir : celle de l'Initiation vers la Gnose et celle de la Sublimation à travers la Mort.

 

Cette structure est éminemment logique.

Pour atteindre la Vie absolue, il faut passer au travers de la Mort. Mais pour ce faire, il faut atteindre la Gnose c'est-à-dire la claire conscience absolue et vécue de l'Un, ce qui implique de se libérer de la finitude, de l'éphémère, du relatif, de la futilité, des apparences, des illusions, des phantasmes, des idéaux … c'est-à-dire de l'humain.

 

*

 

Lors des premiers Jeux olympiques, à Athènes en 1896, Charles Maurras écrivait:

 

"Cet internationalisme-là ne tuera pas les patries, mais les fortifiera".

 

Les jeux olympiques, en particulier, mais toutes les compétitions sportives, en général, ne font qu'exacerber la bataille des chauvinismes qu'ils soient nationaux, régionaux ou locaux.

Ces simulacres de guerre exaltent la violence et la haine.

Il faut sans doute promouvoir les exercices physiques, mais il faut éradiquer toutes les formes de compétition sportive.

 

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Ni décadentisme, ni obscurantisme.

 

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Quand la populace crie : "Vive la liberté", les pires tyrannies sont à craindre.

 

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Les romans, le cinéma et tout ce qui invente et raconte des histoires m'ennuient terriblement. Le Réel est infiniment plus riche, plus surprenant et plus passionnant que tout ce fatras, quelque bien écrit soit-il.

 

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De Nietzsche :

 

"Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou.""

 

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De Nietzsche encore :

 

"(…) ce que j'exige en somme de la musique. Il faut qu'elle soit sereine et profonde comme une après-midi d'octobre."

 

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Une expression d'ici pour parler d'un avare : il a un portefeuille en peau de hérisson.

 

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S'abstenir de réagir car lorsqu'on réagit, on s'aliène à ce qui agit.

 

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Le 09/08/2016

 

Le Figaro d'aujourd'hui titre ceci :

 

"AirBnB, Uber : les valorisations s'envolent, les profits se font attendre.

Les start-up emblématiques de la Silicon Valley poursuivent leur expansion grâce à des levées de fonds tout en repoussant leur introduction en bourse."

 

Le casino de l'anti-économie des gogos !

 

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La religion affirme Dieu pour les hommes.

La spiritualité affirme les hommes pour Dieu.

Le religion exige la foi.

La spiritualité montre l'évidence.

La religion est horizontale et collective.

La spiritualité est verticale et solitaire.

 

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Croire ou ne pas croire ?

Question absurde : tout n'est que croyance !

Il n'y a aucune autre certitude que celle-ci : il y a de la pensée qui pense que tout est croyance.

 

*

 

L'homme a toujours appelé Dieu (ou les dieux) la part (immense, probablement) du Réel qu'il ne perçoit pas, qu'il ne comprend pas, qu'il ne connaît pas. En ce sens, à l'évidence, Dieu existe : il est le Mystère métaphysique.

 

*

 

La science a toujours été assise entre deux chaises : celle de la métaphysique et celle de la technique.

Du côté de la métaphysique, elle fonde la cosmologie c'est-à-dire l'étude du Kosmos, l'étude de la logique fondamentale du Réel, l'étude du Logos.

Du côté de la technique, elle fonde la technologie c'est-à-dire l'étude des moyens d'exploiter le Réel pour le mettre au service de l'homme et de ses caprices.

La science cosmologique, à mes yeux, grâce au paradigme des processus complexes, n'a plus grand' chose à découvrir quant aux fondamentaux conceptuels de l'univers (en revanche, il reste un immense travail de modélisation mathématique ou algorithmique : un travail de science technicienne).

La science technologique, quant à elle, conforte et confirme un nihilisme abêtissant qui s'apprête à détruire l'humanité et sa planète.

 

*

 

On parle beaucoup de ce que l'on vit peu.

On parle trop de ce que l'on ne vit pas assez.

 

*

 

La sécularisation et la profanisation sont les autres noms de la profanation du Réel et de la désacralisation de la Vie.

 

*

 

Très trivialement, la fin de la Modernité correspondra à l'effondrement de ses institutions : l'Etat, la Bourse, la Banque, le Syndicat, l'Université,  la Presse, le Salariat, l'Eglise, … qui, ensemble et séparément, ont mission de garantir la pérennité du paradigme qui les a institués.

 

*

 

Le peuple, la nation, la patrie, la société, etc … ne sont que des inventions artificielles et mythiques au service de la légitimation de l'Etat.

Sans l'Etat, toutes ces notions s'évaporent illico.

 

*

 

Aujourd'hui, en France, le principe de laïcité (qui sépare le politique du religieux tout en respectant et protégeant toutes les formes religieuses, pourvu qu'elles respectent les institutions et les décisions politiques)  est en train de devenir le dogme du laïcisme (qui n'est que la guerre de l'athéisme fanatique et du nihilisme antireligieux contre toutes les religions et toutes les spiritualités).

Il ne devrait pas s'agir d'éradiquer toutes les religions (sauf la religion laïque, cela va de soi), mais bien de protéger toutes les religions en échange d'une loyauté indéfectible de leur part.

Le problème de l'Islam, aujourd'hui, n'est pas un problème de religion, mais un problème de loyauté civile.

 

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Le Régulier s'oppose au séculier : toujours !

 

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Charles Quentin, dans son "Dictionnaire maçonnique" (1825) définit la régularité par : "Qui est selon les lois et usages maçonniques". On ne saurait dire mieux.

Toutes les pseudo-obédiences sorties des limbes après 1850, ne sont pas seulement irrégulières ; elles ne sont pas maçonniques du tout.

 

*

 

Levinas a raison de distinguer le Sacré et le Saint.

Mais il se trompe dans leurs définitions car le Sacré ressortit de la sphère divine et le Saint, de la sphère humaine ; le Saint fait la jonction entre l'humain et le Divin

 

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Le judaïsme est une religion de l’acte, non de la foi. C’est l’action qui relie l’homme à Dieu, et chaque action, si insignifiante soit-elle, est orientée vers le Divin.

 

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Le Talmud dit ceci :

 

"Six-cent-treize commandements furent révélés à Moïse sur le Sinaï ; vint David qui les réduisit à onze. Puis Isaïe les réduisit à huit, puis Michée à trois et, quand vint Amos, il les ramena à un seul."

 

Psaume 15 :

 

"YHWH ! qui séjournera dans ta tente? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?

Celui qui marche dans l'intégrité (1), qui pratique la justice (2) Et qui dit la vérité selon son cœur (3).

Il ne calomnie point avec sa langue (4), Il ne fait point de mal à son semblable  (5), Et il ne jette point l'opprobre sur son prochain (6).

Il regarde avec dédain celui qui est méprisable (7), Mais il honore ceux qui craignent l'Éternel (8) ; Il ne se rétracte point, s'il fait un serment à son préjudice (9).

Il n'exige point d'intérêt de son argent (10), Et il n'accepte point de don contre l'innocent (11). Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais. "

 

Isaïe 1;16-17 :

 

"Lavez-vous, purifiez-vous (1). Otez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions (2). Cessez de faire le mal (3).

Apprenez à faire le bien (4). Recherchez la justice (5). Protégez l'opprimé (6). Faites droit à l'orphelin (7). Défendez la veuve (8). "

 

Michée 6;8 :

 

"On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que YHWH demande de toi, c'est que tu pratiques la justice (1), que tu aimes la miséricorde (2), et que tu marches humblement avec ton Dieu (3)."

 

Amos 5;4 :

 

"Car ainsi parle YHWH à la maison d'Israël : Cherchez-moi, et vous vivrez !"

 

 

Cette parole du prophète Amos est simplement merveilleuse !

"Cherchez-moi et vous vivrez !"

 

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Le 10/08/2016

 

Napoléon III était sous influence du socialisme de Saint-Simon. Bismarck sous celle de Lassalle. Et ces deux socialismes-là n'étaient que les héritiers du jacobinisme de Robespierre. Voilà tout le terreau de la logique infernale du 20ème siècle et de ses trois guerres, de plus en plus monstrueuses (1870, 1914-1918, 1939-1945).

 

*

 

Elie Halévy (né en 1870, fils de Ludovic - le librettiste d'Offenbach - et frère de Daniel - le philosophe, champion de Nietzsche) a été, de 1900 à sa mort (1937), l'infatigable pourfendeur des socialismes et l'indomptable promoteur du libéralisme. Nous sommes au moins deux Halévy sur ce bateau-là.

Dans "L'ère des tyrannies", il écrivait, en 1936 :

 

"Nous définirons de la manière suivante la contradiction interne dont souffre la société européenne. Les partis conservateurs demandent le renforcement presque indéfini de l'Etat avec la réduction presque indéfinies de ses fonctions économiques. Les partis socialistes demandent l'extension indéfinie des fonctions de l'Etat et, en même temps, l'affaiblissement indéfini de son autorité. La solution par conciliation, c'est le socialisme national."

 

Rien n'a changé, 80 ans plus tard. Ce qu'Elie appelait le "socialisme national", je l'ai appelé le "social-étatisme". C'est en France que ce mal est le plus grave car l'anti-libéralisme lui est chevillé au corps, à droite, chez les conservateurs de tous poils, comme à gauche chez les socialistes de tous bords.

Dans sa préface au travail d'Elie, G. Bouglé écrivait :

 

"Ce qui a précipité la cadence de l'évolution et frayé les voies en Europe à un étatisme autoritaire de caractère socialiste, c'est la guerre de 1914-1919 (sic). La guerre a été le fourrier macabre du socialisme tyrannique[1]."

 

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Les socialismes prétendent libérer le Travail de son asservissement au Capital en asservissant Travail et Capital à la tyrannie de l'idéologie et de l'Etat.

Il n'y a là aucun gain pour le Travail et il n'y a là que pertes immenses pour le Capital. L'appauvrissement matériel et spirituel de tous y est garanti et automatique. De plus, la dualité Travail-Capital est un artifice manipulatoire ; elle n'existe pas. Le mythe marxien de la lutte des classes est une immense fumisterie ; les classes sociales, cela n'existe tout simplement pas. Voilà la pire phraséologie idéologique sans aucun fondement, un simplisme sociologique et économique navrant.

Les pouvoirs d'achat comme les détentions de patrimoine ne sont que des gaussiennes comme tout ce qui touche aux populations.

 

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La religion ressortit de la sphère publique et relève de la sociologie, alors que la spiritualité ressortit de la sphère privée et relève de la noologie.

La religion, c'est ce qui relie. Deux sens sont alors possibles :

-       ce qui relie l'humain au Divin, dans la verticalité, et qui devrait s'appeler "reliance", fondement de toute spiritualité,

-       ce qui relie les humains entre eux au sein d'une même croyance collective, structurée autour de dogmes, de rites, de clergés, de lieux, de textes, de monuments, etc …

C'est ce second sens exclusivement auquel il faudrait réduire la notion de "religion". Cela permettrait d'éradiquer les ambiguïtés récurrentes et navrantes liées à la confusion entre "religion" et "reliance" (spiritualité).

Toute religion, parce qu'elle est une manifestation du collectif, est nécessairement une idéologie, mais une idéologie qui se distingue des autres par une idée essentielle : Dieu !

Les autres idéologies, non religieuses, ont d'autres principes axiaux : Progrès, Nature, Justice, Bonheur, Bien, Prospérité, Confort, …

 

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La vrai silence, c'est la déconnexion d'avec tout ce qui relève de l'humain.

 

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Dans le Silence, deux ennemis se font face : le Bruit et le Verbe.

L'humanité a choisi le Bruit.

 

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Le Silence de Dieu ? Foutaise ! Tout ce qui existe est sa Parole criante.

 

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La philosophie du 20ème siècle s'est enlisée en se préoccupant de l'humain, de ses petites misères, de ses petits tracas, de ses petites valeurs, de ses petites peurs, de ses petites institutions, etc … Sartre, Deleuze, Foucault, Derrida, Althusser, Habermas, Merleau-Ponty, …

Nul métaphysicien là-dedans, pour prendre du recul et de la hauteur : ils sont resté le nez sur le nombril humain. Leur philosophie est devenue psychologie, sociologie, criminologie, politologie, idéologie, …

Il n'y a plus, là, de grands compositeurs symphoniques ; il n'y a plus, là, que des petits facteurs d'instruments.

La seule question philosophique est métaphysique : quel est le Logos du Kosmos ?

Tout le reste est détail sans beaucoup d'intérêt et, surtout, sans beaucoup de valeur car celui qui ne comprend pas profondément la logique cosmique dont tout dépend, ne peut pas comprendre grand' chose aux affaires particulières de telle ou telle catégorie.

Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Bergson, Teilhard de Chardin, Whitehead, Heidegger … : voilà des philosophes authentiques ; les autres, déjà cités, ne sont que des bavards.

 

*

 

Sur l'insignifiante médiocrité humaine, il y aura toujours des tonnes de livres à écrire.

 

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Ma plus grande certitude aujourd'hui est celle-ci : moins on se mêle du et au monde des humains, plus on a la paix pour se consacrer aux choses sérieuses.

 

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Au fond, Foucault n'a abordé qu'un seul problème qui n'était que le sien : comment exorciser son homosexualité ? Comment tuer l'idée d'anormalité ?

 

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Le 11/08/2016

 

De Charles de Gaulle :

 

"La chose la plus difficile est de n'accorder aucune importance

aux choses qui n'ont aucune importance."

 

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Le 12/08/2016

 

Le monde des humains n'aime pas les hommes libres !

 

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Leibniz est dans la lignée aristotélicienne quand Descartes est dans celle de Platon. La Modernité fut idéaliste et oublia Leibniz, non sans le défigurer.

 

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Le 13/08/2016

 

Comme Nietzsche, je crois deux choses : que l'humain doit être dépassé vers le surhumain et qu'il existe, depuis toujours, une faible minorité d'humains qui tentent d'accomplir l'homme malgré les 85% de crétins humains qui hantent la Terre.

 

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La liberté, pour quoi faire, interrogeait Nietzsche ? La liberté, ce n'est pas faire ce que l'on veut comme on le veut, mais bien faire ce que l'on doit comme on le peut. La liberté, c'est choisir d'harmoniser son propre tao avec le grand Tao qui gouverne tout : la liberté, c'est obéir à ce qui nous dépasse, en somme. La F.:M.: ne dit pas autre chose lorsqu'elle travaille "à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers".

 

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Différentes études incontestablement scientifiques montrent que 15 % des humains souffrent de troubles psychiatriques graves, dont beaucoup sont incapables de distinguer la réalité de la fiction.

Les lois gaussiennes sont ainsi respectées : 15% de malades graves, 15% d'hommes supérieurs et 70% de crétins.

 

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Les seuls médias crédibles sont ceux qui sont indépendants c'est-à-dire ceux qui sont financés par leurs lecteurs ou auditeurs, et non par la publicité, par l'Etat ou par des capitaux privés ou publics majoritaires. C'est assez dire que 90% des médias actuels sont totalement incrédibles et devraient disparaître.

 

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Le principe de "raison suffisante" de Leibniz n'affirme rien d'autre que ceci : rien ne se produit sans raison, tout ce qui advient a une bonne raison d'advenir.

Cela ne signifie nullement ni que toute raison soit nécessairement causale, ni que le monde soit nécessairement mécaniciste et/ou déterministe.

 

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Le 16/08/2016

 

Le 18ème siècle croyait devoir libérer les hommes de tout, sauf d'eux-mêmes.

C'est pourtant leur propre nature qui est la plus odieuse de leurs prisons.

 

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Divertir, c'est pervertir.

 

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Le 17/08/2016

 

Ma vision socioéconomique repose sur une bipolarité sociologique très révélatrice  entre les constructeurs de richesses et les parasites, fondement de la parasitocratie actuellement généralisée.

La liste des parasites est fort longue, en France : chômeurs, Rmistes, faux handicapés, certificats de complaisance, délinquants incarcérés ou non, allocataires d'enfants "adoptés" ou de familles nombreuses, pseudo étudiants, malades fictifs de longue durée, protégés politiques et  syndicaux, politiciens et appareils politiques, syndicalistes et appareils syndicaux, retraités et les "anticipés"+ à 40 ou 50 ou 55 ou 60 ans, intermittents du spectacle, "travailleurs" saisonniers ou itinérants, des milliers d'organisations associatives subsidiées avec l'argent public, immigrés et migrants, réfugiés divers, … et surtout les six millions de fonctionnaires augmentés des huit millions et demi de contractuels d'Etat … Bilan global : sur soixante-quatre millions de Français ou assimilés, il n'y en a que treize millions et demi qui contribuent au PIB, soit un cinquième.

 

Si, de plus, on constate que sur ces treize millions, la majorité sont des salariés qui glandent et travaillent le moins possible, qui ne prennent jamais la moindre initiative, qui comptent leurs heures et leurs RTT, leurs jours de vacances (près de six semaines) et de maladies planifiées, et qui, globalement, travaillent réellement 40% du temps pour lequel il sont payés (sans oublier les "pauses tabac"). Si, de plus, on prend conscience que les systèmes boursiers et bancaires ne produisent aucune valeur d'usage et qu'ils ne font qu'organiser de la loterie spéculative sans avenir, ni possibilité de gain à long terme puisque l'économie réelle mondiale est en décroissance, on comprend pourquoi les entreprises qui ont réellement besoin de financements, sont sur la paille.

 

On finit par comprendre encore que la France tient, économiquement, sur le travail effectif d'environ 5% de sa population totale qui sont eux qui font la France, soit, en gros : trois millions de constructeurs de richesse qui nourrissent 61.000.000 de parasites. Ces trois millions (qui ne sont une clientèle pour aucun parti politique) sont les artisans, les professions libérales, les commerçants, les indépendants, les auto-entrepreneurs et les dirigeants de toutes ces PME qui créent les emplois de demain, qui inventent les produits et les marchés de demain, qui se font tondre tous les jours par l'Etat et piétiner sous les pattes dinosauresques des grosses entreprises fossiles et bureaucratiques, ou de leurs lobbies.

 

On comprend vite, face à ce déséquilibre flagrant que le modèle des assistanats social-étatistes, instauré par De Gaulle et le CNR dès 1944 et, depuis, pieusement perpétué par la racaille socialo-communiste, est voué à la faillite.

Il est aujourd'hui en faillite. L'Etat croule sous des montants himalayens de dettes qu'il ne pourra plus jamais rembourser et que les parasites ne pourront pas non plus, prendre en charge … ce qui conduit à augurer le délitement complet du tissu économique réel français dans les cinq à dix années qui viennent.

 

La solution ? Sortir d'urgence du système social-étatique actuel "qu'on nous envie tant" mais que personne n'imite ni n'imitera, et annuler purement et simplement tous les assistanats afin que chacun reprenne sa vie en main, en pleine autonomie et totale responsabilité de soi.

Du coup, la France deviendra beaucoup moins attractive pour les candidats à l'immigration …

 

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Le texte intégral des "Georgia Guide-stones" sur le "Stonehenge" américain érigé en 1980 sous le pseudonyme transparent de R. C. Christian, dit ceci :

 

1.     Maintenez l'humanité en dessous de cinq-cents millions d'individus en perpétuel équilibre avec la nature.

2.    Guidez la reproduction sagement en améliorant l'aptitude et la diversité.

3.    Unifiez l'humanité avec une nouvelle langue vivante.

4.    Dirigez la passion, la foi, la tradition et toute chose par l'usage de la raison et de la modération.

5.    Protégez les peuples et les nations par des lois équitables et des tribunaux justes.

6.    Laissez toutes les nations se gouverner librement, et réglez les conflits internationaux devant un tribunal mondial.

7.    Évitez les lois tatillonnes et les fonctionnaires inutiles.

8.    Équilibrez droits individuels et devoirs sociaux.

9.    Privilégiez vérité - beauté - amour - recherche de l'harmonie avec l'infini.

10.  Ne soyez pas un cancer à la surface de la Terre. Laissez de l'espace à la nature. Laissez de l'espace à la nature.

 

Ce texte a été quasi immédiatement barbouillé, martelé et finalement détruit … par les équipes d'entretien.

J'ai proposé à un de mes éditeurs d'écrire un livre de commentaires sur ce texte "sulfureux". On verra …

 

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Le 18/08/2016

 

Le big-data n'est, au fond, qu'une vaste machinerie (machination ?) d'espionnage individuel, à but essentiellement commercial (d'une bêtise et d'un simplisme statistique aberrants), mais subsidiairement politique, fiscal et policier.

Il est indispensable - et assez facile - de n'y pas contribuer, notamment en n'ouvrant jamais de compte sur quelque site que ce soit, en n'adhérant à aucun des réseaux sociaux, en n'utilisant que des logiciels libres, en boycottant systématiquement Google, Apple et Paypal, en n'important aucun logiciel d'application, en n'utilisant aucun ordiphone, etc … bref : en faisant de son ordinateur un outil minimalisé de stricte utilité professionnelle et de production de valeur intellectuelle.

 

Il faut savoir que 90% des revenus totaux de Google proviennent de la publicité. Si sa part de marché s’est légèrement érodée au cours des dernières années, notamment avec l’essor de Facebook dans ce secteur, Google reste le principal géant de la publicité en ligne avec une part de marché de plus de 30% en 2015.

 

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Ce qui n'est pas rigoureusement impossible, n'est plus que très difficile.

 

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Le 19/08/2016

 

Le christianisme et le socialisme - comme le judaïsme rabbinique, mais pour d'autres raisons - furent des phénomènes essentiellement urbains.

 

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Le 20/08/2016

 

Avec sa 5ème République, Charles De Gaulle a rétabli, sur la France, un monarchisme que François Mitterrand, à sa suite et plus que tout autre, a incarné pendant quatorze funestes années de dégénérescence.

 

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Contre tous les social-étatismes, de droite et de gauche, conservateur et socialiste, démagogue et populiste, il est urgent d'instaurer un néolibéralisme qui rompe avec les idéologies de la modernité.

Beaucoup moins de social et beaucoup moins d'Etat !

 

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La lutte entre l'autorité spirituelle et la pouvoir politique, illustrée par la guerre entre guelfes et gibelins à propos du Saint-Empire, par le conflit entre Thomas Becket et le roi Henri II en Angleterre, ou par le concept de laïcité en France, illustre une des grandes questions de notre temps : celle de la prééminence de l'être ou de l'avoir, de l'intériorité ou de l'extériorité,  de l'éthique ou de la morale, du cosmocentrisme ou de l'anthropocentrisme, de la spiritualité ou de la matérialité, de la loi divine ou de la loi humaine.

 

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Pour s'approcher du Logos, c'est-à-dire de la rationalité intrinsèque du Réel, l'homme a d'abord cru en sa propre raison c'est-à-dire en sa capacité à tenir des raisonnements logiques et cohérents. Il a longtemps cru que la cohérence de sa pensée et de son discours était le reflet de la cohérence cosmique.

Autrement dit, il a confondu la rationalité cosmique et le rationalisme humain. Funeste confusion entretenue par un orgueil que l'on sait démesuré.

 

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De Brice Couturier (ex-chroniqueur à France-Culture) :

 

"Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier ? (…) La vie des idées, dans notre pays, pâtit du fait qu'un faible nombre de gens sont à la fois suffisamment qualifiés et suffisamment honnêtes pour en rendre compte. (…) L'hégémonie intellectuelle est toujours détenue par «presse qui pense», même si elle a de moins en moins de lecteurs : Télérama, Les Inrocks, Le Nouvel Obs, Libé, etc. C'est elle qui donne le ton, décerne des brevets et censure ce qu'ils appellent les 'dérapages'. Ces contestataires professionnels sont étonnés et furieux d'être à leur tour contestés. C'est que l'espèce de bouillie intellectuelle, ce néo-marxisme rudimentaire à base de slogans creux qui leur sert de pensée s'est fracassé sur la réalité sociale. (…) Face à la complexité du monde, à ses métamorphoses difficiles à saisir, les gens se réfugient dans des explications simples. Cela a nourri les grandes idéologies du 20ème siècle. Le fascisme, le marxisme, offraient des réponses simplettes à des questions compliquées."

 

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De Tony Blair:

 

"Ce qui est social, c'est ce qui crée des emplois."

 

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De Jean Grenier, le professeur de philo de Camus :

 

"L'extension de l'instruction ne va pas toujours de pair avec le progrès de la culture. Les masses sont de plus en plus éclairées, mais les lumières sont de plus en plus basses. Les idées courtes et simplistes ont plus de succès que les autres".

 

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Le principe du pardon, de l'absolution des péchés, de la condamnation avec sursis, de la remise de peine, etc … alimentent foncièrement l'immoralisme des masses. Si le mal fait se dissout moyennant quelques simagrées, pourquoi ne le referais-je ?

Au prétexte de protéger le faible (en volonté, en moralité, en intelligence), on lui garanti une sorte d'impunité.

 

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Thomas Paine écrit en 1793 :

 

"Les tribunaux dits révolutionnaires et la guillotine

avaient remplacé l'Inquisition et le bûcher."

 

Et dire qu'il en est encore pour louer cette sinistre mascarade sanglante, cette sédition bourgeoise parisienne que l'on a monté en épingle en l'appelant "Révolution française".

 

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Le 21/08/2016

 

Le principe d'évidence de Descartes enjoint : "de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle : c'est-à-dire, d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements, que ce qui se présente si clairement et si distinctement à mon esprit, que je n’eusse aucune occasion de le mettre en doute".

La raison humaine n'est que l'algorithme particulier, développé par les occidentaux (les orientaux ont eux choisi la voie de l'intuition), pour décoder certains aspects de leur perception du Réel. C'est assez dire que cette grille de lecture est partielle et partiale. Et Descartes ose en faire le juge du vrai en oubliant que l'œil du marteau ne voit que les clous … et passe à côté de tout le reste.

Descartes, ce faisant, fonde le rationalisme subjectiviste avec, en arrière-fond, les philosophies du sujet qui vont empoisonneront toute la pensée dite moderne au travers du criticisme (Kant), des existentialismes (Kierkegaard, Jaspers, Buber) et de la phénoménologie (Husserl).

 

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La question de la vérité, en philosophie, a donné naissance à quatre écoles distinctes : celle qui prétend la connaître (dogmatisme), celle qui prétend que l'on peut prouver n'importe quoi (sophisme), celle qui en nie l'accès (scepticisme) et celle qui la suspend (pyrrhonisme).

Le problème de la vérité est un faux problème. C'est la notion même du vrai et du faux qu'il faut récuser. Rien n'est vrai, rien n'est faux. Là n'est pas la question.  Toute connaissance ne prend valeur que par son efficience à appréhender la Réel. Une connaissance n'est pas vraie ou fausse ; elle est efficace ou pas, utile ou pas. La notion de vérité renvoie la question de la connaissance hors du Réel, et en mesure la qualité à l'aune d'un concept idéaliste et idéalisant, hors propos.

Toute connaissance du Réel doit être ramenée et mesurée au Réel lui-même.

 

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Je suis de plus en plus convaincu qu'au sein du genre humain, il y a deux strates en voie de séparation au fil de ce que l'on pourrait appeler une mutation non pas biologique, mais noologique.

Il y a ceux qui progressent intérieurement afin de réaliser leur humanité dans le Réel … et que l'on pourrait appeler, comme Nietzsche, les "hommes supérieurs", ou, moins agressivement, les Sages.

Et il y a la masse immense de ceux pour qui ces mots n'ont aucun sens, qui n'en comprennent rien ou qui s'en moquent … et que l'on pourrait appeler les "animaux humains" ou les Barbares (au sens grec).

Il y a totale discontinuité et rupture entre les uns et les autres., un effet de seuil, un saut initiatique irrémédiable, incontournable.

Il ne faut, bien sûr, pas en inférer un quelconque droit, une quelconque volonté d'oppression des uns par les autres, au prétexte de supériorité dans un sens ou au prétexte d'étrangeté dans l'autre. Il faut seulement constater cette mutation et se préparer à une humanité à deux vitesses dont l'une est très largement majoritaire (elle tiendra donc tous les pouvoirs matériels) , mais dont l'autre porte en elle l'avenir (avec la puissance immatérielle et spirituelle).

Les rapports de vie entre Sages et Barbares seront purement utilitaires, réduits au strict minimum (ils s'ignoreront la plupart du temps).

Parmi les Barbares, une caste perpétuera celle, actuelle, des meneurs (politiques, syndicaux, financiers, idéologiques) : les Démagogues. Ceux-ci haïssent déjà et haïront toujours plus les Sages.

 

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22/08/2016

 

De Pierre Desproges :

 

"J'adhérerai à SOS racisme quand ils mettront un s à racisme".

 

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D' Olivier Le Roy :

 

"Avec le fondamentalisme islamiste nous faisons face, non pas à une radicalisation de l'Islam mais à une islamisation de la radicalité."

 

Dans la même veine, de mon ami Nicolas Bouzou :

 

"(…) ces périodes schumpétériennes déstabilisantes aiguisent l'opposition entre les partisans de la société ouverte, libérale et démocratique, et ceux qui la rejettent, et qui trouvent avec le fondamentalisme religieux ou le nationalisme des débouchés idéologiques simples et cohérents. (…) On sait maintenant que la plupart des jeunes djihadistes n'ont pas reçu de véritable éducation religieuse. C'est après avoir basculé dans la radicalité en raison de leur rejet de la société ouverte qu'ils basculent dans le fondamentalisme (…). Autrement-dit, le terrorisme islamique est comparable avec l'anarchisme rouge du 19ème siècle à la Bande à Bader ou Action Directe : des individus exècrent nos sociétés et trouvent dans des discours radicaux, religieux ou politiques, le récit qui donne un sens à leur vie puis à leur mort puisque beaucoup acceptent l'idée du suicide."

 

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La grande difficulté de notre époque est d'accepter que le progrès de demain ne sera plus ni politique, ni économique, ni technologique, mais spirituel et éthique ; d'accepter que l'aventure prométhéenne s'arrête ici, que notre planète est exsangue, que la cupidité ne peut plus être le moteur de l'histoire humaine, que la vie intérieure devra primer sur le monde extérieur.

 

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Les représentants du tiers-état et les "révolutionnaires" parisiens de 1789 étaient essentiellement des avocaillons bourgeois, jaloux de la noblesse de robe.

L'enjeu ? Phagocyter l'appareil politique.

Cette collusion malsaine entre le politique et l'avocature s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui (par exemple, la grande majorité des présidents des Etats-Unis et des députés français sont des juristes).  Il ne faut pas chercher plus loin l'origine de cette délétère juridisation de nos sociétés.

 

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Que l'on ne s'y trompe pas, le capitalisme est le pur produit de la collusion - contre-nature, pourtant - entre l'étatisme et l'industrialisme. Le libéralisme n'a rien à y voir. La libéralisme est un anti-capitalisme, un anti-financiarisme, un anti-étatisme. En revanche, le social-étatisme (socialiste ou conservateur) est une machine à endettement collectif qui ne peut pas se passer de se prostituer à la finance.

 

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Une œuvre qui n'est pas nécessaire, n'est que futilité méprisable.

 

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L'éthique vise le Bien par l'action du Corps.

L'esthétique vise le Beau par l'action du Cœur.

La métaphysique vise le Vrai par l'action de l'Esprit.

La mystique vise le Sacré par l'action de l'Âme.

Ces visées ne pointent pas vers un résultat ou un but ; elles cherches à faire vivre une démarche, un cheminement. Elles sont chacune une intention.

Elles expriment chacune non pas une possibilité, mais une nécessité.

 

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Le 23/08/2016

 

D'Isabelle Adjani :

 

"Je suis toujours mal à l'aise quand on veut imposer la liberté

à coups d'interdits"

 

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Le critère de nécessité est plus fort, plus radical, plus profond que le critère d'utilité.

Le critère de nécessité doit être pris comme critère ultime du Bien, du Beau, du Vrai et du Sacré, et remplacer celui de vérité.

La nécessité est l'exact opposé de la futilité.

Un acte est bien, un sentiment est beau, une idée est vraie et une extase est sacrée, seulement s'ils sont nécessaires.

 

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L'art et l'esthétique ont divorcé. L'art d'aujourd'hui, devenu, comme le reste, nihiliste, n'est plus que le reflet narcissique d'expériences ou de démarches "créatives" d'une rare futilité.

 

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Est bien ce qui parle au corps, à l'activité.

Est beau ce qui parle au cœur, à la sensibilité.

Est vrai ce qui parle à l'esprit, à la rationalité.

Est sacré ce qui parle à l'âme, à la spiritualité.

Est bien ce qu'il est nécessaire de connaître par le corps.

Est beau ce qu'il est nécessaire de connaître par le cœur.

Est vrai ce qu'il est nécessaire de connaître par l'esprit.

Est sacré ce qu'il est nécessaire de connaître par l'âme.

L'intelligence est la synthèse du travail de ces quatre dimensions.

 

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Le "problème" du burkini est symptomatique de l'impasse française. Le burkini reflète un fondamentalisme religieux et symbolise un rejet de la culture occidentale moderne. Soit. Et alors ? Hors Islam, parmi les occidentaux eux-mêmes, il existe plein de gens qui rejettent, au moins autant, la culture occidentale moderne, son nihilisme, son cynisme, son immoralisme, son ludisme et son indifférencialisme.

Quant au fondamentalisme, tant qu'il ne concerne que la personne impliquée et qu'il ne nuit à personne d'autre, où est le souci ? Qu'il heurte le laïcisme ambiant, je le conçois volontiers, mais ce même laïcisme est aussi un fondamentalisme, un fanatisme, un littéralisme, aussi condamnable et ridicule que l'est le salafisme.

Le burkini des idiotes musulmanes est au moins aussi provocateur et méprisable que le drapeau rouge de la CGT, que les insignes à croix gammées des nostalgiques néo-nazis ou ceux à faucille et marteau des débiles communistes.

Ce n'est pas le très visible burkini qu'il faut combattre, mais l'invisible violence coranique.

 

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Afin de devenir tolérable, l'Etat doit être dilué jusqu'à atteindre des concentrations homéopathiques.

 

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Depuis que j'ai quitté les Etats-Unis en 1990, après être passé par l'Espagne et la Belgique, j'ai posé mon sac en France, d'abord en Provence en 1999, puis dans le Morvan en 2004. Une chose ne cesse de ma frapper depuis ma "francisation" : l'incroyable absurdité, lourdeur et inefficacité du "système" bureaucratique français. Le pays français est magnifique, le peuple français est sympathique, mais le "système" … quelle calamité !

 

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De Dorian Astor :

 

"(…) Maya, la déité du mysticisme védique que recueilleront les différentes traditions hindoues et bouddhiques. Maya est dépositaire de l'illusion du dualisme entre le phénomène et le noumène. L'éveil spirituel de la sagesse indienne consiste alors à lever le voile que la déité a jeté sur l'être et à s'initier à une perception holistique de l'existence."

 

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Il y a trois Nietzsche.

Le Nietzsche qui regarde le passé, nostalgique de l'hellénité et de la tragédie grecque.

Le Nietzsche qui regarde son présent, contempteur de la modernité et du nihilisme européen.

Le Nietzsche qui regarde le futur, annonciateur de la surhumanité et d'un paradigme renouvelé.

Seul, ce troisième Nietzsche, celui du Gai Savoir et du Zarathoustra, m'intéresse vraiment.

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L'épopte, l'initié accompli, est celui qui a dépassé toutes les dualités. Il possède la connaissance mystérique, le gnose qui est au-delà de tous les savoirs.

 

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L'Antiquité (-1350 à 325) fut polythéiste, donc pluraliste.

La Chrétienté (325 à 2025) fut monothéiste, donc dualiste.

L'ère qui s'ouvre, sera panenthéiste, donc moniste.

 

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Eternel retour : vivre chaque instant pour en faire une œuvre que l'on désirera revivre éternellement. Que cette réitération ait lieu ou pas, n'importe guère ; c'est l'intention et l'art de vivre qu'elle induit, qui compte.

 

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Le 24/08/2016

 

Ce que l'occident a appelé l'hindouisme, n'est pas une religion mais une univers spirituel riche de myriades de paysages, tous unis par l'idée centrale de la possibilité d'une libération (moksha) par une identification à l'Un.

Les voies de l'Hindouisme sont multiples, mais reposent toutes sur la reconnaissance des védas comme racines irréfragables de toute démarche personnelle. Ainsi, ces voies sont astika, orthodoxes ; les bouddhismes et le jaïnisme ne les reconnaissant pas, sont nastika, hétérodoxes.

Au sein de l'hindouisme astika, les cinq systèmes, écoles ou darshana sont

-       le yoga (l'école ascétique, largement dominante et fondée par Patanjali), mais aussi

-       le vaisheshika (l'école analytique de Kanada),

-       le samkhya (l'école cosmologique de Kapila),

-       le nyaya (l'école logique de Gotama),

-       le mimamsa ou purva mimamsa (l'école rituélique de Jaimini) et

-       le vedanta ou uttera mimamsa (l'école métaphysique de Badarayana, fondée sur les Upanishads) et où l'on distingue trois courants principaux :

-       l'advaïta-vedanta (non-dualisme ou monisme pur) de Shankara qui est l'école la plus largement dominante,

-       le vishishtadvaïta-vedanta (non-dualisme ou monisme différencié qui acte l'unité du Réel, mais aussi la pluralité des manifestations animiques) de Ramanuja et

-       le dvaïta-vedanta (dualisme : unité et pluralité sont ontiquement disjoints) de Madhva.

L'école du yoga recherche l'instauration du "joug" c'est-à-dire de l'union solide et pérenne avec le Divin. Il se ramifie en cinq voies :

-       le raja yoga (la voie de la discipline intérieure dont la méditation bouddhique n'est qu'une version et dont le bien connu hatha yoga qui pratique des postures, n'est qu'une forme préparatoire et périphérique) et le karma yoga (la voie de l'action désintéressée) ; ensemble, raja yoga et karma yoga constituent les voies du corps,

-       le jnana yoga est la voie de l'esprit qui atteint des sommets métaphysiques et abstraits,

-       le bhakti yoga est la voie du cœur qui se centre sur la dévotion et

-       le kundalini yoga (hétérodoxe) est la voie de l'âme qui vise l'extase mystique notamment au travers d'une sexualité métaphorique et initiatique.

Mon complice, Luc Brunet, suggère que ces "voies sont peut-être liées matriciellement aux castes : la connaissance aux brahmanes, l’action aux guerriers, la discipline aux producteurs et l’adoration aux autres".

 

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Le mot sanscrit jnana est à l'origine du mot grec gnosis (qui a donné cognoscere en latin) et désigne la connaissance suprême.

 

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Tout ce qui existe, exprime et manifeste le Divin. Mais on ne peut pas tout adorer (du latin ad orare : "prier vers, prier pour"). Il faut éviter la dispersion et restreindre le champ d'adoration, se concentrer sur certaines "catégories". Cela explique les "spécialisations" spirituelles.

 

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Dans la terminologie chrétienne, "oraison" et "prière" n'ont pas la même portée. La prière relève plus du "mantra textuel" alors que l'oraison relève plus de la "méditation contemplative".

 

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Le 25/08/2016

 

J'aime beaucoup trop ma femme pour l'épouser. Le mariage tue l'amour.

 

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L'esprit humain ne se préoccupe que des qualités et des relations.

 

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Le Brahman hindou enveloppe et unit le dedans et le dehors de tout ce qui existe.

L'Atman hindou est la conscience où ce dedans et ce dehors se confrontent et s'harmonisent.

Puisque l'Un dissout la distinction entre le dedans et le dehors, nécessairement, avec les Upanishads, il faut constater que le Brahman égale l'Atman.

La pensée grecque et la pensée juive ne sont pas loin du même constat puisque le Brahman est le Kosmos pour l'un et l'Eyn-Sof pour l'autre et que l'Atman est le Logos ou YHWH.

 

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Les sacrifices antiques - bibliques ou védiques - réalisaient l'offrande de l'humain au Divin par le truchement du Feu qui monte et relie la Terre au Ciel. Cette offrande avait pour but de satisfaire le Divin et d'attirer, en retour, vers l'humain, les faveurs, bienfaits et bénédictions célestes.

Plus tard, le Feu de l'autel se mua en Feu du cœur et de l'âme, et la victime sacrificielle ne fut plus l'animal sacré, mais l'orant lui-même qui offrait sa personne en martyr.

Mais cette mutation ne changea rien sur le fond théologique ; il y avait toujours une "demande" (le salut) en échange d'un "prix" (le sacrifice de soi).

Ce qui fait problème dans toute cette approche, c'est l'inversion logique des pôles en présence : ce n'est pas à l'homme de prier pour demander quoique ce soit aux dieux, mais c'est le Divin qui prie l'homme d'assumer son destin et sa vocation, et de contribuer à l'accomplissement cosmique.

Cette relation pervertie se redressa tant dans le Judaïsme que dans l'Hindouisme (mais toujours pas dans les théismes dualistes comme les Christianismes et les Islamismes), lorsqu'on comprit qu'en se dédiant intégralement à l'accomplissement de son destin et de sa vocation, l'homme se sacrifiait (devenait sacré, donc) totalement, non pour s'anéantir, non pour recevoir, mais pour s'accomplir et se magnifier dans le Divin.

 

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Shankara insiste sur l'existence de différents niveaux de réalité. Un échelle qu'il faut grimper, échelon après échelon. Au niveaux les plus bas : les phantasmes, les illusions, les idéaux. Au niveau le plus haut, la parfaite fusion de la conscience humaine dans la conscience divine de l'Un.

Ces différents niveaux de réalité correspondent à différents niveaux de lucidité, de conscience, d'éveil, de gnose, etc …

 

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Transhumanisme …

Augmenter l'homme : une absurdité mythologique et  hyper-moderniste qui voudrait faire de l'homme un être totalement "hors sol", affranchi des lois de la Nature ...

Augmenter l'homme : une absurdité scientifique car les productions humaines sont d'un niveau de complexité infiniment plus bas que les productions de la Nature ...

Augmenter l'homme : une absurdité technique car le mécanique est peu compatible avec l'organique ...

Augmenter l'homme : une absurdité philosophique. Augmenter l'homme ? Pour quoi faire ? Pour faire quoi ?

 

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D'Albert Einstein :

 

"Ne fais jamais rien contre ta conscience,

même si l’Etat te le demande.

 

N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès.

Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.

 

L’imagination est plus importante que le savoir.

 

Un problème créé ne peut être résolu

en réfléchissant de la même manière qu'il a été créé.

 

Pour être un membre irréprochable d’une communauté de moutons,

il faut avant tout être un mouton."

 

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De Confucius :

 

" Si tu as un problème et que tu ne trouves pas la solution à ton problème,

tu es le problème."

 

Ce qui est devenu, pour moi :

 

"If you're not a part of the solution,

you're a part of the problem."

 

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De Luc Brunet, mon complice indianiste :

 

"Les traductions seraient comme les femmes, quand elles sont belles, elles ne sont pas fidèles et quand elles sont fidèles, elle ne sont pas belles."

 

Si c'est vrai pour le sanscrit, c'est au moins aussi vrai pour l'hébreu.

 

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Le 26/08/2016

 

De Søren Kierkegaard :

 

"La vie ne se comprend que par un retour en arrière,

mais on ne la vit qu'en avant."

 

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Chaque moment compte. La vie ne peut pas être gaspillée. Il faut bannir toute distraction, toute vacance ; toutes les futilités, frivolités et inutilités.

Naître, c'est déjà mourir. Naître, c'est déjà pourrir. Naître, c'est déjà souffrir. Naître, c'est déjà vieillir.

Seule l'œuvre compte ; la personne importe si peu. L'œuvre est immense et la vie si courte.

 

 

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L'existentialisme, en posant le "moi" au centre de son dispositif, est sans doute l'école philosophique la plus orgueilleuse et la plus vaine qui soit.

"Qui et de quel droit m'a-t-on jeté au monde, sans me demander mon avis ? Je revendique, pour moi, la liberté absolue. Je ne suis en rien un produit. Je veux être un être-en-soi !". Fadaises ! Questions oiseuses qui ne peuvent que déboucher que sur des philosophies de l'absurde ou du désespoir. La source de cette absurdité et de cette désespérance est dans l'idée du "moi", elle-même.

Il n'y a personne qui ait été jeté au monde. Il y a le monde ; c'est tout. Ce "moi" n'existe tout simplement pas. La vague et l'océan, une fois encore …

 

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Personne n'est totalement libre de réussir la Vie qu'il porte en lui. En revanche, chacun est parfaitement libre de la gâcher, de la rater, de la gaspiller.

Qui plus est, chacun est bien libre de vivre sa propre Vie en changeant de regard, en la regardant autrement, en la dégustant d'une nouvelle manière. La Vie ne vous convient pas ; elle s'en fiche et continuera son chemin en vous, autour de vous. C'est bien à vous d'apprendre à la vivre autrement.

 

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Rien ne s'efface et rien n'est réversible. Pensées effrayantes, pour beaucoup.

La Vie va de l'avant comme elle le veut, malgré nos remords et nos regrets, malgré nos nostalgies et nos utopies. Et c'est tant mieux. Une fois tout cela bien profondément compris et intégré, on devient alors, enfin, disponible pour la Vie telle qu'elle va.

 

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L'idée du sacrifice d'Isaac par Abraham, pris au pied de la lettre, est un scandale éthique incompréhensible : tuer pour obéir, un comble d'absurdité ou de lâcheté. Mais ce serait aller un peu vite en besogne. Les rédacteurs de la Torah n'auraient sans doute jamais osé un tel contresens, une telle contradiction avec les principes qu'ils ne cessent de répéter et d'asséner à longueur de versets. Il faut donc lire et comprendre ce passage biblique autrement. Alors ?

 

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Si les arbres pouvaient crier, on ne les abattrait plus !

 

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Le 27/08/2016

 

Du Samkhya-Karika :

 

"Ce qui est efficient, fait ce pour quoi il est efficient".

 

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Si la Gnose était une femme, l'artiste serait un séducteur narcissique, le scientifique serait un violeur obsessionnel, le philosophe serait un photographe voyeur ; seul le mystique en serait éperdument amoureux qui viserait des épousailles éternelles.

 

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Le 28/08/2016

 

Sartre déplorait que la Révolution française n'ait pas assez guillotiné.

Le "salaud", c'est lui.

 

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De Jean Bodin :

 

"Il n'est de richesses que d'hommes"

 

C'est pourquoi le monde s'appauvrit tant !

 

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D'Adrien Candiard :

 

" Le salafisme naît du constat que l'islam sunnite traditionnel, celui des califes et des sultans, des juristes et des théologiens, des philosophes et des soufis, a échoué face à l'Occident. Si ce dernier a pu imposer sa supériorité dans tant de domaines, c'est nécessairement que les musulmans ont été infidèles à la vraie religion. Le salafisme est donc une tentative de retour, contre des siècles de tradition, à une origine fantasmée et reconstruite."

 

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Ce n'est pas la vérité qu'il faut atteindre, mais la réalité.

La vérité n'est qu'une vague abstraction artificielle et idéalisante.

Le "vrai" n'aura de sens que s'il devient synonyme, même appauvri, de "réel".

 

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Le 29/08/2016

 

De Léopold Kohr :

 

"Partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros."

 

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Le 30/08/2016

 

L'empire romain fut à la Grèce antique ce que l'empire américain est encore à l'Europe.

Même naissance, même histoire, même logique : celle de la violence militaire, financière, idéologique et cynique.

 

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Les chrétiens catholiques n'ont toujours pas compris qu'ils sont les hérétiques face à une Orthodoxie grecque (et, très accessoirement, russe dont l'apport spirituel est négligeable).

Le dogme catholique est une hérésie face à la mystique orthodoxe ! Pour les moines du mont Athos, l'antéchrist, c'est le pape catholique.

Le Catholicisme a complètement dévoyé le Christianisme dès le 9ème siècle en faisant du Fils la clé de la rédemption au lieu de l'Esprit, déviance qui n'a fait qu'empirer au fil des siècles jusqu'au paroxysme de la contre-réforme du 17ème siècle. L'énorme effet de levier dont le Catholicisme a bénéficié contre l'Orthodoxie, a été offert par l'or volé en Amérique du Sud par les conquistadores, dès le 16ème siècle.

 

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La Maison d'Israël était une confédération de douze tribus autonomes fédérées par une constitution commune (la Torah), par une langue commune (l'hébreu), par une histoire commune (celle de Moïse) et animée par une tribu sacerdotale transversale (les Lévites). Ce sera aussi l'organisation de la Maison Europe de demain.

 

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Plus les Noirs seront puissants aux USA, plus ceux-ci régresseront.

 

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Les événements français, de 1789 à 1799, signent le début de la dégénérescence de la Modernité en Europe. Son moteur en a été et en est toujours l'égalitarisme.

L'égalitarisme est un cancer mental qui ronge les intelligences en prônant la croissance de l'entropie c'est-à-dire la mort.

Il n'est d'évolution et de progression que dans et par la différence.

 

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Pour la "démocratie" athénienne, n'étaient citoyens que les hommes, mâles et libres (principe d'autonomie), fils de citoyens par les deux parents (principe d'identité), guerriers (prêts à sacrifier leur vie pour la cité - principe d'abnégation), capables de se payer leur équipement militaire (principe d'autonomie, encore) … soit environ 10% de la population totale.

 

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Rousseau fut l'inspirateur de Robespierre et Saint-Just.

La Sparte de Lycurgue fut le modèle du jacobinisme.

C'est tout dire …

 

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Le 31/08/2016

 

Les Européens commenceraient-ils à comprendre ce que je clame depuis mon retour, en 1989, des Etats-Unis à savoir que ceux-ci sont le plus grand ennemi du monde en général (Corée, Vietnam, Iran, Afghanistan, Koweït, Irak, Lybie, Syrie, Congo, Afrique du Sud, Argentine, Chili, Panama, Indonésie, …[2]) et de l'Europe en particulier ?

Il faut mener contre eux une guerre totale, tant commerciale (exit le TAFTA), monétaire (interdiction du dollar comme fausse monnaie) et financière (amendes fiscales draconiennes contre Apple et les autres) que militaro-stratégique (démantèlement de l'OTAN) et numérique (création d'une Toile européenne et rejet des .com).

US go home !

 

 

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[1] C'est-à-dire le communisme russe, le nazisme allemand et le fascisme italien.

[2] A chaque fois, le scénario est le même : financement de la déstabilisation, mise en place d'un fantoche, retournement de la rébellion, guerre, défaite.

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