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Philosophie

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Réflexions sur l'amour, le bonheur, le mal, la mort, le cosmos, la sagesse, le temps, la mémoire, le plaisir, la réalité, ...

A propos du mal
On dit qu'un homme va mal, fait mal, fait du mal. On dit qu'une économie, qu'une entreprise, qu'une société vont mal. On parle de mal nécessaire et de l'arbre de la connaissance du bien et du mal au jardin d'Eden. Comme si le Mal existait par lui-même. Comme s'il s'agissait d'un absolu, d'une chose en soi : il n'en est rien.
Amour
L'Amour tend à la fusion des parties en un Tout qui les dépasse et les transcende en les grandissant chacune. L'Amour est la synthèse dialectique entre individuation (aller au bout de soi-même) et intégration (se dépasser dans un plus grand).
Auto-portrait
La seule conviction que l'on puisse avoir est celle que l'on s'est laborieusement forgée soi-même pour soi. C'est le chemin qui compte, pas le résultat. Et le chemin est incommunicable. Il ne peut jamais être partagé. On peut en indiquer le point de départ, c'est tout
Recherches vers la conscience cosmique
Chaque ici-et-maintenant est l'intégrale (au sens mathématique) de tous les partout-et-toujours. Principe hologrammique. Principe de Mach.
Ce qu'il y a à faire (et non pas ce que je veux faire)
L'immense majorité des humains marche dans la vie en s'échinant à s'occuper des arbres pour lesquels il est trop tard, et en écrasant les germes pour lesquels tout reste à faire !
Devoir d'iconosclasme face à l'idolâtrie
"Dieu est mort, clamait Zarathoustra, nous l'avons assassiné". Et l'arme du crime, ce sont nos dieux humains, trop humains, ce sont nos idoles de pacotille.
Instant présent
Vivre exclusivement dans l'instant présent. Ne pas se préoccuper du passé : toutes ses traces utiles vivent encore dans l'instant présent. Ne pas se préoccuper de l'avenir : tous ses germes utiles vivent déjà dans l'instant présent.
Inventer une nouvelle sagesse
Maintenant que la foi aveugle et naïve en l'omnipotence de la Raison et de la Science est enfin dénoncée concrètement par les impasses et les manques immenses qu'elles ont suscités, il est temps de songer à inventer une nouvelle Sagesse non pas contre la Science comme le voudraient les nostalgiques d'un "bon vieux temps" bucolique, mais au-dessus et au-delà de la Science.
L'oeil du marteau ne voit que les clous
La crise civilisationnelle que nous vivons est une crise profonde qui traduit l'impasse dans laquelle nous nous sommes fourvoyés depuis des siècles. Toute cette logique de la peur orgueilleuse de la mort individuelle et de la rassurance pathologique dans l'appropriation matérielle, n'est plus ni viable, ni vivable : elle est destructrice de la Terre et de l'Homme, elle est suicidaire par les effets nocifs à long terme qu'elle engendre, elle est responsable de presque toutes les dégradations terrestres et de presque toutes les misères humaines, tant physiques que morales et spirituelles. L'Occident est malade. D'une maladie mentale terriblement grave et dramatiquement contagieuse.
Entre le 'ou' et le 'et'
Outre les dualismes classiques du vrai ou faux, du bien ou mal, du beau ou laid, du sacré ou du profane, etc … la vie quotidienne est pétrie de dualismes bien plus prégnants qu'il faudrait impérativement trancher sous peine d'être voué aux gémonies : marié ou célibataire, ingénieur ou guitariste, fidèle ou volage, riche ou pauvre, renommé ou inconnu, amant ou mari, mère ou amoureuse, famille ou étranger, emploi ou loisir, salarié ou chômeur, hétéro ou homo, pudibond ou dépravé, etc …
Propos sur le Bonheur
Chaque époque, chaque civilisation se caractérisent … et périssent … par la définition qu'elle donne du Bonheur. Depuis la fin de la dernière (?) guerre mondiale, le monde dit développé a forgé et répandu partout une conception totalement hédoniste du Bonheur. Le Bonheur, c'est le plaisir et le but prédominant de la vie de la majorité de nos contemporains est d'obtenir les moyens matériels de ces plaisirs.
Le temps chaotique
Avec la complexification du monde et ses turbulences incessantes et accélérées, c'est de temps chaotique qu'il faut parler. L'imprévisibilité est patente à tous les échelons : tous les plans stratégiques se démentent, tous les budgets se révèlent irréalisables, tous les agendas explosent et plus aucune planification ne tient. Le temps est devenu chaotique : cela implique d'autres modalités existentielles et organisationnelles. Comme gérer le temps si le temps devient ingérable ?
Temps et mémoire
La conception classique et quasi unanime de la mémoire est celle d'un stockage, d'une manière ou d'une autre, dans le cerveau, de traces d'événements passés. L'image la plus simple - et la plus fausse -, en ce sens, est celle du disque dur d'un ordinateur qui garde des enregistrements des informations que l'on y stocke. Les psychologues et les neurobiologistes, cependant, se cassent les dents depuis toujours pour "localiser" cette mémoire : quoique l'on fasse, la mémoire semble diffuse dans l'ensemble du cerveau. En réponse à cela, après Goldscheider et Lashley, Pribram en a conçu un modèle hologrammique de la mémoire. D'autres, des modèles dynamiques d'activation de circuits neuronaux. Mais tous ces modèles ne sont que des vues de l'esprit et se heurtent au mur de l'expérience.
Le Temps, la Mort et autres billevesées
Le temps … Il n'existe pas dans le Réel. Et la mémoire, ici-et-maintenant, n'est autre que le réseau fin de toutes ces cicatrices accumulées, images et reflets des spasmes et transmutations sous-jacentes.
Oh temps suspends ton vol !
L'ère industrielle que nous quittons s'intéressait à l'espace : les effets de taille, les grandeurs d'échelle, les conquêtes de territoires et de marchés, les localisations et délocalisations, etc … L'ère noétique (la société de la connaissance et de l'information) dans laquelle nous entrons, parce qu'elle crée et fabrique des concepts et des produits dématérialisés qui circulent à la vitesse de la lumière, est bien moins liée à la problématique spatiale : le lieu importe peu, le nomade supplante le sédentaire ; mais, par contre, elle s'intéresse au temps qui devient la dimension stratégique de ses activités. Or, le temps fait problème …
Et si l'on parlait d'Amour ?
Pascal affirmait : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas". L'âge noétique paraphrase : "La passion a ses raisons que la raison ne connaît pas". Abandon de la raison ? Irrationalité ? Antirationalisme ? Non ! Il ne s'agit pas de cela. Tout va bien plus loin, bien plus profond.
Le Péril "Walt Disney" ou principe de Plaisir et principe de Réalité
Nos vies quotidiennes sont tenaillées entre deux principes existentiel contradictoires. Le premier, le principe de Plaisir, est typique de la petite enfance. Le second, le principe de Réalité, devrait se substituer au précédent avec l'entrée dans l'âge adulte. Pour dire vrai, c'est plutôt l'entrée dans le principe de Réalité qui est le critère majeur de l'état adulte quelque soit l'âge du néophyte.
A quoi sert une mouche?
A rien, intrinsèquement. Mais sans mouche, rien d'autre n'existerait puisque la mouche fait "infimement" partie du processus global du Réel qui devait explorer aussi la voie "mouche".
A propos du pyrrhonisme
Toute la logique s'effondre dès lors qu'est niée la pertinence de l'opérateur de négation et que le "vrai" et le "faux" ne sont plus contradictoires.
Musique et existence ... en forme de méditation
La musique, comme toute existence, comme le cosmos même - mais le cosmos n'est-il pas la musique par excellence, la musique des sphères -, repose sur trois piliers : le rythme, la mélodie et l'harmonie.
Pour une axiomatique métaphysique
Les métaphysiciens, de puis toujours, essaient de se convaincre les uns les autres, par divers moyens, du mieux fondé de leur propre conviction. Ce petit jeu a presque totalement discrédité la métaphysique puisque, d'accord avec les sceptiques et les sophistes, on peut être persuadé que le raisonnement logique peut prouver tout et son contraire dès lors que les prémisses sont flous et les méthodes incomplètes. Le but du présent article n'est pas de proposer une opinion particulière que j'aurais fait mienne, mais d'établir une typologie de toutes les opinions possibles, sachant qu'il est définitivement impossible, par la logique du raisonnement, de "prouver" que telle ou telle est plus ou moins vraie. Le débat, ensuite de ce travail, ne sera donc plus de "prouver", mais , à l'instar de Pascal, de préciser son propre pari philosophique et d'éventuellement discuter de ses avantages et inconvénients par rapport aux autres paris possibles.
Curieux monde ...
Un article paru sur le site Medium4You.be "Nous vivons une mutation paradigmatique dont les paradoxes ici relevés ne sont que les symptômes. Un paradoxe est toujours caricatural, le trait y est forcé ... Mais ..."
Médidation et sagesse comme outil de gestion (le regard d'un manager)
Conférence de Marc Halévy dans le cadre de l'Université Bouddhiste (Bruxelles, octobre 2007). Notre époque est celle d'un changement profond de paradigme. Tous les référents classiques qui avaient forgés la Modernité, sont mis à mal. La question du sens revient partout au grand galop. Pourquoi ? Pour quoi ? La question du sens est revenue au cœur de nos existences individuelles. Mais elle hante aussi nos entreprises. L'entreprise pour quoi faire ? L'économie pour quoi faire ? La croissance pour quoi faire ?
Renoncer à la finalité de l'action
"Renoncer à la finalité de l'action", dit le Shiva Samhitâ ("Les recueils de Shiva") … Le résultat n'est que secondaire, le chemin est l'essentiel. Il est une irréductible différence entre mener une action pour l'atteinte d'un résultat prédéterminé, et mener une action pour l'excellence de l'acte lui-même. L'atteinte d'un résultat parfait n'est pas le but, mais la conséquence du geste parfait . C'est sur le geste qu'il faut concentrer toutes les énergies et tous les efforts, lui seul est dans le réel du présent. Le résultat, lui, n'est qu'un fantasme imaginaire. Dans le réel du présent, il n'y a que l'intention, l'art et le geste.
Minimalisme
Un nouvel art de vivre (qui monte) : minimalisme envers les objets, dans les relations, dans les idées et connaissances. Un article de Marc Halévy (décembre 2008).
Quête spirituelle
Il faut que chacun se choisisse son labyrinthe pour tenter de passer de l'expérientiel dualisé à l'intuitionnel unifié.
Sur la mort
Quand on dit : "Je meurs. Je vais mourir", qui meurt, qui va mourir ? Qui est ce "Je" qui croit suffisamment en sa propre existence, en sa propre persistance pour envisager sa propre fin ? De quel "Je" parle-t-on ? Du "Je" d'ici et maintenant" ? Du "Je" d'il y a dix jours, dix mois, dix ans ? Du "Je" qui vient ou viendra peut-être dans dix lunes ou dix lustres ? Qui est "Je" ? Depuis longtemps, les philosophes s'interrogent.
Sagesse: d'où viens-tu ?
Être sage de sagesse, c'est en somme savoir bien goûter, avoir du bon goût, tout le contraire de la goinfrerie et de la vulgarité ; il est là question de raffinement et de noblesse, de finesse et de joie de vivre. Sagesse : l'art de bien vivre. Et comme le philosophe est celui qui aime la sagesse, il est celui qui aime l'art de bien vivre. Une réflexion proposée par Marc Halévy (avril 2009)
Histoire de la philosophie
Ils ont inventé : Thalès : le matérialisme, Héraclite : le spiritualisme, Anaxagore : le dualisme, Socrate : l'humanisme, Platon : l'idéalisme, Aristote : le rationalisme. Une petite synthèse de Marc Halévy (mai 2009)
L'art de vivre le réel
Qu'allez-vous faire des mois prochains ? Vous offrir un temps, même bref, de réflexion pour l'essentiel ? Voici un article de Marc Halévy sur l'art de vivre le réel : 4 vérités, 8 chemins d'accomplissement, 24 vertus (septembre 2009).
Histoire de deux cailloux
Pensée logique ou pensée latérale ? Une petite histoire : une jolie fille, son père fermier et son prêteur. Deux cailloux pour une démonstration.
HEGEL
Notes de Marc Halévy d'après le "Hegel" de Bertrand Vergely
Mathématique et Réel
Les mathématiques peuvent-elles être réellement le langage de la Nature ?
Les erreurs de René Descartes
Descartes est l'indiscutable fondateur de la philosophie de la Modernité. Techniquement, sa pensée est, du point de vue métaphysique : théiste, dualiste et idéaliste , de point de vue cosmologique : analyciste, réductionniste et mécaniciste, et du point de vue anthropologique : subjectiviste, humaniste et rationaliste. Ces neuf qualificatifs recouvrent autant d'erreurs capitales et fatales qui ont entrainé l'Occident dans une absurde vision du monde fondée sur le conflit de tout contre tout. Le positivisme, le scientisme et le darwinisme en sont les déclinaisons directes. L'industrialisme, le financiarisme et le consumérisme aussi.
Invitation à une Aristocratie de l'Esprit
J'invite les aristocraties de l'esprit à abandonner le monde matériel, dans toutes ses composantes et dimensions, économique, sociale, politique, médiatique : ce monde ne nous concerne plus.
La Trinité selon Bertrand Vergely
Dans "La foi ou la nostalgie de l'admirable", fidèle à la christologie mystique orthodoxe des Pères grecs, le philosophe français Bertrand Vergely réinterprète la Trinité comme ternaire en tant qu'indispensable préalable à toute possibilité de cheminement intérieur et d'accomplissement spirituel.
Du binaire au ternaire …
Sortir du binaire blanc-noir pour entrer dans le ternaire rouge-bleu-jaune et, ainsi, passer du conflit et du compromis gris, aux couleurs et à la complexité infinie des combinaisons, contrastes et harmonies.
Mathématiques, platonisme et réalité
Les idéalisations mathématiques sont inaptes à cerner et à modéliser la complexité réelle du Réel.
Logos
Le concept de Logos, inventé par Héraclite, est le cœur et le nœud de toute la civilisation occidentale : il est à la source de toute nos sciences (les lois de l'univers), de toute nos politiques (les lois du peuple) et de toute notre éthique (les lois de Dieu).
Propos sur les arts
Les arts sont une impasse. Leur tentative est désespérée. Alors, ils s'abîment dans le mercantile, le futile et la mode.
A la recherche du Logos
Les aventures de ce Logos, de ce principe universel de consistance, de cohérence et de cohésion qui naquit près de la Méditerranée, il y a 2.600 ans, et qui fonde l'identité profonde de la civilisation européenne.
En attendant le monde d'après : l'obligation philosophique
Sur le blog "Net de bas de page", une "lecture partiale des trois tendances philosophiques qui grondent et que l'on entend pas", notamment la "Tendance N" : La noétique (en France Marc Halévy, Trinh Xuan Thuan aux USA).
Le mythe de la mesure
La quantité est un fantasme : rien n'est mesurable, rien n'est quantifiable …
L'existence sculptée
L'existence est une statue de marbre qui restera telle quelle pour toute l'éternité…
De l'information à la conscience
Dans un des dernier paragraphe de son livre "L'éveil des consciences", mon ami Hervé Bellut écrit cette petite phrase qui, non seulement, résume tout son travail, mais qui, aussi, m'a interpellé par sa concision, comme un coup de katana, célèbre sabre du kendo des samouraïs : "A l'ère de la communication succède l'ère de la conscience".
La parabole du sage
Il y avait dans un village un vieil homme qui était très pauvre, mais les rois eux-mêmes le jalousaient car il possédait un magnifique cheval blanc (...). Ou une posture taoïste.
La question eidétique : qu'est-ce qu'une forme ?
Un triangle, une sphère, une silhouette, une trajectoire, une loi physique, une architecture cristalline, un raisonnement logique, un processus d'autorégulation, une organisation, tout cela est, à chaque fois, une "forme". Mais qu'est-ce qu'une forme ?
La responsabilité humaine
L'homme responsable, au-delà et loin au-dessus de toutes les lois et obligations et morales humaines, trop humaines.