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Complexité et Systémique

Aller au niveau supérieur

Comprendre la systémique et l'utiliser comme clé de lecture de notre monde qui n'est ni un système simple, ni un système compliqué mais bien un système complexe, avec ses lois de fonctionnement. Le tout est plus que la somme des parties... cela change notre traditionnelle appréhension cartésienne des choses!

Complexité et complication
Deux notions à ne pas confondre ! Dans un système compliqué, on trouve en général un grand nombre de composants peu intégrés les uns aux autres, d'une part, et, d'autre part, un très grand nombre de relations, toutes de niveau rudimentaire (interactions binaires, séquentielles, univoques, etc … donc linéaires). Complexité ? La notion clé, ici, est celle du niveau de non-linéarité d'une interaction.
Les deux échelles
Echelle des complexités. Echelle des grandeurs. Ne pas confondre ces deux échelles. La physique classique n'a pas reconnu l'échelle des complexités (l'espace des états) parce qu'elle s'est embourbée dans la seule échelle des grandeurs (l'espace des formes)
Histoire de complexité
L'émergence du concept de Complexité et des sciences du Complexe est probablement le fait le plus essentiel au cœur de la grande mutation que nous vivons aujourd'hui. Elle a deux histoires …
Métaphore et complexité
Comment dès lors communiquer la complexité ? Comment transmettre et partager, d'un bloc, ces aperceptions globales qui sont rétives à se laisser décortiquer par notre cerveau gauche ?
Du rapport du tout aux parties
Les parties n'expliquent pas tout le Tout. Le Tout n'implique pas le tout de chacune de ses parties. Chaque Tout est partie d'un Tout plus grand. Chaque partie est le Tout de ses parties. Le Tout est plus que la somme de ses parties. Chaque partie est plus que sa fonction au service du Tout. Etc.
Rapport du tout et de ses parties
Le Tout attend de ses parties qu'elles s'intègrent à lui afin de contribuer au mieux à son propre processus d'individuation.
Un système n'est pas un objet
Un système n'est pas un objet. Il ne se définit pas en soi, par rapport à soi. Tout système est le lieu d'un processus qui assemble des ingrédients à partir d'un germe, en vue d'accomplir une mission qui est la sienne et qui, elle, le définit.
Réflexions sur les effets synergiques
Les effets synergiques, à la différence des effets d'échelle ou de levier, ressortissent typiquement de la physique des systèmes complexes. Ils impliquent une maîtrise de cette complexité d'un niveau supérieur et interdisent donc le recours aux méthodologies réductionnistes et cartésiennes classiques. Ils induisent une nouvelle logique qui n'oppose plus le global et le spécifique, mais, au contraire, les fait coopérer dans un processus vertueux et dialectique.
Effet de synergie
Les effets de synergie participent de la physique des systèmes complexes et du principe holistique qui veut que "le Tout est plus que la somme de ses parties".
Temps, priorités et complexités
Le temps standard commun explose. La vitesse du monde a largement dépassé la vitesse des hommes. Le temps manque et manquera de plus en plus : pénurie temporelle croissante. Mais le temps, aussi, devient de plus en plus complexe. Le prix du temps de travail et la valeur du temps de travail divorcent irrémédiablement. Le concept même de planification explose et doit être remplacé par le concept de synchronisation.
Assumer la complexité
La complexité est tout le contraire de la complication. La mayonnaise est complexe : irréversible, faite d'interactions vivantes, fortes, dynamiques, globales, mais elle est si simple : de l'œuf, de la moutarde et de l'huile. Un Airbus, lui, est compliqué mais il n'est pas complexe : il n'est que mécanique, démontable et remontable, sans interactions organiques entre ses composants.
Complexité versus complication
La complication est un cas limite particulier de la complexité comme la physique newtonienne est un cas limite particulier de la physique relativiste (v <<< c), etc … La complication n'est qu'une approximation grossière et simpliste de la complexité. Voici un tableau comparatif proposé par Marc Halévy qui devrait éclairé plus d'un esprit.
Regards Géopolitiques
Tout système est le fruit d'un processus où interfèrent en permanence trois propensions : la propension volumique qui joue sur la taille, l'ampleur, la masse, la propension eidétique qui joue sur la structure, la complexité, la sophistication, et la propension dynamique qui joue sur l'activité, l'effervescence, l'énergie. Chacune de ces trois propensions peut être soit positive (croissance), soit négative (décroissance). Cela donne un tableau simple des forces à l'œuvre dans tout système :
Implications philosophiques et spirituelles des sciences de la complexité
Synthèse de la conférence de Marc Halévy sur ce thème, donné à l'Université Interdisciplinaire de Paris (9/4/2009). La leçon primordiale que véhicule la nouvelle sagesse : si l'on veut dépasser le fait d'exister et apprendre à vivre réellement, il faut abandonner les complications de l'apparence et faire patiemment l'apprentissage, par soi-même, de la complexité/simplicité de la vie.
Trois logiques humaines
Le fonctionnement humain se partage entre trois propensions qui expriment, dans le monde humain, les trois propensions de la dynamique de tout processus complexe. La version humaine de ces trois propensions universelles (la propension volumique qui tend à étendre les territoires, la propension dynamique qui tend à exciter l'activité et la propension eidétique qui tend à complexifier les structures) sont, respectivement, la propension politique, c'est-à-dire la conquête et la défense d'un pouvoir sur des territoires (physiques ou sociaux), la propension économique, c'est-à-dire la création et la maîtrise d'activités productrices de valeur (financière ou autre), et la propension noétique, c'est-à-dire le développement des intelligences efficaces (cognitives ou connectives). Une analyse de Marc Halévy (mai 2009)
Déterminisme et hasard
Le hasard n'existe évidemment pas dans un univers parfaitement déterministe et l'usage de probabilité trahit alors, en fait, notre ignorance : il s'agit de hasard subjectif. Mais dans un univers non déterministe, y a-t-il, forcément, du hasard objectif ? (un article de Marc Halévy, 12/2009)
La logique de la plausibilité
Dès que l'on sort des cas faciles, la logique aristotélicienne devient très vite inopérante. Mais au-delà d'elle, lorsque "vrai" et "faux" se mélangent, d'intéressants paradoxes et de folles apories émergent. Démonstration … (Un article de Marc Halévy, 12/2009)
Quatre façons de faire de la musique
La métaphore musicale va nous aider, une fois de plus (cfr. mo, "Initiation à la physique complexe"), à essayer de comprendre la problématique de la régulation d'un groupe complexe actif.
Effets systémiques positifs et négatifs
Tout le défi de notre époque tient en une équation dite de "variables antagoniques": connexion et interaction croissent de conserve jusqu'à une certaine limite dite de saturation, puis divergent et se deviennent mutuellement nuisibles. Alors, trop de connexions tue l'interaction, et trop d'interactions tue la connexion. Nous sommes arrivés, dans beaucoup de cas, à cette limite de saturation.
Logique des réseaux
La complexification et l'accélération du monde entrepreneurial et économique rendent le modèle organisationnel pyramidal inadéquat. Nous sommes entrés dans l'aire du réseau. Donc, il est bon de savoir ....qu'un réseau efficace repose sur trois rôles distincts et quatre règles d'or.