Derniers articles
Aller au niveau supérieur- L’économie est malade, la finance est son cancer et sa santé…
- La rupture d'équilibre notoire du système économique - que nous vivons et nommons timidement "crise" - incline d'aucuns à proclamer la fin du mythe de l'autorégulation économique et à enterrer la main invisible d'Adam Smith. C'est aller un peu vite en besogne. Et c'est surtout se tromper lourdement que de proposer une quelconque forme d'étatisme (donc d'une exorégulation lourde, rigide, primitive et simpliste) comme palliatif. Ce serait un peu comme prôner le recours à des rustines et sparadraps pour réparer les dysfonctionnements génétiques des cellules cancéreuses.
- Mort du couple infernal "grande distribution - industrie agroalimentaire"
- La grande distribution et sa complice en forfait contre le bien-vivre, l'industrie agroalimentaire, sont aujourd'hui devant une équation impossible. Leur modèle économique ne tient que par deux leviers : les effets de masse et d'échelle, le laminage des marges de leurs fournisseurs-producteurs. Sans parler des crédits à la consommation qui favorisent l'endettement des ménages, mais qui s'effondrent face à l'insolvabilité croissante.
- Crises et idéologies : la fin de l'économique ET du politique
- Cet article consigne mes réactions majeures au Colloque sur le thème "Changement intérieur, changement extérieur : vers la simplicité" organisé par TETRA à Louvain-la-Neuve ce 27/2/2010). Ma présence là était motivée par une contribution sous la forme d'une des trois conférences plénières sur le thème "Quatre vertus vers la simplicité : Noblesse, Frugalité, Élégance et Fécondité".
- Pensée et éducation
- Tout processus gnoséologique s'appuie, à la fois, sur l'art de l'expérimentation et sur l'art de la formulation. Ces deux arts majeurs de la pensée s'appliquent aux deux dimensions de la vie : la Connaissance (science, spiritualité, épistémologie) et la Sagesse (philosophie et éthique). L'apprentissage sérieux appelle, par conséquent, l'effort et la discipline, la rigueur et la persévérance.
- L'homme : image ou ressemblance du Divin ? (Gen.:1;26-27)
- La Bible confirme-t-elle que la dignité humaine vient du fait que l'Homme fût créé à la ressemblance de Dieu ?
- Internet : l'outil ne fait pas la main
- Nous vivons une révolution numérique, partie émergée d'une révolution noétique sous-jacente. Mais il ne faut pas se leurrer, Internet ne rend ni plus savant, ni plus intelligent, ni plus sage.
- De la déchirure de l'homme d'avec le réel
- Pourquoi l'homme est-il ou s'est-il séparé du Tout-Un ? Pourquoi toutes les spiritualités doivent-elles déployer tant d'efforts, tant de triturations intérieures - souvent si stériles et douloureuses -, pour ressouder cette séparation, pour ravauder cette déchirure au sein de l'Un ? Pourquoi l'âme humaine est-elle ou s'est-elle distanciée de l'âme cosmique ? Si l'on comprenait le pourquoi de cette déchirure, on comprendrait, ipso facto, le comment de son raccommodage.
- La métaphore de la rivière spirituelle
- Il existe deux voies d'unification entre Dieu et l'homme: celle des religions qui passe par un des multiples ponts, et celle de la mystique qui traverse la rivière à la voile.
- Déclin ou rupture ?
- Le film canadien "Le déclin de l'empire américain", propose une thèse : la montée de l'aspiration au bonheur individuel correspondrait à la déliquescence de l'aspiration au progrès collectif. L'exemple choisi est le couple conjugal : le mariage par amour signerait un déclin civilisationnel alors que le mariage de raison en vue de la procréation et/ou de la consolidation patrimoniale serait un moteur de la croissance et de la prospérité de la cité. Mais encore ?
- Tendances 2010-2012
- La décennie 2010-2020 sera celle du grand chambardement global, de l'émergence du nouveau paradigme et de la nouvelle logique économique (les années les plus difficiles seront probablement celles allant de 2012 à 2017). Voici 16 réalités qui se dessinent, selon le prospectiviste Marc Halévy.
- Dignité humaine ?
- Il parait que le fondement de toute éthique humaine, des droits de l'homme et de toute militance sociale et humanitaire repose sur la notion de dignité humaine. Mais que signifie vraiment cette locution "bateau" mise à toutes les sauces, devenue tabou intangible du politiquement correct ?
- Pour une humanité adulte
- Qu'est-ce qui a foiré ? Cette question m'a longtemps obsédée. Où, quand et pourquoi l'humanité est-elle entrée en démence jusqu'à tout salir, tout détruire, tout accaparer, tout dévoyer, jusqu'à tuer la vie et se suicider d'orgueil ?
- Macroéconomie : bilan et perspectives
- Le début d'une nouvelle décennie invite naturellement à prendre recul et mesure. Beaucoup ne s'en privent pas et brandissent à foison des batteries d'indicateurs visant à confirmer par des chiffres (ah! tyrannie du quantitatif) que leur optimisme ou pessimisme sont parfaitement légitimes. Les discours politiques et les délires médiatiques relaient abondamment ces inepties.
- L'erreur sur la communication
- Il y a de tout, de trop : trop d’outils, trop de messages et trop peu de communication, malgré la communication. Ou à cause d’elle ? Voici une réflexion, une ouverture qui met un pied dans la porte de ce qui s’annonce aujourd’hui comme l’après-communication . Car la communication porte ses propres limites. Pour les dépasser et tout à la fois recrédibiliser la communication de plus en plus décriée, il est temps de poser l’analyse.
- La logique de la plausibilité
- Dès que l'on sort des cas faciles, la logique aristotélicienne devient très vite inopérante. Mais au-delà d'elle, lorsque "vrai" et "faux" se mélangent, d'intéressants paradoxes et de folles apories émergent. Démonstration … (Un article de Marc Halévy, 12/2009)
- Déterminisme et hasard
- Le hasard n'existe évidemment pas dans un univers parfaitement déterministe et l'usage de probabilité trahit alors, en fait, notre ignorance : il s'agit de hasard subjectif. Mais dans un univers non déterministe, y a-t-il, forcément, du hasard objectif ? (un article de Marc Halévy, 12/2009)
- Les stades de la crise (selon Elisabeth Kübler-Ross)
- Elisabeth Kübler-Ross a décrit le processus de "deuil" en cinq stades successifs : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation (sublimation). Ce modèle processuel s'applique parfaitement à la bifurcation civilisationnelle que nous vivons et dont les "crises" ne sont que les manifestations superficielles. Notre problème ? Faire le deuil de la Modernité et du paradigme qui la fonde.
- Introduction à la philosophie du TAO : une conférence de Marc Halévy sur "Baglis TV"
- "Les êtres multiples du monde feront retour chacun à leur racine. Faire retour à la racine, c'est être serein; être serein, c'est retrouver le destin. Retrouver le destin, c'est le constant. Connaître le constant, c'est l'illumination" écrit Lao Tseu. Fondé à partir de plusieurs textes dont le "Tao Tö King" ("Le Livre de la Voie et de la Vertu") de Lao Tseu, le Taoïsme fait partie de la tradition chinoise ancestrale. Pratiqué par 20 millions de fidèles, il est tantôt une "philosophie", basée sur le principe de la raison suprême, tantôt une "religion", orientée sur le moyen d'obtenir l'immortalité. Pour Marc Halévy, il est un véritable art de vivre et de penser. le Tao est l'essence de toute chose, l'origine de toute existence et la source avant même que n'intervienne l'acte créateur. Son mode d'expression est d'être. S'exprimant dans la nature, il en ressort que pour être en harmonie avec le Tao, il faut s'harmoniser avec la nature. Que sont les concepts de "wu-wei", de "fu", de yin et de yang, ou encore de "chi" sur lesquels repose le taoïsme? Quelles sont les pratiques à travers lesquelles il s'exprime? Réponse de l'auteur dans cette conférence vidéo de 56 minutes (9/10/2009)
- "Les implications spirituelles et philosophiques des sciences de la complexité", conférence web de Marc Halévy sur Baglis TV
- Face aux problèmes toujours grandissants et encore irrésolus posés par la physique quantique, un nouveau regard scientifique plus "complexe", non pas compliqué, a émergé sur l'univers. Sont ainsi nées les sciences de la complexité, soit un nouveau paradigme qui veut réconcilier les différentes théories et s'éloigner d'une vision mécaniste, mécaniciste du monde. Depuis "La nouvelle Alliance" d'Ilya Prigogine (1917-2003), la physique de la complexité a fort évolué. Le cosmos y est vu comme un processus global unique qui engendre lui-même l'espace, le temps, la matière et les lois physiques comme autant de propriétés émergentes. Le temps ne passe pas, mais il s'accumule actant ainsi le principe d'une mémoire cosmique permanente: l'oiseau n'apprend pas à construire son nid, il se le "rappelle". Mais surtout, l'improbabilité notoire de notre univers et de la conjonction des valeurs des constantes cosmiques induisent un questionnement incontournable sur l'idée d'intention qui devient inévitable pour rendre compte de l'improbable. Le principe d'autoréférence devient essentiel pour comprendre la texture réelle de notre univers. Qu'est-ce que le concept de complexité en physique? Quels sont ses enjeux philosophiques et spirituels? Réponse de Marc Halévy dans cette vidéo conférence de 38 minutes (4/9/2009)
- Nos valeurs changent de nature
- Pour Marc Halévy, nous vivons une grande rupture sociétale. Depuis 1.000 ans, nous fondons nos valeurs sur des étalons matériels : la terre (au Moyen-Age) puis l’argent (à partir du développement du commerce jusqu’à nos jours). Ces deux critères de valeur sont restés, mais aujourd’hui ce qui prédomine et fera la valeur de demain, c’est le talent, le savoir, la connaissance, l’information, la créativité… bref toutes valeurs immatérielles sources de solutions nouvelles.